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Monnaie
à l'effigie de Sadocos
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Sadocos
(ou Sparadocos, 460-435 ou 445-435) et Sitalcès (ou
Sitales, en Grec : Sitalces, 460-425 ou 445-424). Ce dernier est l'un
des grands Rois de l'État Odryse et le véritable fondateur du royaume. Il poursuit la
politique de campagne militaire de son père et va étendre son territoire par de grandes victoires.
L'État Odryse de Thrace comprend à la fin de son règne : Au Sud tout le
territoire d'Abdéra, jusqu'à l'embouchure du Danube au Nord, à la Mer Noire et
Byzance à l'Est et aux sources du Strymon (ou Struma) à l'Ouest. Au début de la
Guerre de Péloponnèse, en 431, Athènes
passe une alliance avec
Sitalcès, après qu'un
Athénien, Nymphodoros, est épousé la sœur de celui-ci Nymphodoros négocie alors un accord entre
Athènes
et le Roi de Macédoine
Perdiccas II, où
ce dernier gagne qu'Athènes
retire son soutien à son frère Philippe, qui voulait lui prendre son trône.
Sitalcès promet même d'aider
Perdiccas II en le capturant.
En retour, celui-ci s'engage à marcher sur les Chalcidiens. Cependant en 429,
Perdiccas II trahi
Athènes
et envoie une troupe pour soutenir un assaut de
Sparte,
l'ennemi d'Athènes, sur l'Acarnanie,
mais selon Thucydide (Homme politique
et historien Athénien,
v.460-v.395 - Histoire de la guerre du Péloponnèse, Livre II.80) son armée arrive trop tard pour apporter
son soutien. En réponse à cet acte de trahison, la même année, Sitalcès
envahit la Macédoine,
avec une grande armée composée de 150 000 guerriers issus de tribus indépendantes.
Perdiccas II emploie
la diplomatie pour assurer la survie de son royaume. Il promet la main de sa sœur au neveu de
Sitalcès, Seuthès I (424-415), ce qui persuade le Roi
de quitter la Macédoine.
Sitalcès meurt lors d’une campagne contre les Triballes, établis au Nord de la Thrace.
Seuthès I
(En Grec : Seuthès, 424-415 ou 424-410) son neveu (Fils de Sadocos),
ou frère selon d'autres sources, lui succède. Celui-ci se rend impopulaire pour avoir fraternisé avec le Roi de
Macédoine,
Perdiccas II (454-413) qui
avait mené la campagne contre son oncle. Vers la fin de son règne, en 411, Seuthès
I mène une expédition contre Athènes,
l'ex alliée, qui ne sera pas un très grand succès. Il meurt d'une grave maladie. Il est le premier à faire
frapper des monnaies d’argent. Il épouse Stratonice, la fille du Roi de
Macédoine
Alexandre I (498-454).
Selon certains spécialistes il a un fils du nom de Mæsades. À sa mort, une petite période de trouble va suivre
due aux luttes de succession.
Amadocos I (ou
Amadoc, ou Medoc I, en Grec : Amadocos, 415-405 ou 410-405) lui succède.
Pendant son règne il doit lutter contre les attaques des Triballes et il perd plusieurs
de ses territoires. Amadocos I est mort probablement d'une mort normale autour, selon certains spécialistes,
de 390. Lui succède, Seuthès II (En Grec :
Seuthes, 405-384) qui gouverne sur les terres
le long des côtes méridionales Égéennes. Il est co-Roi à partir de 389 avec
deux autres prétendants : Mæsades
(ou Moesades, en Grec : Maesades, 389-384) que quelques spécialistes
donnent comme son père etqui est peut-être un fils de
Seuthès I et Eurizelmes
(ou Hebriselmis, en Grec : Eurizelmes, 389-384).
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Monnaie à l'effigie de Cotys I
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Cotys I (ou Kotys,
en Grec : Kotys, 384-359 ou 380 à 356) devient Roi en tuant Eurizelmes,
avec l'aide des Athéniens.
Il met fin à cette mini période de trouble d'une trentaine d'années. Afin de renforcer son alliance avec
Athènes, il marie sa fille au Général
Athénien,
Iphicrate qui devint bientôt la deuxième personne à gouverner après le Roi.
Cotys I aide Hales, le chef des Triballes, contre la cité d'Abdéra. Mais en 375,
les Triballes se rebellent contre le royaume. Une des raisons de cette révolte
était que ceux-ci ne pouvaient pas obtenir les marchandises luxueuses et
d'autres articles du Sud du pays. Cotys I va mater rapidement la rébellion. Il
va ensuite s'opposer au soulèvement du
Satrape
Perse,
Ariobarzane, qui est aidé par son ancienne alliée,
Athènes.
Cotys I s’empare des colonies
Athéniennes de
Chersonèse
et projette d’unifier les Balkans.
Athènes
ne pouvant plus faire confiance à Iphicrate pour protéger ses intérêts,
organise une rébellion contre Cotys I, menée par son trésorier Miltokythes.
Iphicrate, avec l'aide de Charidemus, réussit à suborner les commandants militaires et navals
Athéniens et il vient à bout de
la rébellion. En 361, Charidemus retourne à
Athènes avec un traité signé de
Cotys I, le proclamant allié. Le Roi Thrace, jusqu'en 359, sera le maître de toute la péninsule de
Chersonèse.
La même année il s'allie au Roi de
Macédoine,
Philippe II, (359-336),
mais il est assassiné quelques temps après par deux des étudiants de Platon d'Ainos, Peithon et Cheracleides.
Ces derniers venaient d'être nommés conseillers du Roi et ils le tuèrent pendant un banquet dans son
palais, sous le prétexte qu'il avait fait du tort à leur père. De retour à
Athènes,
ils furent proclamés citoyens honorifiques et récompensés avec des guirlandes
d'or. Le royaume de Thrace va être alors partagé entre les trois fils de Cotys I :
Cersobleptes I,
Thirisades (ou Berisades, en Grec : Berisades, 359-356 ou 359-352)
et Amadocos II (En Grec : Amadoco, 359-351).
Lorsque son frère Cersobleptes I
était en négociation avec le Roi de
Macédoine Philippe II pour une
attaque combinée sur la
Chersonèse,
Amadocos II refusa le passage au Roi
Macédonien sur sa partie de territoire. La conséquence de son acte rendit
caduc l'accord entre les deux acolytes.
Cersobleptes I (ou Kersobleptes, ou
Cersouleptes, en Grec : Kersobleptes, co-Roi 359-351, puis Roi 351-341) est
très jeune lorsqu'il hérite de sa part du royaume et la gestion des affaires est assumée par Charidemus,
qui était lié par mariage à la famille royale. Pendant un certain temps, bien qu'il ait dû rendre en 357 les colonies de
Chersonèse
à Athènes, Cersobleptes I va continuer à garder
des bonnes relations avec la ville, étant peut-être retenu de l'agresser par la crainte de ses escadrons dans
l'Hellespont. Mais à la mort de son frère Thirisades, il décide d'exclure les enfants de celui-ci de leurs droits
de succession et annexe à nouveau les territoires conquis par son père. En 352, le Roi de
Macédoine, Philippe II conquiert et
soumet la Thrace et emmène en otage un des fils de Cersobleptes I. Ce dernier, cependant, ne s'avoue pas vaincu,
il reconstitue son armée et, selon
Diodore de Sicile (Historien et chroniqueur
Grec, v.90-v.30), il harcèle les
cités Grecques de l'Hellespont. En 343, Philippe II
marche contre lui, le bat à plusieurs reprises et vassalise la Thrace. En 341, Cersobleptes I décède.
C’est à cette époque que sont fondées les villes de : Philippes (ou Philippopolis, l’actuelle Plovdiv),
Kabyle (Yambol) et d'autres villes sur l'ancien royaume de Thrace. Selon certains spécialistes Cersobleptes I
serait le père de Seuthès III.
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Monnaie à l'effigie de Seuthès III
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Seuthès III
(En Grec :Seuthès, Roi 341-323, puis co-Roi 323-306) est le fils de
Cersobleptes I (Ou selon certains spécialistes un frère de Cotys I) et il lui succède. Il n'est Roi
que d'une partie de la Thrace et règne sous la tutelle du royaume de
Macédoine.
Après la mort du Roi de Macédoine
Philippe II (359-336) les
tribus de Thrace se révoltent contre son fils
Alexandre le Grand
(336-323). Celui-ci fait une campagne contre eux et défait la tribu des Gètes et le Roi Triballe Syrmus.
Toutes les autres tribus Thraces se soumettent alors à lui.
En 325, après la mort du gouverneur de Thrace Zopyrion, Seuthès
III se rebelle contre la domination
Macédonienne, mais il est rapidement soumis par
Antipatros (334-319).
En 323, profitant de la mort d'Alexandre
le Grand, Seuthès III se révolte à nouveau. Cependant, il se heurte cette fois à
Lysimaque, le nouveau Gouverneur de Thrace,
qui se proclame Roi nominal sur la région. En 322, Seuthès III est finalement battu par
Lysimaque avec qui il doit régner conjointement.
Seuthès III est contraint de reconnaître la suzeraineté, mais celle-ci demeure très formelle.
En 320, il déplace le royaume des Odryses en Thrace centrale et construit une
nouvelle ville qui devient sa capitale, Seuthopolis (Kazanluk). En 313, il s'allie à
Antigonos I Monophtalmos
(Roi 306-301) qui tentait de conquérir le trône de
Macédoine.
Il meurt en 306 et Lysimaque
gouverne seul le royaume. Il a un fils Cotys qui sera le père de Tirès III (Roi vers 255).
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Monnaie à l'effigie de Lysimaque
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Lysimaque (ou Lysimachus,
en Grec : Lysimaque, co-Roi 322-306, Roi 306-281), est né à
Pella d’une famille noble. Il
est le fils d'Agathoclès. Il est Général et Diadoque
d'Alexandre le Grand
(336-323) et devient sous son règne le nouveau gouverneur de la Thrace.
Pendant les campagnes du jeune Roi, dont il est aussi le garde du corps (Sômatophylaques),
il se distingue à plusieurs reprises par sa vaillance, comme en Inde.
Après la mort d'Alexandre,
au partage de l'Empire, il reçoit en plus de la Thrace, la
Chersonèse et
les pays situés le long du Pont-Euxin (Mer Noire). En 322, la rébellion de
Seuthès III est
matée par Lysimaque avec qui il régnera conjointement, et en 306, à la mort du Thrace,
Lysimaque écartera les prétendant au trône et se proclamera Roi. Il en profite alors pour étendre sa domination
sur les cités Grecques de l'Hellespont et y implanter des bases navales.
En 315, il se joint à la coalition du Roi
Séleucide,
Séleucos I Nikâtor
(305-280) et du Macédonien,
Cassandre
(Roi 306-305), contre Antigonos I
Monophtalmos (306-301) et Démétrios I
Poliorcète (Roi 294-287). Un ultimatum exige
à Antigonos I qu'il cède la Phrygie
Hellespontique à Lysimaque. Mais Antigonos I
au lieu de se plier, incite les cités de la mer Noire occidentale à se révolter. Lysimaque mate la rébellion et reprend
toutes les villes une à une, puis il repousse
Antigonos I.
Dans le même temps il doit aussi faire face aux incursions des Gètes sur sa frontière septentrionale. En 312, il est
contraint de signer la paix avec
Antigonos I ne pouvant lutter sur
les deux fronts. En 309, il se construit une nouvelle capitale en
Chersonèse,
Lysimacheia, afin de mieux contrôler l'Hellespont. Il la peuple avec des habitants de la cité de Cardia, qu'il fait détruire.
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Lysimaque - musée archéologique de Selçuk - Turquie
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En 302, il renouvelle sa confiance à
Cassandre et participe à la
nouvelle alliance contre Antigonos I.
Renforcé par les troupes de
Cassandre,
il se rend maître de l'
Asie Mineure sans trop de résistance. Il reçoit la soumission des cités
d'Ionie,
de Lydie, de
Carie et de
Lycie, dont principalement
Sardes,
Éphèse et
Colophon.
À l'approche d'Antigonos I,
durant l’automne 302, qui avait débarqué à
Éphèse,
Lysimaque se retire dans ses quartiers d'hiver près d'Héraclée. En 301, avec ses alliés, il remporte une victoire à Ipsos,
en Phrygie, où
Antigonos I est tué.
Lors du partage du butin, Lysimaque reçoit la majeure partie de
l'Asie Mineure jusqu'aux
Monts Taurus. La partie orientale revenant à
Séleucos I.
Estimant que
Séleucos I devenait
dangereux, Lysimaque s'allie avec le Roi
d'Égypte
Ptolémée I Sôter (305-282).
En 294, en Macédoine,
le fils d'Antigonos I,
Démétrios I Poliorcète,
réussit à prendre le trône.
Durant l'hiver 292/291, Lysimaque essaye de porter sa puissance au delà du Danube, mais il est battu et fait
prisonnier par le Roi des Gètes, Dromichaites (ou Dromichaetes ou Dromihete). Ce dernier se proclame alors, Roi des
Daces et des Gètes. Démétrios I
en profite pour envahir la Thrace, mais l'occupation est de courte durée car il doit faire face à une révolte en Grèce.
Dromichaites libère alors Lysimaque, celui-ci lui ayant promis une de ses filles en mariage.
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Monnaie à l'effigie d'Amastris
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En 288, Lysimaque passe alliance avec le Roi
d'Épire
Pyrrhos I (307-272) pour chasser
Démétrios I du trône de
Macédoine. Après la victoire
Pyrrhos I reste
en possession du royaume avec le titre de Roi (287 à 285). En 285, Lysimaque se retourne contre lui et l'expulse
du pays et reprend le titre. Pour agrandir son territoire et renforcer sa puissance, Lysimaque noue des liens avec les
royaumes voisins par le biais de mariages.
Il épouse:
Nicæa I,
fille du Macédonien
Antipatros (334-319),
mais on ignore à quelle date exacte. Selon certains spécialistes, en 307/306. En 302, il épouse
Amastris (ou Amestris), veuve du Tyran d'Héraclée du
Pont,
qui était la fille d'Oxyathres, le frère du Roi
Perse
Darius III (335-330).
En 294, Amastris est tuée (noyée) par ses deux fils que Lysimaque fait aussitôt exécuter.
Enfin, en 300/299 (Il n'y a pas consensus des spécialistes sur la date exacte),
il épouse Arsinoé II Philadelphe,
fille du Roi d'Égypte,
Ptolémée I et de la Reine
Bérénice I.
En 292, il marie son fils aîné Agathoclès, qu'il a eu avec
Nicæa I,
à Lysandra I, une demi-sœur d'Arsinoé
II (Fille de la Reine Eurydice I).
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Arsinoé II Philadelphe
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Arsinoé II veut écarter Agathoclès de la succession au trône au profit de son propre fils. En 282, elle obtient de
Lysimaque l'exécution d'Agathoclès, l'ayant accusé de conspiration avec
Séleucos I
pour prendre le trône. Ce crime enlève au Roi ses derniers appuis et provoque une révolte de l'armée et du peuple. De
plus, plusieurs des villes d'
Asie Mineure se soulèvent. Le gouverneur de
Pergame,
Philétairos
(282-263), qui avait été nommé par Lysimaque à ce poste, passe une alliance avec
Séleucos I.
Lysandra I et tout son entourage partent se réfugier auprès du Roi
Séleucos I.
Celui-ci entre en guerre contre Lysimaque. En février 281 à la bataille de Couropédion
(ou Couroupédion, en
Lydie), Lysimaque est vaincu et tué. Il est abandonné sur le champ de bataille par ses fidèles.
Son empire est ensuite découpé.
Lysimaque a trois épouses :
• Nicaea I,
qu'il épouse, selon certains historiens en 307/306. Elle est la fille
du Régent de Macédoine
Antipatros(334-319).
Elle lui donne trois enfants :
▪ Agathoclès (ou Agatocles), l'aîné que
Lysimaque fera assassiner en 284.
▪
Arsinoé I. Qui nait
en 305. Elle épousera le Roi d'Égypte,
Ptolémée II Philadelphe (282-246).
▪ Eurydice II qui épousera son cousin
Antipatros I Etesias (297/296-294),
fils de Cassandre (Roi 301-297).
• Amastris (ou Amestris), veuve du Tyran d'Héraclée du
Pont, en 302.
Il n'y a pas d'enfant connu de cette union.
•
Arsinoé II Philadelphe, qu'il épouse en 300/299. Elle est la fille du Roi
d'Égypte
Ptolémée I et de la Reine
Bérénice I.
Elle lui donne trois fils :
▪
Ptolémée de Telmessos
(ou Ptolémée Nios). Il échappera au massacre que
Ptolémée Kéraunos,
deuxième époux de sa mère, organisera contre lui et ses frères. En 260, en guise de don, il recevra de
son grand-père Ptolémée I Sôter la cité de
Telmessos
en Lycie.
▪ Lysimaque, qui meurt à l'âge de 16 ans.
▪ Philippe, qui meurt à l'âge de 13 ans.
Ces deux derniers sont assassinés par
Ptolémée Kéraunos.
Ptolémée Kéraunos
"la foudre" (En Grec : Ptoleme Keraunos, 281-279). Il
est le fils du Roi d'Égypte,
Ptolémée I Sôter (305-282).
Il est le beau-frère de Lysimaque et à la mort de celui-ci, il épouse sa veuve
Arsinoé II Philadelphe (sa sœur donc)
et devient Roi de Macédoine
et co-Roi de Thrace avec la fille de Lysimaque,
Arsinoé I qui était Reine
d'Égypte,
épouse de Ptolémée II Philadelphe
(282-246). Pendant les deux ans de son règne on assiste à l'invasion des Celtes dans les Balkans.
Un royaume Celte éphémère est même formé en Thrace, à l'Est de la Maritza, avec Tylis pour capitale.
L'aristocratie de Thrace s'échappe alors dans les colonies Grecques sur la Mer Noire. En 280,
Ptolémée Kéraunos fait assassiner
les enfants qu'Arsinoé II
avait eu de Lysimaque. La même année il fait aussi assassiner le Roi
Séleucide,
Séleucos I Nikâtor (305-280)
qui tentait de s'emparer de la Macédoine
et dont l'armée venait de franchir l'Hellespont. Mais son règne est bref car il est tué en tentant de repousser une
invasion Celte et la capitale Lysimacheia est prise. La Thrace va alors se trouver sous le contrôle de
différentes tribus et cesse d'exister en tant qu'unité. Vers 240, Lysimacheia et sa région sont récupérées par le Roi
Séleucide,
Antiochos II
(246-226) qui s'en sert de base stratégique.
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Monnaie de Cotys II

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Monnaie de Stostokos

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À partir de cette époque, la Thrace va passer successivement
sous la domination des
Séleucides,
des Lagides et de la
Macédoine
et ses Rois vont se voir réduit à la suzeraineté. (Voir à
Ptolémée Kéraunos,
Macédoine).
En 214, sous le Roi Tirès III (En Grec : Tires, v.255-200),
les Thraces détruisent le royaume Celte de Pleuratos. En 202-201 une révolte indigène, peut-être menée par Seuthès IV
(En Grec : Seuthes, 200-171), sera maté par le Roi de
Macédoine, Philippe V (221-179),
qui décide de reconstruire Lysimacheia, mais suite à ses batailles perdues contre les Romains, il devra y renoncer.
Son fils Persée
(179-168), qui lui succède, est défait par les Romains en 168.
La Macédoine et la Thrace deviennent alors
des provinces Romaines. Lysimacheia est reprise par le Roi
Séleucide
Antiochos III Mégas
(223-187) qui veut en faire sa capitale occidentale, mais lui aussi devra renoncer face à l'invasion de la Thrace par
les Romains et leurs alliés Grecs. À la
"paix Apamée"
en 188, la région est placée sous le commandement du Roi de
Pergame
Eumenes II (197-159).
La tutelle des
Attalides ne durera que quarante
ans puisqu'en 144, le Roi Diegylis (En Grec : Diegylis, 150- ?) se révolte.
Il prend Lysimacheia et la détruit. Toutefois, les Romains reprendront très rapidement le contrôle de la région
qui deviendra leur protectorat. En 73-71, le Prince Thrace Spartacus, dirige la grande révolte des
gladiateurs contre Rome. En 29 av.J.C, les Romains avec Marcus Licinius Crassus
soumettent des tribus établies entre le Danube et la Stara Planina.
En 11 av.J.C, l'Empereur Auguste (27 av.J.C-19 ap.J.C) confie l'ensemble du royaume de Thrace à
Rhoémétalcès II (ou Roimitalces, ou Rhoematelkes, en Grec :
Rhoematelkes, 11 av.J.C-12 ap.J.C ou 19 av.J.C-37 ap.J.C),
où il va régner pendant plus de vingt ans.
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Monnaie de Cotys III

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Monnaie de Rhoémétalcès I

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En 11 ap.J.C, les Romains écrasent la révolte des Besses. À la mort
de Rhoémétalcès II, en 12 ap.J.C, Auguste partage le Royaume entre ses deux fils,
Cotys IV (12-19) et
Rheskouporis III (ou Rascouporis, ou Rascos, en Grec :
Rheskouporis, 12-36 ou 13-19). Dans cette division, les terres cultivées, les
villes et les territoires Grecs reviennent à Cotys IV, alors que la partie sauvage et barbare, attaquée par des ennemis
sur sa frontière, est pour Rheskouporis III. Le conflit devient inévitable et il se termine par l'assassinat de
Cotys IV par son frère, qui récupère ses territoires.
Suivront deux autres Rois, dont
Rhoémétalcès III (ou Roimitalces, ou Rhoematelkes,
en Grec : Rhoematelkes, 38 à 46 ou 19 à 46 ap.J.C). À
sa mort en 46, le royaume de Thrace devient une province procuratorienne, qui
comprend les terres situées entre la Stara Planina, la mer de Marmara, la mer
Égée et le cours de la Mesta. C’est la fin de l’indépendance du royaume
de Thrace, où la langue Grecque demeurera la langue principale. En 68-69, les
Sarmates envahissent la Mésie (Région de la Thrace), mais ils sont vaincus par le
Romain Mucianus. Ils renouvellent l'attaque l’année suivante et le Gouverneur
Fonteius Agrippa est tué au combat. En 86, sous le règne de l'Empereur Romain Domitien (81-96),
sont créées la Mésie supérieure (L’actuelle Serbie) et la Mésie inférieure (Bulgarie septentrionale).
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Monnaie de Rhoémétalcès II

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Monnaie de Rhoémétalcès III

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Les deux provinces sont séparées par le cours du Cibrus (Tzibriza),
un affluent du Danube et la chaîne balkanique Hoemus sert de frontière entre la
Mésie et la Thrace. En 105, la ville de Nicopolis ad Istrum (Turnovo) est fondée
pour commémorer les victoires de l'empereur Trajan (98-117) sur les
Daces.
En 235, débutent les invasions barbares en Mésie inférieure et en 251, l'Empereur Decius
(Trajan Dèce, 249-251) est tué en combattant les Goths à Abrittus (Razgrad). En 268, l’Empereur Claude II (268-269),
les battra à Naissos. Sous Dioclétien (284-305) est fondé le diocèse de Thrace. En 376, on assiste à une
nouvelle invasion des Goths et le 9 août 378, l'Empereur Valens Flavius (364-378) est battu par les Wisigoths et tué au cours
de la bataille. En 395, la Thrace et la Mésie font partie de l'Empire Romain d’Orient.
Bibliographie
Pour
d'autres détails sur les Thraces voir les ouvrages de :
Lionel Casson et Ivan Venedikov :
- The Thracians, Metropolitan Museum of Art, New York, 1977.
Joëlle Dalègre :
- La Thrace Grecque : populations et territoire, L'Harmattan, Paris, Montréal, 1997.
Petŭr Delev :
- Lizimakh, Universitetsko izdanie "Sv. Kliment Okhridski", Sofia, 2004.
Marie-Anne Desbals et Suzanne Saïd :
- La Thrace et les Thraces dans l'imaginaire Grec aux époques archaïque et classique :
Littérature et iconographie, Université Paris 10, 1997.
Iosif Constantin Drăgan :
- We, the Thracians, and our multimillenary history, Nagard, Milan, 1976.
Rudolf Echt et Jutta Frings :
- Die Thraker. Das goldene Reich des Orpheus, Katalog Ausstellungshalle Bonn, Philipp von Zabern, Mainz; 2004.
Aleksandŭr Fol et Ivan Marazov :
- Thrace & the Thracians, St. Martin's Press, New York, 1977.
Pietro Ghione :
- Note sul regno di Lisimaco, Editeur inconnu, Torino, 1904.
Miltiades B.Hatzopoulos :
- Une donation du roi Lysimaque, Kentron Hellenikes kai Romaikes archaiotetos, Ethnikon Hidryma Ereunon,
Athènes, 1988 - Centre de Recherches de l'Antiquité Grecque et Romaine, Fondation Nationale de la Recherche Scientifique,
Diffusion De Boccard, Paris, 1988.
Ralph Field Hoddinott :
- Bulgaria in Antiquity : An archaeological introduction, St. Martin's Press, New York, 1975 -
Ernest Benn, London & Tonbridge, 1975.
- The Thracians, Thames and Hudson, Londres, 1981.
Erik Hühns :
- Troja und Thrakien, Ausstellungskatalog Berlin-Sofia, Akademie der Wissenschaft, Berlin, 1981.
Sonya Ilieva :
- Thracology, 2001 et Site Web
http://thracology.dir.bg/english/index_en.html
Rumen Ivanov et Gerda von Bülow :
- Thracia. Eine römische Provinz auf der Balkanhalbinsel, Zaberns Bildbände zur Archäologie, Orbis Provinciarum,
Philipp von Zabern, Mainz, Janvier 2008.
Dimitri Jaranoff :
- La Thrace égéenne, Editeur inconnu, Sofia, 1939.
Franca Landucci Gattinoni :
- Lisimaco di Tracia : Un sovrano nella prospettiva del primo ellenismo, Jaca book, Milano, 1992.
Louiza D.Loukopoulou :
- Contribution à l'histoire de la Thrace propontique durant la période archaïque,
Kentron Hellēnikēs kai Rōmaikēs Archaiotētos, Athènes, 1989 - Centre de recherches de
l'antiquité Grecque et Romaine, Fondation nationale de la recherche scientifique, Diffusion de Boccard, Paris, 1989.
Helen S.Lund :
- Lysimachus, A study in Early Hellenistic Kingship, Routledge, Londres, 1992.
Manfred Oppermann :
- Thraker zwischen Karpatenbogen und Ägäis, Urania-Verlag, Leipzig, 1984.
- Der thrakische Reiter des Ostbalkanraumes im Spannungsfeld von Graecitas, Romanitas und lokalen Traditionen,
Langenweißbach, Beier und Beran, 2006.
- Thraker, Griechen und Römer an der Westküste des Schwarzen Meeres, Zaberns Bildbände zur Archäologie,
Philipp von Zabern, Mainz, 2007.
Heinz Siegert :
- Auf den Spuren der Thraker, Wo einst Apollo lebte, Frankfurt am Main, 1979.
Dem C.Svolopoulos et Nicéphore Moschopoulos :
- La Thrace sous l'administration héllénique, Constantinople, 1922.
Georges Tyras :
- La Trace, Tigre N°13, Université; Stendhal-Grenoble 3, Grenoble, 2005.
- La Trace 2, Trace et histoire, Tigre N°14, Université Stendhal-Grenoble 3, Grenoble, 2006.
- La Trace 3, Trace et littérature, Tigre N°15, Centre d'études et de recherches hispaniques de
l'Université; Stendhal, CERHIUS : Institut des langues et cultures de l'Europe, ILCEA, Grenoble, 2006.
Christopher Webber et Angus Mc Bride :
- The Thracians, 700 BC-46 AD, Osprey Military, Oxford, 2001.
Christopher Webber :
- The gods of war : The Thracians at war, 1500 BC - 150 AD, Pen & Sword Military, Barnsley, 2010.
Joseph Wiesner :
- Die Thraker. Studien zu einem versunkenen Volk des Balkanraumes, W. Kohlhammer, Stuttgart 1963.
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