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L'origine....... |
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Vers la fin du VIe millénaire, le dessèchement du Proche Orient rend les plateaux désertiques et découvre dans les vallées de vastes territoires propres aux cultures. Vers 3500, des populations: Sémites (Akkad) et Sumériennes vont s'y installer. Les Sémites occupent un territoire entre le Tigre et l'Euphrate et les Sumériens celui du fond du Golf Persique. La Mésopotamie va se trouver partagée en Cités-États, qui vont connaître des fortunes et histoires diverses et vont être en état de guerre quasi permanent. La civilisation Sumérienne va s'épanouir une première fois entre 2700 et 2300. Les premières dynasties vont émerger des villes d'Éridou, Lagash, puis Ourouk, le centre religieux. Cette période correspond à l'ère d'Ourouk ou celle de Djemdet Nasr.
Après la conquête du Sumer par Sargon l'Ancien, la citée qu'il construit, Akkad, deviendra la ville la plus puissante et son nom sera attribué à toute la région. Cette époque de prospérité sera brutalement interrompue par l'invasion des Goutis (ou Gutis, vers 2200). La civilisation Sumérienne va alors connaître une renaissance. Elle sera dirigée par la cité d'Ur où le Roi Our-Nammou (2113-2095) fonde la IIIe dynastie. Cette dynastie de grands guerriers va reconquérir tous les territoires perdus et apportera à la région un siècle de prospérité. Mais face à la faiblesse du pouvoir central les Cités-État vont reprendre leur indépendance. En 2027-2026, c'est la ville d'Eshnunna sous son Roi Ilushu-Ilia, puis Suse en Élam, Lagash et Oumma, enfin en 2017, Isin avec Isbi-Erra (ou Ishbi-Erra, 2017-1985). En 2004, le Roi Élamite Kindattu (v.2007) attaque Ur, la ville est mise à sac et son Roi Ibbi-Sin est fait prisonnier et exilé en Anshan. |
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Statuette de Roi-Prêtre - Fin de la période d'Ourouk - Musée du Louvre |
Les Sumériens ne seraient pas d'origine Sémites (langue de type agglutinant). Lors de leur installation, ils rencontrent sûrement une civilisation élaborée et solidement encrée les Subaréens, mais leur dynamisme va leur permettre de s'imposer. Ils fondent leurs premières villes et développent l'irrigation et les cultures. L’agriculture était la base de l’économie Sumérienne et les méthodes et les techniques étaient très développées et ce bien avant le IIIe millénaire. En plus de la culture céréalière les Sumériens pratiquaient la culture maraîchère et ils avaient des vergers, des palmeraies et des potagers. La région connue aussi une importante production de la laine et le développement de grandes industries textiles. Les lainages d'Ur étaient très réputés. Progressivement ces cités vont former des petits états indépendants dirigés par un souverain (un Prêtre-Roi).
L'histoire....... |
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La royauté semble dater de cette époque ou l’on engageait des chefs de guerre pour diriger la population. Le terme "Lougal ou Lugal" désigne le Roi et signifie "Grand homme" et "Ensi" celui de Prince. De plus ce "chef politique" possédant un pouvoir absolu est également un chef religieux, comme dans la civilisation Égyptienne il représente le Dieu sur terre.
Plusieurs cités-états vont se développer en parallèle : Chourouppak (Shourouppak), Éridou, Lagash, de Girsou (ou Girsu, Tello aujourd'hui) et Nina, Larsa, Oumma, Ourouk (Uruk), Ur (Our) et pour l'Akkad, Kish et Nippur. Kish va contrôler les voies commerciales entre Sumer et Akkad et Nippur sera une importante cité religieuse où réside le Dieu Enlil (Dieu de l’air et de l’atmosphère, divinité la plus importante du panthéon). La ville fortifiée est entourée de remparts et est centrée sur les palais et sur le temple. |
Statue d'un Roi Prêtre - Ourouk
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Au centre émerge la ziggourat qui unit le monde divin à celui des hommes. Cette période est connue d'après la Liste Royale Sumérienne, texte écrit au XVIIIe siècle av.J.C. retrouvées près de Nippur. Cette liste indique tous les Rois depuis l'origine. Elle mélange aussi bien des récits légendaires que d’authentiques évènements sans qu’il soit dans certains cas possible de distinguer les uns des autres. C’est à Éridou, connu pour être l’une des plus anciennes villes, que la royauté semble apparaître pour la première fois et la cité semble dominer la région. La Liste royale Sumérienne, reconstituée à partir de dix-huit tablettes différentes par Thorkild Jacobsen, donne les dynasties et les noms des Rois qui ont régné sur le pays du Sumer depuis les moments les plus reculés de Kish "où la royauté est descendue du ciel" jusqu’au règne du Roi d'Isin, Sin-Magir (1828-1817). Le début de la liste est en grande partie mythique.
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Vers 2875, les Akkadiens s'emparent momentanément du pays de Sumer et la royauté dominante passe à Kish. Vers 2850 elle revient en Sumer, à Ourouk, qui groupera le pays tout entier autour de son centre religieux. Contemporaine de Kish et Lagash, Oumma et Ur vont s'impliquer dans des rivalités de territoire. Les premiers grands souverains d'Ur connus sont A-Kalam-Dug (ou Akalamdug, v.2590-2570 ou 2600-2580).
Son nom, en Sumérien, signifie "Le Père du bon Pays". Il est le fils d'Our-Pabilsag (Quelques spécialistes le donnent comme le fils de Mes-Kalam-Dug, son successeur). Il ne figure pas sur la Liste Royale Sumérienne. Il épouse Ashusikidingira. Son tombeaux, celui de son épouse et de Mes-Kalam-Dug, ainsi que de sa cour qui l'avait accompagné dans sa mort ont été retrouvés dans la nécropole royal entouré d'un trésor. Il contenait de nombreux objets façonnés en or, dont un casque d'or.
Mes-Kalam-Dug (ou Meskalamdug, v.2570-2560). Son nom, en Sumérien, signifie "héros de la bonne terre". Il ne figure pas non plus sur la Liste Royale Sumérienne. Le nom de ce Roi est également mentionné sur un autre tombeau avec le titre Lougal (Roi), cependant l'archéologue Léonard Woolley suppose que ce tombeau n'était pas royal. Il épouse Ninbanda (ou Skoubad ?) et son fils lui succède.
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Casque en or - Tombeau Mes-Kalam-Dug |
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Mes-Anne-Padda (ou Mésannépada ou Mesanepada, v.2560-v.2525). Son nom, en Sumérien, signifie "héros choisi par le Ciel", il est parfois appelé Nanne. Il succède à son père Mes-Kalam-Dug, comme attesté par une inscription sur une perle en lapis-lazuli trouvée dans la cité de Mari. Sur la Liste Royale Sumérienne, il est le premier Roi énuméré pour la première dynastie d'Ur. Cette liste lui compte 80 ans de règne. Pour cette raison les spécialistes le reconnaissent comme le fondateur de la Première Dynastie d'Ur. Il s'empare des cités de Kish où il renverse le Roi Mesalim (ou Mesilim), de Nippur et d'Ourouk où il bat son Roi Lougal-kildou et il étend son pouvoir sur la basse Mésopotamie.
Il fait des cadeaux aux Rois de Mari afin d'entretenir de bon rapport avec la cité. Il épouse peut-être Pu-Abi (ou Puabi, en Akkadien "Le monde de mon père") qui est indiquée en tant que "Reine". Pu-Abi, est connu en Sumérien en tant que Skoubad, qui est aussi identifiée comme l'autre nom de sa mère. Des inscriptions indiquent qu'elle était une "Nin", mot Sumérien qui peut désigner une Reine ou une Prêtresse. Il est tout à fait possible que Puabi ait cumulé les deux fonctions. Mes-Anne-Padda a deux enfants : A-Ane-Pada et Mes-Ki’Ag-Nuna qui lui succédèrent. |
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Tablette en écriture Sumérienne |
A-Ane-Padda (ou Aanapadda, v.2525-v.2485 ou 2440-2431) va essayer de poursuivre l'œuvre de son père. Il aurait construit un temple au Dieu Ninhursag, à l'époque Obeïd et un enclos pour le Dieu Enlil, à Nippur. Après sa mort la puissance d'Ur va s'effriter peu à peu, sous les règnes de ses successeurs qui vont perdre le contrôle de beaucoup de territoires, dont son frère Mes-Ki’Ag-Nuna (ou Meskiagnunna, v.2485-v.2450 ou 2460-2441). À partir de cette époque, il semble que la dynastie de Lagash, avec son Roi Our-Nanshe (v.2490-v.2465) ait pris une certaine prédominance sur les autres cités. La première dynastie d'Ur se termine vers 2340.
Our-Nanshe (ou Ur-Nanshe, v.2490-2465 ou v.2520) est considéré comme le fondateur de la dynastie de Lagash. Il était le fils de Gounidou (ou Gunidu). La ville va occuper une situation prépondérante sur les autres cités du Sumer. Lagash, cependant, entre vite en conflit avec la ville d'Oumma, sa grande rivale, avec qui elle se dispute la région frontière de la Gu-Edinna et avec les derniers Rois de la première dynastie d'Ur à qui elle prend beaucoup de leur territoire. |
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Our-Nanshe est aussi un grand bâtisseur, on lui attribue notamment : Les temples de Nanshe, de Gadum-dug (Déesse protectrice de Lagash) et de Nin-Girsou (ou Ningirsu, Divinité agraire, son temple principal se trouve dans la ville de Girsou (ou Girsu), son nom signifie "Seigneur (Nin) de Girsou"), l'A-Edin, le sanctuaire Apsu-gal (le Grand Abzu), le Nin-Gar, les remparts de Lagash, le Bagara etc... Sous son règne le commerce prend de l'expansion, en particulier avec Dilmun. Le fils d'Our-Nanshe, Akurgal (v.2465-v.2455) lui succède, puis les fils de celui-ci .
E-Anna-Tum (ou Eannatum, v.2455-v.2425) dont le nom veut dire "Digne de l'E-Anna" (La maison du Ciel) est l'aîné. Il monte sur le trône de Lagash au moment ou les troupes du Roi Hadanish de Hamazi (Iran aujourd'hui) écrasent l'armée d'Ur, mettant fin à la domination de la cité. Il semble qu'il doit dans un premier temps repousser ses envahisseurs. Il mène une politique expansionniste et va affronter plusieurs coalitions comprenant l'Élam, Kish, Ourouk et Ur. Il bat la ville d'Oumma, vers 2455 et s'empare de la cité. Pour commémorer sa victoire il fait creuser à la frontière des deux États un canal de démarcation sur le bord duquel il fait ériger la stèle de Mésilim dite "Stèle des Vautours". |
Relief votif perforé d'Our-Nanshe, le représentant avec sa famille participant à la restauration du temple de Nin-Girsou - Musée du Louvre |
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Représentation d'un soldat Sumérien Illustration de Stéphane Lagrange |
C'est l'un des premiers documents historiques connus. La stèle comporte deux faces, représentant l'armée de Lagash écrasant celle d'Oumma et la divinité tutélaire de Lagash, Nin-Girsou (ou Ningirsu, Divinité agraire de la ville de Girsou) soutenant E-Anna-Tum. Puis E-Anna-Tum combat les Élamites qui |
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s'étaient introduit dans la région et les chasse du Sumer. Il prend plusieurs villes, dont Ur et Ourouk. Au Nord, il prend Kish dont il se proclame Lougal (Roi) et Mari. Son règne correspond à l'apogée de la première dynastie de Lagash et le pays du Sumer connaît alors une grande prospérité. Malheureusement lors d'une nouvelle confrontation contre l'Élam, E-Anna-Tum perd son titre de Roi de Kish. Il meurt sans laisser de postérité, son frère En-Anna-Tum I (Ennatoum, v.2425-v.2400) va lui succéder. Il est confronté tout de suite au soulèvement du Roi d'Oumma, En-A-Kale (Enakale, v.2400-v.2370), qui veut reprendre les territoires perdus. Le conflit va aboutir à la défaite de Lagash et En-Anna-Tum I est tué au cours d'une bataille.
Le fils d'En-Anna-Tum I, En-Teme-Na (ou Entemena, v.2400-v.2375) aussitôt monté sur le trône, veut venger son père et reprend le combat. Il écrase l'armée d'Oumma et commémore son exploit dans une inscription gravée sur un cône d'argile, dit "Le cône d'En-Teme-Na". Il remporte ensuite une victoire sur le Roi d'Ourouk, Lougal-Kinise-Dudu (ou Lugal-kinishe-dudu, V.2400-v.2380) avec lequel il signe un traité renforçant sa position politique dans le pays de Sumer. Il est le dernier grand souverain de Lagash. Les successeurs d'En-Teme-Na ne sont pas capables de conserver leur position de force sur la région, s'en suit une période d'instabilité où les Prêtres prennent un grand pouvoir. Les souverains d'Ourouk vont profiter de cette faiblesse et vont devenir, au le milieu du XXIVe siècle, la plus grande puissance de la région.
À Lagash, un usurpateur monte sur le trône, Our-Inimgina (ou Urukagina, ou Our-Uka-Gena ou Our-Uinim-Gina, v.2350-v2340). Son avènement s'effectue dans une période de troubles sociaux. Il prétend dans des inscriptions d'une série de six documents avoir rétabli le bon ordre dans son pays, en éliminant l'iniquité qui y régnait. Il étale tous les abus qui existait et qu'il aurait réglé aussitôt monté sur le trône. Il aurait révoqué des percepteurs d'impôts trop nombreux et trop "gourmands" qui prélevaient une taxe sur n’importe quelle activité, même les enterrements. |
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Il aurait aussi amélioré la situation des pauvres qui étaient opprimés par les riches et il aurait débarrassé la cité des criminels, des voleurs et des usuriers. Le règne d'Our-Inimgina, le dernier de la Première dynastie de Lagash, est celui pour lequel nous disposons de la plus grande quantité d'archives cunéiformes provenant du site de Girsou (ou Girsu, Tello aujourd'hui), capitale religieuse du royaume.
Sous son règne le conflit avec Oumma va reprendre et il va être marqué par une terrible défaite de ses armées devant celles d'Oumma et son nouveau Roi Lougal-Zaggesi qui va établir sa domination sur le pays du Sumer. Our-Inimgina épouse Sasag. Il fut semble t-il un grand bâtisseur, on n'a notamment retrouvé des traces de commémoration pour la reconstruction de plusieurs temples, en particulier celui de Nin-Girsou. |
Fragment de la stèle de Mésilim, dite : "Stèle des Vautours" Représentant la victoire du Roi E-Anna-Tum sur la ville d'Oumma- Musée du Louvre |
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Lougal-Zaggesi (ou Lugal-Zaggisi ou Lugal-Zagesi ou Lugal-Zage-Si, v.2340-2316 ou 2359-2335) dont le nom veut dire "Roi qui emplit le sanctuaire", arrive au pouvoir à Oumma. Par à sa victoire sur Our-Inimgina où il conquiert la ville de Girsou (ou Girsu, Tello aujourd'hui) qu'il pille et incendie, il met fin à la Ière dynastie de Lagash. Il guerroie jusqu'au Golfe Persique et fait des raids jusque sur la côte Syrienne. Il conquiert tout le pays Sumer et d’autres territoires, dont celui de la cité de Mari et réalise la première unification des cités Sumériennes. Il prend le titre de "Roi de la terre des Sumers" gouvernant cinquante cités dont Mari, Lagash, Nippur, Oumma, Ur et Ourouk où il fonde la IIIe dynastie et y installe sa capitale. Après la prise de Nippur, il devient Grand Ishakkou d'Enlil. |
Il se réclame, sur une inscription, posséder "Toutes les terres entre le haut et les mers inférieures" c'est-à-dire, entre la mer Méditerranée et le golfe Persique "La première fois qu'un Prince Sumérien prétend avoir atteint ce qui était, pour lui, le bord occidental du monde". Bien que son incursion en Méditerranée n'ait été probablement pas davantage qu'une partie de pillage. Son règne est de courte durée et son Empire disparaît rapidement avec lui, sous les coups de Sargon le Grand d'Akkad (2334-2279). Lougal-Zaggesi est capturé et contraint d'assister au triomphe de son vainqueur à la porte du temple d'Enlil. Ce qui mettra fin provisoirement à la prépondérance des cités du Sumer sur la Mésopotamie. |
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La ville de la région d'Akkad qui a la puissance de rivaliser avec les cité Sumériennes est Kish. Elle devient très vite importante car elle contrôle les voies commerciales entre le Sumer et l'Akkad. Une autre ville marque le territoire par son importance, c'est Nippur, qui est un grand centre religieux où demeure le Dieu Enlil. Avec l'arrivé au pouvoir de Sargon et celui de ses successeurs immédiats c'est sa nouvelle cité, Akkad (Agade), qui va prendre le relais et assurer son l'hégémonie sur la région et sur le Sumer jusqu'en 2142. |
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La renaissance Sumérienne 2142 - 2004 |
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La chute de l'Empire d'Akkad en 2142, permet aux différentes Cités-États de reprendre leur indépendance et la civilisation Sumérienne va connaître une renaissance, notamment grâce aux villes de Larsa, Isin et surtout Lagash où son Roi Goudéa (ou Gudea) va s'illustrer et dominer la région. Puis Ur où le Roi Our-Nammou fonde la IIIe dynastie d'Ur et se proclame Roi du Sumer et de l'Akkad. Cette dynastie d'Ur de grands guerriers va reconquérir tous les territoires perdus et apporter à la région un siècle de prospérité. Ibbi-Sin, le dernier Roi, sera fait prisonnier par les Amorrites et exilé en Anshan. À partir de cette époque la région va passer sous leur prédominance et ils vont créer plusieurs royaumes, depuis les citées dont ils ont le contrôle. Tous ces petits royaumes finiront eux-mêmes par tomber vers 1750, du fait de l'invasion de la région par Hammourabi (1793-1750), VIe Roi de la Ière dynastie Amorrite de Babylone.
Goudéa (ou Gudea, 2142-2122) est le fils d’Our-Nin-Kimar, il succède à son frère Our-Bawa (ou Ur-Baba ou Ur-Ba'u, 2155-2142) en tant que "Ensi" Prince de Lagash, puis se proclame Roi. Celui-ci avait commencé à rendre à sa Principauté sa puissance d'antan en dépit de la domination des Goutis. |
Tablette en écriture Sumérienne |
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Statue de Goudéa dédiée au Dieu Ningishzida - Musée du Louvre |
Bien qu'il ait laissé un grand nombre d'inscriptions, décrivant notamment la construction du temple de Nin-Girsou (ou Ningirsu, Divinité agraire), le règne de Goudéa est surtout connu pour le faste particulier et le très fort développement qu'il donne à sa ville. Il aurait régné sur 216 000 sujets. Son indépendance et sa puissance sont soulignées par l'expédition militaire qu'il entreprend contre Anshan et l'Élam ou il triomphe et offre le butin au Dieu Ningirsa. Goudéa engage de grandes réformes sociales, il annule les dettes et permet aux femmes de posséder des terres familiales.
C'est aussi un grand bâtisseur, il reconstruit ou édifie une trentaine de temples et de chapelles. Sa plus grande réalisation est la construction du temple de Nin-Girsou, à Girsou (ou Girsu, Tello aujourd'hui). Une légende raconte, selon des inscriptions figurant sur des cylindres ou des statues de Goudéa, que c'est à la suite de l'intervention du Dieu Nin-Girsou, au cours d'un rêve, que Goudéa décide d'entreprendre cette magnifique construction, dont il ne subsiste aujourd'hui que des ruines. Énormément de matériaux furent nécessaires à son édification, qui ne se trouvait pas sur le territoire de la Principauté et que Goudéa fit venir : Des montagnes d'Amanus (Liban), le bois de cèdre et de buis, de Dilmun du bois de construction, du cuivre et de l'or, de l'Élam les pierres de taille, de Magan (Oman actuel) la diorite et les pierres précieuses du désert et Canaan et l'Égypte. |
Goudéa - Musée du Louvre |
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Ce qui laisse supposer que les routes commerciales étaient redevenues sûres et qu'il disposait de grandes richesses. Il rétablit les anciennes fondations pieuses et augmente la plupart des offrandes rituelles. Il est divinisé après sa mort (Peut-être dès son vivant). Il épouse Nin-Alla la fille d'Our-Bawa. C'est une inscription sur un petit autel votif, en schiste qui nous a fait connaître le nom de son épouse. Le musée du Louvre possède une collection de statues en diorite de Goudéa, qui révèlent combien la sculpture avait atteint la perfection. La qualité du travail signifie que l’atelier d’où sont sorties ces œuvres, avait une longue tradition de la sculpture sur de la pierre dure. Elles représentent le souverain dans des offices religieux. Son fils Our-Nin-Girsou (ou Ur-Ningirsu, 2122-2118) lui succède. |
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Our-Nammou (ou Ur-Nammu ou Namma Ur, 2113-2095 ou 2112-2085) dont le nom veut dire "Guerrier de la Déesse Nammou (ou Nammu)" est Gouverneur d'Ur sous le règne du Roi d'Ourouk, Our-Hegal (ou Utu-Hegal, 2123-2113). On ne sait pas de quelle manière, mais il lui succède sur le trône d'Ourouk. On sait que Our-Hegal abdique et que sa fille épouse Our-Nammou. Ce dernier ne s'installe pas à Ourouk, il établit la nouvelle capitale à Ur et centralise à nouveau l'administration. Il fonde la IIIe dynastie d'Ur et prend le titre de "Roi du Sumer et d'Akkad" et gouverne ainsi sur les villes d'Ur, d'Éridou, Larsa, Lagash où il soumet Nammahazi (2114-2111), Nippur et Ourouk.
Cette dynastie de grands guerriers va apporter à la région un siècle de
prospérité. C'est un Roi très
pieux, il restaure de nombreux temples dans le pays et permet leur bon
fonctionnement en choisissant lui-même les Grand Prêtres et les Prêtresses
dans les principaux sanctuaires. Sa propre fille devient Prêtresse de Nanna
(Dieu-lune) à
Ourouk.
Ur
retrouve avec lui sa splendeur d'autrefois. |
Our-Nammou - Institut oriental de Chicago |
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Fragment de Stèle d'Our-Nammou |
Il rehausse les remparts de la ville. Il fait construire un quartier religieux dominé par une grande ziggourat (Tours à étages, en général trois) en brique cuite, dédiée au Dieu-lune Nanna (Sîn en Akkadien). À Nippur, il reconstruit le temple d'Enlil. Il développe l'économie par le creusement de voies fluviales et de canaux qui améliore l'irrigation et replante des dattiers. Il soude des alliances diplomatiques en donnant ses enfants aux Rois des États voisins, sa fille épouse le gouverneur de Mari.
Sous son règne la littérature connaît, elle aussi, un grand essor avec de nouveaux genres littéraires, dont les hymnes royaux. Une stèle en son nom érigée à Ur, retrace l'ensemble de ses activités. Des tablettes trouvées à Nippur et Sippar, qui lui ont été attribuées, nous ont conservé un code de lois (37 lois) qui semble t-il serait plutôt dû a son fils et successeur Shulgi. |
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Il est tué sur le champ de bataille. On a retrouvé un poème Sumérien "La Mort d'OurNammou", qui nous dit que le Roi fait une visite aux Dieux de l'Enfer suite à sa mort sur un champ de bataille où il avait été abandonné "comme un pot broyé" (Après avoir été abandonnée par son armée). Le musée de l'université de Pennsylvanie a reconstitué une stèle fragmentaire où l'on voit, notamment, le Roi faisant une offrande devant une divinité assise sur un trône (Ningal ?). |
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Shulgi (ou Sulgi ou Shoulgi, 2095-2047) dont le nom veut dire "Noble jouvenceau", comme son père, Our-Nammou, voit son règne consacré à des travaux de réfection ou de construction des temples, en particulier à Nippur. C'est lui le véritable fondateur de l'Empire d'Ur et le réorganisateur de l'État. Il crée et améliore les voies de communication du pays. En l'an 17 de son règne, il se lance dans une période de réforme très novatrices pour parer aux faiblesses de son royaume. Il bouleverse le système judiciaire par la création d'un code de loi (Que l'on attribue aussi à son père). Il unifie le système des impôts dans l'Empire avec l'introduction d'une nouvelle formule de taxation (Le hala) avec l'installation de centres de redistribution des biens.
Cet impôt touchait les plus riches, afin de faire circuler les biens. L'impôt était payé en général sous la forme de bétail. Il unifie l’étalon monétaire (Mine et sicle d’argent), le système des poids et mesures (Silà) et les calendriers des principales villes du royaume. Il réorganise l'armée et crée une administration centralisée efficace et très contrôlée. À partir de l'an 24 de son règne, il se lance des campagnes militaires qui vont porter son Empire à son apogée. Il en effectuera onze dans le Nord. Elles lui assureront la domination totale de cette région dont le gouvernement est installé à Simurum Puis contre Anshan qui devient un État vassal et l'Élam où il prend Suse et il y installe un gouverneur Sumérien. En l'an 37, Shulgi fait construire des remparts dans tout le pays et fait édifier entre le Tigre et l'Euphrate un mur pour contrer la menace que constituaient les Amorrites.
Durant les six dernières années de son règne, il va s'épuiser de campagnes militaires en campagnes militaires. Il tente d’arrêter la progression de la Dynastie de Simashki (Élam) en mariant ses filles aux Rois de Warahshe et d'Anshan. Shulgi fût adoré comme un Dieu. On lui éleva des temples où l'on déposa des offrandes aux pieds de ses statues. Il meurt victime d'une épidémie (ou assassiné) et est enterré dans un tombeau en forme d'hypogée (Retrouvé par Woolley), dans l'enceinte sacrée d'Ur, avec deux concubines (ou épouses secondaires), GemeNinlila et Shulgi-Simti. On connaît mal sa famille. Une inscription nous a livré le nom de son épouse principale, Geme-Su'ena et ses trois fils vont lui succéder. |
Shulgi - Musée du Louvre |
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Amar-Sin (ou Amar-Su’en ou Amarsuen, 2047-2038) dont le nom veut dire "Taurillon de Sîn" est l'aîné. Il continu l'œuvre de son père, c'est sous ces deux Roi que le Sumer atteint son apogée. Il réussit à agrandir l'Empire en y annexant une partie de l'Assyrie et en s'emparant d'Assur. Chaque province est tenue de verser, par un système de redevance, un impôt partagé entre la capitale administrative Ur et la capitale religieuse Nippur, alors que les pays vassaux versent un tribut sous forme d'argent ou de bétail. Malgré son organisation la IIIe dynastie d'Ur va s'effondrer progressivement. D'après quelques spécialistes, Amar-Sin serait probablement mort d'une infection plantaire. Tout comme son père, il se fera déifier. Il épouse Abi-Simti, sans enfants son frère lui succède.
Su-Sin (ou Shu-Sin, 2038-2029) dont le nom veut dire "Celui de Sîn", deuxième fils de Shulgi succède à son frère. Quelques spécialistes avancent qu'en fait, Su-Sin serait le fils d'Amar-Sin. Dès son intronisation il doit faire face à des révoltes contestant son autorité au Nord. Sous son règne, se profile aussi une menace sur la frontière de l'Ouest. Dés le début du IIIe millénaire des tributs sémites d'Amorrites (Que les Sumériens appelaient "mar-tu" nomades) franchissent périodiquement l'Euphrate. Petit à petit elles se sédentarisent en Mésopotamie et plus tard en Palestine et en Syrie du Nord, assimilées ensuite aux populations autochtones. Mais à la fin du IIIe millénaire, cette immigration se développe considérablement par l'Ouest du pays, mettant les Sumériens sur la défensive. Su-Sin fait alors renforcé le mur défensif ériger par son père. |
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Il marie sa fille au fils du Roi de Simanum (Ville près de l'Assyrie), mais ce dernier est chassé de son trône, il va alors venir en aide au beau-père de sa fille et mater la rébellion. Il fait déporter les insurgés dans la région de Nippur, où l'on construit une ville pour les installer. Il épouse Kubatum et son frère Ibbi-Sin lui succède. Pour lui aussi quelques spécialistes prétendent qu'Ibbi-Sin est son fils.
Ibbi-Sin (2029-2004) doit à son arrivée au pouvoir lutter contre les Hourrites (Royaumes du Hourri et du Mitanni). En l'Élam, il soumet Suse puis le pays d'Anshan qui s'étaient révoltés, mais usé par des guerres incessantes l'Empire s'effrite. Face à la faiblesse du pouvoir central les Cités-état reprennent leur indépendance. En 2027-2026, c'est la ville d'Eshnunna sous l'impulsion de Ilushu-Ilia (2027- ?), puis Suse, Lagash et Oumma. À la même époque les Amorrites envahissent le Sumer, coupant les routes entre la capitale et le reste du pays.
Les guerres provoquent la destruction des récoltes et la famine dans le royaume. Ibbi-Sin envoie le gouverneur de Mari, pour se procurer du grain à Isin, mais les Amorrites coupent la route et empêchent le ravitaillement. À Isin, Isbi-Erra (ou Isbi-Erra, 2017-1985) profite de cette situation et en 2017, il proclame l'indépendance de la région et repousse les envahisseurs Amorrites. Il s'empare de Nippur, de Kish et d'Eshnunna et avec l'aide des Élamites il conquiert les États voisins. Pour contrer la menace Ibbi-Sin ordonne la construction de fortifications importantes dans les villes à Ur et Nippur, mais ces efforts ne suffise pas à arrêter les raids et à garder l'Empire unifié.
En 2009, la Mésopotamie est coupée en deux : Ibbi-Sin à Ur et Isbi-Erra à Isin. En 2007-2006, le Roi Élamite Kindattu s'allie à Suse, traverse le Tigre et attaque Ur où Ibbi-Sin s'est retranché. Isbi-Erra vient au secours de la cité et la sauve de l'invasion, mais en 2004, la coalition lance une nouvelle offensive et prend la ville qui est mise à sac. Ibbi-Sin est fait prisonnier et exilé en Anshan. Il sera le dernier Roi de la dynastie. |
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Des chercheurs ont suggéré que les famines dans l'Empire, qui ont débuté son déclin, n'étaient pas que la cause des guerres, mais aussi d'une sécheresse à long terme et que même sans les guerres la IIIe dynastie d'Ur se serait effondrée. William H.Stiebing Jr écrit, preuves à l'appui de cette affirmation : "Les études des sédiments du golfe Persique indiquent que le débit du Tigre et l'Euphrate a été très faible autour de 2100-2000 [...] Tous ces dommages causés à l'agriculture aboutissent à des pénuries alimentaires " À partir de cette époque la région va passer sous la prédominance des Amorrites, qui vont créer plusieurs royaumes depuis les citées dont ils ont le contrôle. Tous ces petits royaumes finiront eux-mêmes par tomber vers 1750, du fait de l'invasion de la région par Hammourabi (1793-1750) VIe Roi de la Ière dynastie Amorrite de Babylone.
Pour
d'autres détails sur la ville voir les ouvrages de :
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