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Le 17e Roi nomade, Ushpia (v.2180) est le fondateur du temple d'Assur. Vers 2000, le Roi Kikkiya fait construire les premières fortifications avec le mur de la ville et retrouve ainsi son indépendance vers la fin de l'empire d'Ur. Assur, dont la terre est peu fertile, a renoncé à développer son agriculture et s'adonne plutôt au commerce avec l'Anatolie où les marchands d'Assur ont établi des colonies. Le chef d'Assur est secondé par une bourgeoisie, les plus riches citadins contrôlent la justice et le gouvernement royal. Sous le Roi Erishum I (1906-1867) les Assyriens par leur commerce importent de la laine et de l'étain ce qui permet la confection du bronze. Dans la ville d'Assur, les premiers grands temples dédiés au Dieu Assur et au Dieu Adad sont érigés. L'or et l'argent affluent à Assur, mais Kadesh (ou Qadesh) est détruite vers 1810 et le commerce est interrompu entre l'Assyrie et le Cappadoce. |
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Assur tombe ensuite sous la domination du Roi Amorrite d’Ekallāté Shamshi-Adad I (ou Samsi-Addu, 1814-1775). Il avait attaqué l'Assyrie et reprit la forteresse d'Ekallāté (ou Ekallatum, v.1816-1814) alors sous sa domination. Shamshi-Adad I construit un empire qui comprend Alep, Terqa (ou Tirqa, Tell Ashara auj.), Mari, Arrapha, Ninive, Babylone et Eshnunna avec Assur pour capitale. Au cours de cette période, le Grand Palais Royal est construit et le temple d'Assur est agrandi et élargi avec une ziggourat. Cet empire, trop étendu et entouré par des voisins hostiles, ne repose que sur Shamshi-Adad I, il s'effondre à sa mort en 1775. Isme-Dagan I (ou Ishme-Dagan, 1775-1741) son fils qui lui succède verra son règne se terminer en se faisant chasser d’Assur. |
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Le Nouveau maître de la région le Roi de Babylone Hammourabi (1793-1750) incorpore Assur à son empire. L'Assyrie va subir pendant plusieurs siècles la domination étrangère. Assur où des Rois régneront sans grands pouvoir et seront les vassaux des différents dominateurs. On note cependant, que lors du règne du Roi Puzzur-Assur III (1503-1479), celui-ci reconstruit une partie du temple d'Ishtar dans la capitale et le Sud de la muraille de la ville. Au cours du XVe siècle, le Temples du Dieu de la lune Sin (Nanna) et celui du Dieu soleil Shamash sont été érigées. La ville qui avait repris une certaine importance, tombe alors sous le joug du Mitanni. L'Assyrie et Assur recouvrent leur indépendance au XIVe siècle grâce à Assur-Uballit I (ou Ashur-Uballit, 1366-1330) qui se défait de la domination du Mitanni. |
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Bas-relief- Temple d'Assur |
Assur-Uballit I entreprend d'importantes conquêtes et Assur prend une autre dimension en devenant la capitale d'une grande puissance politique. Dans les siècles suivants, les anciens temples et palais d'Assur sont restaurés. Toukoulti-Ninourta I (ou Tukulti-Ninurta, 1245-1208) lance la construction d'un nouveau temple dédié à la Déesse Ishtar. Téglath-Phalasar I (ou Tiglath-Pileser, 1116-1077) construit le temple Anu-Adad. Les remparts de la ville à la période de l'Empire médio-Assyrien (1392-912) couvrent une surface de quelques 120 ha. Par la suite, lors de la période néo-Assyrienne (912-609), la résidence royale est déplacée à d'autres villes Assyriennes.
Assur-Nasirpal II (ou Ashurnasirpal, 884-859) transfert la capitale d'Assur à Kalkhû (Nimrud), mais la cité reste quand même le centre religieux de l'empire, en raison de son temple du Dieu national Assur et les souverains viendront toujours s'y faire couronner et enterrer. Sous le règne de Sennachérib (705-681), l'Akitu (Maison de la Nouvelle Année) est construite et la fête est célébrée chaque année dans la ville. Plusieurs souverains Assyriens ont été ensevelis sous l'Ancien Palais. La fin de la grande époque d'Assur vient en 614, lorsque la ville est pillée et détruite lors de la conquête de l'Assyrie par les Mèdes et les Babyloniens. |
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La ville est réoccupée quelques siècles plus tard, à l'époque des Parthes Arsacides (141 av.J.C-224 ap.J.C). De nouveaux bâtiments administratifs sont érigés dans le Nord de la vieille ville et un palais au Sud. Le vieux temple d'Assur est également reconstruit et le Dieu Assor (Forme hellénisée d'Assur), y est vénéré, dans la nouvelle province d'Adiabène (l'Assyrie). Toutefois, la ville est détruite à nouveau par le Roi Perse Sassanide Chahpuhr I (ou Shahpur, 241-272). Certaines colonies sont connues sur l'emplacement lors des XIIe et XIIIe siècles, mais ensuite seulement par bédouins nomades. |
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Bas-relief montrant le transport de cèdres du Liban (VIIIe siècle) |
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Dûr-Sharrukîn "La forteresse de Sargon" (ou Dour-Sharroukên) est l'actuelle Khorsabad en Irak, à 15 km au Nord-est de Mossoul. La cité a été une des capitales de l'Empire Assyrien. En 717, l'Empereur Sargon II (722-705) ordonne la construction d'un nouveau palais et de la ville à 20 km au Nord de Ninive, au pied du Gebel Musri. Les terres ont été achetées et les dettes des travailleurs participants à la construction ont été annulées afin d'attirer une main-d'œuvre suffisante. Elle est inaugurée en 707 par Sargon II. Son fils et successeur Sennachérib (705-681) abandonne le projet et déplace la capitale avec son administration dans la ville de Ninive. La ville ne fut jamais achevée et est finalement abandonnée un siècle plus tard, lorsque l'Empire Assyrien tombe.
Dûr-Sharrukîn est de plan rectangulaire et mesure 1760 m x 1635 m. Elle s’étend sur 300 ha et est enfermée par une enceinte de 7 Km de long, avec une épaisseur de 24 m et une hauteur variant entre 15,50 m et 24,50 m. Les murs sont flanqués de 157 tours qui s’élèvent à 30 m de hauteur, une tous les 27 m. Sept portes assurent les relations, certaines ornées de superbes sculptures de taureaux androcéphales et de briques à glaçure. |
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Au Nord-ouest est installé le complexe officiel : Une terrasse fortifiée, haute de 16 à 18 m sur une dizaine d’hectares, supporte le palais royal, les temples et une ziggourat, haute d’une quarantaine de mètres. En contrebas se tient : Une série de palais destinés aux Princes ou aux principaux dignitaires. Les principaux temples dédiés aux Dieux Adad, Nabu, Ningal, Ninurta, Shamash et Sin occupent l’angle Sud de la terrasse, certains avaient des petits sanctuaires. |
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Le palais est orné de sculptures et de reliefs muraux et les portes étaient flanquées de taureaux ailés (Shedu). Il comporte quelques 240 cours et pièces, dont le bâbanu (ou bîtanu), divisé en deux parties associées et pourvu de dépendances (Pièces et logements de services, écuries, cuisines, boulangeries, celliers, magasins remplis de jarres). Il donne accès à la salle du trône et à d’autres pièces cérémonielles, toutes ornées d’orthostates sculptés ; en arrière se tient le (ou bîtanu) avec les appartements privés. Un pont permet d’accéder au temple de Nabû installé sur une terrasse au milieu des palais des princes.
Les ruines de Dûr-Sharrukîn ont été découvertes en 1843 par le Consul de France à Mossoul, Paul Émile Botta. Celui-ci pensait avoir trouvé le site de l'antique Ninive. Le site est fouillé de 1843 à 1844 et les objets retrouvés envoyés au Louvre. De 1852 à 1853, Victor Place, le successeur de Botta au poste de consul, reprend les fouilles. Hélas, le navire transportant les pièces découvertes fait naufrage sur le Tigre. Une autre campagne est menée de 1928 à 1938 par des archéologues Américain de l'Oriental Institute of Chicago. Les principales découvertes de Khorsabad, de l'art et de l'architecture Assyrienne sont encore à l'étude. Peu d'autres objets ont été découverts récemment. |
Taureau androcéphale (Shedu) de Dûr-Sharrukîn - Musée du Louvre |
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Nimrud (ou Nemrod ou Nimrod ou Kalkhû ou Kalkhu ou Kalhu, forme ancienne Kalwakhum ou Kalakh dans l'Ancien Testament) est une des grandes capitales Assyrienne. Elle est située au Sud du Tigre, à 35 km de Ninive (Mossoul actuellement) et elle contrôlait le Zab supérieur et le Tigre. La ville est construite sur une falaise surplombant le Tigre à l'Ouest. Il s'agit de l'une des plus grandes villes anciennes connues s'étendant sur environ 16 kilomètres carrés, dont 20 ha sont occupés par l'acropole (La colline de Nimrud). Dans les temps anciens, la ville était appelée Kalkhu ou Kalhu. Ce sont les arabes qui lui ont donné son nom actuel de Nimrud. Ils tirent ce nom d'après un héros biblique légendaire de la chasse, Nimrod (ou Nemrod, Genèse 10:10-11-12; Michée 5:6; I Chroniques 1:10) et de Tell Azar qui recèle les ruines de "Fort Salmanasar". Nimrud a été identifiée comme étant le site de la ville biblique de Calah ou Kalakh.
L'histoire.......
Le site est habité depuis la préhistoire. Les plus vieux objets retrouvés sur le site datent de la période de Halaf (Fin VIe-début Ve millénaire). Elle est cependant créée plus tard. Elle est mentionnée dans la documentation de la période paléo-Babylonienne sous le nom de Kalwakhum. Elle est alors située dans une zone essentiellement peuplée de Hourrites. Cette bourgade intègre sans doute l'empire Assyrien dans la période dite médio-Assyrienne durant les conquêtes effectuées à partir du règne d'Assur-Uballit I (1366-1330). Elle n'est mentionnée pour la première fois par un souverain que par Salmanasar I (ou Salmanazar, 1275-1245), à qui on attribue sa véritable création et elle va exister pendant près d'un millier d'années. |
Détail d'une fresque du palais d'Assur-Nasirpal I |
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Une porte de la ville reconstituée |
Au IXe siècle, la ville n'est plus qu'un centre administratif sans grande importance, mais sa situation géographique en faisait le site propice à la reconstruction. La cité va devenir célèbre lorsque Assur-Nasirpal II (ou Ashurnasirpal, 884-859) en fait sa capitale. Il fait ériger de nombreux monuments impressionnants sur le site de l'ancienne ville pratiquement tombé en ruines. Un de ceux-ci, le palais, est achevé en 879. Les festivités de la grande cérémonie d'ouverture sont décrites sur une stèle découverte lors de fouilles archéologiques. La ville d'Assur-Nasirpal II abritait, selon certains spécialistes, jusqu'à 100 000 habitants et contenait des jardins botaniques, un jardin zoologique et des temples.
Les murs du palais étaient ornés de bas-reliefs en albâtre sculptés. Ils représentaient de nombreux portraits du souverain entouré d'ailes protectrices ou à la chasse ou à la campagne. Ils étaient complétés de textes sur chaque relief. Les inscriptions commençaient par retracer la lignée d'Assur-Nasirpal II sur trois générations et relataient ses victoires militaires. Elles indiquaient aussi les limites de son empire et racontaient comment il avait fondé Kalkhû et construit le palais. |
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Son fils, Salmanasar III (859-824), grâce aux butins de ses campagnes militaires va embellir encore la ville, qui est devenue "Ville demeure du Roi". Il y construit un palais, le "Palais Sud-est", une grande ziggourat et un temple et laisse plusieurs éditions des annales royales où son enregistrées ses campagnes militaires, dont la dernière qui est gravée sur un obélisque noir "L'obélisque noir de Kalkhû". Hors de la citadelle, il édifie l'Ekal Mašarti "Fort Salmanasar", qui est l'arsenal des armées Assyriennes. Le palais, restauré, est devenu un musée. C'est l'un des deux palais Assyrien préservés dans le monde, l'autre étant celui de Sennachérib (705-681) à Ninive.
Adad-Nirâri III (810-782) construisit un autre palais dans la citadelle, à côté de celui d'Assur-Nasirpal II. Celui-ci est ensuite incorporé dans le "Palais central", bâti sous le règne de Téglath-Phalasar III (745-727). Nimrud va rester la capitale Assyrienne jusqu'en 707 et laissera sa place à Dûr-Sharrukîn créée par Sargon II (722-705). Elle restera quand même un centre majeur et une résidence royale, même lorsque Sennachérib (705-681) installe ensuite sa capitale à Ninive. |
Entrée du palais d'Assur-Nasirpal II |
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Assarhaddon (681-669) sera le dernier souverain à bâtir un palais dans la citadelle, le "Palais Sud-ouest". La ville sera complètement pillée et détruite en 614, lorsque l'Assyrie va succomber sous les coups des Mèdes et des Babyloniens. Le site restera cependant encore habité pendant quelques siècles, avant d'être abandonnée à l'époque des Séleucides. |
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Le site archéologique
Le nom Nimrud accolé au site est apparemment utilisé pour la première fois dans les écrits de Carsten Niebuhr, qui était à Mossoul en mars 1766. Le site a été découvert par l'Anglais Badger en 1844. L'archéologue Britannique, Austen Henry Layard le fouille pour la première fois en 1845. Il considérait le site comme un quartier d'une supposée région urbaine de "Ninive", d'où le nom de Ninive dans les titres de plusieurs début de travaux au sujet de Nimrud. Ses livres : "Nineveh and Its Remains" et "Monuments of Nineveh" renvoient à ce site. Layard fouille le site de 1845 à 1847 et de 1849 à 1851, avant de repartir tout en emmenant certaines de ses découvertes au British Museum. |
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Statue d'un gardien de porte du "Palais Nord-est" - British Museum |
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Des grandes fouilles vont suivre dirigées par : Hormuzd Rassam en 1853-1854 et 1877-1879, Henry Rawlinson qui identifia le site comme étant l'antique Kalkhû en 1853, WK.Loftus en 1854-1855, George Smith en 1873, Max Mallowan en 1949-1957 avec lui les premières fouilles rigoureuses du site furent effectuées, David Oates en 1958-1962, Julian Orchard en 1963, la Direction des Antiquités de la République d'Iraq en 1956, 1959-1960, 1969-1978 et 1982-1992, Janusz Meuzynski en 1974-1976, Paolo Fiorina en 1987-1989, John Curtis en 1989 et enfin en 1989, l'équipe de l'archéologue M.Mahmud qui exhuma les tombes de dignitaires Assyriens et leur trésor constitué de nombreux bijoux. Les fouilles ont révélé un très grand nombre de bas-reliefs, des ivoires et des sculptures.
Aujourd'hui, beaucoup de bas-reliefs ornent les galeries du British Museum, à Londres, avec quelques autres exposées dans des musées en Europe, au Japon et aux Etats-Unis. Une statue d'Assur-Nasirpal II a été découverte dans un excellent état de conservation, comme le sont les colossales statues d'homme ailé à tête de lions qui gardent l'entrée du palais. Un grand nombre d'inscriptions traitant d'Assur-Nasirpal II a pu fournir plus de détails sur sa vie et son règne, ce qui en fait le plus connu des dirigeants de cette époque.
Certaines parties du site ont également été identifiés comme des temples à Ninurta et Enlil, un bâtiment affecté à Nabu (Dieu de l'écriture et des arts) ainsi que de vastes fortifications. Les palais d'Assur-Nasirpal II, Salmanasar III et Téglath-Phalasar III (745-727) ont été localisés. Le célèbre obélisque noir de Salmanasar III a été découvert par Austen Henry Layard en 1846. Le monument commémore les campagnes victorieuses du souverain. Le "trésor de Nimrud" mis au jour est une collection de 613 pièces de bijoux en or et pierres précieuses. Il a survécu à la confusion et les pillages après l'invasion de l'Irak en 2003 dans les coffres d'une banque. |
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Salle du British Museum regroupant des bas-reliefs du palais d'Assur-Nasirpal II | |||















