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Les Kassites de 1595 à 1153 |
Les Kassites (Kassu) sont un peuple asiatique dont l'origine est encore incertaine. On lui attribue communément le fait qu'il ait été soumis par un clan Indo-européen, qui a pris son nom et s’est établit dans le Zagros méridional (Sans doute vers la région de l'actuel Luristan). Quand Hammourabi (1793-1750) devient Roi de Babylone (Dynastie Amorrite), il est à la tête d'un Empire assez important pour attirer les jalousies des Kassites. Leurs premières apparitions, que l'on situe dans la région de Sippar, remontent au Roi Amorrite de Babylone Samsou-Ilouna (1750-1712). À deux reprises, les Kassites tenteront, mais en vain, de s'emparer de Babylone, sous les règnes de Samsou-Ilouna et de Abi-Eshuh (1712-1684).
Leur implantation en Babylonie va donc être progressive. Ils vont par la suite s'étendre et atteindront, vers la fin de la dynastie Amorrite de Babylone, Alalah (Tel Açana, Turquie) sur l'Oronte et la région du Khābūr (ou Habur, actuelle Haut Djézireh). En 1595, Babylone est attaqué par le Roi des Hittites Moursil I (ou Mursili, 1620-1590) qui s'est allié au Roi Kassites du Hana. Babylone est prise et pillée. Moursil I met un terme à la dynastie Amorrite et fonde la IIe dynastie de Babylone, qui ne durera qu'une vingtaine d'année. Puis les Hittites laissent la place aux Kassites qui fondent une nouvelle dynastie (la IIIe de Babylone).
Celle-ci sera la plus longue dynastie ayant régné à Babylone. On sait que leur dynastie des Rois du Hana dure de Gandash (1730-1726) à son anéantissement par les Élamites en 1153. Les kassites vont transférer leur capitale, vers 1400, à Dûr Kurigalzu (ou Dour Kourigalzou près de l’actuelle Bagdad). Babylone, qui est passée au second rang politique, va quand même retrouver rapidement un rôle important et même prospérer, sous cette longue et brillante dynastie Kassite. Celle-ci va y contribuer en perpétuant les traditions Babylonienne et en restaurant les temples et les sanctuaires.
La langue des Kassites est très mal documentée, elle est seulement connue par quelques termes techniques. Les nombreux textes de l'époque kassite sont en Babylonien. On ne dispose d'aucun texte complet en kassite. Les plus importants sont un vocabulaire donnant 32 noms communs et 16 noms de divinités avec leur équivalent en Akkadien et une tablette provenant de la bibliothèque de l'Empereur d'Assyrie Assurbanipal (ou Assur-Banapliou ou Assourbanipal, 669-626) comportant une liste de noms royaux et de personnages privés avec leur traduction en Akkadien. Des tablettes de l'époque de la domination kassite rédigées en Akkadien incluent des mots Kassites. Ces listes ont conservé des noms propres de chevaux et des descriptions sur l'art équestre dans lequel les Kassites étaient réputés. On sait que ce sont sans doute les Kassites qui ont banalisé le cheval en Babylonie. Ils ont également développé, en même temps que les Hittites, l'utilisation du char.
Les divinités purement Kassites sont : Shuqamuna qui avait pour parèdre Shimaliya (ou Shumalija) couple divin protecteur de la royauté. Sakh identifiée a Shamash, Dur et Shugab, Buriash le Dieu du Temps et de l'orage, Harbe (ou Kharbe) et Kamulla et aussi des divinités d'origine indo-aryenne, comme Maruttash (les Marut) et Shuriyas (Surya, Dieu Soleil). Shuqamuna et Shimaliya avaient leur temple a Babylone, dans lequel les derniers Rois Kassites ont été couronnés. Le "monument" kassite le plus caractéristique est le kudurru. La culture kassite est très mal connue. On sait que les Kassites étaient organisés en tribus "Les maisons", descendantes d'un ancêtre commun.
L'histoire.......
Les kassites envahissent donc pacifiquement une partie de la Mésopotamie, mais leur histoire nous est inconnue jusqu'au XVe siècle. Si l'on s'en tient à la liste des Rois de Babylone, leur dynastie aurait compté 36 Rois sur 576 ans. Le premier de ceux-ci serait, Gandash (1730-1726), qui est Roi de Mari et du Hana et qui fonde la dynastie. Il a un fils qui lui succède, Agum I (1726-1715). Vont suivre sept Rois dont on ignore tout, jusqu'a Tiptakzi (v.1590-1570 ou 1616-1598) qui sera le dernier Roi de cette dynastie.
Vers 1570 la royauté passe à Babylone avec Agum II (1598-1578 ou 1570-1521) fils de Urzigurumash. Il ramène à Babylone les statues du Dieu Marduk que les Hittites avaient dérobées, ce qui lui permet d'assurer sa légitimité et se fait reconnaître Roi par la ville. Il fonde la IIIe dynastie Kassite de Babylone (ou dynastie des Rois de Mari et du Hana). Les circonstances exactes de cette prise de pouvoir sont encore très vagues. Les kassites de Mari et du Hana vont donc dominer la ville, mais aussi semble t-il le Pays de la Mer. Leur dynastie va être fortement imprégnée des traditions Babylonienne. Agum II a un enfant Burnaburiash I (ou Burna-Buriash ou Bournabouriash, 1521-1502) qui lui succède. Il s'empare de la ville d'Isin et instaure la domination kassite sur le pays de Sumer.
Burnaburiash I assure son hégémonie sur toute la basse Mésopotamie, qui prend le nom de Karduniash (Babylonie). Cette unité ne sera rompue ni par le Sumer (Sud) ni par Akkad (Nord). Il intervient contre le Roi du pays de la Mer, au nom d'Ulam Buriash (?), dans le Sud Sumérien et s’empare de son territoire pendant que ce dernier est occupé en Élam. Il se pourrait qu’il ait dominé aussi Eshnunna et l’ensemble de la vallée de la Diyala. Burnaburiash I est le premier souverain sur qui l'on possède quelques éléments sûrs. Il a deux enfants : Kashtiliash III (1502-1483) et Ulamburiash (1483-1475 ou v.1450) qui lui succèdent. Il faut attendre un siècle plus tard, avec les Rois : Karaindash I (ou Caraindash ou Kara-indash Uruk, ? -1390) et ses successeurs Kurigalzu I (ou Karizalzu, 1401-1388 ou 1390-1388), Kadashman-Enlil I (1388-1369 ou 1388-1375) et Burnaburiash II (1375-1347 ou 1369-1333), pour que l'on dispose de sources contemporaines, grâce, à des correspondances que ces Rois ont échangées avec les Pharaons d'Égypte.
Vers 1400 sous le règne de Kurigalzu I, les Rois Kassites abandonnent Babylone pour installer leur capitale à Dûr Kurigalzu (ou Dour Kourigalzou près de l’actuelle Bagdad). Le royaume Kassite de Babylonie, devenu le Karduniash, est alors l'un des plus puissants du Proche-Orient avec l'Assyrie, le Mitanni, les Hittites et l'Égypte. Suivent plusieurs Rois dont on sait peu de chose. Au XIVe siècle, les Rois Kassites font face à l’émergence d’un nouvel ennemi, l’Assyrie, qui domine la haute Mésopotamie.
Un de ceux-ci, Kadashman-Enlil I (1388-1369 ou 1388-1375), est connu comme contemporain du Pharaon Amenhotep III (1390-1353/52). La domination de la dynastie kassite se termine au milieu du XIIe siècle avec le règne d'Enlil-Nadin-Ahhe (ou Enlil-Nâdin-Ahi, 1160-1153 ou 1160-1157). L'attaque de l'Empereur d'Assyrie Assur-Dan I (1180-1134) affaiblit la dynastie Kassite au point de la laisser sans défense devant l’invasion du Roi d’Élam Shutruk-Nahhunté I (1185-1153), qui subissaient depuis des années la suzeraineté Kassite. Les armées Élamites investissent à leur tour toute la Babylonie. Le dernier Roi Kassite de Mari, Enlil-Nadin-Ahhe est emmené captif en Élam en 1153 et tué, ainsi que les grands de son peuple.
La dynastie Kassite laisse la place à un Prince d'Isin, Marduk-Kabit-Ahhe (ou Marduk-Kabit-Ahêshu, 1153-1139), qui fonde, vers 1150, ce que les historiens appellent la IIe dynastie d'Isin (ou IVe dynastie de Babylone). Les Kassites ne disparaissent pas pour autant. Les familles installées dans le pays continuent de prospérer et occupent souvent de hautes fonctions. Ils vont s'assimiler à la population Mésopotamienne et prendre des noms Babyloniens. Ils suivront ensuite l'histoire de cette région. |
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Pour
d'autres détails sur la ville voir les ouvrages de :
Kemal Balkan :
- Studies in Babylonian feudalism of the Kassite period, Undena Publications, Malibu, 1986.
Jean Bottéro et Marie-Joseph Stève :
- Il était une fois la Mésopotamie, Gallimard, Collection Découvertes, Paris, 1993.
Jean Bottéro et Barthel Hrouda :
- L'Orient ancien : Histoire et civilisations, Bordas, Paris, 1991 - En Allemand :
Der Alte Orient : Geschichte und Kultur des alten Vorderasien, Orbis-Verl, München, 1991-1998.
John A. Brinkman :
- A Political History of Post-Kassite, Babylonia 1158-722 BC., Analecta Orientalia 43, Rome, 1968.
- The Names of the Last Eight Kings of the Kassite Dynasty, pp.231-246,
Zeitschrift für Assyrologie und Vorderasiatische Archäologie 59, N° 1, Walter de Gruyter GmbH & Co, 1969.
- Materials and studies for Kassite history, Oriental Institute of the University of Chicago, Chicago, 1976.
- A Catalogue of cuneiform sources pertaining to specific monarchs of the Kassite dynasty,
Chicago : Ill, Oriental institute of the University of Chicago, 1976.
Theresa Howard Carter :
- Studies in Kassite history and archaeology, Bryn Mawr, 1962.
Jean-Jacques Glassner et Benjamin R Foster :
- Mesopotamian chronicles, Society of Biblical Literature, Atlanta, 2004.
Walter Sommerfeld :
- The Kassites of ancient Mesopotamia, pp. 917-950, Civilizations of the Ancient Near East, New York, 1995.
François Thureau-Dangin :
- Notes pour servir à la chronologie de la dynastie Kassite, Imprimerie nationale, Paris, 1908.
Marc Van de Mieroop :
- A history of the ancient near East : ca. 3000-323..., Blackwell, Oxford, 2004 - Blackwell, Malden, 2007.
Leonard Woolley : Sir
- The Kassite period and the period of the Assyrian kings, Published for the Trustees of the Two Museums, London, 1965.
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Définition
Les Araméens sont un peuple sémite du Moyen-Orient, semi-nomades de pasteurs, qui vivaient en haute Mésopotamie et en Syrie. Les grandes puissances telle que l’Égypte, la Babylonie, l’Assyrie étant affaiblie, ces tribus nomades s’installent dans le couloir Syro-palestinien. Plusieurs royaumes Sémitiques, d’abord nomades, se fixent le long de l’Euphrate au Xe siècle. Les royaumes s’étendaient jusqu’en territoire Assyrien, ses derniers en 733 rasent la ville de Damas, qui centrée sur son oasis s’était constituée en royaume. L’écriture Araméenne était issue de l’alphabet Phénicien.
Localisation
Les Araméens sont un peuple sémite du Moyen-Orient dont les premières traces sont signalées par une inscription du Roi Naram-Sin d'Akkad (2255-2218). Elle fournit la plus ancienne référence à "l'Aram" (Définissant le lieu), mais les chercheurs sont en désaccord quant à l'emplacement réel et à la signification de ce mot "Aram". Pour la ville de Damas on parle souvent de royaume d'Aram. On a trouvé d'autres très anciennes références à un endroit où les gens de "Aram" ont fait leur apparition : Dans les archives de Mari (vers 1900), celles d'Amarna (Tell el-Amarna, vers 1350), puis celles d’Ougarit (vers 1300). Dans la Bible Hébraïque est mentionné cinq fois, "Aram-Naharaim" (ou "Aram des deux rivières"). Cette région est généralement identifiée avec Naharina (ou Nahrima), mentionnée dans trois tablettes des lettres de Tell el-Amarna. C'était la terre ou la ville de Harran. Selon une tradition rabbinique Juive, ce serait le berceau d'Abraham.
D'autres entités avec le nom "Aram" sont mentionnées dans la Bible Hébraïque : Aram-Damascus, qui était un État Araméen centré autour de Damas en Syrie, de la fin du XIIe siècle jusqu'à 734, Aram-Rehob qui fut l'un des premiers royaume Araméen, dont le chef-lieu était Rehob (ou Beth-Rehob) et Zobah (ou Aram-Zobah) qui était la capitale d'un état Araméens dans le Sud de la Syrie située probablement entre Hamath (ou Hama, ville sur les rives de l'Oronte dans le centre de la Syrie) et Damas, près de la ville de Berothah (Berothai). Il fut d'une importance considérable. Dans le livre de Samuel (XIV. 47) son Roi est censé avoir combattu avec Saül, mais ce fait est jusqu'à aujourd'hui non confirmées.
Un autre de ses Rois, Hadadezer ("aide Hadad" ou Hadadezer Ben Rehob ou Hadadezer Bar Rehob, début du Xe siècle), fils de Rehob, s'allie avec les Ammonites contre David, qui a vaincu Zobah et mis le royaume vassal d'Israël (II Samuel x.). Dans cette guerre Hadadezer est aidé par les Araméens d'au-delà de l'Euphrate (Sam II. X. 16). Lors de la prise de pouvoir de Salomon, Zobah redevient indépendante d'Israël. Après le Xe siècle, Zobah n'est plus mentionnée dans la Bible, mais la ville de Subiti, qui est mentionné dans les annales de l'Empereur d'Assyrie Assurbanipal (ou Assur-Banapliou ou Assourbanipal, 669-626) comme ayant été conquise par lui, est probablement la même que Zobah.
L'origine
Les Araméens sont identifiés comme des tribus semi-nomades et pastorales et ils s'implantent en Mésopotamie du Nord, en Syrie et sur la côte Phénicienne après l'effondrement de l'Empire Hittite, vers 1200. Ils n'ont jamais eu un empire unifié, ils ont été divisés petits en royaumes indépendants dans tout le Proche-Orient. Pourtant, ils vont avoir le privilège d'imposer leur langue et leur culture à l'ensemble de ce Proche-Orient. Leur origine géographique, comme celle des Amorrites, n'est pas, même aujourd'hui, bien définie en raison de la quantité limitée inscriptions concernant leur mention en Mésopotamie.
Les hypothèses anciennes, qui supposaient pour l’ensemble des Sémites, un berceau en Arménie ou dans la chaîne de hautes montagnes du Pamir ou en Arabie, ne sont plus retenues. Les spécialistes, aujourd'hui, penchent plus pour un mode de vie commun plutôt qu'une origine géographique commune. Les tribus se seraient formées instinctivement à l’intérieur du système économique Syro-Mésopotamien. La question de l'identification ethnique est débattue au sein de la communauté araméenne, c'est pourquoi les Araméens modernes sont identifiés comme : des Assyriens ou des Syriaques ou des Assyro-Chaldéens.
La langue
Les Araméens n'ont jamais eu un Empire unifié, ils ont été divisés petits en royaumes indépendants dans tout le Proche-Orient. Pourtant, ils vont avoir le privilège d'imposer leur langue et leur culture à l'ensemble de ce Proche-Orient. Une des plus grandes collections de textes en Araméen Achéménide, au nombre de 500 environ, est celle des "tablettes des fortifications de Persépolis", découverte durant les fouilles de la ville par Ernst Herzfeld et Erich Frederich Schmidt.
Les Araméens sont généralement définie par l'utilisation de cette langue araméenne, d'abord écrite en utilisant l'alphabet Phénicien légèrement modifié. Leur langue, appartient comme l'Hébreu, l'Ammonite et d'autres, au groupe de dialectes sémitiques du Nord-ouest. Dès le VIIIe siècle av.J.C, l'araméen (langue et écriture) est en concurrence avec l'Akkadien (langue et écriture cunéiforme) en Assyrie, puis se répand dans tout l'Orient.
Au VIe siècle, lorsque les monarques de l'Empire Perse Achéménide veulent un langage qui peu être compris par tous leurs sujets dans leur Empire, ils choisissent l'Araméen qui devient aussi la langue administrative. Le Grec en tant que langue verra le jours dans cette Empire que plusieurs siècles plus tard, au IIIe siècle av.J.C, lorsque l'Araméen aura perdu de son prestige parce qu'une langue trop sophistiquée.
La langue resta quand même le dialecte commun de tous les peuples du Proche-Orient et ce jusqu'à l'invasion arabe en 650 ap.J.C. Elle a donné son nom à l'alphabet Araméen avec lequel elle était écrite. L'Araméen est aujourd'hui un groupe de langues et dialectes sémitiques de la famille des langues afro-asiatiques.
Selon le linguiste Klaus Beyer, l'histoire de la langue Araméenne se décompose en trois grandes périodes :
▪ L'Araméen ancien (1100 av.J.C-200 ap.J.C) avec notamment : L'araméen biblique de la Bible Hébraïque, l'Araméen de Jésus, l'Araméen du Targums, le tournant du Vieux-araméen serait au environs de 500 av.J.C quand la langue change en Araméen Impérial, la lingua franca de l'Assyrie, les néo-Babyloniens et l'Empires Perse Achéménide. ▪ L'Araméen Moyen (200-1200) avec notamment : Le Syriaque littéraire, l'Araméen des Talmuds et Midrashim, l'Araméen Nabatéen. ▪ L'Araméen moderne (à partir de 1200) avec notamment : Diverses langues vernaculaires modernes. Ces langues ne sont pas toutes mutuellement compréhensible, par exemple le Syriaque orientale est appelée Chaldéen ou Assyrien. Il reste par contre très peu de vestiges de l'Araméen occidental, qui aujourd'hui n'est parlé que dans le village Chrétien de Ma'lula en Syrie et les villages musulmans de Bakh`a et Jubb'Adin dans les montagne de l'Anti-Liban.
L'histoire.......
Les tribus pasteurs et nomades ont toujours été une caractéristique du Moyen-Orient, mais leur nombre semble varier en fonction des conditions climatiques et de la force des Empires qui se sont créés. La période 1800-1300 semble avoir été une période d'aridité croissante qui a incité les éleveurs à passer une plus longue transhumance avec leurs troupeaux. Les zones urbaines ont diminué d'importance, jusqu'à ce que finalement tout un mode de vie nomade d'éleveurs soit arrivé à dominer la région. Au début du XIVe siècle, une grande partie de l'Israël était Araméenne. Ces tribus pratiquent en Babylonie des raids. Les Araméens pillent les campagnes et attaquent les caravanes. Ils sont une menace pour le commerce de longue distance et le prestige royal s'en ressent.
Les citadins riches achètent la protection des Araméens. Les opposants à ce système se réfugient au Pays de la Mer et incitent les Rois de Babylone à reprendre la guerre. Selon le livre biblique des Juges, Othniel (ou Othiel Ben Kenaz, en Hébreux עָתְנִיאֵל בֶּן קְנַז, premier des Juges bibliques) aurait été vaincu par une armée commandée par le Roi d'Aram-Naharaim, (ou "Aram des deux rivières") Shushan-Rishathaim (En Hébreux, כּוּשַׁן רִשְׁעָתַיִם). Au XIVe siècle on trouve la trace d'un peuple Araméen, les Ahlamû ("vagabonds" ou Akhlamû-Araméens ou Ablamu-Araméens).
Le nom Ahlamû est mentionné pour la première fois dans les lettres de Tell el-Amarna. La présence des Ahlamû est également attestée en Assyrie et même à Nippur et Dilmun (Bahreïn). L'Empereur d'Assyrie Salmanasar I (1275-1245) vainquit le Roi du Mitanni Shattuara II (v.1280-v.1270) qui s'était révolté avec l'aide de mercenaires Hittites et Ahlamû. Un terme équivalent apparaît chez les Égyptiens, Shasou (Shsw "vagabond"). Ceux-ci sont mentionnées comme la principale source d'instabilité dans l'Empire Égyptiens du Levant à partir du règne de Toutânkhamon (1336/35-1327). Ils sont encore cités un peu plus tard.
Les Ahlamû auraient coupé la route de Babylone à la capitale Hittite Hattousa et l'Empereur d'Assyrie Toukoulti-Ninourta I (1245-1208) affirme qu'il a conquis Mari, le Hana, Rapiqum sur l'Euphrate et "la montagne de l'Ahlamû", apparemment la région De Djebel Bisri. Enfin sur une inscription de l'Empereur d'Assyrie Téglath-Phalasar I (1116-1077), il les appelle "Akhlamû-Araméens" (Ahlame Armaia). Puis les Ahlamû vont disparaître des anales Assyriennes pour être remplacé par les Araméens (Aramu, Arimi).
Toutefois il est possible que les deux peuples n'aient rien de commun, mais simplement habités la même zone. Au XIe siècle les Araméens s'établissent en Syrie. La Bible nous dit que les Rois Hébreux Saül (1030-1010), David (1010-970) et Salomon (970-931) ont lutté contre les royaumes Araméens à la frontière Nord d'Israël : Aram-Sôvah dans le Beq'a, Aram-Bêt-Rehob et Aram-Ma'akah autour Mount Hermon et enfin Damas.
Plus au Nord, les Araméens étaient en possession d'Hamath sur l'Oronte et ils vont devenir assez fort pour se dissocier du bloc néo-Hittite. Au cours du Xe et IXe siècles, ils vont conquérir Sam'al (Zenjirli), également connu sous le nom de Yamkhad, de la région d'Alep, puis Arpad qu'ils rebaptisent Bît-Agushi et Til Barsip, qui est devenu le chef-lieu de Bît-Adini (Également connu sous le nom de Beth Eden). Dans le même temps, les Araméens se sont déplacés à l'Est de l'Euphrate où ils se sont établis aussi grand nombre dans l'ensemble de la région que l'on a appelé Aram-Naharaim (ou "Aram des deux rivières").
L'un de leurs premiers royaumes de la Mésopotamie était Bît-Bahiâni (Tell Halaf). L’Empereur d’Assyrie Adad-Nirâri II (912-891) est attaqué par les Babyloniens alliés à ces Araméens, mais il va battre deux de ses Rois. Il se réconcilie avec le second et inaugure un protectorat Assyrien sur la Babylonie durant deux siècles. Les Assyriens exterminent alors quelques Araméens pour le plaisir.
Les Rois de Babylone veulent définitivement s'affranchir de ce joug, en 878, ils tentent de porter secours à des Araméens attaqués par l'Assyrien Assur-Nasirpal II (884-859), mais ce dernier gagne et sème la terreur dans le pays. Au cours du IXe et VIIIe siècle, tous les petits royaumes Araméens vont être envahit par les Empereurs successifs d'Assyrie Adad-Nirâri III (810-782), Assur-Nasirpal II et son fils Salmanasar III (859-824), qui a détruit un grand nombre de petites tribus.
Il a apporté de ce fait aux Assyriens le contrôle de la Syrie, de son commerce local et de ses ressources naturelles. Certains Empereurs Assyriens ont même pris des épouses Araméennes. Les Araméens maintenant mêlés aux populations locales vont suivre le cours de l'histoire de ces régions où Néo-Babyloniens, Perses Achéménides, Macédoniens, Séleucides et ou Romains vont se succéder.
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Pour
d'autres détails sur la ville voir les ouvrages de :
Paul Auvray :
- Les langues sacrées, Librairie A. Fayard, Paris, 1957.
Jean Bottéro et Marie-Joseph Stève :
- Il était une fois la Mésopotamie, Gallimard, Collection Découvertes, Paris, 1993.
Jean Bottéro et Barthel Hrouda :
- L'Orient ancien : Histoire et civilisations, Bordas, Paris, 1991 - En Allemand :
Der Alte Orient : Geschichte und Kultur des alten Vorderasien, Orbis-Verl, München, 1991-1998.
John A. Brinkman :
- Notes on Arameans and Chaldeans in southern Babylonia in the early seventh century B.C.,
Pontificium institutum biblicum, Roma, 1977 - OrNS 46, pp: 304-25. 1977.
Françoise Briquel-Chatonnet :
- Les Araméens et les premiers arabes : Des royaumes Araméens du IXe s. à la chute du royaume Nabatéen
Édisud, Aix-en-Provence, 2004.
Antony Dammron :
- Grammaire de l'araméen biblique, P.H. Heitz, Strasbourg, 1961.
Conn Grayson Davis :
- The Aramean influence upon ancient Israel to 732 B.C., Southern Baptist Theological Seminary, Louisville, 1979.
Sébastien De Courtois et Douchan Novakovic :
- Les derniers Araméens : Le peuple oublié de Jésus, Table ronde, Paris, 2004.
Paul Eugène Dion :
- Les Araméens à l'âge du fer : Histoire politique et structures sociales, J. Gabalda, Paris, 1997.
André Dupont-Sommer :
- Les Araméens, Librairie A. Maisonneuve, Paris, 1949.
Jean-Jacques Glassner et Benjamin R Foster :
- Mesopotamian chronicles, Society of Biblical Literature, Atlanta, 2004.
Charles-François Jean :
- Grammaire hébraïque élémentaire : Suivie de notions d'Araméen biblique, Letouzey et Ané, Paris, 1943.
Edward Lipiński :
- The Arameans : Their ancient history, culture, religion, Peeters, Leuven, 2000.
Paulette M.Michèle Daviau :
- The world of the Aramaeans, Sheffield Academic Press, cop., Sheffield, 2001.
Sergio Moscati :
- The Aramaean Ahlamû, pp: 303-307, Journal of Semitic Studies 4, N°4, 1959.
Hélène S.Sader :
- Les États Araméens de Syrie depuis leur fondation jusqu'à leur transformation en provinces Assyriennes,
Orient-Institut der Deutschen Morgenländischen Gesellschaft, Beirout, 1987 - F. Steiner, Wiesbaden, 1987 -
Köhler, Tübingen, 1984.
Albert Šanda :
- Die Aramäer, J.C. Hinrich, Leipzig, 1902.
Marc Van de Mieroop :
- A history of the ancient near East : ca. 3000-323..., Blackwell, Oxford, 2004 - Blackwell, Malden, 2007.
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Pour d'autres détails voir aussi : Damas |