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La Thrace (ou Tracia ou Thracia ou Threcia ou Rumeli, en Grec : Tracia ou Θράκη ou Thráki, en Bulgare : Тракия ou Trakiya) était aussi appelée Brébycie et les Thraces, Brébyces. C'était la région d'Europe centrale, partagée aujourd'hui entre la Grèce du Nord-est (Thrace occidentale), la Turquie européenne (Thrace orientale) et la Bulgarie méridionale (Thrace du Nord). Les frontières de Thrace étaient trois mers : la Mer Noire, la mer Égée et la mer de Marmara. Les frontières historiques de la Thrace ont souvent changé. Son extension la plus grande incluait la Bulgarie actuelle, la Turquie européenne, la Grèce et les régions Nord-est de la Serbie orientale et la République orientale de Macédoine. Ses frontières étaient entre le Danube au Nord et la mer Égée aux Sud, à l'Est la Mer Noire et la mer de Marmara et sur l'Ouest vers le Vardar et les grands fleuves de Morava.
Les Thraces, installés depuis le IIe millénaire, demeurent longtemps peu évolués. Il est supposé que ces populations appartenaient aux premières vagues d'immigrants indo-européens venus des steppes du Nord-est. Ce serait un des peuples indo-européens les plus anciens. La région était habitée par de nombreuses tribus, les principales étaient : Les Odryses qui étaient établis sur le cours inférieur de la Maritsa et les Besses sur son cours supérieur et le versant septentrional du Rhodope, les Trauses, les Odomantes, les Edones (ou Édones) et les Sintes peuplaient la Thrace Égéenne, les Triballes, les Crestoniens, les Bisaltes, les Cicones, les Bistones, les Mésiens qui occupaient l’actuelle Bulgarie du Nord et les Gètes étaient près de la Dobroudja.
Semblable dans leur organisation, aux Gaulois et à d'autres tribus Celtiques, la plupart des habitants ont vécu simplement dans des petits villages construits traditionnellement sur des sommets. Ces petits "royaumes" étaient dirigés par des familles dynastiques, où les "Rois-Prêtres" (Polistes) qui s’appuyaient : Sur une aristocratie, un peuple de cavaliers (Tarabostes), une l'infanterie de mercenaire (Peltaste) et des paysans guerriers, libres (Comates) vivant dans des collectivités territoriales. La réputation des combattants Thraces se perpétuera jusqu’à l’époque Romaine, où le terme Thrace désignait un des types de gladiateurs (Spartacus était un Thrace). |
Spartacus, sculpture réalisée par Denis Foyatier, XIXe siècle, musée du Louvre |
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Selon les sources antiques, qui sont limitées, les régions montagneuses étaient la résidence de diverses tribus guerrières et féroces, alors que les peuples des plaines étaient apparemment plus pacifiques, dû aux contacts et aux influences des Grecs. Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) les mentionne comme "le peuple le plus nombreux de la terre après les Indiens. S'ils avaient un seul Roi et s'ils pouvaient s'entendre entre eux, ils seraient invincibles et, d'après moi, beaucoup plus puissants que toutes les nations". La capitale du royaume était là où le Roi résidait, souvent des résidences fortifiées et les villes principales furent : Abdéra Amphipolis, Nicopolis, Salmydesse et Seuthopolis. |
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Celle-ci a été édifiée suivant la tradition urbanistique Grecque, mais en conservant le palais royal sur le style Mycénien. Pour les Grecs, la région passait pour être la patrie du poète Musée et l’une des terres d’élection des Dieux Arès et Dionysos. |
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La mythologie Grecque antique fournit aux Thrace un ancêtre mythique, appelé Thrax, fils du Dieu Arès. Cette mythologie est remplie de Rois Thraces : Diomède, Lycurgue, Tegyrius, Polymnestor, Poltys et Œagrus (Père d'Orphée). Les Thraces sont mentionnés comme alliés des Troyens dans l'Iliade, menés par Acamas et Peiros. La Thrace homérique n'est que vaguement définie. Elle s'étire du fleuve Axios à l'Ouest à Hellespont et à la Mer Noire à l'Est. À environ 200 kilomètres de Sophia, les fouilles archéologiques ont permis de mettre à jour une véritable nécropole royale, dont le tombeau du Roi Seuthès III. On a dégagé dans cette nécropole de nombreux objets d'orfèvrerie et une abondante vaisselle, dont des rhytons (Vases allongés utilisés pour boire) en or et argent aux représentations animales. |
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L'histoire....... |
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Durant la période Mycénienne, la société Thrace était organisée autour du Roi ou Roi-Prêtres, comme on a pu le constater avec les objets retrouvés à Panayot Hitovo et Kazitchéné. Les Grecs sont très tôt attirés par les richesses du pays (or, argent). Dès le VIIe siècle, il y établissent des colonies côtières avec la fondation d'Apollonia (Sozopol), de Dionysiopolis, d'Istros (Histria), de Mesembria (Nessebar) et d'Odessos (Varna). À partir du VIe siècle l'aristocratie Thrace, surtout les Besses et les Odryses ont des échanges avec les Grecs et même utilisent l'alphabet Grec pour leurs écrits, qui n'ont pas encore été déchiffrés. |
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Tout au long du VIe siècle, les Thraces ont été fortement recrutée pou leur
l'infanterie par les états Grecs et de grands dépôts d'or et d'argent ont été
extraits
de leurs mines. La région est occupée par les
Perses
à la fin du VIe siècle et début du Ve siècle.
La
cité y fondera la ville d'Amphipolis.
À la fin du Ve siècle, la dynastie des Odryses tente d’unifier la
Thrace à son profit. Ils
vont réunir toutes les tribus sous la même bannière et constituer un royaume
prospère sur les bords de la mer Noire, avec Seuthopolis pour capitale. En
352, le Roi de Macédoine
Philippe II (359-336) s’empare
de la Thrace et la vassalise.
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Tirès
I
(ou Teres,
en
Grec
:
Tires, 480-460 ou 475-445) est le premier Roi de l'état Odryse de Thrace. Il
est surtout connu pour ses aptitudes militaires et ses nombreuses campagnes
durant son règne où il a passé beaucoup de temps sur les champs de bataille. Il est
tué au combat et ses deux fils : Sadocos
(460-435 ou 445-435)
et Sitalcès (ou
Sitales,
en
Grec
:
Sitalces, 460-425 ou 445-424) lui succèdent. Sitalcès est l'un des grands Rois
de l'état Odryse et le véritable fondateur du royaume. Il poursuit la
politique de campagne militaire de
son
père
et va étendre son territoire par de grandes victoires. L'état
Odryse de Thrace comprend à la fin de son règne : Au Sud tout le territoire
d'Abdéra, jusqu'à l'embouchure du Danube au Nord, à la Mer Noire et Byzance
à l'Est et aux sources du Strymon (ou Struma) à l'Ouest. Au début de la Guerre
de Péloponnèse, en
431, Athènes
passe une alliance avec Sitalcès,
après qu'un Athénien
Nymphodoros, est épousé la sœur de celui-ci.
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Monnaie à l'effigie de Sadocos |
Nymphodoros négocie alors un accord entre Athènes et le Roi de Macédoine Perdiccas II, où Perdiccas II gagne qu'Athènes retire son soutien à son frère Philippe, qui voulait lui prendre son trône. Sitalcès promet même d'aider Perdiccas II en le capturant. En retour, Perdiccas II s'engage à marcher sur les Chalcidiens. Cependant en 429, Perdiccas II trahi Athènes et envoie une troupe pour soutenir un assaut de Sparte, l'ennemi d'Athènes, sur l'Acarnanie, mais selon Thucydide (Homme politique et historien Athénien, v.460-v.395 - Histoire de la guerre du Péloponnèse, Livre II.80) son armée arrive trop tard pour apporter son soutien . En réponse à cet acte de trahison, la même année, Sitalcès envahit la Macédoine, avec une grande armée composée de 150 000 guerriers issus de tribus indépendantes. Perdiccas II emploie la diplomatie pour assurer la survie de son royaume. Il promet la main de sa sœur au neveu de Sitalcès, Seuthès I (424-415), ce qui persuade le Roi de quitter la Macédoine. Sitalcès meurt lors d’une campagne contre les Triballes, une tribu de l'Ouest du pays. |
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Seuthès I (En Grec : Seuthès, 424-415 ou 424-410) son neveu (Fils de Sadocos) ou frère selon d'autres sources, lui succède. Celui-ci se rend impopulaire pour avoir fraternisé avec le Roi de Macédoine Perdiccas II (454-413) qui avait mené la campagne contre son oncle. Vers la fin de son règne, en 411, Seuthès I mène une expédition contre Athènes, l'ex alliée qui ne sera pas un très grand succès. Il meurt d'une grave maladie. Il est le premier à faire frapper des monnaies d’argent. Il épouse Stratonice fille du Roi de Macédoine Alexandre I (498-454). Selon certains spécialistes il a un fils du nom de Mæsades. À sa mort, une petite période de trouble va suivre due aux luttes de succession. |
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Amadocos I (ou Amadoc ou Medoc I, En Grec : Amadocos, 415-405 ou 410-405) lui succède. Pendant son règne il doit lutter contre les attaques des Triballes et il perd plusieurs de ses territoires. Amadocos I est mort probablement d'une mort normale autour, selon certains spécialistes, de 390. Lui succède, Seuthès II (En Grec : Seuthes, 405-384) qui gouverne sur les terres le long des côtes méridionales Égéennes. Il est co-Roi à partir de 389 avec deux autres prétendants : Mæsades (ou Moesades, en Grec : Maesades, 389-384) que quelques spécialistes donnent comme son père et qui est peut-être un fils de Seuthès I et Eurizelmes (ou Hebriselmis, en Grec : Eurizelmes, 389-384). |
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Cotys I (ou Kotys, en Grec : Kotys, 384-359 ou 380 à 356) devient Roi an tuant Eurizelmes, avec l'aide des Athéniens. Il met fin à cette mini période de trouble d'une trentaine d'années. Afin de renforcer son alliance avec Athènes, il marie sa fille au Général Athénien Iphicrate qui devint bientôt la deuxième personne à gouverner après le Roi. Cotys I aide Hales, le chef des Triballes contre la cité d'Abdéra. Mais en 375, les Triballes se rebellent contre le royaume. Une des raisons de cette révolte était que les Triballes ne pouvaient pas obtenir les marchandises luxueuses et d'autres articles du Sud du pays. Cotys I va mater rapidement la rébellion. Il va ensuite s'opposer au soulèvement du Satrape Perse Ariobarzane qui est aidé par son ancienne alliée, Athènes.
Cotys I s’empare des colonies Athéniennes de Chersonèse et projette d’unifier les Balkans. Athènes ne pouvant plus faire confiance à Iphicrate pour protéger ses intérêts, organise une rébellion contre Cotys I, menée par son trésorier Miltokythes. Iphicrate, avec l'aide de Charidemus, réussit à suborner les commandants militaires et navals Athéniens et il vient à bout de la rébellion. En 361, Charidemus retourne à Athènes avec un traité signé de Cotys I, le proclamant allié. Cotys I, jusqu'en 359, sera le maître de toute la péninsule de Chersonèse. |
Monnaie à l'effigie de Cotys I |
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La même année il s'allie au Roi de Macédoine Philippe II (359-336), mais il est assassiné quelque temps après par deux des étudiants de Platon d'Ainos, Peithon et Cheracleides. Ils venaient d'être nommés conseillers du Roi et ils l'assassinent pendant un banquet dans son palais, sous le prétexte qu'il avait fait du tort à leur père. De retour à Athènes, ils furent proclamés citoyens honorifiques et récompensés avec des guirlandes d'or. Le royaume va être alors partagé entre les trois fils de Cotys I : Cersobleptes I, Thirisades (ou Berisades, en Grec : Berisades, 359-356 ou 359-352) et Amadocos II (En Grec : Amadoco, 359-351). Quand son frère Cersobleptes I était en pourparlers avec le Roi de Macédoine Philippe II pour une attaque combinée sur la Chersonèse, Amadocos II a refusé le passage de Philippe II sur sa part de territoire, la conséquence de son acte rendit caduc l'accord entre les deux acolytes. |
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Cersobleptes I (ou Kersobleptes ou Cersouleptes, en Grec : Kersobleptes, co-Roi 359-351 puis Roi 351-341) est très jeune lorsqu'il hérite de sa part du royaume et la gestion des affaires est assumée par Charidemus, qui était lié par mariage à la famille royale. Pendant un certain temps, bien qu'il est du rendre en 357 les colonies de Chersonèse à Athènes, Cersobleptes I va continuer à garder des bonnes relations avec la ville, étant peut-être retenu de les agresser par la crainte de leur escadron dans l'Hellespont. Mais à la mort de son frère Thirisades, il décide d'exclure les enfants de celui-ci de leurs droits de succession et ré-annexe les territoires conquis par son père. En 352, le Roi de Macédoine Philippe II conquiert et soumet la Thrace et emmène en otage un des fils de Cersobleptes I. Celui-ci, cependant, ne s'avoue pas vaincu, il reconstitue son armée et, selon Diodore de Sicile (Historien et chroniqueur Grec, v.90-v.30), il harcèle les cités Grecques de l'Hellespont. En 343, Philippe II marche contre lui, le bat à plusieurs reprises et vassalise la Thrace. Cersobleptes I décède en 341. C’est à cette époque que sont fondées les villes de : Philippes (ou Philippopolis, l’actuelle Plovdiv), Kabyle (Yambol) et d'autres villes sur l'ancien royaume de Thrace. Selon certains spécialistes Cersobleptes I serait le père de Seuthès III.
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Seuthès III (En Grec : Seuthès, Roi 341-323, puis co-Roi 323-306) est le fils de Cersobleptes I (Ou selon certains spécialistes un frère de Cotys I) et lui succède. Il n'est Roi que d'une partie de la Thrace et règne sous la tutelle du royaume de Macédoine. Après la mort du Roi de Macédoine Philippe II (359-336) les tribus de Thrace se révoltent contre son fils Alexandre le Grand (336-323). Celui-ci fait une campagne contre eux et défait la tribu des Gètes et le Roi Triballe Syrmus.
Toutes les autres tribus Thrace se soumettent à lui. En 325, après la mort du gouverneur de Thrace Zopyrion, Seuthès III se révolte contre la domination Macédonienne, mais il est rapidement soumis par Antipatros (334-319). En 323, à la mort d'Alexandre le Grand, Seuthès III se révolte à nouveau, il se heurte cette fois-ci à Lysimaque, le nouveau gouverneur de Thrace, qui se proclame Roi nominal sur la région. En 322, Seuthès III est finalement battu par Lysimaque avec qui il doit régner conjointement. |
Monnaie à l'effigie de Seuthès III |
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Seuthès III est contraint de reconnaître la suzeraineté, mais celle-ci demeure très formelle. En 320, il déplace le royaume des Odryses en Thrace centrale et construit une nouvelle ville qui devient sa capitale, à Seuthopolis (Kazanluk). En 313, il s'allie à Antigonos I Monophtalmos (Roi 306-301) qui tentait de conquérir le trône de Macédoine. Il meurt en 306 et Lysimaque gouverne seul le royaume. Il a un fils Cotys qui sera le père de Tirès III (Roi vers 255). |
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Monnaie à l'effigie de Lysimaque |
Lysimaque (ou Lysimachus, en Grec : Lysimaque, co-Roi 322-306, Roi 306-281), né à Pella d’une famille noble, est le fils d'Agathoclès. Général et Diadoque d'Alexandre le Grand (336-323), il est le nouveau gouverneur de la Thrace. Pendant les campagnes d'Alexandre, dont il est aussi le garde du corps (Sômatophylaques), il se distingue à plusieurs reprises en Inde. Au partage de l'empire, il reçoit en plus de la Thrace, la Chersonèse, les pays situés le long du Pont-Euxin (Mer Noire). En 322, la rébellion de Seuthès III est matée par Lysimaque avec qui il régnera conjointement et en 306, à la mort de Seuthès III, Lysimaque se proclamera Roi. Il en profite pour étendre sa domination sur les cités Grecques de l'Hellespont et y implanter des bases navales. En 315, il se joint à la coalition du Roi Séleucide Séleucos I Nikâtor (305-280) et du Macédonien Cassandre (Roi 306-305) contre Antigonos I Monophtalmos (306-301) et Démétrios I Poliorcète (Roi 294-287). |
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Un ultimatum exige d'Antigonos I qu'il cède la Phrygie Hellespontique à Lysimaque. Mais Antigonos I, incite les cités de la mer Noire occidentale à se révolter. Lysimaque mate la rébellion et reprend toutes les cités une à une, puis repousse Antigonos I. Dans le même temps il doit aussi faire face aux incursions des Gètes sur la frontière septentrionale. En 312, il est contraint de signer la paix avec Antigonos I ne pouvant lutter sur deux fronts. En 309, il se construit une nouvelle capitale en Chersonèse, Lysimacheia, afin de mieux contrôler l'Hellespont. Il l'a peuple avec des habitants de la cité de Cardia, qu'il fait détruire.
En 302, il renouvelle sa confiance à Cassandre et participe à la nouvelle alliance contre Antigonos I. Renforcé par les troupes de Cassandre, il se rend maître de l'Asie Mineure sans trop de résistance. Il reçoit la soumission des cités d'Ionie, de Lydie, de Carie et de Lycie, dont principalement Sardes, Éphèse et Colophon. À l'approche d'Antigonos I, durant l’automne 302, qui débarque à Éphèse, Lysimaque se retire dans ses quartiers d'hiver près de Héraclée. En 301, avec ses alliés, il remporte une victoire à Ipsos (Phrygie) où Antigonos I est tué. Lors du partage du butin, Lysimaque reçoit la majeure partie de l'Asie Mineure jusqu'aux Monts Taurus (La partie orientale revenant à Séleucos I).
Estimant que Séleucos I devenait dangereux, Lysimaque s'allie avec le Roi d'Égypte Ptolémée I Sôter (305-282). Cependant, le fils d'Antigonos I, Démétrios I Poliorcète, réussit à prendre en 294 le trône de Macédoine. Durant l'hiver 292/291, Lysimaque essaye de porter sa puissance au delà du Danube, mais il est battu et fait prisonnier par le Roi des Gètes Dromichaites (ou Dromichaetes ou Dromihete) Dromichaites se proclame alors, Roi des Daces et des Gètes. |
Lysimaque - musée archéologique de Selçuk - Turquie |
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Monnaie à l'effigie d'Amastris |
Démétrios I en profite pour envahir la Thrace, mais l'occupation est de courte durée car il doit faire face à une révolte en Grèce. Dromichaites libère rapidement Lysimaque qui lui promet une de ses filles en mariage. En 288, Lysimaque passe alliance avec le Roi d'Épire Pyrrhos I (307-272) pour chasser Démétrios I de Macédoine. Pyrrhos I est au début permis de rester en possession de la Macédoine, avec le titre du Roi de 287 à 285, mais à cette date il est expulsé par Lysimaque. Pour agrandir son territoire et renforcer sa puissance, Lysimaque a noué des liens avec les royaumes voisins par le biais de mariages.
Il épouse : Nicaea I, fille du Macédonien Antipatros (334-319), cependant on ignore à quelle date. Selon certains spécialistes, en 307/306. En 302, il épouse Amastris (ou Amestris), veuve du Tyran d'Héraclée du Pont, qui est la fille d'Oxyathres, le frère du Roi Perse Darius III (335-330). En 294, Amastris est tuée (noyée) par ses deux fils que Lysimaque fait aussitôt exécuter. Enfin, en 300/299 (Il n'y a pas consensus des spécialistes sur la date exacte), il épouse Arsinoé II Philadelphe, fille du Roi d'Égypte Ptolémée I et de la Reine Bérénice I. |
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En 292, il marie son fils aîné Agathoclès, qu'il a eu avec Nicaea I, à Lysandra I une demi-sœur d'Arsinoé II (Fille de la Reine Eurydice I). Arsinoé II veut écarter Agathoclès de la succession au trône au profit de son propre fils. En 282, elle obtient de Lysimaque l'exécution d'Agathoclès, l'ayant accusé de conspiration avec Séleucos I pour prendre le trône. Ce crime enlève au Roi ses derniers appuis et provoque une révolte de l'armée et du peuple.
De plus, plusieurs des villes d'Asie Mineure se soulèvent. Le gouverneur de Pergame, Philétairos (282-263), qui avait été nommé par Lysimaque à ce poste, passe une alliance avec Séleucos I. Lysandra I et tout son entourage partent se réfugier auprès du Roi Séleucos I. Celui-ci entre en guerre contre Lysimaque. En février 281 à la bataille de Couropédion (ou Couroupédion, en Lydie), Lysimaque est vaincu et tué. Il est abandonné sur le champ de bataille par ses fidèles. Son empire est ensuite découpé.
Lysimaque a trois épouses : ● Nicaea I, en 307/306, fille du Macédonien Antipatros (334-319), qui lui donne trois enfants : |
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- Agathoclès (ou Agatocles).
- Arsinoé
I,
née en 305, qui
épouse Ptolémée
II Philadelphe - Eurydice II qui épouse le Roi de Macédoine Antipatros I Etesias (ou II, 296-294), fils de Cassandre (Roi 301-297).
● Arsinoé II Philadelphe, fille du Roi d'Égypte Ptolémée I et de la Reine Bérénice I, en 300/299. Elle lui donne trois fils : - Ptolémée de Telmessos (ou Ptolémée Nios). Il échappera au massacre que Ptolémée Kéraunos, deuxième époux de sa mère, organisera contre lui et ses frères. En 260, en guise de don, il recevra de son grand-père Ptolémée I Sôter la cité de Telmessos en Lycie. - Lysimaque (Mort à 16 ans). - Philippe (Mort à 13 ans). Ces deux derniers sont assassinés par Ptolémée Kéraunos. |
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Ptolémée
Kéraunos
"la foudre" (En
Grec
:
Ptoleme Keraunos,
281-279)
est
le fils du Roi d'Égypte
Ptolémée I Sôter
(305-282).
Beau-frère de Lysimaque, à la mort de celui-ci, il épouse sa sœur Arsinoé
II Philadelphe
et devient Roi de Macédoine
et co-Roi de Thrace avec la fille de Lysimaque,
Arsinoé
I
qui était Reine d'Égypte,
épouse de Ptolémée
II Philadelphe |
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Stostokos
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Sous le Roi Tirès III (En Grec : Tires, v.255-200), en 214 les Thraces détruisent le royaume Celte de Pleuratos. En 202-201 une révolte indigène, peut-être menée par Seuthès IV (En Grec : Seuthes, 00-171) sera maté par le Roi de Macédoine Philippe V (221-179) qui décide de reconstruire Lysimacheia, mais suite à ses batailles perdues contre les Romains, il devra y renoncer. Son fils Persée (179-168) est défait par les Romains en 168. La Macédoine et la Thrace deviennent alors des provinces Romaines. Lysimacheia est reprise par le Roi Séleucide Antiochos III Mégas (223-187) qui veut en faire sa capitale occidentale, mais lui aussi devra renoncer face à l'invasion de la Thrace par les Romains et leurs alliés Grecs. À la "paix Apamée" en 188, la région est placée sous le commandement du Roi de Pergame Eumenes II (197-159).
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Cotys II
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La tutelle des Attalides ne durera que quarante ans puisqu'en 144, le Roi Diegylis (En Grec : Diegylis, 150- ?) se révolte, il prend Lysimacheia et la détruit. Les Romains reprendront très rapidement le contrôle de la région qui deviendra leur protectorat. En 73-71, le Prince Thrace Spartacus, dirige la grande révolte des gladiateurs contre Rome. En 29 av.J.C, les Romains avec Marcus Licinius Crassus soumettent des tribus établies entre le Danube et la Stara Planina. En 11 av.J.C, l'Empereur Auguste (27 av.J.C-19 ap.J.C) confie l'ensemble du royaume de Thrace à Rhoémétalcès II (ou Roimitalces ou Rhoematelkes en Grec : Rhoematelkes, 11 av.J.C-12 ap.J.C ou 19 av.J.C-37 ap.J.C) où il va régner pendant plus de vingt ans. |
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Cotys III
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En 11 ap.J.C, les Romains écrasent la révolte des Besses. À la mort de Rhoémétalcès II en 12 ap.J.C, Auguste partage le Royaume entre ses deux fils, Cotys IV (12-19) et Rheskouporis III (ou Rascouporis ou Rascos, en Grec : Rheskouporis, 12-36 ou 13-19). Dans cette division, les terres cultivées, les villes et les territoires Grecs reviennent à Cotys IV, alors que la partie sauvage et barbare, attaqué par des ennemis sur sa frontière, est pour Rheskouporis III. Le conflit devient inévitable et il se termine par l'assassinat de Cotys IV par son frère, qui récupère ses territoires. Suivront deux autres Rois, dont Rhoémétalcès III (ou Roimitalces ou Rhoematelkes, en Grec : Rhoematelkes, 38 à 46 ou 19 à 46 ap.J.C). À sa mort en 46, le royaume de Thrace devient une province procuratorienne, qui comprend les terres situés entre la Stara Planina, la mer de Marmara, la mer Égée et le cours de la Mesta.
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Rhoémétalcès I
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C’est la fin de l’indépendance du royaume de Thrace où le Grec demeurera la langue principale. En 68-69, les Sarmates envahissent la Mésie (Région de la Thrace) mais sont vaincus par le Romain Mucianus. Ils renouvellent l'attaque l’année suivante et le gouverneur Fonteius Agrippa est tué au combat. En 86, sous le règne de Domitien (81-96), sont créées la Mésie supérieure (L’actuelle Serbie) et la Mésie inférieure (Bulgarie septentrionale). Les deux provinces sont séparées par le cours du Cibrus (Tzibriza), un affluent du Danube et la chaîne balkanique Hoemus sert de frontière entre la Mésie et la Thrace. |
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Rhoémétalcès II
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En 105, est fondé la ville de Nicopolis ad Istrum (Turnovo) pour commémorer les victoires sur les Daces de l'empereur Trajan (98-117). En 235, débutent les invasions barbares en Mésie inférieure et en 251, l'Empereur Decius (Trajan Dèce, 249-251) est tué en combattant les Goths à Abrittus (Razgrad). L’empereur Claude II (268-269), en 268, les battra à Naissos. Sous Dioclétien (284-305) est fondé le diocèse de Thrace. En 376, nouvelle invasion des Goths et le 9 août 378, l'Empereur Valens Flavius (364-378) est battu par les Wisigoths et tué au cours de la bataille. En 395, la Thrace et Mésie font partie de l'Empire Romain d’Orient.
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Rhoémétalcès III
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