Les Légendes
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Pour plus de détails voir aussi : La civilisation Achéménides, Persépolis - Pasargades, |
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L'Empire Achéménide ou Empire Perse Achéménide (En Perse : هخامنشیان Hakhāmanishiya) est le premier des Empires Perse à régner sur une grande partie du Grand Iran. À l'apogée de sa puissance, il englobe environ 7,5 millions de km². L'Empire Achéménide a été territorialement le plus grand Empire de l'antiquité classique. Il s'étendait sur trois continents (Europe, Asie, Afrique) et comprenait les territoires de l'Afghanistan, le Pakistan, l'Asie centrale, l'Asie Mineure, la plupart des régions côtières de la mer Noire, la Thrace, la Macédoine, le Nord de l'Arabie Saoudite, la Jordanie, Israël, le Liban, la Syrie, toute l'Égypte et une partie à l'Ouest de la Libye et même s'ils n'avaient pas la main mise sur tous les Grecs, une bonne partie de la Grèce. |
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Bol Achéménide avec des représentations de lions - Ve siècle |
On a coutume de faire démarrer l'Empire Perse Achéménide avec Cyrus II, descendant d’Achéménès. Ce Roi, après avoir soumis les Mèdes et pris le titre de Roi des Perses et des Mèdes, va être un des plus grands conquérants de la dynastie et réaliser l’unité de l’Asie Mineure, mais les successeurs de Cyrus II, Darius I et Xerxès I ne purent soumettre la Grèce (voir les Guerres Médiques) bien qu'ils l'envahirent à plusieurs reprises. La pierre angulaire de cette dynastie reposait sur le sentiment de loyauté des sujets envers le Roi qui était vénéré comme une divinité.
Après plus de deux siècle de suprématie, le déclin et la chute de l'Empire Achéménide sera du à : L'affaiblissement du pouvoir central, aux intrigues de harem, à la vie des dirigeants trop fastueuse, à la décadence des mœurs. Aux rebellions nationales dans les territoires conquis, l'Égypte, la Grèce qui sont renforcées par les défaites Perses durant les Guerres Médiques. À l'affaiblissement de l'armée et aux soulèvements des satrapies. L'écroulement de l'empire est quasi immédiat lorsqu'arrive le Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323). La dynastie Achéménide s’éteint en 330 avec l’assassinat de Darius III à Arbèles.
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L'histoire....... |
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Au XVIe siècle, installées au Nord de l'Iran à proximité du lac d'Ourmia (ou Orumieh), des tribus Aryennes, dont les plus importantes étaient les Mèdes et les Parsa (ou Parsu, les Perses) émigrés de Parsua un pays situé à l'Ouest du lac d'Ourmia, sont alors tributaires des Assyriens. Sous la pression de ces derniers et des Ourartéens, elles vont migrer vers le Sud en territoire Élamite. Vers 1500, le plateau Iranien est occupé par les Mèdes, pour la partie Nord-ouest alors que les Parsa s'installent eux dans la partie Sud du plateau, vers les monts Zagros, région qu'ils appellent Parsumash (ou Parsamash ou Parsumaš), dans la région d'Anshan. À partir de 1100, la cité d'Anshan est encore partiellement, Élamite. Les Perses prennent possession d'une partie de sa région où vont se développer plusieurs petits royaumes. Ils fondent dans la ville d'Anshan une dynastie d'où semble t-il, ils vont chasser petit à petit les Élamites. Le fondateur de la dynastie Perse, qui va se développer dans un autre de ces petits royaumes et être le berceau de la dynastie Achéménide, serait Achéménès (? -675). Il s'agit d'un personnage dont l'existence reste controversée. |
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Il est Roi (ou chef) du petit royaume du Parsumash et lui et ses prédécesseurs règnent probablement aussi sur d'autres tribus Perses dès le IXe siècle. Son successeur, Teispès I (En Perse Cišpiš, en Grec Τεΐσπης, 675-640) agrandi le territoire Achéménide en conquérant le royaume d'Anshan et le Fars, gagnant ainsi le titre de Roi d'Anshan et du Parsumash. En 646, Suse est détruite par l’Empereur d’Assyrie Assurbanipal (ou Assur-Banapliou ou Assourbanipal, 669-626), mais les Assyriens n'auront jamais la main mise sur la région d'Anshan. Après la chute de l'Assyrie, en 609, la progression des Rois Achéménide d'Anshan va être fulgurante, malgré leur domination par les Mèdes. À la mort de Teispès I, le royaume est divisé entre ses deux fils :
L'ainé, Ariaramnès (En Perse Haxāmaniš ou هخامنش Ariyāramna, 640- ?) est installé Roi de Parsumash, sur la Perse proprement dite entre Ispahan et Shirâz et Cyrus I (En Perse Kurāš کوروش ou Kurāsh, en Grec Κύρος, 640-600), plus à l'Ouest, devient Roi d'Anshan. Cette interprétation des faits a reçu un solide appui d'une inscription en Perse ancien gravée en dix lignes sur une feuille d'or que E.Herzfeld a trouvé, en 1930, à Hamadan (Ancienne Ecbatane). Ces deux royaumes étaient vassaux des Mèdes. Le fils d'Ariaramnès, Arsamès (En Perse Aršāma ارشام, en Grec Aρσάμης, mort v.520) lui succède sur le trône de Parsumash (ou Parsamash ou Parsumaš) et n'a qu'un rôle restreint dans la région. Il abdiquera en faveur de Cyrus II (Surement en 549). Sur le trône Achéménide d’Anshan Cambyse I (ou Kambūjiya, en Grec Καμβύσης, 600-559), fils cadet de Cyrus I, lui succède. Afin de se libérer un peu du joug des Mèdes il épouse Mandane, la fille du Roi des Mèdes Astyage (En Persan ایشتوویگو Ištovigu, 584-549) et de la Reine Aryenis. Puis, en 558 son fils Cyrus II le Grand arrive au pouvoir. |
Petit buste d'une Reine Perse, en lapis-lazuli souvent attribué à Amastris, trouvé à Persépolis - Musée archéologique de Téhéran |
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Pour plus de détails sur les origines Achéménides voir : Les Perses d'Anshan. |
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Cyrus II le Grand (En Perse Kūruš, کوروش بزرگ Kurosh E-Buzurg ou کوروش کبیر Kurosh E-Kabeer, 558-549 et 549-528) est aussi connu sous le nom de Cyrus l'Ancien. Il accède au pouvoir au début uniquement sur le trône d'Anshan, puis, surement vers 549, Cyrus II devient aussi Roi de Parsumash (ou Parsamash ou Parsumaš) son petit cousin Arsamès se désistant pour lui. Roi de tous les Perses, il se révolte alors contre Astyage. Après trois années de durs combats, lors de |
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la bataille de Pasargades, en 550, les soldats de l'armée d'Astyage se mutinent et se rendent à l'ennemi. Astyage est vaincu et Cyrus II prend et pille la capitale Ecbatane. Astyage sera le dernier Roi des Mèdes, Cyrus II se proclamant "Roi des Mèdes et des Perses" qui furent de ce fait désormais liés. Par cette victoire Cyrus II ajoute à son Empire naissant celui déjà important que possédaient les Mèdes. Maître de la Perse, de la Médie, de l'Assyrie, de l'Ourartou, Cyrus II se tourne vers le riche plateau Anatolien. Il ne veut pas attaquer la Lydie, le puissant royaume d'Asie Mineure, en vertu d'un traité signé par les Mèdes et scellé par le mariage de son grand-père Astyage avec Aryenis, la fille d'Alyatte II (610-561) où le Halys était établi comme frontière avec la Lydie. |
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Statue de Cyrus II - Parc olympique de Sydney |
Cyrus II isole alors la Lydie, la coupant de ses alliés éventuels, les Babyloniens et les Égyptiens et il obtient pacifiquement la vassalité de la Cilicie. Selon Hérodote (Historien Grec, 484-.425) le Roi de Lydie Crésus (561-547/6), frère d'Aryenis, part alors avec son armée pour la Cappadoce, afin d’ajouter ce pays à son royaume et par désir de venger son beau-frère Astyage. Il est encouragé dans son action par une prophétie de l'oracle de Delphes, qui avait prédit qu'après une bataille contre les Perses un grand royaume s’effondrerait et il lui conseillait de trouver des alliés. Vers 547/546, Crésus, aidé du Pharaon Égyptien Amasis (570-526) et des Grecs, notamment Sparte avec qui il a noué un traité d'alliance militaire, entre en conflit. Il franchit le Halys et s'empare de la forteresse Perse de Pteria (peut-être Bogâzköy ou Boghazkoï). Lorsque Cyrus II apprend la violation du traité par les Lydiens le prétexte est trop beau, il contre-attaque et remonte le cours de l'Euphrate.
Il propose à Crésus de devenir Satrape de Lydie, autrement dit d’accepter la domination Perse, mais se heurte au refus de se soumettre du Roi de Lydie. Après plusieurs échecs militaires, Cyrus II s'empare de Harran et affronte la cavalerie Lydienne. Désemparée par les chameaux de l'armée Perse, il défait la coalition Lydienne à Thymbrée. Crésus, qui ne s’avoue pas vaincu, fait marche arrière. L’hiver étant venu, il démobilise son armée et espère pouvoir profiter de la mauvaise saison pour mettre sur pied une armée encore plus puissante. Malheureusement pour lui, Cyrus II lance son offensive en plein hiver. Après de nombreuses batailles, il finit par forcer Crésus à se réfugier dans sa capitale Sardes qui tombe après quatorze jours de siège, le Roi est fait prisonnier et envoyé à Ecbatane. Cyrus II laisse la vie sauve à Crésus, lui attribuant les revenus d’une ville de la côte pour maintenir son train de vie. L'oracle de Delphes ne s'était pas trompé, mais cette erreur de jugement de Crésus entraîne la chute du royaume de Lydie qui devient une province Perse rattachée à la IIIe satrapie de l'Empire Achéménides. |
Cyrus II
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Les cités Grecques d’Asie Mineure refusent quant à elles de se rendre, mais des révoltes en Asie centrale obligent Cyrus II à rentrer en urgence à Ecbatane. Il confie la charge de lever les tributs d’Asie Mineure à un Lydien, Paktyès. Celui-ci se révolte, rassemble les Lydiens et marche sur Sardes. Cyrus II envoie alors une armée commandée par le général Mazarès pour réprimer la révolte. Mazarès finit par capturer Paktyès et met complètement l’armée Lydienne sous son commandement. En 546, Cyrus II demande à Mazarès de s’attaquer aux colonies Ioniennes du littoral d’Asie Mineure, jugées trop neutres dans le conflit. La première, Milet, accepte la reddition sans combattre et elle signe |
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un traité avec Cyrus II, mais le Roi va mettre près de cinq ans, jusqu'en 541, à assiéger et battre une a une les autres cités. Mazarès va décéder pendant cette période et Cyrus II enverra Harpage achever la conquête. Ces villes, enrichies par le commerce, avaient une position stratégique pour le Roi Perse, car elles assuraient aussi la possession de la côte Égéenne. Leurs ports étaient le point de départ des grandes routes qui traversaient l'Iran et permettaient une liaison avec le monde Grec. Cyrus a su exploiter l'incapacité de ces villes à monter une défense commune et y a, de plus, trouvé l'appui des riches marchands. |
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Guerrier Perse
Maintenant maître de l'Asie Mineure, Cyrus II s'attaque aux Chaldéens de Babylonie et il va profiter que leur souverain Nabonide (ou Nabounaid, 556 ou 555-539) est affaibli par des conflits suscités par sa politique religieuse. Ce dernier avait décidé de quitter Babylone et de s'exiler dans l’oasis de Teima, dans le Hedjaz (Arabie), où s'élevait un sanctuaire au Dieu Sîn, pour y établir une capitale, son fils Balthazar (ou Bêl-Shana-Usur ou Bêl-Shar-Utsur ou Belshazzar, il doit ce nom Balthazar ou Belshazzarà la Bible, Livre de Daniel) assurant la régence.
Mais, cette absence de près de dix ans avait rendu Nabonide impopulaire auprès des Prêtres de Mardouk et par une partie de la population. Contient du danger que représentait Cyrus II en 543/542, Nabonide revient pour faire face à la montée en puissance de l'Achéménide. Désirant rebâtir le temple de Sîn à Harran, aux mains des Mèdes depuis 610, il fait mine d'être dévoué aux Perses et appel Cyrus II pour obtenir son aide. Après que les Mèdes aient évacué Harran, il fait reconstruire le temple de la ville. Mais Cyrus II envahit le territoire de Nabonide et marche sur Babylone. |
Cyrus II le Grand et les Hébreux -
Flavius Josèphe, Antiquités
Judaïques - Enluminure de Jean Fouquet, v.1470-1475 |
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Après son départ de Sardes, Cyrus II avait aussi dirigé ses armées vers la partie orientale de son empire. Malgré l’acte d’allégeance des peuples d’Asie centrale après le renversement d’Astyage, plusieurs tribus s'étaient soulevées. On ne connaît pas la chronologie exacte des nouvelles conquêtes que Cyrus II accomplit, mais lorsqu’en 540 il marche sur Babylone, il a ajoutés à son empire la Parthie, la Drangiane, l’Arie, la Chorasmie, la Bactriane, la Sogdiane, le Gandhâra, la Scythie, l’Arachosie, la Gédrosie et le Makran. Balthazar, qui est chargé de défendre Babylone, est trahit par Ugbaru (ou Ugburu ou Gobryas), le Gouverneur du Gutium qui devait lui fournir de l'aide mais s'allie à Cyrus II. Le 10 octobre 539, il est tué à la bataille d’Opis et Cyrus II prend Sippar, puis il assiège Babylone. |
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Tombe de Cyrus II à Pasargades |
La ville est puissamment
fortifiée et dispose de suffisamment de réserves pour soutenir un long siège.
Les Perses détournent alors le cours de l’Euphrate pour permettre à une petite
troupe sous la conduite d’Ugbaru de s’emparer des citadelles, alors que les
Babyloniens célèbrent une grande
fête religieuse. Le 12 octobre 539 Cyrus II
prend
Babylone, sans grands combats et fait prisonnier
Nabonide. On ne sait pas alors ce que
devient ce dernier. Selon certaines sources il finit ses jours en captivité,
mais selon certains auteurs classiques,
Cyrus II l'aurait nommé gouverneur de
Carmanie, au centre de l'Iran.
Il sera le dernier
Roi de
Babylone, un
autre Empire s'écroule.
Cyrus II est accueilli dans la ville comme un libérateur. Il est acclamé aussi bien par les Juifs captifs, auxquels il permet (Édit de 537) de regagner la Palestine et de reconstruire le temple de Jérusalem, que par les Babyloniens, qui abandonnent les divinités étrangères introduites par Nabonide et rétablissent les cultes traditionnels.
Cyrus II sera le seul Roi Achéménide à avoir une telle tolérance religieuse. Enfin, Cyrus II poursuit sa marche vers l’Est et domine tout le pays entre la mer Caspienne et l’Inde. Selon Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425), il aurait été vaincu et fait prisonnier en 528 par Tomyris, Reine des Massagètes qui l’aurait noyé dans du sang. |
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En fait les circonstances exactes de sa mort sont mal connues. Une tradition fait du tombeau de Pasargades, celui du Roi de Perse où il repose et qu’il aurait fait construire de son vivant (Selon Ctésias de Cnide). Le monument est encore visible aujourd'hui. L'Ancienne capitale Mède Ecbatane reste une des résidences régulières des Grands Rois Achéménides, car elle présente une importance stratégique certaine pour qui veut contrôler l'Asie centrale. Cyrus II réussit à fonder un empire cohérent par ses conquêtes, mais aussi par la diplomatie, la tolérance en matière religieuse et politique et l'intégration des particularités de chaque peuple vaincu. On lui attribue l'institution de l'Araméen comme langue administrative officielle et sa diffusion dans tout l'Empire. À Suse, en 528, Cambyse II succède à son père Cyrus II. |
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Cyrus II a trois épouses : ● Neithiyti (ou Nitètis) une Princesse d'Égypte, fille du Pharaon Apriès (589-570), qui lui donne deux filles : - Atossa qui épouse son demi-frère le Roi Darius I (522/21-486). - Artystone qui épouse aussi son demi-frère le Roi Darius I (522/21-486).
● Cassandane, fille de Pharnaspès (Sokhrès) et d'Atossa d'Anshan (La fille de Cyrus I), qui lui donne deux enfants : - Roxane qui épousera son frère, Cambyse II - Un fils, Bardiya.
● Selon Ctésias de Cnide (Médecin Grec d'Artaxerxès II, historien de la Perse et de l'Inde, mort v.398) et Xénophon (Philosophe, historien et maître de guerre Grec, v.430-v.355) Cyrus II épouse Amytis II, Princesse de Médie, fille du Roi des Mèdes Astyage et de la Reine Aryenis (Donc sa tante ?), qui lui donne une fille, Méroé qui épousera son demi-frère, Cambyse II. |
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Les Légendes
Des légendes entourent la naissance de Cyrus II : La première, selon Hérodote (Historien Grec, 484-v.425, I, 107-130), Cyrus II est le fils de Cambyse I, fils du Roi perse Cyrus I et de Mandane, la fille du Roi des Mèdes Astyage. Or Astyage a vu en rêve que son petit-fils deviendrait Roi à sa place. Il confie alors Cyrus II à un de ses fidèles, Harpage (ou Harpagus), avec pour mission de le tuer. Ce dernier ne peut effectuer sa mission et se contente d'abandonner l'enfant dans un bois où il est sauvé et élevé par Mithridatès, bouvier royal de la cour Mède. La ruse est découverte, quand des années plus tard Cyrus, qui a alors dix ans, lors d’un jeu dans lequel il tient le rôle d'un Roi, puni sévèrement le fils d’Artembarès, un dignitaire Mède. Celui-ci le dénonce à Astyage, qui reconnaît son petit-fils. Astyage, pour se venger de son vassal, qui n'avait pas exécuté ses ordres fait égorger le fils d'Harpage et sert ses membres à son père lors d'un festin. Harpage afin de pouvoir lui aussi se venger aide Cyrus II pour son accession au trône. D'après Hérodote, Harpage communique son plan à Cyrus II en cachant un message dans le ventre d'un lièvre qu'il lui fait porter par l'un de ses serviteurs. Il lui propose de soulever les Perses d'Anshan tandis que lui trahirait Astyage.
Selon une autre version, rapportée par Justin (ou Marcus Junianus Justinus ou Justinus Frontinus, historien Romain, IIIe siècle, I, 4, 10), Cyrus bébé, est abandonné par Mithridatès dans la montagne. Il est recueilli par une chienne qui le nourrit et le défend contre les bêtes sauvages. Enfin, une troisième version, probablement recueillie par Ctésias de Cnide (Médecin Grec d'Artaxerxès II, historien de la Perse et de l'Inde, mort v.398) et rapportée par Nicolas de Damas (Syrien, secrétaire et professeur d'Hérode le Grand, Ier siècle av.J.C) veut que le père de Cyrus ait été un dénommé Atradatès, un brigand de l’ethnie des Mardes et sa mère une gardeuse de chèvres. Vendu à l’échanson royal Artembarès, Cyrus finit par en être adopté et par en hériter la charge. |
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Suite...... |
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Pour plus de détails voir aussi : La civilisation Achéménides, Persépolis - |
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