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Les Royaumes Amorrites Babylone |
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Pour plus de détails voir aussi les royaumes Amorrites de : Les Amorrites - Eshnunna - Larsa - Mari |
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Entrée d'Alexandre dans Babylone - Charles Le Brun - 1665 - Musée du Louvre |
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Généralités
L'histoire.......
La première dynastie de Babylone, qui régna sur la Babylonie de 1895 à vers 1595, est
appelée Amorrite (Peuple de l'Amurru "Ouest" en langue
Sémitique). Le Roi s'installa à Babylone qui devint sa capitale. Cette dynastie anéantit celles
d'Isin et de
Larsa et étendit son pouvoir sur tout le
Sumer et
l’Akkad et réalisa ainsi l'unité
définitive des deux pays.
À Babylone arriva au pouvoir Hammourabi (ou Hammurapi ou Hammurabi ou Hammu-rapi ou Khammurabi, 1793-1750). Il va être à la fois un grand conquérant et un grand gestionnaire de sa ville. Il sera Roi d'Ourouk, d'Akkad, de Kish, de Mari, d’Isin et d'Ur. On a été retrouvé de son règne de nombreuses tablettes de contrat signées et une abondante correspondance administrative et diplomatique qui nous permet de bien connaître son histoire. Hammourabi va fonder un vaste empire autant par la diplomatie que par les conquêtes militaires.
Il va réaliser l'unification de la Mésopotamie sous l'hégémonie de Babylone, qui sera la capitale de cet empire. C'est son activité législative qui a aussi contribué à perpétuer sa renommée, avec la rédaction du "Code des lois", code juridique qui porte son nom. Les règles et lois de Babylone furent respectées jusqu’aux rives de la Méditerranée. Ces lois étaient gravées sur des stèles, qui étaient placées sur les places publiques dans tout l'empire, de façon à être connues de tous. Ces stèles ont été redécouvertes en 1901. Elles se trouvent actuellement au Musée du Louvre.
Le fait qu'un suspect soit considéré innocent tant que sa culpabilité n’est pas prouvée est une des idées venues de ces lois. À son accession au trône il hérite d'un royaume assez petit, qui s'étend le long de l'Euphrate. Il va tout de suite entreprendre de l'agrandir en expulsant les Élamites de Mésopotamie. En 1787, il reprend Isin au Roi de Larsa Rîm-Sin I, puis occupe au Sud, Ourouk et Ur. L'année suivante il se tourne vers l'Est, traverse le Tigre et fait campagne contre les Iamutbals.
En 1784/1783, vers l'Ouest, il écrase la ville de Malgûm (ou Malgium), puis en amont de Sippar sur l'Euphrate, il prend Rapiqum. À la disparition du Roi d'Ekallāté (ou Ekallatum) Shamshi-Adad I (ou Samsi-Addu, 1814-1775), ce royaume Assyrien de Haute Mésopotamie devient une proie facile. Il est repris en partie par le Roi de Mari, Zimri-Lim (1775-1761 / 1760) et le Roi d'Eshnunna Ibal-Pi-El II (1779-1766) qui attaque alors la cité de Mari. En 1766, Zimri-Lim et Hammourabi, s'allient et leurs armées écrasent l'antagoniste. En 1764, le Roi d'Élam Siwe-Palar-Khuppak (1770-1745) attaque Eshnunna, le Roi de Babylone forme alors une coalition anti-Élamites. Zimri-Lim plus les troupes envoyées par Hammourabi rencontrent Siwe-Palar-Khuppak à Hiritum.
Les Élamites sont écraser, perdant d'un seul coup tout appui en Mésopotamie. Cette victoire marque un nouveau pas dans l'expansion de Babylone. En 1763, l'alliance Zimri-Lim / Hammourabi s'attaque au royaume de Larsa, dirigé par le Roi Rîm-Sin I. Ils prennent la ville et Hammourabi devient alors maître du Sud de la Mésopotamie. En 1761/1760, sans que l'on n'en connaisse les raisons, Hammourabi se retourne contre son ancien allié, Zimri-Lim. Il attaque son royaume qu'il détruit complètement et en 1759, il rase Mari après l'avoir pillée. En 1757, Hammourabi attaque l'Assyrie et étend son empire dans les régions riveraines du Tigre jusqu'au Subartu (ou Soubartou ou Subartum, haut Djézireh). La même année, la ville d'Assur tombe soumettant les Assyriens.
Après trente-cinq ans de guerre, il a reconstitué l'empire des Rois d'Akkad Sargon (2334-2279) et Naram-Sin (2255-2218) et reprend les titres de "Roi de Sumer et d'Akkad, Roi des quatre régions, Roi de l'univers". Son empire comprend alors la moitié Sud de la Mésopotamie, la vallée de l'Euphrate jusqu'au confluent du Khābūr (ou Habur, actuel Haut Djézireh) le royaume du Soubartu et la vallée du Tigre jusqu'à Ninive. Il s'y côtoyait des Amorrites, des Goutis, des Élamites, des Kassites, des Sémites et des Sumériens et autant de langues et de cultures différentes, qui vont favoriser la richesse, l’essor culturel, artistique et scientifique de Babylone.
Sous son règne d'Hammourabi réalise aussi une révolution religieuse, en ne supprimant pas les divinités locales et laissant libre culte à tous les Dieux. Il va même jusqu'à restituer aux cités conquises, les idoles des divinités, qui avaient été retirées par des précédents envahisseurs. Grâce à cela Babylone va devenir un centre religieux de premier plan. Le règne d'Hammourabi propulse Babylone au rang de capitale d'empire et capitale politique. Le Roi nomme des fonctionnaires Amorrites qui lui assurent le contrôle de la cité.
Comme pour tous les grands empires, le problème auquel il est confronté, est celui de tenir son unification. Il va mettre en place une politique dynamique afin d'obtenir ce résultat. Il développe le commerce avec l'Ouest d'où il se fourni en métaux précieux, en pierres de construction et en bois. Il fait creuser des canaux pour développer l'agriculture. Il réorganise la justice, il se symbolise comme celui qui "établit la justice sur la terre". Il crée une administration centralisée très efficace.
La langue officielle pour tout l'empire devient l'Akkadien, elle est aussi la langue administrative de la correspondance du Souverain. Enfin il fait creuser des canaux pour développer l'agriculture. À sa mort il lègue à son fils Samsou-Ilouna un immense royaume riche et solide mais cette domination sera très éphémère. Le Sud de la Mésopotamie va voir une forte dégradation de sa situation démographique et économique, pour des raisons qu'il est encore difficile d'élucider. |
La fin de la dynastie Amorrite
Samsou-Ilouna (ou Samsuiluna ou Samsu-Iluna, 1750-1712) succède au long et riche règne de son père. Il hérite d'un royaume puissant mais menacé sur ses frontières. En 1742 (l'an 8 de son règne), éclate une terrible crise économique et politique. Il doit faire face à d'incessantes révoltes de la Babylonie On assiste à la volonté d'indépendance des cités du Sud (Émeute de la ville d'Ourouk), plus assez soumises à Babylone. Le plus connu des "Rois insurgés" que Samsou-Ilouna doit affronter est le souverain de Larsa, un certain Rîm-Sin II (1741-1736). La situation se complique davantage, en 1741, il doit faire face à un deuxième front à l'Est et repousser une invasion des Kassites, sur lesquels il remporte une victoire.
L'année suivante, il doit combattre les villes d'Ourouk et d'Isin. Ces attaques, dirigées par le Roi de Larsa, le conduisent à fortifier Kish. Puis c'est le tour d'Eshnunna de se rebeller, face à laquelle il édifie la forteresse de Dûr-Samsu-Iluna (Actuel Khafajeh) pour contrôler la région. En 1738, après avoir vaincu le Roi d'Eshnunna, Samsou-Ilouna continu sa remonté vers le Nord jusqu'au centre du triangle du Khābūr (ou Habur, actuelle Haut Djézireh).
Il anéantie le royaume d'Apum et détruit sa capitale, Shubat-Enlil (Tell Leilan). En 1736, Il fait campagne dans le Sud de la Mésopotamie reprend Larsa et tue dans son palais le Roi Rîm-Sin II. Mais il va avoir du mal à maintenir la domination Babylonienne dans cette région, qui sera perdu complètement vers 1720. Les dernières années de son règne sont très mal connues, ce qui est sur, c'est qu'il est incapable de conserver intacte l'empire créé par son père. Il doit aussi reconnaître la dynastie Perse dite du "Pays de la Mer" (Pasargades) du Roi Iluna-Ilum (ou Ilima-Ilum, 1732-v.1670) qui a des visées sur le Mésopotamie. Puis Samsou-Ilouna est attaqué et battu par le Roi Élamite Kutir-Nahhunté I (1730-1700). Son activité de bâtisseur durant son règne ne se résume pas uniquement à des fortifications. Il reconstruit le temple de Shamash à Sippar et refait creuser le canal Durul et Taban. Le royaume continue de connaître une grande activité commerciale et administrative, comme en témoignent les nombreuses tablettes datant de son règne.
Le paysage urbain de la Babylone à cette époque n’est connu que par des textes de ces tablettes, les niveaux anciens étant encore recouverts par ceux de la Babylone du Ier millénaire. Les Rois suivants voient leur territoire se désagréger sous l'effet de révoltes, d'attaques de peuples ennemis, en premier lieu les Kassites mais aussi les Hourrites, le tout semble t-il dans un climat de crise agricole. Le fils de Samsou-Ilouna, Abi-Eshuh (1712-1684) arrive sur le trône, mais dont on ne sait presque rien. Puis vient le fils de ce dernier Ammi-Ditana (1684-1647). Il aurait, selon certaines sources, repris quelques territoires perdus par ces prédécesseurs. Son fils Ammi-Saduqa (ou Ammisaduqa, 1647-1626) lui succède. Il est semble t-il un Roi bienveillant envers les pauvres et les citoyens endettés. Il aurait décrété pour tout son peuple la suppression de toutes les dettes individuelles.
Le plus ancien texte astronomique exhumé est une liste d'observations des mouvements de la planète Vénus, couvrant tout son règne. Sous Ammi-Saduqa, il n’est plus fait mention du pays du Hana, ce qui laisse penser que les contacts avec la Syrie et les mont Taurus sont rompus. Plus tard, c’est le pays Assyrien qui n’est plus mentionné. Son fils Samsou-Ditana (1626-1595) qui lui succède sur un royaume qui ne comporte plus que les environs de Babylone. Il va être le 11e et le dernier Roi de la Ière dynastie Amorrite. En 1595, il est attaqué par le Roi des Hittites Moursil I (ou Mursili, 1620-1590) allié au Roi Kassite du Hana. Babylone est prise, pillée et détruite. Moursil I met un terme à la dynastie Amorrite et fonde la 2e dynastie de Babylone qui ne durera qu'une vingtaine d'année. Il est à noter que des études sont en cours concernant la date exacte de la chute de Babylone, un décalage de soixante-dix ans est envisagé par certains spécialistes. Babylone va toute fois retrouver sa prospérité sous la longue dynastie kassite qui s'empare du pouvoir et va perpétuer les traditions Babyloniennes.
Les IIIe et IVe dynasties - La période Kassite - 1570-1025
Après le déferlement des
Hittites sur Babylone, les
Kassites, s'installent dans la
ville. Leur Roi Agum II (1598-1578 ou 1570-1521) fonde la IIIe dynastie
de Babylone. On ne sait pratiquement rien de la ville sous les Rois
Kassites. La date et les
conditions exactes de leur prise de pouvoir nous sont inconnues. Agum II comme
ses successeurs seront aussi Roi de
Mari et Roi d'Hana.
Il est le fils de Urzigurumash. Il ramène les statues de Marduk à Babylone et se
proclama Roi. Il a un enfant Burnaburiash I (ou Burna-Buriash ou
Bournabouriash, 1521-1502) qui lui succède. Il s'empare de la ville
d'Isin
et instaure la domination kassite sur le pays de Sumer.
Burnaburiash I assure son hégémonie sur toute la basse Mésopotamie, qui prend le nom de Karduniash (Babylonie).
Au XIVe siècle, les Rois Kassites font face à l’émergence d’un nouvel ennemi, l’Assyrie, qui domine la haute Mésopotamie. Un de ceux-ci Kadashman-Enlil I (1388-1369 ou 1388-1375) est connu comme contemporain du Pharaon Amenhotep III (1390-1353/52), sa tante (ou sœur ?) étant une des épouses du Pharaon. L'hostilité de Babylone envers l'Assyrie se manifeste dans des lettres retrouvées à Amarna que Kadashman a échangé avec le souverain d'Égypte.
À partir de Kadashman va commencer une lutte entre le Nord et le Sud de la Mésopotamie. Babylone va devoir accepter la suzeraineté de l’Assyrie. Puis est complètement soumise par l'Empereur Assur-Uballit I (1366-1330). Sous le règne de Kurigalzu II (1345-1324) Babylone se ressaisit. Celui-ci pourtant placé sur le trône par les Assyriens, il était l'arrière-petit-fils d'Assur-Uballit I, se rebelle contre ses "maîtres" et envahit l'Assyrie. Il sera arrêté tout près d'Assur. Kurigalzu II attaque ensuite l'Élam, qu'il conquiert, en 1330, mais cette région échappera quand même à la domination Babylonienne.
C'est le début de conflits chroniques, qui opposent Assur, pour l'Assyrie, Babylone et l'Élam. Ces luttes aboutissent à la fin du XIIIe siècle à la prise et au pillage de Babylone par l'empereur d'Assyrie Toukoulti-Ninourta I (ou Tuqulti-Ninurta, 1245-1208). Il fait prisonnier le Roi Kassite Kashtiliash IV (1243-1235) et se proclame Roi de Babylone. Il fait abattre les murailles de la ville et enlève la statue de Marduk et fait rédiger un grand texte célébrant sa victoire (Connu de nos jours sous le nom d’Épopée de Toukoulti-Ninourta). Il ne peut faire durer sa domination sur la région, qui est alors plongée dans une période très troublée. La domination Assyrienne provoque la révolte de l'aristocratie locale qui rétablit la dynastie Kassite. En 1203, le Roi Adad-Suma-Usur (1219-1189) se débarrasse définitivement des envahisseurs et fait un moment de l'Assyrie son vassal. En 1156, sous le Roi Enlil-Nadin-Ahhe (ou Enlil-Nâdin-Ahi, 1160-1153 ou 1160-1157), l'attaque de l'Empereur d'Assyrie Assur-Dan I (1180-1134) affaiblit la dynastie Kassite au point de la laisser sans défense devant l’invasion du Roi d'Élam Shutruk-Nahhunté I (1185-1153), qui subissaient depuis des années la suzeraineté Kassite. Les armées Élamites investissent à leur tour la Babylonie.
Shutruk-Nahhunté I s’empare de la capitale, la pille et emporte à son tour la statue de Marduk, ainsi que de nombreux objets prestigieux des cités de basse Mésopotamie. Shutruk-Nahhunté I donne à son fils Kutir-Nahhunte III (1153-1150) le soin de conserver le pouvoir Élamite en Babylonie en le nommant Gouverneur. Mais ce dernier doit retourner en Élam à la mort de son père pour lui succéder. Enlil-Nadin-Ahhe en profite et reprend son trône. Kutir-Nahhunte III envahit de nouveau la Babylonie et le dernier Roi Kassite, Enlil-Nadin-Ahhe est emmené captif en Élam en 1153 et tué, ainsi que les grands de son peuple. Ainsi prend fin, après plus de quatre siècles, la IIIe dynastie Kassite de Babylone, l'histoire continuant avec la IVe dynastie ou IIe dynastie d'Isin.
La IVe dynastie ou la IIe dynastie d'Isin - v.1153-1025
Après
la défaite de la dynastie
kassite
de Babylone face aux
Élamites,
le flambeau de la résistance Babylonienne est repris par des Rois qui sont
originaires
d'Isin.
La
IVe dynastie (ou Seconde dynastie d’Isin)
est fondée par un Prince
d’Isin Marduk-Kabit-Ahhe
(ou Marduk-Kabit-Ahêshu,
1153-1139).
Elle
marque la période d’affaiblissement de la Babylonie.
Shutruk-Nahhunté I
et
Kutir-Nahhunte III disparaissent
peu après la conquête de la région et leur successeur
Shilhak-Inshushinak I
(1150-1120)
continu un temps leur œuvre. L'Élam
reste un puissant empire militaire et il décide de s'attaquer au Nord où
l'
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Déesse Ishtar
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Son
successeur
Nabuchodonosor I
(ou
Nabou-Koudour-Ousour ou Nebuchadrezzar,
en
Akkadien Nabu-kudurri-usur, 1128-1103) décide d'attaquer le Roi
Élamite
Khutelutush-In-Shushinak (1120-1110). Il est repoussé une première fois, mais il réussit
à l'emporter dans un second temps et force ses adversaires à se retirer dans le
pays d'Anshan
jusqu’au Zagros. Cet exploit est rapporté dans une chronique.
Il réussit à envahir l'Élam et
quelques années plus tard, il rapporte de
Suse la statue de Marduk.
Nabuchodonosor I s'occupe alors d'étendre et
de fortifier les frontières, engageant Babylone dans un conflit de nouveau contre les
Assyriens.
La période de la dynastie d’Isin
est importante dans l’histoire de Babylone. Elle voit l'avènement du Dieu Marduk
à la tête des autres Dieux du panthéon Mésopotamien, avec la rédaction de
l’Épopée de la Création (Enūma Eliš ou Enuma Elish, est l'épopée Babylonienne de la création du monde. Le texte
est découvert au XIXe siècle dans les ruines de la bibliothèque
d'Assurbanipal à
Ninive),
qui raconte comment il est devenu Roi des Dieux. Ce récit fait alors de Babylone
une cité construite par les Dieux et située au centre du Monde.
Le petit-fils de
Nabuchodonosor I, Marduk-Nadin-Ahhe (1099-1081) arrive sur le trône. Il décide de
reprendre l'offensive et attaque
l'Assyrie.
Son adversaire
Téglath-Phalasar I (1116-1077) va non seulement le repousser, mais il envahit la Babylonie et
fait prisonnier Marduk-Nadin-Ahhe. Après cette défaite, son fils Adad-Apla-iddina (Roi 1068-1046),
doit résister aux assauts de tribus barbares. Cette dynastie
comme les précédente va succomber sous les assauts des nouveaux arrivants. À
partir de 1050 la Babylonie est submergée par les incursions des
Araméens,
auxquels vont s’ajouter plus tard celles des
Chaldéens.
À peine 25 ans plus tard, en 1025/1024, le dernier Roi de la
IIe dynastie d'Isin,
Nabu-Shum-Libur (ou Nabû-Shum-Libour, 1033-1025) est tué. La fin de son règne
va marquer pour Babylone le début d'un certain chaos et on va assister à des changements dynastiques fréquents.
Malgré les guerres c'est pourtant sous cette
dynastie que la cité assure définitivement sa suprématie religieuse et
intellectuelle grâce à une forte domination culturelle. C'est à cette époque que
sont écrit les deux grands textes littéraires du monde Babylonien :L'Épopée de
Gilgamesh et l'Épopée de la création (Enuma Elish). Des textes importants dans
les domaines de la divination et de la médecine sont aussi de cette époque.
Les dynasties V à IX -
Période de troubles et luttes contre l'Assyrie - 1025-626
Va suivre la Ve dynastie, ou dynastie du
Pays de la Mer. C'est un
Kassite
nommé Simbar-Shipak (1025-1007) qui prend le pouvoir et fonde la
dynastie. Celle-ci ne va survivre qu'à peine 20 ans, puisqu'elle s'éteint avec son troisième Rois
Kassu-Nadin-Ahhe (1007-1004) en 1004. Elle est remplacée par la VIe dynastie ou dynastie
de Bazu (ou Bazi). Elle est fondée par un cheik d'origine inconnue, nommé
Eulma-Sakin-Shumi (ou Elam-Shakin-Shumi, 1004-987), mais probablement issu d'une tribu
vivant dans la région entre le Tigre et l'Euphrate au niveau de Babylone. La
dynastie ne lui survivra que trois ans. Elle s'éteindra avec le Roi Sirikti-Suqmuna (984).
Lion de la Voie Processionnelle
La dynastie suivante, la VIIe
dynastie, est fondée par un soldat
Élamite, Mar-Biti-Apla-Usur (984-978) et n'a, elle aussi, que trois Rois : Nabu-Mukin-Apli (978-943)
et Ninourta-Kudurri-Usur II (942- ?) dont on ne connaît pas la date de la fin du règne puisque est créée, en 943, la VIIIe
dynastie, par Mar-Hiti-Ahhe-Iddina (ou Mar-Biti-Akh-Iddin, 943-942).
Cette dynastie sera plus longue que les deux précédentes, avec 14 Rois, mais le
pays n'en connaîtra pas pour autant une plus grande stabilité.
Par deux fois des
Empereurs Assyriens
prendront le titre de Roi de Babylone :
Shamshi-Adad V
(ou Samsi-Adad V) de 812 à 811 et
Adad-Nirâri III (ou Adad-Nerari) de 810 à 783. Ces
troubles politiques importants ne sont pas le seul fait de la Babylonie, mais
touche tout le Moyen-Orient de la fin du Xe siècle. En
Syrie et en Mésopotamie, on voit l'arrivée de plus en plus massive des
Araméens< qui finissent par fonder plusieurs royaumes sur le haut Euphrate et encerclent
l'Assyrie.
Représentation du Dieu Pazuzu
Ils parviennent jusqu'en Babylonie et Nabu-Mukin-Apli semble avoir été un des
premiers Rois à les avoir combattu. Il faut ajouter à ce climat politique les
attaques fréquentes d'autres tribus nomades sur les cités, comme les Sutéens,
déjà installés dans la région depuis un certain temps et les Gambuléens qui
sévissent dans les régions du Zagros les plus proches de Babylone. Enfin, en
Babylonie même, les
Chaldéens, qui deviennent rapidement très importants. Ceux-ci étaient divisés en maisons (bītu).
On en comptait cinq en Babylonie, avec trois plus importantes (Bīt-Yakîn, Bīt-Dakkuri, Bīt-Amukkani).
Les
Chaldéens s'installent progressivement dans l'extrême Sud et le
Pays de la Mer où il est très difficile de les attaquer. Ils deviennent de
plus en plus influents et renforcent leur puissance sous la domination
Assyrienne.
Chez ces derniers, en 912/911,
Adad-Nirâri II (912-891) arrive au pouvoir. Il soumet les cités
Araméennes du Tigre et conquiert une grande partie de
l'Ourartou.
Il lance ensuite une offensive en Babylonie où règne Shamash-Moudammiq (ou Samas-Mudammiq ou Shamash-Mudammiq,
942-900) qui venait de subir une attaque des
Élamites. Le Roi de Babylone suivant, Nabu-Suma-Ukin I (ou Nabû-Shuma-Ukin, 900-888)
contre-attaque, mais il est vaincu aussi par
Adad-Nirâri II.
Ce dernier se réconcilie ensuite avec Nabu-Suma-Ukin I et inaugure un protectorat
Assyrien sur la Babylonie
qui va durer deux siècles.
Représentation du Dieu Marduk
Grâce à cet accord, Nabu-Suma-Ukin I
réussit à repousser la frontière avec l'Assyrie
plus au Nord. Son fils et successeur Nabu-Apla-Iddina (ou Nabû-Apla-Idin, 888-855) renforce le pouvoir Babylonien,
face aux tribus de Sutéens. Ce sursaut de la cité est de courte durée, la ville doit faire face à une lutte
de succession lorsque son fils, le Roi suivant Marduk-Zakir-Shumi I (855-819),
manque d'être renversé par son frère. Il fait alors appel
à l'Empereur d'Assyrie
Salmanasar III
(859-824) pour résoudre la situation. Celui-ci l'aide à mater la rébellion et garder son trône.
Il poursuit même son offensive vers le Sud, pillant les tribus
Chaldéennes.
Alors que l'Assyrie
était en position de force, la situation se retourne quand l'Empereur
d'Assyrie suivant,
Shamshi-Adad V (824-810)
fait à son tour appel à Marduk-Zakir-Shumi I pour faire face à une révolte.
Le Babylonien l'aide à remporter la victoire et
devient son protecteur. Mais en 818, juste après la mort de Marduk-Zakir-Shumi I,
Shamshi-Adad V attaque à Babylone son fils et successeur Marduk-Balatsu-Iqbi
(ou Marduk-Balassu-Iqbi, 819-813). L'Assyrien
est vainqueur une première fois et en 813, il
lance une nouvelle attaque sur la Babylonie qui vient à bout du Roi Babylonien.
Un Babylonien nommé Bab-Aha-Iddina (ou Baba-Ah-Idin ou Bau-Akh-Iddin, 813-812) tente de mener la
résistance contre l'envahisseur, mais en 812 il est vite vaincu par
Shamshi-Adad V
qui prend le titre de Roi de Babylone.
Déesse Ishtar
Les premiers souverains de Babylone de la
IXe dynastie, vont avoir beaucoup de mal à rétablir l'ordre. Son fondateur, Nabonassar (ou Nabounatsir, 747-734)
prend le pouvoir en 747. Confronté aux
Chaldéens
et aux
Araméens, il demande de l'aide à l'Empereur
d'Assyrie
Téglath-Phalasar III (745-727)
La même année Nabu-Suma-Ukin III est vaincu à son tour par le Roi Chaldéen Nabu-Mukin-Zari (ou Nabû-Mukin-Zeri, 732-729) qui prend le trône de Babylone. Avec l'arrivée au pouvoir des Chaldéens, Téglath-Phalasar III perd le contrôle qu'il avait sur la cité. En octobre 729, il décide d'intervenir. Il attaque et renverse Nabu-Mukin-Zari et prend le titre de Roi de Babylone, sous le nom de Pulû. À partir de cette date, l'Assyrie est maîtresse de la Babylonie. En 727, à la mort de Téglath-Phalasar III, son fils Salmanasar V (ou Salmanazar, 727-722) lui succède, à la fois sur le trône d'Assyrie, mais aussi sur celui de Babylone où il prend pour nom Ulûlaiu (ou Ouloulaï ou Ululayu). Les Babyloniens vont organiser la résistance face à l'envahisseur. Ils vont être aidés par les Élamites, qui craignent la progression des Assyriens. À la mort de Salmanasar V, dans des circonstances encore inconnues, c'est le chef de la tribu Chaldéenne du Bīt-Yakîn qui va prendre le pouvoir.
Marduk-Appal-Idin II (ou Merodach-Baladan, 722-710 et en 703), petit-fils de l'ancien Roi Babylonien Eriba-Marduk (770-761), profite donc de la situation et porte la tribu Bīt-Yakîn à son apogée en reprenant le trône de Babylone. Il soumet toute la région, supprimant tous ses opposants. Le nouvel Empereur d'Assyrie, Sargon II (722-705), frère de Salmanasar V, n'intervient pas et laisse Marduk-Appal-Idin II tranquille. En 710, il change de politique et il attaque le Babylonien et son alliés Élamites le Roi Humban-Nikash I (ou Khumban-Nigash, 743-717). Il repousse ces derniers vers le Sud et s'empare de Dūr-Yakîn, la capitale du Bit-Yakîn, avant de se livrer au pillage de toute la région. Marduk-Appal-Idin II s'échappe et se réfugie en Élam. En 703, le Roi Élamite Shutruk-Nahhunté II (717-699) l’aide à reprendre Babylone, mais le Nouvel Empereur d'Assyrie Sennachérib (705-681), qui était aussi Roi de Babylone depuis 705, écrase la révolte et attaque les Élamites.
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Une tablette Phénicienne d'ivoire montrant la Déesse Ishtar
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Marduk-Appal-Idin II
s'échappe de nouveau. En 703, il profite d'une révolte de la ville de
Byblos
contre les Assyriens
pour s'allier à une énorme coalition formée sous l'impulsion des
Égyptiens et de son Pharaon
Chabataka
(ou Shabataka, 707/6-690), qui envoie un corps expéditionnaire commandé par
Taharqa, auquel viennent se greffer les Rois:
Cili-Bel (720-v.690) de
Gaza,
ceux d'Ashdod,
d'Édom,
d'Ascalon
(Ashkelon), Lulle
(ou Luli ou Elulaios, 729-694),
de Sidon
et Ézéchias (726-697)
de Juda
(Isaïe 30, 31; 36:6-9). Mais
Taharqa sentant
qu’il ne pourrait faire face aux troupes
Assyriennes
préfère retourner en Égypte
La coalition forte pourtant de près de 200 000 hommes est écrasée près de
Cition (ou Kition).
Sennachérib s'empare alors de
Sidon
et place son Roi sous contrôle d'un souverain
Tyro-assyrien.
Les autres cités
Phéniciennes ainsi
que les Rois de Moab,
Chemosh-Nabad (v.720), d'Édom
et d'Ashdod
se soumettent. Les Assyriens
entrent en Philistie,
ils déportent le Roi
d'Ascalon.
Sennachérib
défait définitivement la coalition dans la plaine d'Eltekeh (ou Elteqeh) en Palestine où il bat une armée
Égyptienne.
Dans le même temps il va confier le
trône de Babylone à des hommes de confiance. Il place d'abord le Babylonien Bel-Ibni
(703-700) qui a été élevé en
Assyrie. En 700, Marduk-Appal-Idin II
soutenu une nouvelle fois par lesÉlamites,
reprend le combat pour récupérer son trône et attaque Bel-Ibni. Son action provoque une nouvelle invasion de la Babylonie
par Sennachérib, qui le repoussent
encore. Il réussit à s'enfuir une troisième fois, dans les marécages du Sud d'où il ne revient plus jamais.
Sennachérib trouvant
que Bel-Ibni avait été incompétent lors de cette guerre, le
remplace par son fils aîné, Assur-Nadin-Shumi (ou
Assur-Nadin-Sumi, 700-693). Ce dernier ne tient que sept ans. Il est renversé en
693 par les Babyloniens qui le livrent au Roi
d'Élam Khallutush-Inshushinak II (699-693)
qui l'emmène dans son pays et le fait exécuter.
Deux Rois
Chaldéens vont alors se suivre sur le trône de Babylone pour des règne éphémères : Nergal-Usazib (ou
Nergal-Mushezib, 693-692), puis Musezib-Marduk (ou Mushezib-Marduk, 692-688).
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Représentation du Dieu Shamash trouvée à Sippar
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En 689/688,
Sennachéribcontrarié par la
résistance des Babyloniens et par la mort de son fils aîné, décide de porter un coup fatal à la cité. Il ordonne
le massacre et la déportation des habitants de la région, puis il pille et détruit la ville sainte. Il reprend à
son compte le titre de Roi de Babylone et il emporte à
Assur la statue de Marduk.
Sennachérib est assassiné
dans un temple par un de ses fils, Arad-Mulissu au cours d'une insurrection. Une guerre civile éclate en
Assyrie qui est gagnée par
Assarhaddon (681-669).
En Babylonie, dont il est aussi le nouveau Roi,
Assarhaddon tente de
regagner à sa cause le peuple. Il ordonne la reconstruction des grands monuments de Babylone, ainsi que la
restitution des terres perdues par les habitants au cours des guerres précédentes. Il passe un traité avec les
Mèdes pour combattre les
Élamites. À sa mort, le trône
d'Assyrie revient à son fils
Assurbanipal (ou
Assur-Banapliou ou Assourbanipal, 669-626) et le trône de Babylone à son second
fils Shamash-Suma-Ukin (ou Shamash-Shum-Ukin ou Saosdoukin ou Samas-Suma-Ukin, 669-650).
En 668, celui-ci ramène la statue
de Marduk à Babylone et semble avoir été adopté par la population. En 652, poussé par la rébellion des Babyloniens dont
il soutient la cause, il se révolte contre
Assurbanipal avec l'aide des
Chaldéens
et du Roi Élamites
Tammaritu II (648-647). Il est repoussé par son frère et les Princes voisins coalisés.
Assurbanipal va alors tenir
le siège de Babylone qui durera deux ans de 650 à 648. En 648, Shamash-Suma-Ukin, se suicide en incendiant son palais.
Après cette nouvelle révolte, la cité subit une nouvelle répression. La même année,
Assurbanipal donne le trône de
Babylone à un fidèle, Kandalanu (648-627). Lorsqu'ils meurent tous les deux en 627/626, une révolte de palais éclate
en Assyrie
qui annonce le déclin de l'empire
Assyrien. À Babylone trois Rois
vont suivre en un an : L'Assyrien
Assur-Etil-Ilani (627),
le Babylonien Sin-Sar-Lishir (627-626) et enfin
l'Assyrien
Sin-Sar-Iskun (626)
qui sera le dernier Roi de cette IXe dynastie.
La Xe dynastie,
la dynastie Chaldéenne - Période néo-Babylonienne - 626-539
À la mort d'Assurbanipal,
en 627, ses successeurs entrent dans une querelle de succession qui va être fatale à leur
royaume, tandis qu'à Babylone l'esprit de résistance est de plus en plus
fort et les partisans de plus en plus actifs.
En 625,
Nabopolassar (ou Nabou-Apal-Ousour ou Nabu-Apla-Usur ou Nabou-Apla-Ousour, 626-605), le gouverneur de
Babylone et peut-être de la région du
Pays de la Mer,
profite de ces troubles en
Assyrie pour s'emparer du pouvoir à Babylone.
Il fonde une nouvelle dynastie, dite néo-Babylonienne. Après quelques années de conflit, entre 614 et 610, il réussit
finalement à abattre l'Empire Assyrien,
avec l'aide du Roi Mède,
Cyaxare
(ou Ouvakhshatra ou OumaKishtar, 625-585). En 609, la Babylonie se libère de la domination
Assyrienne,
après une succession de révoltes dans la région qui ont sans doute affaibli
l'Assyrie.
Les murs de Babylone après leur
reconstruction
Nabopolassar et son fils
Nabuchodonosor II reconstruisent Babylone,
leurs règnes correspondent à une période de
profondes transformations de la ville.
La cité
compte à cette époque environ 80 000 habitants et s'étend de part et d'autre de
l'Euphrate sur 2 500 m d'Est en Ouest et 1 500 m du Nord au Sud. La ville est
alors la plus célèbre de toutes les cités du Proche-Orient. Le nom de "Babylone"
représente à cette période la Mésopotamie méridionale tout entière sous la forme de
"Babylonie". Plus tard encore, ce nom s'étendra à toute la Mésopotamie.
Avec
Nabuchodonosor II
(605–562), Babylone connaît son apogée. Il fonde l'Empire
Néo-Babylonien qui couvre
une grande partie du Proche-Orient des frontières de l'Égypte jusqu'au mont Taurus en
Asie Mineure et aux abords de la
Perse. Contrairement à l'Assyrie, qui
avait séparé la capitale politique
Ninive de la capitale religieuse
Assur,
l'Empire néo-Babylonien fait de Babylone le lieu où s'exerce le pouvoir royal et
religieux avec la résidence du Dieu Marduk.
Ce sont les travaux de
Nabuchodonosor II qui vont contribuer à l'image, légendaire de la ville,
reproduite par
Hérodote (Historien
Grec, v.484-v.425) qui décrit une
cité ceinte par des murailles de 90 mètres de hauteur. Les successeurs de
Nabuchodonosor II
ne réussiront pas à tenir l'empire qu'il a créé, qui va petit à petit
s'effondrer. Le dernier Roi de Babylone,
Nabonide (556–539) va même réussir à se mettre à dos une grande partie
des nobles du royaume.
Le 12 Octobre 539 (on trouve aussi le 6 Octobre,
Chronique de
Nabonide), le
Perse
Cyrus II le Grand
(559-529) s'empare de Babylone
par une attaque surprise
contre la porte d'Enlil au Nord-ouest de la ville,
sans rencontrer de résistance. La
cité et l'Empire tout entier tombe entre ses mains. Dès lors, Babylone perd son
indépendance.
Sous la domination
Perse, la ville devient capitale de la province
Perse de
Babirush (Babylonie).
La chute de Babylone,
par John Martin
Déclin
et destruction
La chute
du royaume Babylonien et la fin de l'indépendance politique ne signifient pas le
déclin de la cité. À deux reprises la ville va même se révolter contre les
Perses
et
Darius I
(522-486), en 520/519 puis en 514.
Darius I
finira par démanteler une partie des fortifications de la
ville.
Les conquêtes
Perse, puis
Macédonienne ne vont pas
entraîner de véritable rupture. Sous la domination
des
Perses
Babylone reste la ville la plus développée économiquement de la région et la
plus peuplée. De plus elle a rang de ville impériale et offre aux souverains
Perses
une résidence hivernale.
Babylone a toutefois définitivement perdu son
indépendance.
Le 01 octobre 331,
après la bataille de Gaugamèles
(près d'Arbèles), l'Empire
Achéménide tombe entre les mains
du Roi de
Macédoine
Alexandre le Grand (336-323). Des
négociations s'ouvrent entre
Alexandre et l'aristocratie de Babylone. La ville
se rend sans combats trois semaines plus tard et le
Satrape, Mazaios, en devient
le gouverneur.
Carte Babylonienne du monde
Mésopotamien
Alexandre ordonne la restauration
de l'Esagil se ralliant ainsi les Prêtres du culte de Marduk.
Il prévoyait d'établir Babylone comme capitale de
son empire. Les derniers mois de son règne semblent
consacrés à l'administration et à des travaux dans les alentours de la ville. Il
meurt à Babylone, le
10 (ou le 13) juin à l’âge de 33 ans.
La cité va alors connaître de nouvelles déprédations lors
des luttes entre les Diadoques. Le nouveau maître
de la Mésopotamie,
Séleucos I
Nikâtor, prend
Babylone en
312.
Il attacha moins d'importance à la cité qu'Alexandre
et
décida de fonder une
nouvelle capitale,
Séleucie du Tigre.
Pour se
faire, il n'hésita pas à utiliser des matériaux de constructions prit à
Babylone. Les Rois
Séleucides suivants furent
toujours respectueux de la cité. Ils restaurèrent certains de ses monuments et lui
laissèrent le statut de capitale provinciale, ce qui ne l’empêcha
malheureusement pas de
décliner. Antiochos IV Épiphane
(175-164) fit reconstruire le temple de Marduk et tenta d'helléniser la
cité. Il y construisit un théâtre (Appelé en
Akkadien "bīt tamartu"
"maison/lieu où on voit")
et un gymnase, ayant peut-être l'intention d'en
faire sa capitale ?.
Les
Parthes Arsacides prennent le
pouvoir en Babylonie entre 141 et 122.
Babylone est de nouveau endommagée au cours des
guerres qui opposèrent les
Séleucides
aux
Parthes. La
cité poursuit son déclin, mais reste le conservatoire de la civilisation
Mésopotamienne antique. Pline l'Ancien (Auteur et naturaliste Romain, 23-79)
écrit au début de notre ère que le temple continue à être actif, bien que la
cité soit en ruines. Il semble que la population commence à abandonner
définitivement la cité au IIe siècle ap.J.C.
Babylone est finalement détruite par l'invasion des
Sassanides au IIIe siècle
ap.J.C. C'est alors une civilisation trois fois millénaire qui s'éteint.
La ville
Dès sa
fondation la ville s'étend des deux rives de l'Arahtu (Un bras alors secondaire
de l'Euphrate) avant d'en devenir le lit principal au
Ier
millénaire. Les restes de la ville
que l'on peut observer aujourd'hui sont ceux de l'époque de
Nabuchodonosor II
(605-562) à
Nabonide (555-539). La cité était
entourée d'une gigantesque muraille, elle renfermait dix quartiers dont six
situés sur la rive Est et quatre sur la rive Ouest de l'Euphrate. La partie Est
de la ville, sur la rive gauche, était nettement plus étendue. Dans les
quartiers Ouest se trouvaient les temples "les quartiers sacrés".
Différentes interprétations
des Jardins Suspendus de Babylone
Dont au centre le temple de Marduk, l’Esagil, qui était bordé par sa
ziggurat au nom d'Etemenanki "La maison fondement du ciel et de la terre". Cette ziggourat, à l'origine, était haute de sept étages disposés en gradins et
surmontés d'un temple, soit une hauteur totale de près de quatre-vingt-dix
mètres. Il ne subsiste plus rien de la construction hormis son empreinte au sol.
L’autre grand temple de la Babylone
Amorrite
était consacré à la Déesse Ishtar. Puis au centre de la ville on pénétrait dans la "ville
intérieure", située elle aussi de part et d'autre de l'Euphrate. Cette dernière était protégée également par un double rempart. On y accédait par huit portes, dont on
n'a retrouvé les emplacements de quatre.
La plus connue est la "porte
d'Ishtar" qui mesurait quarante-huit mètres de long sur
une hauteur de plus de quinze mètres. Elle était protégée par deux tours. Tous
ses murs extérieurs étaient décorés de reliefs représentant des rangées de
taureaux (Dieu Hadad) et de dragons serpents (Dieu Marduk). Sur la rive droite
s'étendait un parc, appelé "le jardin de l'abondance". La voie processionnelle
menait de la porte d'Ishtar, au Nord à la ziggourat Etemenanki.
Nos sources
proviennent uniquement des archives de
Mari. Elles nous apprennent que
le palais de Babylone à l'époque
Amorrite est conçu avec une seule
grande porte et comporte plusieurs bâtiments répartis autour d'une large cour
arborée. Les principaux palais Babyloniens du site aujourd'hui dates de l'époque de
Nabuchodonosor II, ce sont ceux appelés
: Palais Nord, Palais Sud et Palais d'Été.
Au sud se trouvaient les quartiers commerciaux qui servaient de quartiers
résidentiels aux notables et aux commerçants. On y a retrouvé des
archives privées, datant des règnes de
Samsou-Ilouna (1750-1712) et de ses successeurs.

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Pour plus
de détails voir :
La Période néo-Babylonienne.



La ville sous la période néo-Babylonienne
La vieille ville, proche du fleuve est constituée de rues sinueuses et étroites. Puis ont été rajouté au Nord-est de la cité, des quartiers qui se caractérisent par de grandes avenues se coupant à angles droits. Les contrats de vente des maisons située sur ces axes de circulation s'appellent "Mutaq sharri u ilani" (Voie de passage du Roi et des Dieux). Il s'agit de grandes voies processionnelles. La plus célèbre est "Ay-ibour-shabou" (Puisse l'ennemi arrogant ne pas réussir). Elle part de la porte d'Ishtar et va jusqu'a l'enceinte extérieure de l'Esagil. Les dalles qui pavent le sol de cette rue sont au nom de Nabuchodonosor II. Le long de la rive gauche un quai en brique et une muraille protège les deux palais du Roi (Nord et Sud) ainsi que le quartier des temples et le quartier commercial.
Un pont en dur, fait de bois et briques
cuites, permet de relier l'Esagil et l'Etemenanki de chaque côté des deux rives.
Afin d'éviter les inondations et de protéger la ville Nabuchodonosor II fait
construire un énorme écueil en brique chargé de briser la force du courant et de
contraindre le fleuve à faire un coude. La ville compte au total plus de 40
temples autour desquels se rassemblent les maisons des notables et des membres
des divers clergés. Les fouilles dans le quartier de Shu-an-na montrent que
certaines maisons atteignaient parfois 400 m².
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La "légende" des Jardins Suspendus
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Littérature et Sciences
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Bibliographie
Pour d'autres détails
sur la ville et son histoire voir les ouvrages de :
William Foxwell Albright :
- A Babylonian geographical treatise on Sargon of Akkad's Empire, pp. 193-245, Journal of the American
Oriental Society 45, 1925.
Pierre Amiet :
- Sumer, Assur, Babylone, Musée du Petit Palais, Association française d'action artistique, Petit Palais, Paris, 1981.
Béatrice André-Salvini :
- Le code de Hammurabi, Musée du Louvre, Collection Solo, N°27, Paris, 2003.
Kemal Balkan :
- Studies in Babylonian feudalism of the Kassite period, Undena Publications, Malibu, 1986.
Jean Bottéro et Marie-Joseph Stève :
- Il était une fois la Mésopotamie, Gallimard, Collection Découvertes, Paris, 1993.
Jean Bottéro et Barthel Hrouda :
- L'Orient ancien : Histoire et civilisations, Bordas, Paris, 1991 - En Allemand :
Der Alte Orient : Geschichte und Kultur des alten Vorderasien, Orbis-Verl, München, 1991-1998.
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- Babylonia under the Assyrian Empire, 745-627 B.C., in M.T. Larsen
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- Babylonia c. 1000-748 B.C., n J. Boardman et al. (eds), pp. 282-313, The
Cambridge Ancient History 3, part 1, Cambridge, 1982.
Dominique Charpin :
- Hammu-rabi de Babylone,
PUF, Paris, 2003.
Georges Contenau et Kathleen Rachel Maxwell Hyslop :
- La vie quotidienne à Babylone et en Assyrie, Hachette, Paris, 1950-1954.
Georges Contenau, Edward Chiéra et Georges Glenn Cameron :
- Les tablettes Babyloniennes : Ce qu'on écrivait sur l'argile, Payot, Paris, 1939-19340.
Édouard Paul Dhorme :
- Les religions de Babylonie et d'Assyrie,
PUF, Paris, 1945.
Grant Frame :
- Rulers of Babylonia : From the second dynasty of Isin to the end of Assyrian domination (1157-612 BC),
University of Toronto Press, Toronto, 1995.
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- The royal inscriptions of mesopotamia, Early periods, Old Babylonian period, 2003-1595 B. C v. 4,
Royal inscriptions of Mesopotamia, University of Toronto Press, Decembre 1990.
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- Bagdad, Babylon, Ninive, F.A. Brockhaus, Leipzig, 1918.
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- Les Assyriens et les Babyloniens, Trésors d'une civilisation ancienne, Éditions :
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- A History of Babylonia and Assyria, Lost Arts Media, 2003.
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- Babylone : Ninive et le monde assyrien, Minerva, Genève, 1975.
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- Le monde d'Ur, Assur et Babylone, Buchet/Chastel, cop. Paris, 1957.
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