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Isin |
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Isin est une ville de Basse Mésopotamie identifiée au site moderne d'Isan Al-Bahariyat à une quarantaine de kilomètres au Sud-est de Diwaniyah. Le site a été fouillé entre 1973 et 1989 par une équipe archéologique Allemande, de l’université de Munich dirigée par Barthel Hrouda. Les fouilles ont révélé que la ville remontent aux Dynasties archaïques (Vers 2900 à 2340). D’autres niveaux montrent qu'elle avait déjà acquis une certaine importance à l'époque de l'Empire d'Akkad (2334-2142). Il a aussi été dégagé une partie d’un quartier d’habitation ainsi que des textes économiques datant des règnes d’Isbi-Erra et de son fils Su-Ilisy.
La chute de la IIIe dynastie d'Ur va permettre à Isin de devenir indépendante et la capitale d'un royaume important. Le début de la période paléo-Babylonienne, appelée parfois "Période d'Isin-Larsa", est la période la plus fleurissante de l’histoire d’Isin. Ses scribes ont continué la tradition d'Ur III, comme l’attestent les inscriptions royales retrouvées : Textes littéraires, hymnes etc.. découvertes dans la ville et surtout à Nippur. Jusqu'à Isme-Dagan (1954-1935), les souverains d'Isin ont gardé la titulature de Rois d'Ur. La divinité principale d'Isin protectrice de la ville était la Déesse Gula (Déesse de la guérison et des médecins), identifiée à Ninisina, la dame d'Isin. La cité fut aussi le berceau de la IVe dynastie Babylonienne (ou IIe dynastie d’Isin) qui régna de 1153 à 1025.
L'histoire.......
Ière dynastie - 2017 - 1794/93
À l'époque ou l’Empire d'Ur III s’effondrait, un Amorrite, Isbi-Erra (ou Ishbi-Erra, 2017-1985) officier dans l'armée du dernier Roi d'Ur Ibbi-Sin (2029-2004) reçoit en 2017 le commandement de la place d'Isin et de la région. Ibbi-Sin ayant son pays touché par la famine, envoie le gouverneur de Mari, pour se procurer du grain à Isin. Les Amorrites qui avaient envahit le pays coupent la route et empêchent le ravitaillement. À Isin, Isbi-Erra profite de cette situation et de la faiblesse du Roi d'Ur en lutte aussi contre les Élamites et en 2017, il proclame l'indépendance, prend le titre de Roi et fonde la Ière dynastie d'Isin. Il sera aussi Roi d'Eshnunna, de Kish, d'Ourouk et d'Oumma. Il part alors en campagne et repousse les envahisseurs Amorrites.
Il s'empare de Nippur, de Kish et d'Eshnunna et avec l'aide des Élamites il conquiert les États voisins. Sa dynastie va se rendre maître d'une partie du Sumer et de l'Akkad, mais certaines villes vont lui échapper notamment Larsa, qui s'impose comme sa grande rivale. En 2009, la Mésopotamie est coupée en deux : Ibbi-Sin à Ur et Isbi-Erra à Isin. En 2007/2006, le Roi Élamite Kindattu s'allie à Suse, traverse le Tigre et attaque Ur où Ibbi-Sin s'était retranché. La cité est sauvée par Isbi-Erra, mais en 2004, la coalition lance une nouvelle offensive et prend la ville qui est mise à sac, Ibbi-Sin est fait prisonnier et exilé en Anshan. Isbi-Erra peut se retirer et garder une certaine emprise sur sa région malgré les attaques des Élamites. Il a un enfant Su-Ilisu qui lui succède.
Les successeurs d'Isbi-Erra réussissent à maintenir la supériorité de la cité malgré les révoltes. Su-Ilisu (ou Shu-Ilishu, 1985-1975), se réconcilie avec les Élamites et parvient à récupérer la statue du Dieu Nanna d’Ur (ou Sîn, Dieu de la Lune), dérobée lors de la guerre et du pillage de la ville. Il doit guerroyer contre le Roi de Larsa Samium (1977-1972) pour garder la ville d'Ur. Son fils Iddin-Dagan (1975-1954) lui succède, mais son règne est encore aujourd'hui très peu connu.
Son fils, Isme-Dagan (1954-1935) est le Roi suivant. Son règne marque l’apogée d’Isin. Après lui monte sur le trône, Lipit-Ishtar (1935-1924) qui est le cinquième Roi de la dynastie d'Isin. Il est célèbre pour le code de loi qu'il a inspiré. On a conservé sous son nom ce code de loi qu'il aurait fait inscrire sur une stèle. L'année où il fait dresser la stèle est appelée "Celle où Lipit-Ishtar instaura la justice dans le pays de Sumer et d'Akkad". On connaît de ce code une douzaine de manuscrits provenant de Nippur, Kish et Sippar.
Ce Roi a été déifié, grâce à quoi il nous est parvenu deux hymnes à sa gloire dont l'un débute ainsi : "O Lipit-Ishtar tête éminente, Prince du sanctuaire, joyau, tige de royauté comme le soleil marchant". Sous son règne, va commencer le déclin d'Isin avec l’émergence de la dynastie de Larsa, dont le Roi Gungunum (1933-1906) réussit à prendre Ur en 1924, puis Ourouk et Kisurra, se rendant ainsi maître du Sud Sumérien. Le Roi d'Isin suivant Our-Ninourta (ou Ur-Ninurta ou Our-Enurta, 1924-1896) est tué au cours d’un conflit contre Larsa. Les ex cités soumises à Isin se rendent indépendantes les unes après les autres, tandis que Larsa devient la nouvelle puissance de la région. Son fils, le Roi Bur-Sin (ou Bur-Sîn, 1896-1874) redresse temporairement la situation en battant le Roi de Larsa, Sumu-El (1895-1866). Il reprend Nippur et Ur, mais pour très peu de temps.
Son fils et successeur Lipit-Enlil (ou Lapit-Enlul ou Libit-Enlil, 1874-1869) est battu plusieurs fois par Sumu-El, qui reprend Kish, puis la ville sainte de Nippur. Peu de temps après, le règne du dernier Roi d'Isin Damiq-Ilihu (ou Damiq-Ilishu, 1817-1794/1793) va être celui des invasions. À Babylone Sin-Muballit (1813-1793) arrive au pouvoir et conquiert en 1799 la ville d'Ur, puis, trois ans plus tard il prend Isin. Il ne chasse pas Damiq-Ilihu, mais le laisse sur son trône comme vassal. À la mort de Sin-Muballit en 1793, le Roi de Larsa Rîm-Sin I (1822-1763) profite de l'occasion et prend Isin, Ur et Ourouk. Il ne jouit pas longtemps de sa victoire, la ville est reprise en 1787 par le nouveau Roi de Babylone Hammourabi (1793-1750) qui l'incorpore à son empire.
Sous le règne de Samsou-Ilouna (ou Samsuiluna ou Samsu-Iluna, 1750-1712) fils et successeur d'Hammourabi, l’ancien pays du Sumer, dirigé par Isin et Ourouk, se révolte contre la domination de Babylone, mais la rébellion sera vite matée. Quelques temps après les villes de l’extrême Sud Mésopotamien sont abandonnées, leurs habitants migrant plus au Nord. C'est le cas d’Isin, dont une partie de la population se retrouve apparemment à Sippar, où le culte de la Déesse Gula (Déesse de la guérison et des médecins) est transporté.
Isin restera sous la domination Amorite de Babylone jusqu'en 1732, puis passera sous celle des Roi du Pays de la mer jusque vers 1500 où elle sera reprise par Burnaburiash I (ou Burna-Buriash ou Bournabouriash, 1521-1502) Roi de la IIIe dynastie Kassites de Babylone. À cette époque Isin va reprendre petit à petit de l'importance et est réoccupée. C’est de cette période que datent les premiers niveaux du temple de la Déesse Gula. Ce temple sera restauré par les Rois Kassites de Babylone Kadashman-Enlil I (1388-1369 ou 1388-1375) et Kurigalzu II (1345-1324).
Au Nord-est du temple, on a retrouvé 33 tombes de chiens (L’animal symbole de Gula), accompagnés d’un riche mobilier. La cité va suivre pendant les siècles suivants l'histoire des Rois Kassites de Babylone. Burnaburiash I va assurer sa domination sur toute la Basse Mésopotamie. Le royaume s'étend encore sous ses successeurs et Babylone devient une des grandes puissances politiques de la période. Cette période calme est brisée par l'émergence en Mésopotamie d'une nouvelle puissance, l'Assyrie. Ses Rois vont être constamment en lutte avec Babylone pour affirmer leur suprématie.
Le pouvoir Kassites, fragilisé par les guerres contre l'Assyrie, tombe en quelques années sous les coups des Rois Élamites Shutruk-Nahhunté I (1185-1153) et Kutir-Nahhunté III (1153-1150). En 1153, Le dernier Roi Kassite, Enlil-Nadin-Ahhe est emmené captif en Élam et tué, ainsi que les grands de son peuple. La dynastie Kassite, la plus longue à avoir régné à Babylone, se termine dans le chaos.
IIe dynastie ou IVe dynastie de Babylone - 1153 - 1025
Après la défaite de la dynastie Kassite de Babylone face aux Élamites, le flambeau de la résistance Babylonienne est repris par des Rois qui sont originaires d’Isin. Le premier le Prince Marduk-Kabit-Ahhe (ou Marduk-Kabit-Ahêshu, 1153-1139), se proclame Roi en 1153 et fonde la Seconde dynastie d’Isin ou IVe dynastie de Babylone. Ce Roi et son successeur Itti-Marduk-Balatu (1139-1131) vont résider à Isin mais quand le Roi Ninourta-Nadin-Shumi (1131-1125) reprend Babylone, il s’y installe, délaissant Isin. Le pouvoir Élamite ne tient pas longtemps en place en Babylonie. Ninourta-Nadin-Shumi profite d’une révolte en Babylonie, en 1130, que le Roi d'Élam Shilhak-Inshushinak I (1150-1120) était en train de réprimer pour l'attaquer. Il sortit victorieux de cette guerre, les Élamites subissant une cuisante défaite et se repliant dans leur pays. Cette défaite plonge l'Élam dans une crise et Shilhak-Inshushinak I voit toutes ses conquêtes redevenir indépendantes une à une.
Son successeur Nabuchodonosor I (ou Nabou-Koudour-Ousour ou Nebuchadrezzar, en Akkadien Nabu-kudurri-Usur, 1128-1103) décide d'attaquer le Roi Élamite Khutelutush-In-Shushinak (1120-1110). Il est repoussé une première fois, mais il réussit à l'emporter dans un second temps et force ses adversaires à se retirer dans le pays d'Anshan jusqu’au Zagros. Cet exploit est rapporté dans une chronique. Il réussit à envahir l'Élam et quelques années plus tard, il rapporte de Suse la statue de Marduk.
Nabuchodonosor I s'occupe alors d'étendre et
de fortifier les frontières, engageant Babylone
dans un conflit de nouveau contre les
Assyriens.
La période de la II dynastie d’Isin est importante dans l’histoire de
Babylone.
Elle voit l'avènement du Dieu Marduk à la tête des autres Dieux du panthéon
Mésopotamien, avec la rédaction de l’Épopée de la Création (Enūma Eliš ou Enuma Elish, est l'épopée
Babylonienne
de la création du monde. Le texte est découvert au XIXe siècle dans les ruines de la bibliothèque d'
Assurbanipal à
Ninive),
qui raconte comment il est devenu Roi des Dieux.
Le petit-fils de
Nabuchodonosor I, Marduk-Nadin-Ahhe(1099-1081) arrive sur le trône. Il décide de
reprendre l'offensive et attaque l'
Assyrie. Son adversaire
Téglath-Phalasar I (1116-1077) va non seulement le repousser, mais il envahit la
Babylonie et
fait prisonnier Marduk-Nadin-Ahhe. Après cette défaite, son fils Adad-Apla-iddina (Roi 1068-1046),
doit résister aux assauts de tribus barbares
Araméennes et Sutéennes qui pillent leur royaume. Il restaure le temple de Gula. Cette
dynastie comme la précédente va succomber sous les assauts des nouveaux arrivants. À partir de 1050 la
Babylonie est submergée par les incursions des
Araméens, auxquels vont s’ajouter
plus tard celles des
Chaldéens.
À peine 25 ans plus tard, en 1025/1024, le dernier Roi de la IIe
dynastie d'Isin,
Nabu-Shum-Libur (ou Nabû-Shum-Libour, 1033-1025) est tué.
La fin de son règne va marquer pour
Babylone
et Isin le début d'un certain chaos.La ville d’Isin est encore habitée dans la première moitié du Ier millénaire,
bien que n’occupant aucune position politique notable, en dehors de celle de
centre provincial dans les royaumes qui dominent successivement la région à
cette période
Assyrienne,
néo-Babylonien, puis
Perse Achéménide. C’est de cette dernière période que datent les niveaux les plus récents explorés à Isin. La
ville semble être abandonnée dans le courant de la période
Achéménide ou peut-être plus tard sous les
Séleucides. |
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Pour
d'autres détails sur la ville voir les ouvrages de :
Jean Bottéro et Marie-Joseph Stève :
- Il était une fois la Mésopotamie, Gallimard, Collection Découvertes, Paris, 1993.
John A. Brinkman :
- A Second Isin Dynasty Economic Text, NABU, 1996.
Grant Frame :
- Rulers of Babylonia : From the second dynasty of Isin to the end of Assyrian domination (1157-612 BC),
University of Toronto Press, Toronto, 1995.
Kathleen Kuiper :
- Mesopotamia : The World's Earliest Civilization, Britannica Educational Publishing, 2010.
Arno Poebel :
- The second dynasty of Isin according to a new king-list tablet, University of Chicago Press, Chicago, 1955.
Marc Van der Mieroop :
- Crafts in the early Isin period, a study of he Isin craft archives from the reigns of Išbi-Erra a nd Šu-ilišu,
Departement Orientalistiek, Leuven, 1987.
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Le Hana est un royaume au XXe siècle av.J.C. Il connait un grand essor au cours de la IIIe dynastie Kassite des Rois de Babylone. Initialement soumise à la domination Babylonienne, la cité de Terqa (Site de Tell Ashara aujourd'hui) devient, au cours des siècles suivants, le nouveau centre politique et économique de la région. Le royaume de Hana qui correspondait, à cette époque, à une partie importante du Moyen Euphrate avait pour capitale Terqa où résidaient les souverains du royaume. La culture et la société du Hana connurent une période de grand essor et de développement économique et commercial, comme l’attestent les découvertes récentes effectuées sur le site. On a pu mettre à jour, dans les dépendances du palais : De nombreuses archives, notamment une archive notariale couvrant environ trois siècles, les restes d’ateliers artisanaux fabriquant des objets en pâte de verre et en bronze, ainsi que des exemples très originaux de figurines en terre cuite.
Sans doute héritière de la civilisation Mésopotamienne classique, la culture et la civilisation de Terqa, pendant l’époque du royaume de Hana, resta ouverte aux apports culturels et artistiques les plus divers, surtout Syriens et d'Asie Mineure notamment avec l’Empire du Mitanni qui le soumettra. Un temple, dédié à la Déesse Ninkarrak (Déesse de la bonne santé), a pu être étudié sur plusieurs niveaux et une pièce voisine a livré des fragments d’objets en argent sans doute destinés à être utilisés comme moyens de paiement. Ces découvertes éclairent une époque qui était jusqu’alors considérée par les historiens comme obscure et marquée par le déclin de la civilisation urbaine et des échanges. |
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Terqa |
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Terqa (ou Tirqa) est le site de Tell Ashara aujourd'hui. Il est situé sur
la rive droite de l’Euphrate, à environ 80 km au Sud de Deir Ez-Zor. Il a été
identifié depuis la fin du siècle dernier comme le site de la ville ancienne de
Terqa. C’est de là que provient la première tablette cunéiforme d’origine
Syrienne arrivée en Europe. Il s’agissait du texte d’une transaction immobilière,
mentionnant la ville de Terqa et le royaume de Hana,
dont elle était la capitale. Un premier sondage, effectué en 1923, par une équipe d'archéologues
Français dirigée par E.Dhorme et F.Thureau-Dangin avait déjà révélé l'importance
de cette cité de la Mésopotamie à l'âge du bronze. C’est seulement à partir de
1975 et jusqu’en 1986 que le tell d’Ashara fera l’objet d’un vrai programme de
fouilles et que va démarrer un programme d'excavations sous la direction des
professeurs G. et M.Buccellati de l'Université de Californie à Los Angeles
(UCLA). Ce projet de recherches archéologiques a été par la suite repris, en
1987, par la Mission archéologique Française à Terqa, sous la direction
d’Olivier Rouault, professeur à l’Université Lumière Lyon II.
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Ruines de Terqa (Tell Ashara) |
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C’est, à aujourd'hui, le seul site important qui nous renseigne sur cette période obscure. Il nous éclaire sur des périodes très mal connues de cette région : Début du troisième millénaire et époque dite "de Hana", ayant suivi la destruction de Mari par le Roi de Babylone Hammourabi (1793-1750). Par ailleurs, les travaux sur ce site nous renseignent sur la culture locale du Moyen Euphrate, ses traditions locales, la résistance aux influences des royaumes importants qui se sont succédés.
Les processus d’assimilation et de transformation des apports extérieurs, y sont particulièrement bien documentés. Le site, aujourd'hui est occupé par un village, il est de ce fait difficile à fouiller, mais on y a découvert une partie des murailles de la cité, les dépendances du palais, des bâtiments administratifs, des quartiers d’habitations et un temple important. Dans les dépendances du palais de nombreuses archives on été trouvées. Elles sont d'une grande importance et nous renseignent sur cet âge sombre qui régnait alors sur le reste de la Mésopotamie Syrienne. |
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On pense que Terqa était au IIIe millénaire sous la domination de sa puissante voisine la cité de Mari, jusqu'à la destruction de celle-ci par le Roi de Babylone Hammourabi. On a mis au jour une vaste zone construite correspondant à cette période, ainsi que de nombreux textes et documents. Après la chute de Mari, Terqa devient le centre politique et économique du moyen Euphrate presque jusqu'à la fin de l'âge du bronze. Elle sera la capitale du royaume de Hana, qui sera soumis par l’Empire du Mitanni. Plus tard, vers 1100, il semble que la cité connaisse une période de crise et d'abandon. Au IXe siècle, Terqa, qui a changé de nom et s'appelle Sirqu, est de nouveau décrite comme un centre politique régional dans des inscriptions royales Assyriennes. Puis elle est intégrée à l'Empire Assyrien. Seule une stèle de basalte comportant une inscription cunéiforme ainsi que quelques tombes nous renseignent sur cette époque. Les tablettes cunéiformes qui y ont été retrouvées, surtout de type juridique (Contrats d’achats de terrains et de maisons), ont permis de reconstituer la dynastie des souverains de l’époque. |
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Pour
d'autres détails sur la ville voir les ouvrages de :
Jean Bottéro et Marie-Joseph Stève :
- Il était une fois la Mésopotamie, Gallimard, Collection Découvertes, Paris, 1993.
Giorgio Buccellati :
- Terqa, pp. 188-190, The Oxford encyclopedia of archaeology in the Near East 5, Sera-Ziql, 1980.
Ilmari Kärki :
- Isin, Larsa, Uruk, Finnish Oriental Society, Helsinki, 1980.
Jean-Robert Kupper :
- Correspondance de Kibri-Dagan, Gouverneur de Terqa de Kibri-Dagan, Paul Geuthner,
Imprimerie nationale, Paris, 1948-1950.
Jean Margueron :
- Akh Purattim : Rapports de fouille, Mari 1994 et 1995, Terqa 1991 et 1992,
Maison de l'Orient et de la Méditerranée, Lyon, 2007.
Olivier Rouault :
- Terqa final reports, Calif. Undena publications, Malibu, 1984.
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