Le Sumer et l'Akkad Les Royaumes Amorrites
Babylone
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Pour plus de détails voir aussi les royaumes Amorrites de : Les Amorrites - Eshnunna - Larsa - Mari

 

Sommaire
 

Généralités
L'histoire
      La période Amorrite - Ière dynastie
      La fin de la dynastie Amorrite
      La période Kassite - IIIe dynastie
      La dynastie d'Isin - IV dynastie
      Les dynasties V à IX - Luttes contre l'Assyrie
      La dynastie Chaldéenne - Xe dynastie
      Déclin et destruction
La ville
La ville sous la période Néo-Babylonienne
La légende des jardins suspendus
Bibliographie

Entrée d'Alexandre
dans Babylone -
Charles Le Brun - 1665 -
Musée du Louvre
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Généralités

 
   Babylone est située sur le cours moyen de l'Euphrate au Sud de Bagdad (environ 150 Km) près de la ville actuelle de Hilla. Son nom en Akkadiens "bab-ili(m)" ou "Bab-Ilu" voulait dire "La porte du Dieu". Il est devenu plus tard "bab-ilāni" qui voulait dire "La Porte des Dieux". Ce nom fut traduit en Sumérien par "Ka-dingir-ra(ki)". C'est aussi la "Babel" des textes bibliques, en Hébreu "bbl" qui veut dire "mélanger". Les Grecs ont traduit ce nom par "Babylon". Les plus anciennes traces d'occupation du site remontent au néolithique, mais la ville de Babylone est apparue assez tard dans l'histoire. Elle fut citée pour la première fois à l'époque de l'Empire d'Akkad sous le règne du Roi Sar-Kali-Sarri (ou Shar-Kali-Sharri, 2218-2195) dans un texte en cunéiforme. Elle existait sûrement déjà avant cette date sous forme de bourgade. Elle fut ensuite un centre administratif important de l'Empire de la IIIe dynastie d'Ur. Elle ne devint une capitale politique notable qu'avec l'avènement de la dynastie Amorrite, vers 1895, fondée par Sumu-Abum (ou Samou-Aboum, 1895-1881).  
 

L'histoire.......
 
La  Ière  dynastie - La période Amorrite - 1895-1595

 

Babylone, la porte d'Ishtar -
Pergamon Museum de Berlin.

 
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   La première dynastie de Babylone, qui régna sur la Babylonie de 1895 à vers 1595, est appelée Amorrite (Peuple de l'Amurru "Ouest" en langue Sémitique). Le Roi s'installa à Babylone qui devint sa capitale. Cette dynastie anéantit celles d'Isin et de Larsa et étendit son pouvoir sur tout le Sumer et l’Akkad et réalisa ainsi l'unité définitive des deux pays.
 
   On donne généralement comme fondateur de cette dynastie Sumu-Abum (ou Samou Aboum ou ou Sûmû-Abûm ou Soumou-Aboum, 1895-1881). À l'époque la ville a une faible importance. Sumu-Abum en fit la capitale d'un petit royaume indépendant. Face aux risques d'agressions des Assyriens, il s'empressa de fortifier sa ville et l'entoura d'un rempart. Il y incorpora Dilbat (ou Dilbar), chef-lieu d'une région fertile, qui assura le ravitaillement de la capitale. Les villes de Sippar au Nord, Kish à l'Est et Larsa au Sud, reconnurent successivement sa suzeraineté. Il maintint le culte de Mardouk, une divinité de la famille du Dieu Enki. Il fut le Dieu tutélaire de la ville de Babylone.
 
   Suivirent trois Rois, dont on sait peut de chose, sauf qu'ils essayèrent d'agrandir leur royaume. Le premier, le Roi Sumu-la-El (ou Sumulael ou Sumu-la-ilu ou Sumar-La-El ou Sumulad, 1881-1845) fut semble t-il, sans aucun lien de parenté avec le précédent. Il fut le véritable fondateur du royaume Babylonien, qui commença à prendre une certaine importance. Sous son règne, tous les petits royaumes environnants se rattachèrent progressivement à Babylone.
 
   Le Roi de Marad, Sumu-Numhim, devint vassal des Babyloniens. Sumu-la-El passa une alliance avec le Roi d'Ourouk, Sin-Kasid (1865-1833) à qui il donna sa fille, Shallurtum en mariage. Sous son règne, Babylone sembla entretenir des relations avec Sippar, comme l'atteste la découverte de ventes de jachère entre les souverains des deux États. Le Roi restaura aussi six forteresses de Babylonie dont celle de Dimti-Enlil, en Babylonie septentrionale. Il lança deux campagnes contre la ville de Kish, en l'an 12 et 18 de son règne, se traduisant à chaque fois par des destructions de la cité. À la fin de son règne, il réussit à conquérir les cités de Kazallu, d'Halambû, de Kûta, d'Anzaqar et de Barzi. Son fils Sabium (ou Sabum ou Sumuabu, 1845-1831) lui succéda. En l'an 7, il lutta contre l'armée de la cité de Larsa, sur laquelle il aurait remporté une victoire, puis contre le Roi d'Assur, Ilu-Suma (ou Ilishuma, v.1945-1906). Les inscriptions de son règne, qui sont connues, mentionnent des constructions de murailles, de temples et de canaux. Son fils, Apil-Sin (ou Apil-Sîn, 1831-1813) lui succéda. Il repoussa à l'Est, jusqu'au Tigre, les frontières du royaume de Babylone. Il fit construire dans la ville un temple dédié à Inanna. Son fils Sin-Muballit lui succéda.
 
   Sin-Muballit (ou Sîn-Muballit ou Sin-mouballit, 1813-1793) arriva au pouvoir et par un règne énergique, fut le détonateur de l'expansion politique et territoriale de Babylone. Sous son règne, la ville devint puissance et capable de rivaliser avec les grands royaumes Amorrites voisins comme : Eshnunna, Larsa, Isin et Ourouk. Les noms de ses années de règne mentionnent surtout la construction ou la restauration de canaux et d'ouvrages défensifs. En 1799, il conquit la ville d'Ur, puis, trois ans plus tard, Isin où régnait Damiq-Ilihu (1817-1794). Il ne chassa pas le Roi, mais le laissa sur son trône comme vassal. Il s'allia au souverain d'Ourouk contre Rim-Sin I (ou Rim-Sîn, 1822-1763) de Larsa, avec qui il parvint à enlever vers 1796 la ville de Nippur, qu'il dut cependant abandonner peu de temps après face à la contre-offensive de son adversaire. À la mort de Sin-Muballit, en 1793, Rim-Sin I profita de l'occasion et reprit Ur, Ourouk et Isin. Il eut deux enfants : Une fille, Iltani, et un fils Hammourabi, qui lui succéda.
 

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La ziggourat vu par le peintre
Flamand Pieter Brueghel

   À Babylone arriva au pouvoir Hammourabi (ou Hammurapi ou Hammurabi ou Hammu-rapi ou Khammurabi, 1793-1750). Il va être à la fois un grand conquérant et un grand gestionnaire de sa ville. Il sera Roi d'Ourouk, d'Akkad, de Kish, de Mari, d’Isin et d'Ur. On a été retrouvé de son règne de nombreuses tablettes de contrat signées et une abondante correspondance administrative et diplomatique qui nous permet de bien connaître son histoire. Hammourabi va fonder un vaste empire autant par la diplomatie que par les conquêtes militaires.

 

   Il va réaliser l'unification de la Mésopotamie sous l'hégémonie de Babylone, qui sera la capitale de cet empire. C'est son activité législative qui a aussi contribué à perpétuer sa renommée, avec la rédaction du "Code des lois", code juridique qui porte son nom. Les règles et lois de Babylone furent respectées jusqu’aux rives de la Méditerranée.   Ces lois étaient gravées sur des stèles, qui étaient placées sur les places publiques dans tout l'empire, de façon à être connues de tous. Ces stèles ont été redécouvertes en 1901. Elles se trouvent actuellement au Musée du Louvre.

Détail du haut de la stèle portant le Code d'Hammourabi, trouvée

    à Suse - Musée du Louvre

 

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   Le fait qu'un suspect soit considéré innocent tant que sa culpabilité n’est pas prouvée est une des idées venues de ces lois. À son accession au trône il hérite d'un royaume assez petit, qui s'étend le long de l'Euphrate. Il va tout de suite entreprendre de l'agrandir en expulsant les Élamites de Mésopotamie. En 1787, il reprend Isin au Roi de Larsa Rîm-Sin I, puis occupe au Sud, Ourouk et Ur. L'année suivante il se tourne vers l'Est, traverse le Tigre et fait campagne contre les Iamutbals.

 

   En 1784/1783, vers l'Ouest, il écrase la ville de Malgûm (ou Malgium), puis en amont de Sippar sur l'Euphrate, il prend Rapiqum. À la disparition du Roi d'Ekallāté (ou Ekallatum) Shamshi-Adad I (ou Samsi-Addu, 1814-1775), ce royaume Assyrien de Haute Mésopotamie devient une proie facile. Il est repris en partie par le Roi de Mari, Zimri-Lim (1775-1761 / 1760) et le Roi d'Eshnunna Ibal-Pi-El II (1779-1766) qui attaque alors la cité de Mari. En 1766, Zimri-Lim et Hammourabi, s'allient et leurs armées écrasent l'antagoniste. En 1764, le Roi d'Élam Siwe-Palar-Khuppak (1770-1745) attaque Eshnunna, le Roi de Babylone forme alors une coalition anti-Élamites. Zimri-Lim plus les troupes envoyées par Hammourabi rencontrent Siwe-Palar-Khuppak à Hiritum.

 

             HammourabiCliquez pour agrandir l'image

   Les Élamites sont écraser, perdant d'un seul coup tout appui en Mésopotamie. Cette victoire marque un nouveau pas dans l'expansion de Babylone. En 1763, l'alliance Zimri-Lim / Hammourabi s'attaque au royaume de Larsa, dirigé par le Roi Rîm-Sin I. Ils prennent la ville et Hammourabi devient alors maître du Sud de la Mésopotamie. En 1761/1760, sans que l'on n'en connaisse les raisons, Hammourabi se retourne contre son ancien allié, Zimri-Lim. Il attaque son royaume qu'il détruit complètement et en 1759, il rase Mari après l'avoir pillée. En 1757, Hammourabi attaque l'Assyrie et étend son empire dans les régions riveraines du Tigre jusqu'au Subartu (ou Soubartou ou Subartum, haut Djézireh). La même année, la ville d'Assur tombe soumettant les Assyriens.

 

   Après trente-cinq ans de guerre, il a reconstitué l'empire des Rois d'Akkad Sargon (2334-2279) et Naram-Sin (2255-2218) et reprend les titres de "Roi de Sumer et d'Akkad, Roi des quatre régions, Roi de l'univers". Son empire comprend alors la moitié Sud de la Mésopotamie, la vallée de l'Euphrate jusqu'au confluent du Khābūr (ou Habur, actuel Haut Djézireh) le royaume du Soubartu et la vallée du Tigre jusqu'à Ninive. Il s'y côtoyait des Amorrites, des Goutis, des Élamites, des Kassites, des Sémites et des Sumériens et autant de langues et de cultures différentes, qui vont favoriser la richesse, l’essor culturel, artistique et scientifique de Babylone.

 

  L'Empire  de  Babylone  sous  Hammourabi

 

Hittites Hattousa Karkemish Les Hourrites Alep Ebla Ougarit Byblos Tyr Syrie-Palestine Ninive Assur Eshnunna Akkad (ou Agade) Kish Ourouk Ur (ou Our) Larsa Les Goutis L'Elam Suse Awan Mari Tarse Terqa Le Kummuhu (Commagène) et Harran L'Ourartou Les Mèdes Samosate  (Samsat) Jericho  

 

Cliquez sur les noms de villes ou régions

 

   Sous son règne d'Hammourabi réalise aussi une révolution religieuse, en ne supprimant pas les divinités locales et laissant libre culte à tous les Dieux. Il va même jusqu'à restituer aux cités conquises, les idoles des divinités, qui avaient été retirées par des précédents envahisseurs. Grâce à cela Babylone va devenir un centre religieux de premier plan. Le règne d'Hammourabi propulse Babylone au rang de capitale d'empire et capitale politique. Le Roi nomme des fonctionnaires Amorrites qui lui assurent le contrôle de la cité.

 

   Comme pour tous les grands empires, le problème auquel il est confronté, est celui de tenir son unification. Il va mettre en place une politique dynamique afin d'obtenir ce résultat. Il développe le commerce avec l'Ouest d'où il se fourni en métaux précieux, en pierres de construction et en bois. Il fait creuser des canaux pour développer l'agriculture. Il réorganise la justice, il se symbolise comme celui qui "établit la justice sur la terre". Il crée une administration centralisée très efficace.

 

   La langue officielle pour tout l'empire devient l'Akkadien, elle est aussi la langue administrative de la correspondance du Souverain. Enfin il fait creuser des canaux pour développer l'agriculture. À sa mort il lègue à son fils Samsou-Ilouna un immense royaume riche et solide mais cette domination sera très éphémère. Le Sud de la Mésopotamie va voir une forte dégradation de sa situation démographique et économique, pour des raisons qu'il est encore difficile d'élucider.  

 

 

Représentation d'une des entrées de la ville

La  fin  de  la  dynastie  Amorrite

 

   Samsou-Ilouna (ou Samsuiluna ou Samsu-Iluna, 1750-1712) succède au long et riche règne de son père. Il hérite d'un royaume puissant mais menacé sur ses frontières. En 1742 (l'an 8 de son règne), éclate une terrible crise économique et politique. Il doit faire face à d'incessantes révoltes de la Babylonie On assiste à la volonté d'indépendance des cités du Sud (Émeute de la ville d'Ourouk), plus assez soumises à Babylone. Le plus connu des "Rois insurgés" que Samsou-Ilouna doit affronter est le souverain de Larsa, un certain Rîm-Sin II (1741-1736). La situation se complique davantage, en 1741, il doit faire face à un deuxième front à l'Est et repousser une invasion des Kassites, sur lesquels il remporte une victoire.

 

   L'année suivante, il doit combattre les villes d'Ourouk et d'Isin. Ces attaques, dirigées par le Roi de Larsa, le conduisent à fortifier Kish. Puis c'est le tour d'Eshnunna de se rebeller, face à laquelle il édifie la forteresse de Dûr-Samsu-Iluna (Actuel Khafajeh) pour contrôler la région. En 1738, après avoir vaincu le Roi d'Eshnunna, Samsou-Ilouna continu sa remonté vers le Nord jusqu'au centre du triangle du Khābūr (ou Habur, actuelle Haut Djézireh).

  

   Il anéantie le royaume d'Apum et détruit sa capitale, Shubat-Enlil (Tell Leilan). En 1736, Il fait campagne dans le Sud de la Mésopotamie reprend Larsa et tue dans son palais le Roi Rîm-Sin II. Mais il va avoir du mal à maintenir la domination Babylonienne dans cette région, qui sera perdu complètement vers 1720. Les  dernières années de son règne sont très mal connues, ce qui est sur, c'est qu'il est incapable de conserver intacte l'empire créé par son père. Il doit aussi reconnaître la dynastie Perse dite du "Pays de la Mer" (Pasargades) du Roi Iluna-Ilum (ou Ilima-Ilum, 1732-v.1670) qui a des visées sur le Mésopotamie. Puis Samsou-Ilouna est attaqué et battu par le Roi Élamite Kutir-Nahhunté I (1730-1700). Son activité de bâtisseur durant son règne ne se résume pas uniquement à des fortifications. Il reconstruit le temple de Shamash à Sippar et refait creuser le canal Durul et Taban. Le royaume continue de connaître une grande activité commerciale et administrative, comme en témoignent les nombreuses tablettes datant de son règne.

Représentation du Dieu Marduk

en dragon-Briques émaillées

 

 

 

   Le paysage urbain de la Babylone à cette époque n’est connu que par des textes de ces tablettes, les niveaux anciens étant encore recouverts par ceux de la Babylone du Ier millénaire. Les Rois suivants voient leur territoire se désagréger sous l'effet de révoltes, d'attaques de peuples ennemis, en premier lieu les Kassites mais aussi les Hourrites, le tout semble t-il dans un climat de crise agricole. Le fils de Samsou-Ilouna, Abi-Eshuh (1712-1684) arrive sur le trône, mais dont on ne sait presque rien. Puis vient le fils de ce dernier Ammi-Ditana (1684-1647). Il aurait, selon certaines  sources, repris quelques territoires perdus par ces prédécesseurs. Son fils Ammi-Saduqa (ou Ammisaduqa, 1647-1626) lui succède. Il est semble t-il un Roi bienveillant envers les pauvres et les citoyens endettés. Il aurait décrété pour tout son peuple la suppression de toutes les dettes individuelles.

 

  Le plus ancien texte astronomique exhumé est une liste d'observations des mouvements de la planète Vénus, couvrant tout son règne. Sous Ammi-Saduqa, il n’est plus fait mention du pays du Hana, ce qui laisse penser que les contacts avec la Syrie et les mont Taurus sont rompus. Plus tard, c’est le pays Assyrien qui n’est plus mentionné. Son fils Samsou-Ditana (1626-1595) qui lui succède sur un royaume qui ne comporte plus que les environs de Babylone. Il va être le 11e et le dernier Roi de la Ière dynastie Amorrite. En 1595, il est attaqué par le Roi des Hittites Moursil I (ou Mursili, 1620-1590) allié au Roi Kassite du Hana. Babylone est prise, pillée et détruite. Moursil I met un terme à la dynastie Amorrite et fonde la 2e dynastie de Babylone qui ne durera qu'une vingtaine d'année. Il est à noter que des études sont en cours concernant la date exacte de la chute de Babylone, un décalage de soixante-dix ans est envisagé par certains spécialistes. Babylone va toute fois retrouver sa prospérité sous la longue dynastie kassite qui s'empare du pouvoir et va perpétuer les traditions Babyloniennes.  

 

 

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Libre interprétation de Babylone

Les  IIIe  et  IVe dynasties - 

La période Kassite - 1570-1025

 

   Après le déferlement des Hittites sur Babylone, les Kassites, s'installent dans la ville. Leur Roi Agum II (1598-1578 ou 1570-1521) fonde la IIIe dynastie de Babylone. On ne sait pratiquement rien de la ville sous les Rois Kassites. La date et les conditions exactes de leur prise de pouvoir nous sont inconnues. Agum II comme ses successeurs seront aussi Roi de Mari et Roi d'Hana. Il est le fils de Urzigurumash. Il ramène les statues de Marduk à Babylone et se proclama Roi. Il a un enfant Burnaburiash I (ou Burna-Buriash ou Bournabouriash, 1521-1502) qui lui succède. Il s'empare de la ville d'Isin et instaure la domination kassite sur le pays de Sumer. Burnaburiash I assure son hégémonie sur toute la basse Mésopotamie, qui prend le nom de Karduniash (Babylonie).
 
   Cette unité ne sera rompue ni par le Sumer (Sud) ni par Akkad (Nord). Il intervint contre un Roi du pays de la Mer, au nom d'Ulam Buriash (?), dans le Sud Sumérien et s’empara de son territoire pendant que ce dernier était occupé en Élam. Il se pourrait qu’il ait dominé aussi Eshnunna et l’ensemble de la vallée de la Diyala. Il a deux  enfants : Kashtiliash III (1502-1483) et Ulamburiash (1483-1475 ou v.1450) qui lui succèdent. Vers 1400, sous le règne de Kurigalzu I (ou Karizalzu, 1401-1388 ou 1390- ?) Babylone perd un temps son rôle de capitale politique au profit d’une nouvelle cité, Dûr-Kurigalzu (ou Dour Kourigalzou près de l’actuelle Bagdad, le centre religieux de Dûr-Kurigalzu est formé par une ziggourat en ruine, mais dont le centre a subsisté et qui faisait 57 m de haut). Mais elle s’affirme comme capitale culturelle et religieuse de la basse Mésopotamie et acquiert un grand prestige dans tout le Proche-Orient. Une des filles (ou sœur) de Kurigalzu I épousa le Roi d'Élam, Pahir-Ishshan I (v.1385-v.1375). Le royaume Kassite de Babylonie, devenu le Karduniash, est alors l'un des plus puissants du Proche-Orient avec l'Assyrie, le Mitanni, les Hittites et l'Égypte. Suivent plusieurs Rois dont on sait peu de chose.
 

  La  Mésopotamie  vers  1500

 

Les Hittites Hattousa Karkemish Les Hourrites Le Mittanni Alep Ebla Byblos Tyr Les Egyptiens Les Hitites Le Mitanni Les Kassites Mari La Syrie-Palestine Ninive Assur Eshnunna Akkad (ou Agade) Kish Ourouk Ur (ou Our) Larsa Les Kassites Awan Suse L'Elam L'Egypte Ougarit Tarse Kalkhû  (Nimrud) Terqa L'Ourartou Les Mèdes Samosate (Samsat) Harran  (Carrhae) Jericho Arrapha Urkesh Babylone

 

Cliquez sur les noms de villes ou régions

    Au XIVe siècle, les Rois Kassites font face à l’émergence d’un nouvel ennemi, l’Assyrie, qui domine la haute Mésopotamie. Un de ceux-ci Kadashman-Enlil I (1388-1369 ou 1388-1375) est connu comme contemporain du Pharaon Amenhotep III (1390-1353/52), sa tante (ou sœur ?) étant une des épouses du Pharaon. L'hostilité de Babylone envers l'Assyrie se manifeste dans des lettres retrouvées à Amarna que Kadashman a échangé avec le souverain d'Égypte.

 

    À partir de Kadashman va commencer une lutte entre le Nord et le Sud de la Mésopotamie. Babylone va devoir accepter la suzeraineté de l’Assyrie. Puis est complètement soumise par l'Empereur Assur-Uballit I (1366-1330). Sous le règne de Kurigalzu II (1345-1324) Babylone se ressaisit. Celui-ci pourtant placé sur le trône par les Assyriens, il était l'arrière-petit-fils d'Assur-Uballit I, se rebelle contre ses "maîtres" et envahit l'Assyrie. Il sera arrêté tout près d'Assur. Kurigalzu II attaque ensuite l'Élam, qu'il conquiert, en 1330, mais cette région échappera quand même à la domination Babylonienne.

 

    C'est le début de conflits chroniques, qui opposent Assur, pour l'Assyrie, Babylone et l'Élam. Ces luttes aboutissent à la fin du XIIIe siècle à la prise et au pillage de Babylone par l'empereur d'Assyrie Toukoulti-Ninourta I (ou Tuqulti-Ninurta, 1245-1208). Il fait prisonnier le Roi Kassite Kashtiliash IV (1243-1235) et se proclame Roi de Babylone.  Il fait abattre les murailles de la ville et enlève la statue de Marduk et fait rédiger un grand texte célébrant sa victoire (Connu de nos jours sous le nom d’Épopée de Toukoulti-Ninourta). Il ne peut faire durer sa domination sur la région, qui est alors plongée dans une période très troublée. La domination Assyrienne provoque la révolte de l'aristocratie locale qui rétablit la dynastie Kassite. En 1203, le Roi Adad-Suma-Usur (1219-1189) se débarrasse définitivement des envahisseurs et fait un moment de l'Assyrie son vassal. En 1156, sous le Roi Enlil-Nadin-Ahhe (ou Enlil-Nâdin-Ahi, 1160-1153 ou 1160-1157), l'attaque de l'Empereur d'Assyrie Assur-Dan I (1180-1134) affaiblit la dynastie Kassite au point de la laisser sans défense devant l’invasion du Roi d'Élam Shutruk-Nahhunté I (1185-1153), qui subissaient depuis des années la suzeraineté Kassite. Les armées Élamites investissent à leur tour la Babylonie.

 

   Shutruk-Nahhunté I s’empare de la capitale, la pille et emporte à son tour la statue de Marduk, ainsi que de nombreux objets prestigieux des cités de basse Mésopotamie. Shutruk-Nahhunté I donne à son fils Kutir-Nahhunte III (1153-1150) le soin de conserver le pouvoir Élamite en Babylonie en le nommant Gouverneur. Mais ce dernier doit retourner en Élam à la mort de son père pour lui succéder. Enlil-Nadin-Ahhe en profite et reprend son trône. Kutir-Nahhunte III envahit de nouveau la Babylonie et le dernier Roi Kassite, Enlil-Nadin-Ahhe est emmené captif en Élam en 1153 et tué, ainsi que les grands de son peuple. Ainsi prend fin, après plus de quatre siècles, la IIIe dynastie Kassite de Babylone, l'histoire continuant avec la IVe dynastie ou IIe dynastie d'Isin.

 

  Pour plus de détails voir : Les kassites

 

 

 La  IVe dynastie  ou  la  IIe  dynastie  d'Isin  -  v.1153-1025

 

   Après la défaite de la dynastie kassite de Babylone face aux Élamites, le flambeau de la résistance Babylonienne est repris par des Rois qui sont originaires d'Isin. La IVe dynastie (ou Seconde dynastie d’Isin) est fondée par un Prince d’Isin Marduk-Kabit-Ahhe (ou Marduk-Kabit-Ahêshu, 1153-1139). Elle marque la période d’affaiblissement de la Babylonie. Shutruk-Nahhunté I et Kutir-Nahhunte III disparaissent peu après la conquête de la région et leur successeur Shilhak-Inshushinak I (1150-1120) continu un temps leur œuvre. L'Élam reste un puissant empire militaire et il décide de s'attaquer au Nord où l'Assyrie s'affaiblissait. Il progresse ainsi jusqu'à Arrapha (Ville actuelle de Kirkouk, en Iraq). Il soumet la région située aux pieds du Zagros Occidental, puis il atteint le Tigre et s'empare de la ville d'Arrapha.

 

   L'Empire Élamite est alors à son apogée. Shilhak-Inshushinak néglige la Babylonie pendant ses années de conquête et une nouvelle dynastie, dite "IIe dynastie d'Isin" (Ville d'où sont originaires ses Rois), a pris le pouvoir. Une révolte grandit dans cette région, que Shilhak-Inshushinak doit réprimer. C'est ce moment que choisit le Roi Ninourta-Nadin-Shumi (ou Ninourta-Nadin-Shumi, 1131-1125 ou 1132-1127) de la ville d'Isin, pour l'attaquer en 1130. Les Élamites subissent une cuisante défaite et doivent se replier dans leur pays, cette défaite plonge l'Élam dans une crise et Shilhak-Inshushinak I voit toutes ses conquêtes redevenir indépendantes une à une. Ninourta-Nadin-Shumi prend le pouvoir à Babylone.

Déesse Ishtar

 

   Son successeur Nabuchodonosor I (ou Nabou-Koudour-Ousour ou Nebuchadrezzar, en Akkadien Nabu-kudurri-usur, 1128-1103) décide d'attaquer le Roi Élamite Khutelutush-In-Shushinak (1120-1110). Il est repoussé une première fois, mais il réussit à l'emporter dans un second temps et force ses adversaires à se retirer dans le pays d'Anshan jusqu’au Zagros. Cet exploit est rapporté dans une chronique. Il réussit à envahir l'Élam et quelques années plus tard, il rapporte de Suse la statue de Marduk.

 

   Nabuchodonosor I s'occupe alors d'étendre et de fortifier les frontières, engageant Babylone dans un conflit de nouveau contre les Assyriens. La période de la dynastie d’Isin est importante dans l’histoire de Babylone. Elle voit l'avènement du Dieu Marduk à la tête des autres Dieux du panthéon Mésopotamien, avec la rédaction de l’Épopée de la Création (Enūma Eliš ou Enuma Elish, est l'épopée Babylonienne de la création du monde. Le texte est découvert au XIXe siècle dans les ruines de la bibliothèque d'Assurbanipal à Ninive), qui raconte comment il est devenu Roi des Dieux. Ce récit fait alors de Babylone une cité construite par les Dieux et située au centre du Monde.

 

   Le petit-fils de Nabuchodonosor I, Marduk-Nadin-Ahhe (1099-1081) arrive sur le trône. Il décide de reprendre l'offensive et attaque l'Assyrie. Son adversaire Téglath-Phalasar I (1116-1077) va non seulement le repousser, mais il envahit la Babylonie et fait prisonnier Marduk-Nadin-Ahhe. Après cette défaite, son fils Adad-Apla-iddina (Roi 1068-1046), doit résister aux assauts de tribus barbares. Cette dynastie comme les précédente va succomber sous les assauts des nouveaux arrivants. À partir de 1050 la Babylonie est submergée par les incursions des Araméens, auxquels vont s’ajouter plus tard celles des Chaldéens. À peine 25 ans plus tard, en 1025/1024, le dernier Roi de la IIe dynastie d'Isin, Nabu-Shum-Libur (ou Nabû-Shum-Libour, 1033-1025) est tué. La fin de son règne va marquer pour Babylone le début d'un certain chaos et on va assister à des changements dynastiques fréquents.

 

  Malgré les guerres c'est pourtant sous cette dynastie que la cité assure définitivement sa suprématie religieuse et intellectuelle grâce à une forte domination culturelle. C'est à cette époque que sont écrit les deux grands textes littéraires du monde Babylonien :L'Épopée de Gilgamesh et l'Épopée de la création (Enuma Elish). Des textes importants dans les domaines de la divination et de la médecine sont aussi de cette époque.

 

 

Les  dynasties V  à  IX - Période de troubles et luttes contre l'Assyrie - 1025-626

 

  Va suivre la Ve dynastie, ou dynastie du Pays de la Mer. C'est un Kassite nommé Simbar-Shipak (1025-1007) qui prend le pouvoir et fonde la dynastie. Celle-ci ne va survivre qu'à peine 20 ans, puisqu'elle s'éteint avec son troisième Rois Kassu-Nadin-Ahhe (1007-1004) en 1004. Elle est remplacée par la VIe dynastie ou dynastie de Bazu (ou Bazi). Elle est fondée par un cheik d'origine inconnue, nommé Eulma-Sakin-Shumi (ou Elam-Shakin-Shumi, 1004-987), mais probablement issu d'une tribu vivant dans la région entre le Tigre et l'Euphrate au niveau de Babylone. La dynastie ne lui survivra que trois ans. Elle s'éteindra avec le Roi Sirikti-Suqmuna (984).

  Lion de la Voie Processionnelle

 

 

   La dynastie suivante, la VIIe dynastie, est fondée par un soldat Élamite, Mar-Biti-Apla-Usur (984-978) et n'a, elle aussi, que trois Rois : Nabu-Mukin-Apli  (978-943) et  Ninourta-Kudurri-Usur II (942- ?) dont on ne connaît pas la date de la fin du règne puisque est créée, en 943, la VIIIe dynastie, par Mar-Hiti-Ahhe-Iddina (ou Mar-Biti-Akh-Iddin, 943-942). Cette dynastie sera plus longue que les deux précédentes, avec 14 Rois, mais le pays n'en connaîtra pas pour autant une plus grande stabilité.

 

   Par deux fois des Empereurs Assyriens prendront le titre de Roi de Babylone : Shamshi-Adad V (ou Samsi-Adad V) de 812 à 811 et Adad-Nirâri III (ou Adad-Nerari) de 810 à 783. Ces troubles politiques importants ne sont pas le seul fait de la Babylonie, mais touche tout le Moyen-Orient de la fin du Xe siècle. En Syrie et en Mésopotamie, on voit l'arrivée de plus en plus massive des Araméens< qui finissent par fonder plusieurs royaumes sur le haut Euphrate et encerclent l'Assyrie.

 Représentation du Dieu Pazuzu

 

    Ils parviennent jusqu'en Babylonie et Nabu-Mukin-Apli semble avoir été un des premiers Rois à les avoir combattu. Il faut ajouter à ce climat politique les attaques fréquentes d'autres tribus nomades sur les cités, comme les Sutéens, déjà installés dans la région depuis un certain temps et les Gambuléens qui sévissent dans les régions du Zagros les plus proches de Babylone. Enfin, en Babylonie même, les Chaldéens, qui deviennent rapidement très importants. Ceux-ci étaient divisés en maisons (bītu). On en comptait cinq en Babylonie, avec trois plus importantes (Bīt-Yakîn, Bīt-Dakkuri, Bīt-Amukkani). Les Chaldéens s'installent progressivement dans l'extrême Sud et le Pays de la Mer où il est très difficile de les attaquer. Ils deviennent de plus en plus influents et renforcent leur puissance sous la domination Assyrienne.

 

   Chez ces derniers, en 912/911, Adad-Nirâri II (912-891) arrive au pouvoir. Il soumet les cités Araméennes du Tigre et conquiert une grande partie de l'Ourartou. Il lance ensuite une offensive en Babylonie où règne Shamash-Moudammiq (ou Samas-Mudammiq ou Shamash-Mudammiq, 942-900) qui venait de subir une attaque des Élamites. Le Roi de Babylone suivant, Nabu-Suma-Ukin I (ou Nabû-Shuma-Ukin, 900-888) contre-attaque, mais il est vaincu aussi par Adad-Nirâri II. Ce dernier se réconcilie ensuite avec Nabu-Suma-Ukin I et inaugure un protectorat Assyrien sur la Babylonie qui va durer deux siècles.

Représentation du Dieu Marduk

 

 

   Grâce à cet accord, Nabu-Suma-Ukin I réussit à repousser la frontière avec l'Assyrie plus au Nord. Son fils et successeur Nabu-Apla-Iddina (ou Nabû-Apla-Idin, 888-855) renforce le pouvoir Babylonien, face aux tribus de Sutéens. Ce sursaut de la cité est de courte durée, la ville doit faire face à une lutte de succession lorsque son fils, le Roi suivant Marduk-Zakir-Shumi I (855-819), manque d'être renversé par son frère. Il fait alors appel à l'Empereur d'Assyrie Salmanasar III (859-824) pour résoudre la situation. Celui-ci l'aide à mater la rébellion et garder son trône. Il poursuit même son offensive vers le Sud, pillant les tribus Chaldéennes. Alors que l'Assyrie était en position de force, la situation se retourne quand l'Empereur d'Assyrie suivant, Shamshi-Adad V (824-810) fait à son tour appel à Marduk-Zakir-Shumi I pour faire face à une révolte.

 

   Le Babylonien l'aide à remporter la victoire et devient son protecteur. Mais en 818, juste après la mort de Marduk-Zakir-Shumi I, Shamshi-Adad V attaque à Babylone son fils et successeur Marduk-Balatsu-Iqbi (ou Marduk-Balassu-Iqbi, 819-813). L'Assyrien est vainqueur une première fois et en 813, il lance une nouvelle attaque sur la Babylonie qui vient à bout du Roi Babylonien. Un Babylonien nommé Bab-Aha-Iddina (ou Baba-Ah-Idin ou Bau-Akh-Iddin, 813-812) tente de mener la résistance contre l'envahisseur, mais en 812 il est vite vaincu par Shamshi-Adad V qui prend le titre de Roi de Babylone.

Déesse Ishtar

 

 

   Les premiers souverains de Babylone de la IXe dynastie, vont avoir beaucoup de mal à rétablir l'ordre. Son fondateur, Nabonassar (ou Nabounatsir, 747-734) prend le pouvoir en 747. Confronté aux Chaldéens et aux Araméens, il demande de l'aide à l'Empereur d'Assyrie Téglath-Phalasar III (745-727) pour améliorer la situation dans son royaume. Ce dernier accepte et repousse les adversaires de Nabonassar vers le Nord. Il en profite pour établir un contrôle sur Babylone, qui devient un protectorat de l'Assyrie. Le fils de Nabonassar, Nabu-Nadin-Zari (ou Nabû-Zadin-Zeri, 734-732) lui succède. Celui-ci ne garde pas le trône très longtemps, en 732, il est renversé par Nabu-Suma-Ukin III (ou Nabû-Shuma-Ukin, 732) et est obligé d'abdiquer.

 

   La même année Nabu-Suma-Ukin III est vaincu à son tour par le Roi Chaldéen Nabu-Mukin-Zari (ou Nabû-Mukin-Zeri, 732-729) qui prend le trône de Babylone. Avec l'arrivée au pouvoir des Chaldéens, Téglath-Phalasar III perd le contrôle qu'il avait sur la cité. En octobre 729, il décide d'intervenir. Il attaque et renverse Nabu-Mukin-Zari et prend le titre de Roi de Babylone, sous le nom de Pulû. À partir de cette date, l'Assyrie est maîtresse de la Babylonie. En 727, à la mort de Téglath-Phalasar III, son fils Salmanasar V (ou Salmanazar, 727-722) lui succède, à la fois sur le trône d'Assyrie, mais aussi sur celui de Babylone où il prend pour nom Ulûlaiu (ou Ouloulaï ou Ululayu). Les Babyloniens vont organiser la résistance face à l'envahisseur. Ils vont être aidés par les Élamites, qui craignent la progression des Assyriens. À la mort de Salmanasar V, dans des circonstances encore inconnues, c'est le chef de la tribu Chaldéenne du Bīt-Yakîn qui va prendre le pouvoir.

 

   Marduk-Appal-Idin II (ou Merodach-Baladan, 722-710 et en 703), petit-fils de l'ancien Roi Babylonien Eriba-Marduk (770-761), profite donc de la situation et porte la tribu Bīt-Yakîn à son apogée en reprenant le trône de Babylone. Il soumet toute la région, supprimant tous ses opposants. Le nouvel Empereur d'Assyrie, Sargon II (722-705), frère de Salmanasar V, n'intervient pas et laisse Marduk-Appal-Idin II tranquille. En 710, il change de politique et il attaque le Babylonien et son alliés Élamites le Roi Humban-Nikash I (ou Khumban-Nigash, 743-717). Il repousse ces derniers vers le Sud et s'empare de Dūr-Yakîn, la capitale du Bit-Yakîn, avant de se livrer au pillage de toute la région. Marduk-Appal-Idin II s'échappe et se réfugie en Élam. En 703, le Roi Élamite Shutruk-Nahhunté II (717-699) l’aide à reprendre Babylone, mais le Nouvel Empereur d'Assyrie Sennachérib (705-681), qui était aussi Roi de Babylone depuis 705, écrase la révolte et attaque les Élamites.

Une tablette Phénicienne d'ivoire

   montrant la Déesse Ishtar

 

 

   Marduk-Appal-Idin II s'échappe de nouveau. En 703, il profite d'une révolte de la ville de Byblos contre les Assyriens pour s'allier à une énorme coalition formée sous l'impulsion des Égyptiens et de son Pharaon Chabataka (ou Shabataka, 707/6-690), qui envoie un corps expéditionnaire commandé par Taharqa, auquel viennent se greffer les Rois: Cili-Bel (720-v.690) de Gaza, ceux d'Ashdod, d'Édom, d'Ascalon (Ashkelon), Lulle (ou Luli ou Elulaios, 729-694), de Sidon et Ézéchias (726-697) de Juda (Isaïe 30, 31; 36:6-9). Mais Taharqa sentant qu’il ne pourrait faire face aux troupes Assyriennes préfère retourner en Égypte La coalition forte pourtant de près de  200 000 hommes est écrasée près de Cition (ou Kition). Sennachérib s'empare alors de Sidon et place son Roi sous contrôle d'un souverain Tyro-assyrien. Les autres cités Phéniciennes ainsi que les Rois de Moab, Chemosh-Nabad (v.720), d'Édom et d'Ashdod se soumettent. Les Assyriens entrent en Philistie, ils déportent le Roi d'Ascalon. Sennachérib défait définitivement la coalition dans la plaine d'Eltekeh (ou Elteqeh) en Palestine où il bat une armée Égyptienne.

 

   Dans le même temps il va confier le trône de Babylone à des hommes de confiance. Il place d'abord le Babylonien Bel-Ibni (703-700) qui a été élevé en Assyrie. En 700, Marduk-Appal-Idin II soutenu une nouvelle fois par lesÉlamites, reprend le combat pour récupérer son trône et attaque Bel-Ibni. Son action provoque une nouvelle invasion de la Babylonie par Sennachérib, qui le repoussent encore.  Il réussit à s'enfuir une troisième fois, dans les marécages du Sud d'où il ne revient plus jamais. Sennachérib trouvant que Bel-Ibni avait été incompétent lors de cette guerre, le remplace par son fils aîné, Assur-Nadin-Shumi (ou Assur-Nadin-Sumi, 700-693). Ce dernier ne tient que sept ans. Il est renversé en 693 par les Babyloniens qui le livrent au Roi d'Élam Khallutush-Inshushinak II (699-693) qui l'emmène dans son pays et le fait exécuter. Deux Rois Chaldéens vont alors se suivre sur le trône de Babylone pour des règne éphémères : Nergal-Usazib (ou Nergal-Mushezib, 693-692), puis Musezib-Marduk (ou Mushezib-Marduk, 692-688).

 

Représentation du Dieu Shamash trouvée à Sippar

 

   En 689/688, Sennachéribcontrarié par la résistance des Babyloniens et par la mort de son fils aîné, décide de porter un coup fatal à la cité. Il ordonne le massacre et la déportation des habitants de la région, puis il pille et détruit la ville sainte. Il reprend à son compte le titre de Roi de Babylone et il emporte à Assur la statue de Marduk. Sennachérib est assassiné dans un temple par un de ses fils, Arad-Mulissu au cours d'une insurrection. Une guerre civile éclate en Assyrie qui est gagnée par Assarhaddon (681-669). En Babylonie, dont il est aussi le nouveau Roi, Assarhaddon tente de regagner à sa cause le peuple. Il ordonne la reconstruction des grands monuments de Babylone, ainsi que la restitution des terres perdues par les habitants au cours des guerres précédentes. Il passe un traité avec les Mèdes pour combattre les Élamites. À sa mort, le trône d'Assyrie revient à son fils Assurbanipal (ou Assur-Banapliou ou Assourbanipal, 669-626) et le trône de Babylone à son second fils Shamash-Suma-Ukin (ou Shamash-Shum-Ukin ou Saosdoukin ou Samas-Suma-Ukin, 669-650).

 

   En 668, celui-ci ramène la statue de Marduk à Babylone et semble avoir été adopté par la population. En 652, poussé par la rébellion des Babyloniens dont il soutient la cause, il se révolte contre Assurbanipal avec l'aide des Chaldéens et du Roi Élamites Tammaritu II (648-647). Il est repoussé par son frère et les Princes voisins coalisés. Assurbanipal va alors tenir le siège de Babylone qui durera deux ans de 650 à 648. En 648, Shamash-Suma-Ukin, se suicide en incendiant son palais. Après cette nouvelle révolte, la cité subit une nouvelle répression. La même année, Assurbanipal donne le trône de Babylone à un fidèle, Kandalanu (648-627). Lorsqu'ils meurent tous les deux en 627/626, une révolte de palais éclate en Assyrie qui annonce le déclin de l'empire Assyrien. À Babylone trois Rois vont suivre en un an : L'Assyrien Assur-Etil-Ilani (627), le Babylonien Sin-Sar-Lishir (627-626) et enfin l'Assyrien Sin-Sar-Iskun (626) qui sera le dernier Roi de cette IXe dynastie.

 

 

La Xe dynastie,  la dynastie Chaldéenne - Période néo-Babylonienne -  626-539

 

   À la mort d'Assurbanipal, en 627, ses successeurs entrent dans une querelle de succession qui va être fatale à leur royaume, tandis qu'à Babylone l'esprit de résistance est de plus en plus fort et les partisans de plus en plus actifs. En 625, Nabopolassar (ou Nabou-Apal-Ousour ou Nabu-Apla-Usur ou Nabou-Apla-Ousour, 626-605), le gouverneur de Babylone et peut-être de la région du Pays de la Mer, profite de ces troubles en Assyrie pour s'emparer du pouvoir à Babylone. Il fonde une nouvelle dynastie, dite néo-Babylonienne. Après quelques années de conflit, entre 614 et 610, il réussit finalement à abattre l'Empire Assyrien, avec l'aide du Roi Mède, Cyaxare (ou Ouvakhshatra ou OumaKishtar, 625-585). En 609, la Babylonie se libère de la domination Assyrienne, après une succession de révoltes dans la région qui ont sans doute affaibli l'Assyrie.

   Les murs de Babylone après leur reconstruction

 

 

   Nabopolassar et son fils Nabuchodonosor II reconstruisent Babylone, leurs règnes correspondent à une période de profondes transformations de la ville. La cité compte à cette époque environ 80 000 habitants et s'étend de part et d'autre de l'Euphrate sur 2 500 m d'Est en Ouest et 1 500 m du Nord au Sud. La ville est alors la plus célèbre de toutes les cités du Proche-Orient. Le nom de "Babylone" représente à cette période la Mésopotamie méridionale tout entière sous la forme de "Babylonie". Plus tard encore, ce nom s'étendra à toute la Mésopotamie.

 

  Avec Nabuchodonosor II (605–562), Babylone connaît son apogée. Il fonde l'Empire Néo-Babylonien qui couvre une grande partie du Proche-Orient des frontières de l'Égypte jusqu'au mont Taurus en Asie Mineure et aux abords de la Perse. Contrairement à l'Assyrie, qui avait séparé la capitale politique Ninive de la capitale religieuse Assur, l'Empire néo-Babylonien fait de Babylone le lieu où s'exerce le pouvoir royal et religieux avec la résidence du Dieu Marduk.

 

   Ce sont les travaux de Nabuchodonosor II qui vont contribuer à l'image, légendaire de la ville, reproduite par Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) qui décrit une cité ceinte par des murailles de 90 mètres de hauteur. Les successeurs de Nabuchodonosor II ne réussiront pas à tenir l'empire qu'il a créé, qui va petit à petit s'effondrer. Le dernier Roi de Babylone, Nabonide (556–539) va même réussir à se mettre à dos une grande partie des nobles du royaume. Le 12 Octobre 539 (on trouve aussi le 6 Octobre, Chronique de Nabonide), le Perse Cyrus II le Grand (559-529) s'empare de Babylone par une attaque surprise contre la porte d'Enlil au Nord-ouest de la ville, sans rencontrer de résistance. La cité et l'Empire tout entier tombe entre ses mains. Dès lors, Babylone perd son indépendance. Sous la domination Perse, la ville devient capitale de la province Perse de Babirush (Babylonie).  

 

Pour plus de détails voir : La Période néo-Babylonienne.

 

 

La chute de Babylone, par John Martin

Déclin et destruction

   La chute du royaume Babylonien et la fin de l'indépendance politique ne signifient pas le déclin de la cité. À deux reprises la ville va même se révolter contre les Perses et Darius I (522-486), en 520/519 puis en 514. Darius I finira par démanteler une partie des fortifications de la ville. Les conquêtes Perse, puis Macédonienne ne vont pas entraîner de véritable rupture. Sous la domination des Perses Babylone reste la ville la plus développée économiquement de la région et la plus peuplée. De plus elle a rang de ville impériale et offre aux souverains Perses une résidence hivernale. Babylone a toutefois définitivement perdu son indépendance. Le 01 octobre 331, après la bataille de Gaugamèles (près d'Arbèles), l'Empire Achéménide tombe entre les mains du Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323). Des négociations s'ouvrent entre Alexandre et l'aristocratie de Babylone. La ville se rend sans combats trois semaines plus tard et le Satrape, Mazaios, en devient le gouverneur.

Carte Babylonienne du monde Mésopotamien

 

 

   Alexandre ordonne la restauration de l'Esagil se ralliant ainsi les Prêtres du culte de Marduk. Il prévoyait d'établir Babylone comme capitale de son empire. Les derniers mois de son règne semblent consacrés à l'administration et à des travaux dans les alentours de la ville. Il meurt à Babylone, le 10 (ou le 13) juin à l’âge de 33 ans. La cité va alors connaître de nouvelles déprédations lors des luttes entre les Diadoques. Le nouveau maître de la Mésopotamie, Séleucos I Nikâtor, prend Babylone en 312.

 

   Il attacha moins d'importance à la cité qu'Alexandre et décida de fonder une nouvelle capitale, Séleucie du Tigre. Pour se faire, il n'hésita pas à utiliser des matériaux de constructions prit à Babylone. Les Rois Séleucides suivants furent toujours respectueux de la cité. Ils restaurèrent certains de ses monuments et lui laissèrent le statut de capitale provinciale, ce qui ne l’empêcha malheureusement pas de décliner. Antiochos IV Épiphane (175-164) fit reconstruire le temple de Marduk et tenta d'helléniser la cité. Il y construisit un théâtre (Appelé en Akkadien "bīt tamartu" "maison/lieu où on voit") et un gymnase, ayant peut-être l'intention d'en faire sa capitale ?.

 

    Les Parthes Arsacides prennent le pouvoir en Babylonie entre 141 et 122. Babylone est de nouveau endommagée au cours des guerres qui opposèrent les Séleucides aux Parthes. La cité poursuit son déclin, mais reste le conservatoire de la civilisation Mésopotamienne antique. Pline l'Ancien (Auteur et naturaliste Romain, 23-79) écrit au début de notre ère que le temple continue à être actif, bien que la cité soit en ruines. Il semble que la population commence à abandonner définitivement la cité au IIe siècle ap.J.C. Babylone est finalement détruite par l'invasion des Sassanides au IIIe siècle ap.J.C. C'est alors une civilisation trois fois millénaire qui s'éteint.

 

 

 La  ville

 

   Dès sa fondation la ville s'étend des deux rives de l'Arahtu (Un bras alors secondaire de l'Euphrate) avant d'en devenir le lit principal au Ier millénaire. Les restes de la ville que l'on peut observer aujourd'hui sont ceux de l'époque de Nabuchodonosor II (605-562) à Nabonide (555-539). La cité était entourée d'une gigantesque muraille, elle renfermait dix quartiers dont six situés sur la rive Est et quatre sur la rive Ouest de l'Euphrate. La partie Est de la ville, sur la rive gauche, était nettement plus étendue. Dans les quartiers Ouest se trouvaient les temples "les quartiers sacrés".

Différentes interprétations des Jardins Suspendus de Babylone

 

 

  Dont au centre le temple de Marduk, l’Esagil, qui était bordé par sa ziggurat au nom d'Etemenanki "La maison fondement du ciel et de la terre".  Cette ziggourat, à l'origine, était haute de sept étages disposés en gradins et surmontés d'un temple, soit une hauteur totale de près de quatre-vingt-dix mètres. Il ne subsiste plus rien de la construction hormis son empreinte au sol.

  

   L’autre grand temple de la Babylone Amorrite était consacré à la Déesse Ishtar. Puis au centre de la ville on pénétrait dans la "ville intérieure", située elle aussi de part et d'autre de l'Euphrate. Cette dernière était protégée également par un double rempart. On y accédait par huit portes, dont on n'a retrouvé les emplacements de quatre.

 

   La plus connue est la "porte d'Ishtar" qui mesurait quarante-huit mètres de long sur une hauteur de plus de quinze mètres. Elle était protégée par deux tours. Tous ses murs extérieurs étaient décorés de reliefs représentant des rangées de taureaux (Dieu Hadad) et de dragons serpents (Dieu Marduk). Sur la rive droite s'étendait un parc, appelé "le jardin de l'abondance". La voie processionnelle menait de la porte d'Ishtar, au Nord à la ziggourat Etemenanki.

  

   Cette voie processionnelle était ornée de cent vingt lions en briques émaillées de taille réelles (Représentation de la Déesse Ishtar). Au Nord de la ville se trouvait les quartiers royaux avec au centre le palais royal, édifié par Sumu-la-El (ou Sumu-la-ilu ou Sumarlael, 1881-1845). Sous le règne de Hammourabi (1793-1750) la population du palais s'est fortement accrue car les Rois Amorrites avaient pour tradition en cas de victoire d'emmener la population féminine du harem du souverain vaincu. On ne sait pas grand chose de ces palais.

  

   Nos sources proviennent uniquement des archives de Mari. Elles nous apprennent que le palais de Babylone à l'époque Amorrite est conçu avec une seule grande porte et comporte plusieurs bâtiments répartis autour d'une large cour arborée. Les principaux palais Babyloniens du site aujourd'hui dates de l'époque de Nabuchodonosor II, ce sont ceux appelés : Palais Nord, Palais Sud et Palais d'Été. Au sud se trouvaient les quartiers commerciaux qui servaient de quartiers résidentiels aux notables et aux commerçants. On y a retrouvé des archives privées, datant des règnes de Samsou-Ilouna (1750-1712) et de ses successeurs.

 

 

Ruines de Babylone en 1932

 

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La ville sous la période néo-Babylonienne

 

   La vieille ville, proche du fleuve est constituée de rues sinueuses et étroites. Puis ont été rajouté au Nord-est de la cité, des quartiers qui se caractérisent par de grandes avenues se coupant à angles droits. Les contrats de vente des maisons située sur ces axes de circulation s'appellent "Mutaq sharri u ilani" (Voie de passage du Roi et des Dieux). Il s'agit de grandes voies processionnelles. La plus célèbre est "Ay-ibour-shabou" (Puisse l'ennemi arrogant ne pas réussir). Elle part de la porte d'Ishtar et va jusqu'a l'enceinte extérieure de l'Esagil. Les dalles qui pavent le sol de cette rue sont au nom de Nabuchodonosor II. Le long de la rive gauche un quai en brique et une muraille protège les deux palais du Roi (Nord et Sud) ainsi que le quartier des temples et le quartier commercial.

  

   Un pont en dur, fait de bois et briques cuites, permet de relier l'Esagil et l'Etemenanki de chaque côté des deux rives. Afin d'éviter les inondations et de protéger la ville Nabuchodonosor II fait construire un énorme écueil en brique chargé de briser la force du courant et de contraindre le fleuve à faire un coude. La ville compte au total plus de 40 temples autour desquels se rassemblent les maisons des notables et des membres des divers clergés. Les fouilles dans le quartier de Shu-an-na montrent que certaines maisons atteignaient parfois 400 m². 
 

La "légende" des Jardins Suspendus

 
   Les Jardins Suspendus de Babylone sont considérés comme une des Sept Merveilles du monde. Leur création est attribuée soit à la Reine Samiranis (ou Semiranis) soit à un Roi qui les aurait fait construire pour son épouse. Cette version est aussi concédée à Nabuchodonosor II pour son épouse Amytis, fille du Roi des Mèdes Cyaxare. Selon Diodore de Sicile (Historien et chroniqueur Grec, v.90-v.30) les plates-formes des jardins étaient soutenues par des colonnes qui s'élevaient en forme de gradin sur une hauteur de 24 mètres. L'accès à la terrasse la plus haute se faisait par un escalier. L'endroit exacte de ces jardins n'a pas encore été établie.

 

Littérature et Sciences

 
   Babylone, comme plus tard Alexandrie pour l'Égypte, a apporté énormément à la science, à la médecine, à la géographie et à la littérature de son époque, grâce à sa population issue de tous les pays du monde antique. Parmi les genres littéraires, on retient les textes liturgiques, l'historiographie, les hymnes, les autobiographies et poèmes d'amour et les proverbes. À partir de la période Néo-Babylonienne on vit l'apparition d'un calendrier basé sur les actions conjuguées de la lune et du soleil, des tableaux prévoyaient précisément la position de la lune, fixant ainsi la durée de chaque mois et de chaque année.

 

Bibliographie

 
   Pour d'autres détails sur la ville et son histoire voir les ouvrages de :
 
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- A Babylonian geographical treatise on Sargon of Akkad's Empire, pp. 193-245, Journal of the American Oriental Society 45, 1925.
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- Le code de Hammurabi, Musée du Louvre, Collection Solo, N°27, Paris, 2003.
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- Studies in Babylonian feudalism of the Kassite period, Undena Publications, Malibu, 1986.
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- Il était une fois la Mésopotamie, Gallimard, Collection Découvertes, Paris, 1993.
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- L'Orient ancien : Histoire et civilisations, Bordas, Paris, 1991 - En Allemand : Der Alte Orient : Geschichte und Kultur des alten Vorderasien, Orbis-Verl, München, 1991-1998.
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- La vie quotidienne à Babylone et en Assyrie, Hachette, Paris, 1950-1954.
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- Rulers of Babylonia : From the second dynasty of Isin to the end of Assyrian domination (1157-612 BC), University of Toronto Press, Toronto, 1995.
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