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Pour plus de détails voir aussi : - L'Empire paléo-Assyrien |
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Téglath-Phalasar III (ou Tiglath-Pileser, 745-727) est le dernier fils d'Adad-Nirâri II. Quelques spécialistes avancent qu'il ne serait pas le frère des trois souverains précédents, mais un usurpateur sans relation du tout avec la précédente maison royale. Ancien gouverneur de Nimrud (Kalkhû), Pulû (ou Téglath-Phalasar) aurait été un général qui a pris un nom de règne Assyrien afin d'être plus légitime vis à vis de ses deux prédécesseurs. Il s'appelle lui-même fils d'Adad-Nirâri III dans ses inscriptions, mais il n'est pas certain que cela soit véridique. Il monte sur le trône au milieu de la guerre civile. La liste Éponyme Assyrienne dit "Sur le treizième jour du mois de Airu Tiglath-Pileser a pris son siège sur le trône", à la suite d'un coup d'État sanglant où la famille royale est abattue.
Son nom en traduction signifie "Ma confiance est l'héritier de Ešarra". Il est inscrit sous différentes formes dans les documents historiques : La Bible l'enregistre comme Tiglath-Pilneser (Chroniques 28:20) et aussi comme Pûl (ou Pûl - Chroniques 5:26 et Rois 15:19,20). Cependant, aucune de ces sources ne sont contemporaines de l'époque du souverain, donc il reste incertain que le nom de Pûl n'ait jamais été utilisée au cours de la vie de l'Empereur. Il est donc aussi incertain de le rapprocher de Pulû son nom de Roi à Babylone. Il inaugure une période d'expansion, qui assurera pendant plus d'un siècle la domination de l'Assyrie. Il est considéré comme le véritable fondateur de ce nouvel empire Assyrien qu'il étend, en 745, jusqu’en basse Mésopotamie où les principales villes se soumettent.
Il descend jusqu'à
Nippur
et se fait couronner "Roi de
Sumer et d'Akkad".
En 744, il mène
campagne dans le Zagros. Après plusieurs
campagnes victorieuses il
annexe en 743/742 la
Syrie où il chasse les
En 737/736, il asservit
le pays des
Mèdes.
Puis il s’attaque à l’
Il se prémunit des Égyptiens en occupant la Palestine. Il se laisse tenter par les richesses de Babylone et en octobre 729 il prend la ville et s’en proclame Roi (729-727) sous le nom de Pulû (ou Pulu). Il fait de l’Assyrie un empire puissant où ces vassaux devaient payer un tribut qui enrichit économiquement l’Empire. La Commagène, Damas, Tyr, Sidon, Byblos, Karkemish, Hamath, Gourgoum, Mélid, des villes de Cilicie ainsi que le royaume de Saba du Roi Mukkarib Yâthiamar lui font des présents. La politique extérieure de l'Assyrie devient systématique : Écrasement de l'adversaire, déportation des Rois vaincus (Remplacés par des gouverneurs Assyriens), déportation massives des populations (Plus de 350 000 lors de son règne) pour punir les rebelles et peupler des villes nouvelles procurant ainsi de la main-d'œuvre. Il met en place plusieurs réformes destinées à différents secteurs de l'État Assyrien. La première de ces réformes est faite pour contrecarrer les pouvoirs des hauts fonctionnaires, qui pendant le règne de ses prédécesseurs étaient devenus extrêmement importants.
Ces hauts dignitaires, comme Shamshi-t II (ou Šamši-t) qui était commandant en chef de l'armée depuis l'époque de Adad-Nirâri III, menaient souvent leurs propres campagnes et érigeaient leurs propres stèles commémoratives, sans évoquer du tout l'Empereur. Il redécoupe l'empire en provinces plus petites, ce qui entraîne une baisse de leurs ressources, les empêchant de mener une révolte.
Les provinces sont dirigées par des gouverneurs, dont la plupart étaient des eunuques. Il réorganise l'armée qui devient une armée de métier avec des bataillons spécialisés, ajoutant aussi des éléments étranger. Il en augmente ainsi considérablement la puissance qui est composé essentiellement de l'infanterie, dont ses successeurs se serviront pour des futures conquêtes. De ses activités de bâtisseur on retient un palais à Nimrud (Le soi-disant "palais central") qui sera démantelé par Assarhaddon. Les dalles de décoration sculptées de son palais et les bas-reliefs illustraient ses réalisations militaires, il y avait gravé aussi ses annales royales. À sa mort, ses fils : Salmanasar V et Sargon II vont lui succéder sur un empire plus étendu et plus fortement organisé qu'il ne l'avait jamais été auparavant.
Salmanasar V (ou Salmanazar ou en Akkadien Šulmanu-Ašarid, 727-722) est aussi Roi de Babylone sous le nom d'Ulûlaiu (ou Ouloulaï ou Ululayu). On sait peu de chose de ce Roi qui ne régna que peu de temps. Il est gouverneur de Phénicie à Zimirra, lorsqu'il rentre en Assyrie pour monter sur le trône (Le 25e jour de Tebet). Dès sa prise de pouvoir Tyr se révolte. Il annexe : Israël en 722 et il assiège trois ans son Roi Osée (732-722) dans sa capitale Samarie. Celui-ci ne payait plus le tribut et essayait d'obtenir l'appui de l'Égypte pour retrouver l'indépendance. Samarie ne se rendra qu'à son successeur Sargon II.
Il annexe aussi les principautés néo-Hittites de l'Euphrate jusqu’au Halys. On ne sait pas vraiment comment est mort Salmanasar V (Le 12e jour de Tebet) ni comment Sargon II va prendre le pouvoir. Certains spécialistes avancent qu'il est possible que ce soit à la suite d'un coup de force et que le Roi a peut-être été victime d'un attentat. À la fin de son règne les habitants des royaumes du Sud ne veulent plus de la domination Assyrienne, Salmanasar V se fait usurper le trône de Babylone par le Chaldéen Marduk-Apal-Idin II (722-710), qui est protégé par le Roi d’Élam Shutruk-Nahhunté II (717-699), mais il sera récupéré en 710, par Sargon II. Salmanasar V épouse Yaba. Il est le dernier souverain de la VIe dynastie. La Bible lui attribue la déportation des "Dix Tribus Perdues" d'Israël. Aux 17e et 18e chapitres il est décrit comme le vainqueur de la Samarie et qu'il l'envoya de ses habitants en l'exil.
Sargon II (722-705) est aussi Roi de Babylone de 709 à 705. Il est le fondateur de la VII dynastie, dynastie des Sargonides. Il succède à son frère (ou demi-frère) Salmanasar V, dont il est le généralissime. Certains spécialistes avancent qu'il serait issu d'une branche collatérale de la famille royale car son avènement au trône est contesté. Quoi qu'il en soit il faudra douze ans à Sargon II pour mater la rébellion du Roi d'Hamath (Ou Hama, une ville sur les rives de l'Oronte dans le centre de la Syrie) Ilu-bi'di, à l'Ouest. Celui-ci avait profité de la confusion lors de la succession de Salmanasar V pour constituer, sous l'égide des Égyptiens de la XXVe dynastie, une coalition contre l'Assyrie. Idem au Sud ou Marduk-Appal-Idin II (ou Merodach-Baladan, 722-710 et en 703) se proclame Roi de Babylone. À l'intérieur du royaume, les habitants s'étant révoltés, Sargon Il doit composer avec eux. Par décret il les libère des taxes et corvées auxquelles les avait astreints Salmanasar V. Il rétablit l'ordre à l'intérieur du royaume et va ensuite consolider les conquêtes de ses prédécesseurs en les étendant. Il va s'imposer comme le plus grand souverain de cet Empire Assyrien.
Ses
annales révèlent que chaque année au cours des treize premières années de son
règne, il dirige des campagnes militaires.
En 722, il triomphe
du
Roi d'Hamath
et déporte les familles
de
Samarie
et
il annexe le royaume d'Israël.
En 721, la rébellion des provinces Syriennes
d'Arpad, de
Damas, d'Hamath
et de
Gaza, soutenue par l'Égypte
est écrasée et les troupes
Égyptiennes du Pharaon
Piânkhy (ou
Piye,
Sargon II a toujours son désir de conquérir l'Ourartou. Il mènera trois campagnes contre le royaume, en 716, lors de la première une épidémie décime son armée. En 715 la deuxième campagne le fait guerroyer contre le Roi Rousa I. Enfin, la guerre va culminer avec la célèbre "huitième campagne de Sargon" (et la troisième sur l'Ourartou) en 714, dont on possède le récit détaillé dans une lettre adressée par Sargon II au Dieu Assur, aujourd'hui au musée du Louvre. Sargon II y justifie son pillage des lieux saints de l'Ourartou et y expose comment après avoir envahit une partie du territoire, il récupéra un important butin : Une tonne d'or, cinq tonnes d'argent et des milliers d'objets.
Malgré tout ce n'est pas une victoire totale pour Sargon II qui ne parvient pas à s'emparer des citadelles Ourartéennes et les armées Assyriennes doivent quitter le pays à l'approche de l'hiver. C'est pourquoi quand Rousa I meurt, pendant cette guerre et que son royaume est dévasté, ni sa dynastie, ni l'Ourartou ne cessent vraiment d'exister. Dans cette lettre Sargon II donne aussi les détails de la guerre contre les Mèdes et les gens des montagnes du haut Euphrate. Plusieurs centaines de courriers échangés entre Sargon et ses espions ont été retrouvés. Les archives Assyriennes nous ont rendu environ 1 300 lettres de la chancellerie royale envoyées ou reçues de toutes les provinces de l'empire, qui nous font connaître de nombreux détails de la politique royale.
Cette campagne contre l'Ourartou est représentée sur des bas-reliefs du palais de Khorsabad. En 713, Sargon II se tourne contre la Cilicie où il étend sa domination jusqu'au Halys. En 711, il mène une expédition en Philistie où les royaumes d'Ashdod (Asdod), de Juda, de Moab et des Édomites soutenus par l'Égypte, se sont soulevés. En 710, il se tourne vers la Babylonie, qu'il reconquiert sur Marduk-Apal-Idin II (ou Merodach-Baladan, 722-710 et en 703) et où il est accueilli en libérateur. Il soumet les tribus Araméennes qui y étaient installées. Il prend Babylone abandonnée par son souverain, qui se réfugie dans les marais du Bit Yakin (Chaldée) En 709, il devient Roi de Babylone (Il touche la main de Bêl-Marduk).
Pendant cinq ans, la Babylonie devient le chantier d'une intense activité de reconstruction. Sur toute la frontière avec l'Élam sont établis des postes de sécurité. Sargon II écrase une révolte de la Cilicie et de Commagène (Kummuhu). Il prend ensuite Chypre, dont il déporte les habitants, l'île ainsi que la Phrygie et le Dilmun lui prêtent alors allégeance. Ces campagnes militaires, qui vont lui permettre d'établir un puissant empire, n'empêchent pas Sargon II d'avoir une intense activité de bâtisseur et de législateur. Au début de son règne la capitale était Nimrud (Kalkhû), il l'abandonne et fait bâtir une nouvelle ville royale, Dûr-Sharrukîn (ou Dour-Sharroukên ou Khorsabad) où il édifie un magnifique palais.
Il perfectionne le système d'organisation du royaume institué par Téglath-Phalasar III. Il développe le commerce et l'agriculture par la création de réservoirs et de canaux. Il crée la bibliothèque de Ninive. Il est tué dans un combat en Anatolie, contre Tubal, dans le mont Taurus, en 705. Le règne de Sargon II constitue l'apogée de l'Assyrie, ses successeurs vont s’épuiser à surveiller l'Égypte et l'Élam de plus de nouveaux barbares arrivent près de la Haute Mésopotamie. Il épouse Taliya et son fils Sennachérib lui succède.
Sennachérib (En Akkadien Sîn-Ahhê-Erîba "Sîn a compensé les frères morts", (705-681) est aussi Roi de Babylone de 688 à 681. Aussitôt monté sur le trône il doit faire face à des révoltes. Les insoumis forment une énorme coalition sous l'impulsion des Égyptiens et de son Pharaon Chabataka (ou Shabataka, 702-690), qui envoie un corps expéditionnaire, auquel viennent se greffer les Rois : Cili-Bel (720-v.690) de Gaza, ceux d'Ashdod, d'Édom, d'Ascalon (Ashkelon), Ézéchias (726-697) de Juda, Lulle (ou Luli ou Elulaios, 729-694) de Sidon et Marduk-Appal-Idin II (ou Merodach-Baladan, 722-710 et en 703) de Babylone (Isaïe 30, 31; 36:6-9). Mais Chabataka sentant qu’il ne pourrait faire face aux troupes Assyriennes préfère retourner en Égypte. La coalition forte pourtant de près de 200 000 hommes est écrasée près de Cition (ou Kition) Sennachérib s'empare alors de Sidon et place son Roi sous contrôle d'un souverain Tyro-assyrien.
Les autres cités Phéniciennes ainsi que les Rois de Moab, Chemosh-Nabad (v.720), d'Édom et d'Ashdod se soumettent. Les Assyriens entrent en Philistie, ils déportent le Roi d'Ascalon. En 701, Sennachérib défait définitivement la coalition dans la plaine d'Eltekeh (ou Elteqeh) en Palestine où il bat une armée Égyptienne. Cela conduit à l'invasion du royaume de Juda (2 Rois 18:13-16). Après la mort de Lulle la ville de Sidon va de nouveau vouloir se défaire de la tutelle Assyrienne. Ézéchias avait anticipé l'invasion Assyrienne et fait une grande préparation dans un nombre impressionnant de constructions. Notamment un tunnel de 533 mètres de long, qui avait été creusé afin de fournir à Jérusalem l'accès aux eaux du Gihon, qui était en dehors de la ville.
Le travail est décrit dans l'inscription Siloam (ou Shiloach ou Silwan) qui est un passage de texte initialement inscrit dans le tunnel Ézéchias et qui a été datée de son règne sur la base de son script. Dans le même temps, un mur est construit autour du bassin de Siloé, dans lequel les eaux de la source arrivent (Ésaïe 22:11). Après la prise de Lakish (ou Lachish en Philistie), Sennachérib marche sur Jérusalem. Grâce à sa préparation Ézéchias résiste au siège inévitable de la cité par l'Assyrien. Les récits dans la Bible (Ésaïe 33:1, 2 Rois 18:17, 2 Chroniques 32:9, Isaïe 36) font état du siège. Certaines chroniques Assyriennes citent l'évènement comme une grande victoire. Sennachérib, lui même, laisse une inscription monumentale, "le prisme de Sennachérib" où il raconte comment, dans sa campagne contre Ézéchias il a pris 46 villes (colonne 3, ligne 19 du prisme Taylor) et assiégé Jérusalem.
Finalement, Ézéchias voyant la détermination de Sennachérib, après de nombreuses négociations sous les murs de Jérusalem, lui offre de lui payer un énorme tribut pour éviter que sa cité soit ravagée : Trois cents talents d'argent et trente d'or. Il est obligé de piller les portes du Temple afin de produire le montant promis (18:14-16). L'évènement est rapporté par le Second Livre des Rois (Il Rois 18 :13-19 :34, et Il Chron 32 :1), par Hérodote (Historien Grec, 484-v425) et par plusieurs écrivains bibliques. Selon la Bible, le siège n'a pas eu lieu, car l'ange de l'Éternel s'avança et abattu 185 000 hommes dans le camp Assyrien (2 Rois 19:35). Les histoires bibliques, prétendent encore que la peste dans l'armée Assyrienne a sauvé les coalisés de la défaite et Hérodote (Histoires 2:141) raconte que la retraite des Assyriens serait due à des milliers de souris qui auraient mangé le haut des armes.
Ces faits sont encore âprement débattus par les historiens. Ce qui est sur c'est que Sennachérib se retire, rappelé par des problèmes en Babylonie. Le long siège Assyrien sur la ville aura probablement usé les troupes Assyriennes et la promesse d'un tribut a pu rendre inutile une offensive plus décisive contre la cité et les alliés d'Ézéchias dont les Égyptiens. Ces faits sont encore âprement débattus par les historiens. Ce qui est sur c'est que Sennachérib se retire à son tour, rappelé par des problèmes en Babylonie. Car dans le même temps, dans le Sud, le Roi de Babylone, Marduk-Apal-Idin II (ou Merodach-Baladan, 722-710 et en 703) qui s'était enfui vers l'Élam devant l'avancée de Sargon II, reprenait le trône de la cité et réunissait une alliance soutenue par les Chaldéens, les Araméens et les Élamites.
Sennachérib marche contre la ville, la reprend, pille son palais et y installe un gouverneur d'origine Babylonienne, Bêl-Ibni. Marduk-Apal-Idin II réussit à s'enfuir et échappe aux recherches des Assyriens. Lorsque les Assyriens repartent, Marduk-Apal-Idin II prépare une nouvelle rébellion. En 700 l'armée Assyrienne doit retourner lutter contre les rebelles réfugiés dans les marais. Marduk-Apal-Idin II s'enfui de nouveau en Élam et y meurt. Sennachérib trouvant que Bel-Ibni avait été incompétent lors de cette guerre, le remplace par son fils aîné, Assur-Nadin-Shumi (ou Assur-Nadin-Sumi, 700-693). Ce dernier ne tiendra que sept ans, il sera renversé en 693 par les Babyloniens qui le livrent au Roi d'Élam Khallutush-Inshushinak II (699-693) qui a envahi le Nord de la Babylonie. Ce dernier l'emmène dans son pays et le fait exécuter.
Les Assyriens reprennent le combat au Nord et dans l'année qui suit récupèrent plusieurs villes. Une grande bataille est menée contre les rebelles Babyloniens à Nippur. Suite à la perte de son fils Sennachérib lance une autre campagne en Élam où son armée pille les villes. Le Roi Élamite fuit vers les montagnes et Sennachérib est contraint de rentrer en raison de l'hiver qui approche. La dernière grande bataille est menée en 691 avec un résultat incertain, ce qui permet à Musezib-Marduk (ou Mushezib-Marduk, 692-688) de rester sur le trône de Babylone encore deux ans. C'est un bref répit, en 689/688, Sennachérib contrarié par la résistance des Babyloniens et par la mort de son fils aîné, décide de porter un coup fatal à la cité.
Il assiège Babylone qu'il prend, il ordonne le massacre et la déportation des habitants de la région, puis il pille et détruit la ville sainte. Il reprend à son compte le titre de Roi de Babylone et il emporte à Assur la statue de Marduk. Il mène ensuite une campagne à l'Ouest où il bât le Roi de Sidon, qui s'enfuit à Chypre. Il met le siège devant Lakish (ou Lachish ou Lakis) en Philistie qu'il prend ainsi que plusieurs autres cités (Bit-Zitti, Zaribtu, Mahalliba, Ushu, Akzib etc... Après la prise de chacune de ces villes, il installe un homme de confiance, Eth-Baal (ou Ethbaal) comme souverain sur l'ensemble de la région. En 691, les Assyriens sont battus lors d'une bataille contre les Élamites à Hallulê. Cinq campagnes sont ensuite conduites contre les Élamites et les régions du Sud du Tigre rebellées. En 689, il marche contre l'Égypte mais échoue dans sa tentative d’invasion. L'armée Assyrienne est arrêtée à Péluse, aux portes du Delta. Les histoires bibliques, prétendent que la peste dans l'armée Assyrienne a sauvé les Égyptiens de la défaite et Hérodote raconte que la retraite des Assyriens était due à des milliers de souris (ou rats) qui auraient mangé le haut des armes.
Sennachérib installe sa capitale à Ninive. Il y entreprend des travaux gigantesques qui font de la ville une splendeur. Dès 703, il avait construit un palais avec un parc artificiel complet qu'il a appelé "Le palais sans rival". Pour ce projet ambitieux, un vieux palais fut démoli pour faire plus de place. Dans le palais se trouvait une série de bas-reliefs retraçant le siège de Lakish (Aujourd'hui au british Museum), dans lesquels Sennachérib est représenté assis sur un trône, sur une colline où des peuples vaincus viennent lui rendre hommage. En plus de son grand parc, plusieurs petits jardins ont été créés pour les citoyens de Ninive.
Les ruelles étroites et les places de la cité sont nettoyées et élargies et une voie royale est construite, qui traverse un pont à l'approche de la porte du parc et qui était bordée des deux côtés par des stèles. Le souverain se fait représenter dans un grand relief sculpté dans la pierre dominant le Gommel. Sennachérib a également construit le premier aqueduc, à Jerwan en 690, qui fournissait le gros des besoins en eau la capitale. Au nord de Ninive, à Bavian et à Maltai, il a laissé des reliefs rupestres. Celui de Maltai représente un défilé des grands Dieux debout sur leurs animaux symboliques. Il a aussi construit et restauré plusieurs temples et agrandi les défenses de Ninive qui comprenait une douve entourant les murs de la cité. Certains de ses remparts de la ville ont été restaurés et l'on peut encore les voir de nos jours. Sennachérib est parfois crédité de l'invention de la vis d'Archimède aux fins d'irrigation, même si la preuve en est controversée. Il épouse Nitocris et Zaqutu (ou Naqi'a-Zakitu) et a trois enfants. Il est assassiné dans un temple par deux de ses fils, dont Arad-Mulissu (ou Arda-Mullissi) au cours d'une insurrection. Une guerre civile éclate alors qui est gagnée par Assarhaddon.
Assarhaddon (ou Esarhaddon ou en Akkadien Aššur-Ahhe-Iddina "Assur m'a donné un frère", 681-669) est aussi Roi de Babylone de 681 à 669. Il est le plus jeune fils de Sennachérib et de la Reine Zaqutu (ou Naqi'a ou Zakitu). Lorsqu'en dépit du fait qu'il soit le plus jeune, il est nommé successeur de son père, ses frères aînés essaient de le discréditer. Assarhaddon est contraint à l'exil dans un lieu inconnu au-delà du Hanigalbat (Mitanni). Lorsque son père est assassiné, en 681, il revient à Ninive avec une armée à marches forcées et bât ses frères rivaux (ou Demi-frère) en six semaines et mate la guerre civile. Il fait assassiner, avec toute leur famille, tous ceux qui ont soutenu la rébellion. Sous son règne l’empire Assyrien atteint son apogée. La même année il commence la reconstruction de Babylone, dont la très célèbre Esagila (Parfois identifiée avec la Tour de Babel). Les statues des Dieux Babyloniens sont restaurées et rendus à la ville. Afin de ne pas se mettre à dos ses sujets, il ordonne aussi la reconstruction du sanctuaire Assyrien de l'Esharra à Assur.
Les premières campagnes militaires d'Assarhaddon sont dirigées contre les tribus nomades du Sud de la Mésopotamie, les Dakkuri et Gambulu, qui harcelaient les paysans. En 679, il lutte pour défendre ses frontières au Nord, contre les Scythes et les Cimmériens dirigés par leur nouveau Roi Teushpa (ou Teispes ou Chaishpish). Il les bât près d'Hubushna et les Cimmériens se retirent à l'Ouest où, en 676, ils détruisent le royaume de Phrygie avec l'aide des Scythes et des Ourartéens. Le Roi de Sidon, Abdi-Milkutti (v.690-677), qui protestaient contre l'Empereur Assyrien, est vaincu en 677 et décapité.
La ville est détruite et reconstruite sous le nom de Kar-Assur-Aha-Iddina "Le port d'Assarhaddon". La population avec la Reine, ses enfants et ses courtisans sont déportés vers l'Assyrie. Une part du pillage est donné au Roi de Tyr Baal I (680-660) pour sa fidélité. Une partie conservée du texte d'un traité avec Tyr mentionne "Les Rois de Juda, d'Édom et les villes de Gaza, d'Ascalon (Ashkelon), d'Ekron, de Byblos, d'Arvad, de Samsi-Muruna, d'Ammon, d'Ashdod, dix Rois de la côte de la mer et de dix Rois Milieu de la mer (Habituellement identifié à Chypre", comme alliés des Assyriens.
En 676, Assarhaddon prend les villes de Sissu et Kundu dans les montagnes du Taurus. Les Manéens, le Roi Scythes Ishpakaia et les Goutis (ou Guti) du Zagros sont matés. Après la chute de la Phrygie, une fille d'Assarhaddon épouse le Prince scythe Partatua de Sakasene dans le but d'améliorer les relations avec ces nomades. Les Mèdes sous le Roi Phraortès I (ou Fravarti ou Khshathrita, 675-633) avait été la cible d'une campagne, dont la date n'est pas claire (Peut-être avant 676), puis Assarhaddon passe un traité avec eux pour combattre les Élamites. En 676/675, le Roi de l'Élam Humban-Haltash II (680-676) commence une campagne contre Sippar, mais il est défait par les Babyloniens et meurt peu après. Son frère et successeur Urtaki (675-663) rétabli la paix avec l'Assyrie et y trouvera même refuge lorsqu'il sera chassé du trône.
En 675/674, Assarhaddon lance une première campagne contre l'Égypte qui semble avoir échoué partiellement. À la même époque il est en guerre dans la terre de Bazu, situé en face de l'île de Dilmun (Bahreïn), sans doute au Qatar. En 673, il mène la guerre contre le Roi d'Ourartou Rousa II (ou Rusa II, 685-645), qui avait encore renforcé son royaume après les ravages de Sargon II et des Cimmériens. En 672, le Prince héritier d'Assyrie Sin-Iddina-Apla décède. Il était le fils aîné désigné comme futur Empereur d'Assyrie, tandis que le second fils, Shamash-Suma-Ukin (669-650) devenait le souverain de Babylone. Maintenant, ce dernier devenait le Prince héritier, hors il était très impopulaire à la cour et auprès des Prêtres ce qui lui valu d'être exclu du trône d'Assyrie.
En 671,
Assarhaddon
reprend la guerre contre l'Égypte
et le
Pharaon
Taharqa (690-664).
Une partie de son armée reste à l'arrière pour faire face à des rébellions à
Tyr et peut-être
Ascalon
(Ashkelon). Le
reste traverse le Sinaï et pénètre en
Égypte.
Il
fait la conquête de la Basse-Égypte
et l'été 671 il s’empare de
En 669, il envoie son général, Sha-Nabu-Shu, pour rétablir l'ordre dans la vallée du Nil. De ses activités de bâtisseur on retient des rénovations et constructions de plusieurs temples et palais à Ninive, Assur, Babylone. Assarhaddon doit composer avec des intrigues à la cour de Ninive qui conduisent à l'exécution de plusieurs nobles. Il épousa Esarhemet. Il décède subitement à l'automne 669, à Harran, mais avant de mourir, il divise l'empire entre ses deux fils : La Babylonie revenant à l'aîné, Shamash-Suma-Ukin (Roi de Babylone, 669-650) et le reste de l'empire à Assurbanipal. Sous son règne l’Araméen supplante l’Akkadien comme langue diplomatique.
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Assurbanipal (ou Assur-Banapliou ou Assourbanipal ou Sardanapale ou en Akkadien Aššur-Bāni-Apli "Le Dieu Assour a fait un [autre] fils", 669-631 ou 669-626) est aussi Roi de Babylone de 650 à 648. Son père ayant donné en 659 la Babylonie à son frère Shamash-Suma-Ukin. Les Grecs le connaissaient comme Sardanapalos et dans la bible, il s'appelle As(e)Nappar ou Osnapper (Esdras 4:10). Il est né en 685. Il est connu comme l'un des rares souverains de l'antiquité qui savaient lire et écrire. Au cours de son règne la splendeur de l'Assyrie ne sera pas visible seulement dans sa puissance militaire, mais aussi sa culture et son art.
Assurbanipal grandi dans le
petit palais appelé Bit-Reduti "Maison de la succession", construit par
Sennachérib
quand il était Prince héritier dans le quartier Nord de
Ninive.
Contrairement à beaucoup de succession sur le trône d'Assyrie, sa prise de
pouvoir se déroule sans problème et la double monarchie entre les frères se fait
sans heurt. Des textes décrivent leur relation comme s'ils étaient des jumeaux. En 669, les Assyriens ayant
quitté
l'Égypte,
le Pharaon
Taharqa (690-664)
se lance dans une reconquête du pays et la ville de
Saïs
aux mains des vassaux
Assyriens est
prise. Dès
667, Assurbanipal
lance son armée
pour réprimer la
rébellion en
Égypte.
Thèbes est libérée des Assyriens
par
Taharqa,
mais ceux-ci reprennent la ville et la Basse-Égypte (Thèbes en 663)
dans une bataille près de
Taharqa, fuit de nouveau et se réfugie à Napata. Comme lors de la première invasion, les Assyriens laissent le pouvoir au "Roi" de Saïs, puis quittent le pays. C'est le moment que choisissent les Princes de Saïs pour négocier avec Taharqa et une nouvelle rébellion éclate dans le Delta. Assurbanipal excédé renvoie l'armée Assyrienne qui après les avoir écrasé et afin d’empêcher toutes rébellions futures, fait exécuter les principaux chefs de Saïs. Un grand chef, dont les Assyriens sont convaincu de sa loyauté, est épargné, Néchao I (672-664) à qui Assurbanipal confie le royaume et il installe son fils Psammétique I (Le futur Pharaon, 664-610) à la tête de l'ancien royaume d'Athribis (ou Het-ta-hérieb ou Tell-Athrib, cité du Delta).
Les
Saïtes prennent ainsi le pouvoir avec l'appui et la reconnaissance des envahisseurs qui quittent une nouvelle
fois le pays. Cette nouvelle distribution politique ne change pas grand chose aux ambitions de
Taharqa
qui espère reconquérir l'Égypte, mais il meurt en 664 avant de concrétiser son rêve. Son neveu
Tanoutamon
(ou Tantamani ou Tenouetamon, 664-656) lui succède et
reprend la lutte pour concrétiser le rêve de son
prédécesseur. Il reprend la Haute-Égypte et se fait couronner Pharaon dans le
temple d'Amon
du Gebel Barkal et s'engage immédiatement dans une campagne militaire contre le
Roi de
Saïs
Néchao I
mis en place par les Assyriens.
Il assiège et prend
Les Assyriens le poursuivent, la bataille est terrible. En 663, la ville est entièrement ravagée et tous les trésors accumulés dans les temples sont pillés. La reconquête Assyrienne met fin à la domination Nubienne, c'est la fin des "Pharaons Noirs", bien que l'autorité de Tanoutamon ait été encore identifiée en Haute-Égypte jusqu'à 656. C'est le moment que choisit Psammétique I (664-610, XXVIe dynasties) Gouverneur de Saïs, il profite de la déroute de Tanoutamon pour prendre, en 656, Thèbes et le contrôle de la région. Il réussit à expulser les Assyriens grâce à des mercenaires Lydiens, Grecs et Cariens et refait l'unité du pays.
Assurbanipal, au cours de ses premières années de règne est encore en paix avec les Élamites, en vertu des accords passés avec son père. Il va même confirmer la bonne entente en acceptant des vivres pendant une famine. Autour de 664, la situation change et le Roi de l'Élam Urtaki (675-663) attaque par surprise Babylone. L'Assyrie, alors qu'elle est aussi en guerre en Égypte, envoie de l'aide à Babylone et les Élamites reculent devant les troupes Assyriennes. Pour renforcer sa position et éviter les représailles Urtaki va se présenter comme allié aux Assyriens, en envoyant un ambassadeur permanent à Ninive. Son attitude est inacceptable pour les autres Princes Élamites et l’un d'eux, Tept-Humban-Inshushinak (ou Te-Umman ou Taiman, 663-653) le chasse du trône. Urtaki se réfugie à la cour d'Assurbanipal.
Tept-Humban demande alors son extradition, ce que refuse l’Assyrien, mécontent de ce refus, il monte une vaste rébellion. Assurbanipal intervient et met la coalition de rebelles en déroute jusqu’en Élam. Lors d'une bataille à la rivière Ulaya (ou Ulaï) Tept-Humban-Inshushinak est tué. Le fils d’Urtaki, Tammaritu I (651-648) a alors la possibilité de s'emparer du trône d'Élam. C'est ce qu'il fait en 651 après avoir éliminé le Roi Humban-Nikash II avec l'aide des Assyriens.
Son fils Tammaritu II (648-647) lui succède, mais il est moins fidèle aux Assyriens que son père et apporte son soutien en 652 au Roi de Babylone, Shamash-Suma-Ukin (Le frère d’Assurbanipal) lorsque celui-ci se soulève contre l'autorité de son frère. Tammaritu II ne peut rester longtemps au pouvoir, il est évincé par son général Indabigash, il se réfugie à Ninive où son ancien ennemi Assurbanipal l'accueil. Le général ne demeure pas longtemps au pouvoir lui non plus, puisque Humban-Haltash III le détrône en 647. Pendant ce temps, Assurbanipal a réglé la situation en Babylonie, après un siège de deux ans de Babylone et son frère qui s'est suicidé en incendiant son palais.
Il envahit l'Élam sous le prétexte de remettre Tammaritu II (Toujours réfugié dans son palais de Ninive) sur le trône, mais en fait plutôt pour en finir avec la menace Élamite. Humban-Haltash III a le temps de s'enfuir et Tammaritu II remonte sur le trône, mais une révolution de palais provoque sa mort et le retour d’Humban-Haltash III. Agacé, Assurbanipal décide de mener une guerre impitoyable contre les Élamites. Il dévaste les pays du Bît-Imbi, de Rashi et de Hamanu et entre dans le pays Élamite, qui tombe rapidement. Les grandes villes du royaume sont prises, pillées et rasées, Suse en 646 est détruite. L'Élam dévastée, ne se relèvera pas de cette terrible défaite. Le pays n'a plus d'influence, il est totalement sous le contrôle des Assyriens.
De ses activités de bâtisseur on lui connaît la construction de nombreux temples et création de la première bibliothèque à Ninive où il a tenté de rassembler toute la littérature cunéiforme disponible dans l'Empire. Il se fait représenter en train de chasser le lion sur les parois de ses palais. Assurbanipal était fier de son éducation. Il était l'un des rares souverains qui pouvaient lire le script en écriture cunéiforme Sumérienne et Akkadienne.
Au cours de la dernière décennie du règne d'Assurbanipal, l'Assyrie est tout à fait pacifique, mais apparemment le pays fait face à un grave déclin. La documentation sur les dernières années de son règne est très rare et même la date de sa mort n'est pas connue avec certitude. La dernière estimation serait pendant l'an 38 de son règne soit en 631. Mais selon des sources plus tardives, il serait mort pendant l'an 42 soit en 627/626. Quel qu'ait pu être la date, après sa mort il y a une lutte de pouvoir pour la succession.
Les prétendants inclus : Assur-Etil-Ilani (ou Ashuretililani, 631-627 ou 626-623) qui lui succède, son frère Sin-Sar-Iskun (ou Sinsharishkun, 627-612 ou 623-612), le général Sin-Shumu-Lishir (ou Sin-Shum-Lishir, 626 ou 623) et éventuellement le nouveau Roi de Babylone en 626, Nabopolassar, mais qui a lutté contre qui ? Rien n'est sur. La reconstruction des événements qui surviennent au cours des règnes des derniers dirigeants de l'Assyrie s'avère très difficile. Un problème est à noter, l'absence totale de source et l'absence d'enregistrement officiel des événements, par exemple, des inscriptions royales. La source la plus importante pour cette période est la "Chronique de Nabopolassar", qui, cependant, reste très fragmentaire.
La mort d'Assurbanipal a ouvert la voie à une grave lutte pour la souveraineté sur l'Assyrie entre plusieurs prétendants. Le développement des événements et même le nombre de parties en cause, n'est donc pas connue avec certitude. Ce qui est sur c'est qu'au moment de la mort d'Assurbanipal, les bandes de maraudeurs Scythes, les Mèdes et les Cimmériens pénètrent les frontières de l'Empire Assyrien, détruisant Ascalon (Ashkelon) et Nimrud est brûlé, mais les épais murs de Ninive ont protégé les restes de l'armée Assyrienne qui s'étaient réfugiés derrière eux.
Ce dernier essaie de prendre Nippur, centre de pouvoir de la Babylonie, mais il échoue à cause de l'arrivée de renforts Assyrien. Même si il est proclamé Roi de Babylone par l'armée en 626 et que Sin-Sar-Iskun perd quelques villes, celui-ci reprendra un moment l'avantage et récupèrera Ourouk en 622. Quand, en 623, Sin-Sar-Iskun conduit une grande armée contre Babylone, une nouvelle rébellion éclate au le cœur de l'empire Assyrien. Une petite armée est envoyée, mais elle se rend sans combattre, ce qui permet à un usurpateur d'arriver dans la capitale Ninive, sans aucun problème et de monter sur le trône. Nous n'avons pratiquement aucunes sources pour ce qui est de la chronologie des évènements suivants. Finalement Sin-Sar-Iskun réussit à mater la rébellion mais il perd un temps précieux qu'il aurait pu utiliser à résoudre le problème Babylonien. En 621, Nabopolassar prend Nippur la principale puissance des Assyriens. En 616, Nabopolassar se sent assez forts pour déplacer la guerre et il lance une attaque dans le centre de l'Assyrie aidé dès 615 par les Mèdes. Les capitales sont prises et incendiées, Assur en 614, Nimrud et Ninive en août 612 par le Mède Cyaxare (633-584). Le sort de Sin-Sar-Iskun n'est pas connu, car la section de la chronique Babylonienne dans laquelle il est mentionné lors du siège de Ninive est endommagée. A t-il survécu au siège de la cité ?, a t-il abdiqué ou est-il tué ?. Quoi qu'il en soit l'armée Assyrienne se retranche à Harran et proclame Empereur un général : Assur-Uballit II.
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Pour d'autres détails sur cette période voir les ouvrages de :
Samuel Anspacher : - Tiglath Pileser III, AMS Press, New York, 1966. Daniel Arnaud : - Assurbanipal, roi d'Assyrie, Fayard, Paris, 2007. Michael L.Barré : - A Note on the Sin-Shumu-Lishir Treaty, pp. 81-83, Journal of Cuneiform Studies 40, N°.1, 1988. Alfred Boissier : - Deux fragments des Annales de Salmanasar II, de Shalmaneser, King of Assyria, Bouillon, Paris, 1903. Riekele Borger : - Die inschriften Asarhaddons, Königs von Assyrien, Biblio-Verlag, Osnabrück, 1967. Ernest Alfred Thompson Wallis Budge : - The history of Esarhaddon, (son of Sennacherib), king of Assyria, B.C 681-688, Routledge, London, 2000. Annie Caubet : - Khorsabad, le palais de Sargon II, Roi d'Assyrie : Actes du colloque, les 21 et 22 janvier 1994, Documentation Française, Paris, 1995. Barbara Cifola : - Analysis of variants in the Assyrian royal titulary. From the origins to Tiglath-pileser III, (Annali dell’Istituto Universitario Orientale di Napoli, Séries Minor 47), Napoli, 1995. Georges Contenau : - Téglath-phalasar III à Nabonide, Paul Geuthner, Paris, 1927-1972. Stephanie Dalley : - Esther's revenge at Susa : From Sennacherib to Ahasuerus, Oxford University Press, Oxford, New York, 2007. Paul S.Evans : - The invasion of Sennacherib in the book of Kings : A source-critical and rhetorical study of 2 Kings 18-19, E.J. Brill, Leiden, Boston, 2009. Louis Faton : - Khorsabad : Capitale de Sargon II, Editions Faton, Dijon, 1994. Robert A.George : - Sennacherib and the tablet of destinies (Assyrie), I, pp: 133-46, Iraq 48, 1986. Francolino J.Gonçalves : - L'expédition de Sennachérib en Palestine dans la littérature hébraïque ancienne, Université catholique de Louvain, Institut orientaliste, Louvain-la-Neuve, 1986 - J.Gabalda, Paris, 1986. Amélie Kuhrt : - The ancient Near East, c. 3000-330 BC, Routledge, London, New York, 1995. Sylvie Lackenbacher : - Le roi bâtisseur : Les récits de construction Assyriens des origines à Teglatphalasar III, Editions Recherche sur les civilisations, Paris, 1982. Yves M.Le Gac : - Les inscriptions d'Aššur-Naṣir-Aplu III : Roi d'Assyrie (885 - 860 av. J.-C.), Paul Geuthner, Paris, 1907 Daniel David Luckenbill : - The annals of Sennacherib, King of Assyria, University of Chicago Press, Chicago III, 1924. Mikko Luukko, Greta Van Buylaere et Simo Parpola : - The political correspondence of Esarhaddon, Helsinki university press, Helsinki, 2002. Georges Martin : - La campagne de Sennakhérib en Palestine et les prophéties relatives a cette expédition, J. Granié, Montauban, 1892. Giuseppe Massaroli : - Phul e Tuklatpalasar II, Salmanasar V. e Sargon questioni biblico-assire, Tipogr. poliglotta, Roma, 1882. Joachim Menant : - Les fastes de Sargon, Roi d'Assyrie (721 à 703 avant J.C.), Imprimerie impériale, Paris, 1863. Albert Ten Eyck Olmstead : - Assyrian chronology, The American Journal of Semitic Languages and Lit, Mai 1922. Julian Reade : - The Accession of Sinsharishkun, pp. 1-9, Journal of Cuneiform Studies 23, N°.1, 1970. Julian Reade et Simo Parpola : - The correspondence of Sargon II, Roi d'Assyrie, Helsinki University Press, Helsinki, 1987-1990-2001. Frances Reynolds et Simo Parpola : - The Babylonian correspondence of Esarhaddon : And letters to Assurbanipal and Sin-ŝarru-iŝkun from northern and central Babylonia, Helsinki university press, Helsinki, 2003. John Malcolm Russell : - Sennacherib's palace without rival at Nineveh, University of Chicago Press, Chicago, 1991. Vincent Scheil : - Inscriptions des derniers rois d'Assyrie, Ernest Leroux, Paris, 1913. Jean-Vincent Scheil et Arthur Amiaud : - Les inscriptions de Salmanasar II, Roi d'Assyrie (860-824), H. Welter, Paris, 1890. George Smith et Archibald Henry Sayce : - History of Sennacherib, King of Assyria, Williams and Norgate, London, 1878. Sydney Smith : - The first campaign of Sennacherib, King of Assyria, B.C. 705-681. The Assyrian text, edited with transliteration, translation, and notes, Luzac, London, 1921. Hayim Tadmor : - The inscriptions of Tiglath-Pileser III king of Assyria, The Israel Academy of sciences and humanities, Jérusalem, 1994. François Thureau-Dangin : - Une relation de la huitième campagne de Sargon (714 av. J.-C.), Paris, Paul Geuthner, 1912. David Ussishkin : - The conquest of Lachish by Sennacherib, Tel Aviv University, Institute of Archaeology, Tel Aviv, 1982. Shigeo Yamada : - The construction of the Assyrian empire : a historical study of the inscriptions of Shalmanesar III (859-824 B.C.) relating to his campaigns to the west, E.J.Brill, Leiden, 2000. |
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Pour plus de détails voir aussi : - L'Empire paléo-Assyrien |