Le Sumer et l'Akkad

Les Royaumes Amorrites :

Mari

Les Kassites, les Araméens

 

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 Pour plus de détails voir aussi : Babylone - Eshnunna - Larsa - les Amorrites

 

 

Nom et localisation

 

   Mari (ou Ma-Uru-Ki ou Ma-Ri-Ki ou Me-Ra-Ki ou Ma-Eri-Ki - C'est cette dernière dénomination qui devrait prévaloir selon les spécialistes Thureau-Dangin et Thorkild Jacobsen) est une ville du moyen Euphrate située dans une plaine et est aujourd'hui identifiée au site Tell Hariri dans le Sud-est de la Syrie qui n'était pas un endroit prévu pour qu'il s'y développe une telle ville. La région, que traverse l'Euphrate, est inadaptée à l'agriculture en raison de l'insuffisance d'eaux pluviales qu'elle possède. La culture n'a pu être possible que grâce à l’aménagement d’un réseau d’irrigation. Un canal directement relié à l'Euphrate assurait l'approvisionnement de la cité en eau et permettait aussi aux bateaux de venir se ravitailler jusqu'au port. La prospérité de la ville sera étroitement liée au contrôle du commerce qui empruntait la vallée de l’Euphrate, venant de Syrie, du fleuve Khābūr (ou Habur, actuelle Haut Djézireh) et la plaine Mésopotamienne et dont Mari percevait les taxes sur le trafic fluvial. Sur la rive gauche, un canal de 120 km de long devait, selon Jean Claude Margueron, permettre la remonté du fleuve par halage, reliant l’axe du Khābūr à l’axe euphratique, à une dizaine de kilomètres en aval de Mari. Mais ce dernier point fait l'objet de débats. La cité était entourée par une digue destinée à la protéger des très grandes et exceptionnelles inondations et elle était protégée par un rempart, épais de 6 m, flanqué de tours. Mari est surtout connue pour son splendide palais du IIe millénaire et grâce aux excavations entreprises depuis 1933 par l'archéologue Français André Parrot, puis par Jean-Claude Margueron.

 

 

 

Statuette représentant le Roi Lamgi-Mari - Musée du Louvre

L'histoire.......

 

Les  dynasties  archaïques  - 2900-2400

 

   La cité de Mari est attestée dès le IIIe millénaire. Elle a été fondée au XXIXe siècle (Autour de 3000 selon certains spécialistes) selon un plan approximativement circulaire de 1300 m de diamètre. On ne sait que très peu de chose concernant cette période. La ville devait déjà avoir acquis une certaine importance car elle est mentionnée dans la Liste royale Sumérienne comme celle d'où était issue la Xe dynastie après le Déluge. Cette première ville semble avoir été complètement abandonnée vers 2650 pour des raisons inconnues. Les premières mentions historiques de la cité apparaissent dans les textes d'Ebla. Elles remontent à vers 2550 où deux Rois sont attestés : Lougal-Ansud (ou Lugalansud, v.2550-v.2520) qui aurait régné trente ans et qui semble avoir bataillé contre la cité d'Adab et son Roi Nin-Kisalsi pour le monopole sur le Sumer.

 

   Son fils Lougal-Tarzi (Lugaltarzi, v.2520v.2500) lui succède mais dont on ne sait pratiquement rien. Ce qui est sur c'est que ces deux Rois ont donné à la ville une certaine prédominance sur le Sumer. L’importance des travaux architecturaux menés dans la cité et la qualité des sculptures, nous indique que cette période a été particulièrement éclatante. Suivent quatre Rois, mais aucun des noms de ces derniers ne sont complets, qui vont voir leur pouvoir s'effriter. Le total des années de la domination de Mari sur la région s'étend sur cent trente-six ans, puis la royauté repasse à Kish avec la Reine Ku-Baba la Cabaretière (ou Kubaba, v.2410-v.2400). À cette période a dû être édifiée l'Enceinte Sacrée (Dédié à une divinité inconnue), les temples : d'Ishtar, de Nini-Zaza, celui au Dieu Shamash et la terrasse connue sous le nom de "massif rouge".

 

  On y a retrouvé de très nombreuses statuettes en albâtre représentant le Roi Lamgi-Mari (v.2480-v.2450) ou l'intendant Ebih-Ill. La ville va suivre ensuite l'histoire de la Mésopotamie. Le Roi d’Oumma Lougal-Zaggesi (ou Lugal-Zaggisi, 2340-2316), qui a conquis tout le pays de Sumer, créant ainsi le premier "Empire Sumérien" prend la ville et la met à sac. Mari est ensuite intégrée dans l'empire d'Akkad du Roi Sargon le Grand (2334-2279) et devient une cité florissante. L'arrivée au pouvoir du Roi d'Akkad Naram-Sin (2255-2218) voit le soulèvement général de toutes les provinces, de la Syrie à l'Élam. Il va mater férocement la rébellion et soumet Mari qui avait participé à cette grande révolte.

 

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L'intendant Ebih-Il, dignitaire du

royaume de Mari, v.2400 - 

Musée du Louvre

La  dynastie  des  Shakkanakku - 2300-1200

 

   Avant la fin de la période de domination des Rois d'Akkad, la ville profite de la faiblesse de ces derniers et se rend indépendante grâce à une dynastie, issue des anciens gouverneurs de la ville, dite "Dynastie des Shakkanakku" (ou šakkanakku "gouverneur militaire"). Ce titre avait été conféré par Naram-Sin, après sa victoire, au responsable de la cité. Il apparaît pour la première fois dans l'inscription de l'obélisque de Manishtutu. Cette dynastie va diriger la ville jusque vers 1820. C'est donc une prédominance des Shakkanakku de plus de quatre siècles, dont l'histoire nous est pratiquement inconnue en raison de la rareté des sources écrites, même si de nombreux noms de Rois sont identifiés, dont les plus notoires sont : Shu-Dagan (v.2205-v.2200) et Ishme-Dagan (v.2200-v.2180), Shtub-El (v.2150), Turâm-Dagan, Puzur-Ishtar (v.2050), Hitlal-Erra (v.2000) et le 13e et dernier Roi de la dynastie dont nous avons un nom est Hanun-Dagan (v.1990).

 

   Sous le règne de ces souverains de très grands travaux sont engagés. Le deuxième Grand Palais royal est édifié à l'emplacement du précédant, mais avec une nouvelle architecture, sauf pour l'Enceinte Sacrée qui conserve son plan originel et son rôle religieux. Un autre palais plus petit est construit à l'Est des temples. Si l'on se base sur cette importance architecturale et les sources archéologiques, la période des Shakkanakku aura été pour Mari spécialement brillante. La dynastie s'effondre probablement dans le courant du XXIe siècle. On ne sait pas comment elle disparaît la période couvrant le XXe siècle étant très obscure, on voit simplement émerger plus d'un siècle et demi plus tard après Hanum-Dagan, la Dynastie Amorrite vers 1830.  

 

La  dynastie  Amorrite

 

   C'est au cours des siècles suivants, les premiers du IIe millénaire, que Mari parvient à l'apogée de sa puissance. Le premier Roi attesté est Yaggid-Lim (1830-1820 ou 1825-1815). Il est le fondateur de cette dynastie qui durera jusqu’à son écrasement par le Roi de Babylone Hammourabi (1793-1750). Yaggid-Lim régnait à Terqa (ou Tirqa, Tell Ashara aujourd'hui), à quelques kilomètre de Mari et c'est son fils Yahdun-Lim (ou Yasdun-Lim ou Iahdun-Lim ou Yakhdun-Lim, 1820-1798 ou 1815-1796 ou 1810-1793) qui va s'emparer de la cité sur le dernier des Shakkanakku. Des textes datant de la fondation du temple de Shamash et ceux du disque inscrit retrouvé dans le palais, nous indiquent que Yahdun-Lim aurait régné une vingtaine d'années.

 

   Il mène une politique extérieure très active pour étendre son royaume vers l'Ouest, jusqu'aux côtes de la Méditerranée. Il soumet Terqa et Tuttul, puis il se tourne vers le triangle du Khābūr (ou Habur, l'actuelle Haut Djézireh, Nord de la Mésopotamie), au Nord où il vassalise le petit royaume Hourrite constitué autour des villes de Nagar et d'Urkesh. Puis il se heurte au Roi d’Ekallāté (ou Ekallatum), futur Empereur d'Assyrie, Shamshi-Adad I (ou Samsi-Addu, 1814-1775) qui cherchait à s'y implanter. Il semble qu'il soit sorti vainqueur de ce conflit. Il signe avec le Roi d'Eshnunna Ibiq-Adad II (v.1850-v.1810) un pacte de protection mutuelle. L’influence culturelle d’Eshnunna sur Mari est alors très importante et se traduit à Mari par l’adoption des même codes d’écriture que ceux des scribes d’Eshnunna et Yahdun-Lim doit accepter la suzeraineté d'Eshnunna. Il meurt, semble t-il, suite à une révolte provoquée par ses serviteurs. Son fils (ou frère selon les spécialistes), Sumu-Ianam (ou Sumu-Yaman ou Samsi-Addu, 1798-1796 ou 1796-1794 ou 1793-1792) lui succède. Il ne règne que deux ans, il est détrôné par Shamshi-Adad I, nouveau maître de la région.

 

 

Statue d'un personnage assis, provenant du temple d'Ishtar - 

Musée de Damas

   Celui-ci confie, en 1790, le gouvernement de la ville et de sa région à son fils cadet Iamash-Adad (ou Iasmakh-Addu ou Yasmakh-Addu ou Jasmah-Addu, 1796-1776 ou 1790-1775). Son nom signifie "Addu entend" en Amorrite. Son règne nous est bien connu grâce à sa correspondance retrouvées dans les archives du palais royal de Mari. Bien que le Roi de la cité soit Iamash-Adad c'est essentiellement Shamshi-Adad I qui s'occupe des affaires politique, Iamash-Adad étant d'une personnalité assez faible. Shamshi-Adad I entretient des rapports tendus avec le Roi d'Alep Sumu-Epukh (?-1781). Il choisit de passer alliance avec le Roi de Qatna, Isbi-Adad (ou Ishbi Adad ou Ishkhi-Addu), dont la fille, Beltum, a épousé Iamash-Adad.  Le Roi d'Alep se retrouva alors prit entre ces deux adversaires.

 

   Une guerre éclata, qui ne vit aucun vainqueur. Iamash-Adad n'avait pas un tempérament guerrier et ne dirigea jamais ses troupes, à l'inverse de son frère aîné. Cette situation dura jusqu'à la mort de Shamshi-Adad I en 1775, à ce moment les anciens Rois de Haute-Mésopotamie, qui avait été chassés par Shamshi-Adad I, en profitèrent pour reprendre leurs anciens domaines, que Iamash-Adad fut incapable de défendre. Il ne put se maintenir longtemps au pouvoir. Le trône de Mari fut usurpé par Ishar-Lim, gouverneur de la province Assyrienne du haut Khābūr (ou Habur) pour le compte d'Iamash-Adad. Le fils et successeur de Sumu-Epukh, Iarim-Lim I (1780-1765) apporta alors son soutien à Zimri-Lim, descendant de la famille régnante de Mari.   

 

La  fin  de  Mari

 

   Zimri-Lim (1775-1761 / 1760) le fils de Yahdun-Lim, réussit à reprendre Mari et à faire fuir les Assyriens. une fois monté sur le trône il doit choisir entre être le vassal d'Alep ou d'Eshnunna, comme son père avant lui. Il choisit le premier, qui l'a aidé à reprendre Mari et se retrouve en conflit contre le second, qui suscite une révolte des Benjaminites. Zimri-Lim sort vainqueur et renforce ainsi son pouvoir. Il cherche alors à reconstruire le royaume de son père et se rend maître rapidement d'une partie de l'ancien royaume Assyrien de haute Mésopotamie. Mais doit être en lutte perpétuelle, dans se petit "empire" qu'il s'est constitué, contre les nomades Benjaminites et des vassaux révoltés, comme le Roi d'Eshnunna Ibal-Pi-El II (1779-1766). Celui-ci a conquis les autres villes de l'ancien royaume Assyrien et s'est retourné contre Mari. En 1766, Zimri-Lim décide de s'allier avec le Roi de Babylone Hammourabi (1793-1750) qui lui aussi mène une politique expansionniste et ils écrasent le Roi d'Eshnunna.  

 

   En 1764, le Roi d'Élam Siwe-Palar-Khuppak (1770-1745) attaque Eshnunna, Zimri-Lim plus les troupes d'Hammourabi écrasent les Élamites à Hiritum. En 1763, Zimri-Lim aide Hammourabi lors de sa campagne contre le Roi de Larsa Rîm-Sin I (1822-1763), qu'ils battent et prennent la ville. Le Palais de Mari atteint sa plus grande extension avec trois cents salles et cours (Sur 2500 ha) sous le règne de Zim-Lim qui porte la ville à son apogée. Grâce aux archives retrouvées dans ce palais, l'administration du royaume de Mari est bien connue, même si certains aspects restent obscurs. Zimri-Lim réorganise l'administration en nommant aux plus hauts postes des proches. À la tête du royaume se trouve le Roi (Sarrum) qui dispose d'une administration centrale.   

 

Tablettes des archives du palais royal de Mari,

datant du règne de Zimri-Lim - Musée du Louvre

 

   Le plus important dignitaire est le Vizir (Sukkallum). Le Sandabakku a pour rôle de contrôler l'économie du royaume. Zim-Lim divise le royaume en quatre provinces, autour des villes Qatturan, Saggaratum et Terqa et Suhum, qui disposait d'un statut à part. À la tête de la province se trouve un Gouverneur (Sapitum). Sans que l'on n'en connaisse aujourd'hui les raisons, en 1761/1760, Hammourabi se retourne contre son ancien allié. Il attaque et prend Mari et en 1759, il rase la ville après l'avoir pillée. Zim-Lim disparait alors complètement, il est le dernier Roi de Mari et son royaume est morcelé. Zim-Lim épouse Dam-Hurasim une Princesse du Qatna et Shiptu la fille du Roi du Yamkhad (Alep) Iarim-Lim I (ou Yarim-Lim, 1780-1765) ou du Roi Sumu-Epukh (ou Sumu-Epeh, ? -1781), les sources sont incertaines.

 

   La partie Nord est annexée par Hammourabi et il se forme dans la vallée de l’Euphrate un petit royaume, le Hana, avec pour capitale Terqa (ou Tirqa, Tell Ashara aujourd'hui). Hammourabi frappe la ville d'interdit, si bien que personne ne revient l'occuper. Un nouvel établissement y serait fondé à l'époque néo-Assyrienne, qui deviendra le chef-lieu de la province de Suhu.  L'anéantissement de Mari met fin à son existence et elle disparaît pour un temps de la scène politique. Le Roi de Babylone transfère les richesses du palais puis décide sa destruction totale. 

 

Le  site  archéologique

   

   Le site archéologique de Mari (Tell Hariri) est situé à onze kilomètres d'Abou Kémal et à une dizaine de kilomètres de la frontière Irakienne. La cité est située en retrait par rapport au fleuve. Il est surtout connu pour son splendide palais du IIe millénaire et grâce aux excavations entreprises depuis 1933 par l'archéologue français André Parrot, puis par Jean-Claude Margueron. Le site de Tell Hariri, par le nombre de tablettes découvertes et leur contenu, est d'une importance capitale pour notre connaissance de la Mésopotamie du début du IIe millénaire.

 

 

Mosaïque provenant du temple (Dynastique archaïque) de Shamash à Mari. Elle représente peut-être le sacrifice

d'un bélier -  Musée de Damas

  Les fouilles nous montrent que Mari prend de l'importance au IIIe millénaire, mais cette période est mal connue car elle est recouverte par les niveaux plus récents.  Une digue entoure la cité pour limiter le risque d'inondation. Un canal permet son approvisionnement en eau et l'accès au port de la ville. La ville est défendue par un rempart de 1300 mètres de diamètre. Hormis quelques maisons, rien ne subsiste de cette époque.

 

   On a cependant retrouvé des objets en bronze de très belle qualité, attestant d'une pratique développée de la métallurgie à Mari. Un temple dédié à Ishtar a été exhumé dans la partie Ouest du tell principal. Plusieurs autres temples sont regroupés vers le centre du tell. Ils sont dédiés aux divinités : Ishtarat, Ninhursag, Ninni-Zaza et Shamash.

 

  Ce dernier est un monument massif de briques rouges, appelé par l'archéologue André Parrot, le "massif rouge", ce serait la base d'une première ziggourat, une haute terrasse soutenant un temple. Juste à côté, se situe un bâtiment dit "enceinte sacrée", constitué d'un ensemble de petites pièces entourant un espace central. Au cœur du secteur sacré, une nouvelle haute terrasse se dresse, avec le temple "aux Lions".

 

  À l'époque de la dynastie Sakkanakku, un grand rempart en briques crues entourait la cité et la ville a subie de grandes rénovations. À cette époque aussi : Le grand palais royal est rebâti selon un nouveau plan, seule l’Enceinte sacrée reste de l'époque précédente. Un second palais a été construit, pour servir de résidences à des membres de la famille royale (Ou au Roi lui-même). Au sous-sol, deux grandes hypogées devaient abriter les tombes de la famille royale, mais elles ont été pillées. Certains temples sont rénovés. Un nouveau temple, dit "temple aux lions", est bâti, associé à une haute terrasse. On n'a jamais retrouvé le temple d'Itur-Mêr, la divinité protectrice de Mari.

 

Le  Palais

 

   Le Grand palais royal de Mari, également appelé palais de Zimri-Lim, a été découvert dans les années 1930. Sous ce grand palais de Zimri-Lim demeuraient plusieurs palais qui avaient été successivement les résidences des souverains de la cité lors des dynasties archaïques. Sous la dynastie des Shakkanakku un nouveau palais est construit sur les ruines des vieux palais, sur des plans nouveaux, sauf pour l'enceinte sacrée qui conserve son plan originel et son rôle religieux. De cette nouvelle construction date la cour des Palmes, par laquelle on accédait à la salle du trône. Sous le règne de ces souverains de très grands travaux sont engagés. Le Grand Palais royal va atteindre son apogée sous le Roi Zimri-Lim. Il est édifié à l'emplacement du précédant. Son emplacement atteint plus de trois hectares et quelque trois cents salles ou cours ont été dénombrées. Comme il est prouvé que le palais possédait un étage (Dont une partie était peut-être occupée par des terrasses), il faudrait peut-être doubler ce nombre de pièces.

 

Fresque du palais de Zimri-Lim

   Le palais était le centre administratif et économique du royaume, c'est pourquoi il y a été retrouvé une grande partie des 20 000 tablettes qui permettent de connaître la politique et de la vie des habitants de Mari à cette époque. Les textes étaient rédigés en Akkadien. Il n'a été retrouvé ni ouvrages littéraires ni textes de caractère fiscal. Le Palais constituait à la fois le siège du pouvoir politique, la résidence du Roi et de sa famille avec leurs courtisans et domestiques. 

Il comprenait :

La Maison du Roi avec les réserves, les cuisines, le secteur du personnel et le quartier administratif.

La Seconde Maison qui abritait les Reines et le personnel féminin, les réserves et le quartier du personnel.

Le quartier des temples à l'emplacement de l'ancienne Enceinte Sacrée.

Le secteur des grandes réserves, dans la partie Sud du bâtiment.

Des emplacements pour les cérémonies officielles qui se déroulaient dans la "cour du palmier", dans la salle du trône et la salle du culte des ancêtres.

Dans ce palais ont été retrouvées les plus anciennes peintures murales de sacrifice, d'offrande de l'eau et du feu et scène de l'investiture. Les statues et les objets retirés de l'ensemble du site sont en nombre très important et témoignent d'une grande qualité tels que les statues : De "l'Adorante" (Musée du Louvre) et de la "Grande Chanteuse" Ur-Nina (Musée de Damas), celles d'Idi-Ilum (Musée du Louvre), du Prince Ishtup-Ilum et de la Déesse "au vase jaillissant" (Musée d'Alep).

 

Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur le Royaume voir les ouvrages de :

 

Mildred Freed Alberg et Fred Warshofsky :

- The royal archives of Ebla, WMUL, PTV Publications, Kent, Ohio, 1980.

Jean Marie Durand :

- Mari, Ebla, et les Hourrites : Dix ans de travaux, Editions Recherche sur les civilisations, Paris, 1996.

Paul Francois :

- Tell Hariri, Imprimerie Roto-Sadag, Genève, 1936.

Jean Margueron :

- Akh Purattim : Rapports de fouille, Mari 1994 et 1995, Terqa 1991 et 1992, Maison de l'Orient et de la Méditerranée, Lyon, 2007.

Gérard Nicolini :

- Les ors de Mari, Mission archéologique française à Tell Hariri / Mari, vol. 7., Institut français du Proche-Orient, Beyrouth, 2010.

André Parrot :

- Mari, Ides et Calendes, Neuchatel, 1953.

- Mission archéologique de Mari, Paul Geuthner, Paris, 1956.

- Le temple d'Ishtar, éditions Institut Français, Paris, 1956. 

- Les temples d'Ishtarat et de Ninni-zaza, Paul Geuthner, Paris, 1967.

- Mari, Capitale Fabuleuse, Payot, Paris, 1974.

André Parrot et Georges Dossin :

- Archives royales de Mari, Imprimerie nationale, Paris, 1950-2005.

Yuhong Wu :

- A political history of Eshnunna, Mari and Assyria during the early Old babylonian period : From the end of Ur III to the death of Šamši-Adad, Institute of History of Ancient Civilizations, Northeast Normal University, Changchun, 1994.

 

 Pour plus de détails voir aussi : Babylone - Eshnunna - Larsa - les Amorrites

 

 

 

Le Sumer et l'Akkad

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