Les Mèdes et les Perses d'Anshan

Les Achéménides 

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Pour plus de détails voir aussi : La civilisation Achéménides, Persépolis  - Pasargades,

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Liste des Rois Perses Achéménides  

Rois Achéménides

Suite......La suite de l'histoire des Achéménides

 

  

   Cambyse II (En Perse : Kambûjiya, Kambūdschiya, en Grec : Cambysês,  528-522), Manéthon l’appelle Cambysês, est le fil de Cyrus II et de la Reine Cassandane et succède à son père. Il va comme lui se révéler un grand guerrier et aussitôt sa prise de pouvoir commence ses conquêtes. Il prend possession de la Phénicie et de Chypre. Ces deux forces maritimes vont permettre  à  l'armée  Perse de se doter d'une flotte très puissante.  Puis il marche sur l'Égypte. Le Pharaon Psammétique III (526-525) attendait du renfort, mais il est trahi par ses alliées Cariens Polycrate  de  Samos  qui  rejoint

 

Généalogie de la Dynastie Perse Achéménide 

Cambyse II et Phanès d'Halicarnasse, un important mercenaire chef des troupes Cariennes qui avait une grande connaissance de l'Égypte, en particulier de ses voies d'accès. Cambyse II prend d'abord Gaza, qui lui servira par la suite de tête de pont dans toutes les campagnes contre l'Égypte. Puis son armée traverse le Sinaï, avec l'aide des tribus arabes et au printemps 525 Cambyse II écrase l'armée Égyptienne à Péluse. Il envahit ensuite le Delta, continu sa progression et fait le siège de Memphis. Psammétique III qui s’y était réfugié subit une nouvelle défaite.

   

 

 Cambyse II - Détail de fresque

  

   Après seulement six mois de règne le Pharaon est vaincu. Il est capturé et capitule entraînant ainsi la soumission de tout le reste du pays. Cambyse II le déporte à Suse et le met à mort avec 2000 autres captifs. C'est la fin d'un nouvel Empire, celui de l'Égypte Saïte qui passe sous domination des Perses et devient une satrapie. Psammétique III aurait eut un enfant, Inaros qui, devenu Roi de Cyrène, aurait fomenté en 460 une révolte dans le Delta contre les Perses. Cambyse II fonde la XXVIIe dynastie Égyptienne en se faisant instaurer Pharaon par le clergé de Saïs, capitale de la dynastie précédente. Cette action va inaugurer la première domination Perse sur l'Égypte qui va durer cent vingt ans.

 

   Il convient de noter que tandis que Cambyse II réclamait le contrôle de toute l'Égypte, d'autres Rois régionaux ont continué à se présenter en tant que "Rois d'Égypte" même si ils régnaient seulement sur d'un petit territoire (Voir Rois locaux à la fin de la XXVIIe dynastie Égyptienne). Les Rois Perses s’attribuent le titre de Pharaon et assument idéologiquement la succession des Rois Saïtes. Il semble qu’il y est une bonne entente entre une partie de l'aristocratie Égyptienne et les Perses, bien que les Grecs aient une autre version. L’économie et la culture en Égypte sont renforcées par les Perses qui encadrent strictement les Grecs, Phéniciens et Juifs que les Saïtes avaient laissé entrer dans le pays.

  

   Cambyse II veut alors poursuivre son expansion territoriale vers la Libye, la Cyrénaïque et la Nubie. La Libye et Cyrène se soumettent sans combattre, mais les troupes Phéniciennes de l'armée Perse refusent de s'attaquer à Carthage et l'expansion de l'Empire Perse s'arrête là. Dans le Sud de l'Égypte Cambyse II échoue contre l’oasis d'Amon et contre la Nubie à Siwa.

 

 Sicle d'argent - Ve siècle      Cyrus II avait désigné Cambyse comme son héritier bien avant sa mort, au détriment de son fils aîné Bardiya, ce qui entraîna par la suite une certaine rivalité entre les deux frères. L’esprit troublé (On le dit fou), Cambyse II se livre à de nombreuses violences. Les Grecs, le présentent comme un homme au bord de la folie, tyrannique et cruel. D'autres faits lui sont reprochés comme : La destruction de beaucoup de temples et statues sacrées, le meurtre d'un taureau sacré Apis, dont il aurait fait flageller le cadavre, le meurtre de sa sœur Roxane, le massacre d'aristocrates aussi bien des Égyptiens que des Perses etc....

 

    Par contre, la cruauté de certains châtiments sous son règne sont en fait typiques des mœurs des souverains Perses. Le plus connu d'entre eux est le supplice du juge Sisamnès pour avoir abusé de ses pouvoirs. Selon Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) Cambyse II ordonna que l’on découpe des bandes de peau de Sisamnès et qu’on les dépose sur le siège du juge. Une fois le siège recouvert, Cambyse désigna le fils de Sisamnès, Otanès pour succéder à son père en lui commandant de se rappeler sur quel siège il était assis lorsqu'il rendait la justice.

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       Tour-tombeau Achéménide

      

   En 522, Cambyse II apprend l’usurpation du trône par son frère Bardiya. Alors qu'il rentre en hâte vers la Perse, il meurt au début de l'été d'une gangrène à la suite d'une blessure à la cuisse contractée en Syrie. Selon Hérodote, il serait mort à Ecbatane (ou Hamath ou Hama, ville sur les rives de l'Oronte dans le centre de la Syrie) qu'il ne faut pas confondre avec Ecbatane (Hamadan en Iran). Cambyse est enterré à Pasargades. Les vestiges de son tombeau ont été recensés en 2006. Il épouse ses demi-sœurs, Atossa et Méroé, puis sa sœur Roxane, il n'a pas d'enfant connu.

 

     Une légende

 

   Selon Hérodote, Cambyse II envoya une armée menacer l'oracle d'Amon, à l'Oasis de Siwa. L'armée de 50 000 hommes est à mi-chemin à travers le désert quand une énorme tempête de sable se déclenche et les enterre tous. Bien que de nombreux égyptologues considèrent l'histoire comme un mythe, des fouilleurs ont recherché les restes des soldats pendant de nombreuses années. Ceux-ci inclus le comte László Almásy (Expédition sur quoi le roman : Le Patient anglais était basée) et le géologue Tom Brown. Un roman de Paul Sussman : The Lost Army Of Cambyse, 2002, retrace l'histoire des expéditions archéologiques rivales dans la région.  

 

 

  Pour sa titulature Pharaonique voir : La XXVIIe dynastie Égyptienne.

   

 

   Bardiya (En Grec Smerdis ou Mergis ou Mardos ou Tanyoxarkès, 522), fils aîné de Cyrus II, il n'est Roi que pendant quelques mois en 522, à moins qu'il ne soit assassiné avant et qu'un usurpateur ait pris sa place à la tête de l'Empire, un mage, membre de la classe sacerdotale Magi (ou Magus) au nom de Gaumata (ou Gaumāta). Bardiya est aussi appelé Artaxerxès dans la Bible, livre d'Esdras  (Esdras 4 :7-23). Les avis sur ce Roi aujourd'hui sont  assez partagés, car  l'histoire

 

Généalogie de la Dynastie Perse Achéménide

de Bardiya est une des grandes énigmes de l'histoire de l'Empire Perse. Ce qui est sûr c'est que bien qu'il soit l'aîné, Cyrus II ne le désigne pas comme héritier, mais il nomme son frère Cambyse II. Selon Ctésias de Cnide (Médecin Grec d'Artaxerxès II, historien de la Perse et de l'Inde, mort v.398), il reçoit en contrepartie une grande satrapie d'Asie centrale (cf. Xen. Cyrop. Niv. 7, le cas).

 

   Selon Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) tout au long du règne de Cambyse II, des incidents ont lieu entre les deux frères, illustrant ainsi une certaine rivalité. Certains contrats du règne de Bardiya/Gaumata ont été trouvés en Babylonie et sont signés du nom de Bardiya. Les seuls éléments dont on trouve un consensus entre les spécialistes concernent le déroulement de la succession de Cambyse II : En mars 522, Bardiya (ou son usurpateur Gaumata) se soulève en Perse contre Cambyse II, alors que celui-ci est encore en Égypte.

   Au début de l'été 522, Cambyse II meurt en Syrie, alors qu'il se dirige vers la Perse. En juillet 522, Bardiya (ou Gaumata) est déclaré Grand Roi de l'Empire Perse, mais le règne de Bardiya (ou Gaumata) va profondément mécontenter l'aristocratie Perse. Bardiya (ou Gaumata) est assassiné par une coalition de sept généraux le 29 septembre 522, l'un de ceux-ci, Darius I lui succédant sur le trône.

 

   Bénéficiant de complicités à l'intérieur du palais, ils purent atteindre les quartiers royaux et après avoir tué les eunuques de la garde rapprochée du Roi, ils pénétrèrent dans sa chambre et l'assassinèrent dans son lit.

   Selon son successeur Darius I, dans l'inscription qu'il a fait graver sur la falaise de Béhistoun (ou Behistun) et Hérodote, Cambyse II, avant de partir pour l'Égypte, a secrètement conspiré pour faire assassiner son frère, ayant peur qu'il puisse tenter une rébellion pendant son Absence.

 

   La mort de Bardiya n'était pas connue de la population et donc en mars 522 un usurpateur, Gaumata, qui avait une certaine ressemblance avec Bardiya, aurait prétendu être Bardiya et se serait proclamé Roi sur une montagne près de la ville Perse de Paishiyauvada. Darius I dit aussi que certains temples ont été détruits par Bardiya, qu'il dût plus tard restaurer.

    

   Toujours selon Hérodote, le véritable Bardiya avait une seule fille, appelée Parmys, qui épouse Darius I, pour légitimer ses prétentions au trône. Le nom de l'usurpateur, selon Hérodote, était Oropastes et selon Ctésias de Cnide, Sphendadates. Les historiens sont divisés sur la véracité des affirmations de Darius I, sur le fait que la royauté de Bardiya ait été usurpée par Gaumata. Certains pensent que cette histoire ne serait qu'une pure propagande inventée par Darius I pour légitimer sa propre usurpation du trône Perse. Selon Hérodote (~ 79 Ctes. Pers.15), le décès du faux Bardiya a été célébrée chaque année en Perse par une fête appelée "L'assassinat du Mage" (ou Magiophani) au cours de laquelle aucun Mage était autorisé à se montrer.

   

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Statue de Darius I (2,35 m)  D'abord placée à Héliopolis, elle est ensuite ramenée à Suse par Xerxès I.

Musée National d'Iran.

 

    Darius I (En Perse Dārayawuš ou Dāriyūš ou Dārayavahuš, en Grec Δαρεïος Dareios, 522/1-486), Manéthon l’appelle Dareiôs et lui compte trente six ans de règne (Africanus, Eusebius), est né vers 550 et il est le fils du Prince d'Anshan et Satrape, Hystaspe (ou Dytape) et de Rhodogune de Babylonie.  Dans son inscription,  qu'il a fait graver sur la falaise de Béhistoun (ou

 

Généalogie de la Dynastie Perse Achéménide

Behistun), Darius I se présente comme descendant en droite ligne d'Achéménès, mais beaucoup de spécialistes pensent qu'il s'agit sans doute d'une invention de Darius I pour assurer sa légitimité. Il prend part à la conjuration qui mène à l'assassinat de l'usurpateur Bardiya et monte sur le trône. Dès son arrivé au pouvoir il doit lutter pour imposer son autorité aux provinces qui ont profité de la confusion lors de la succession pour se révolter : la Perse, la Margiane, l'Assyrie, la Babylonie, l'Élam, la Médie, l'Arménie et la Parthie. Il mène ces guerres simultanément déléguant à des généraux alors que lui dirige les opérations depuis Babylone et par la suite depuis la Médie.

  

   Il se vante d'avoir vaincu tous ces rebelles en l'espace d'une seule année, ce qui semble             Darius I            peu probable. Fin de l'année 521, l'ordre est rétabli dans l'empire sauf en Arménie. L'Élan se révoltera une seconde fois en 519. Tous les chef de ces rébellions seront capturés et mis à mort. Toutes ces révoltes montrent que la légitimité de Darius ne fait pas l'unanimité. La Perse même se soulève sous la conduite d'un Prince, un autre pseudo-Bardiya, nommé Vahyazdāta qui mène la lutte contre Darius I en Arachosie et rencontre au début un certain succès. Mais le Satrape Vivâna qui dirigeait la région envoie son armée contre les troupes de Vahyazdāta. En deux batailles, le 29 décembre 522 et le 21 février 521, Vahyazdāta finit par être vaincu, fait prisonnier et exécuté (Béhistoun Inscr. ~ 40 cas) ce qui assure la loyauté de la région à Darius I. Ce Vahyazdāta est peut-être identique avec le Roi d'une tribu Perse, Maraphis (ou Maraphian) qui se présente en tant que successeur dans la liste des Rois Perses donnée par Eschyle (Pers. 778). Il  semble par contre, que ces soulèvements ne furent pas très populaires, ce qui conforte l'image d'une domination Perse

plutôt bien acceptée par les populations locales, bien que l'on constatera quelques petites révoltes.

   

   Darius I est le grand organisateur de l’Empire qui atteint avec lui son apogée (De l'Indus à l'Est, à la Libye à l'Ouest et du Danube au Nord à la frontière Nubienne au Sud). Après avoir restauré l'ordre, il redessine les frontières des provinces de 23 satrapies en 28, système que vont conserver ses successeurs. Les raisons des modifications des frontières et des divisions des satrapies sont inconnues. On peut cependant supposer que le nombre tend à augmenter avec le temps, afin de rendre les satrapies plus petites et donc plus faciles à contrôler. Les autres réalisations du règne de Darius sont l'unification des poids et mesures, la mise en place d'une monnaie de l'Empire, la construction d'un système légal où les états vassaux offrent des tributs annuels à l'occasion de Norouz, la fête traditionnelle célébrant l'équinoxe de printemps.

     

   L'Égypte formait la sixième satrapie avec Cyrène, Barca et la Basse Nubie. Cambyse II y nomme pour l'administrer le Satrape Aryandès (ou Ariandes) de Memphis, mais de 522 à 520 un "Roitelet" local du Delta, Petoubastis III (522-520) se révolte contre le Satrape. La rébellion matée, Darius I fait éliminer Aryandes qui se comportait en souverain indépendant et avait même frappé sa propre monnaie. Il nome à la tête du pays Phérendatès.

  

   Les Perses n'impose pas leur langue ni leurs lois. Dans chaque satrapie, la justice est rendue selon les traditions locales. Si elles conservent leur administration propre, le pouvoir Achéménide reste très présent et intervient fréquemment. Seule la satrapie de Perse est exemptée de tribut. En 519, Darius I débute ses conquêtes et conquiert Samos dont il confit le gouvernement au Tyran Syloson II (538 et 522-509), puis en 514 /513 Cyrène et une grande partie de la Libye.

 

         Chapiteau du palais de Darius I               En 514, il traverse la Thrace vers le Nord-est et en 513, il prend le commandement d'une expédition vers la Scythie. Selon Hérodote (Historien Grec, 484-v.425), cette expédition rassemblait 700 000 hommes et 600 navires dont beaucoup provenaient des cités Grecques d'Ionie. Darius I soumet une partie de la Thrace et les Gètes, puis à l'embouchure du Danube, l'armée s'enfonce en territoire Scythe. Il est finalement obligé d'abandonner sa conquête, les populations locales, très diverses, résistant en refusant l'affrontement ouvert, il fait alors demi-tour. Le Danube devient ainsi une des frontières de l'Empire Perse.

 

   Il se tourne ensuite vers l'Est et en 512, il prend le Gandhâra et la vallée de l'Indus. Puis, il rejoint la capitale Lydienne Sardes et ordonne à son général Mégabyze d'assujettir les cités Grecques de Macédoine et de Thrace. Toute la Macédoine se soumet et devient un protectorat. En 499, il doit faire face à la révolte des cités de Ionie et de Carie. C'est le début de la Première Guerre Médique où les Égyptiens servent les Perses contre les Grecs. Selon Hérodote, cette révolte est due au Tyran de Milet, Aristagoras.

 

Darius I  - Bas-relief de Persépolis   Musée National Archéologique de Téhéran

 

 

    En 500, suite à l'appel à l'aide du Tyran de Naxos chassé par le peuple, Aristagoras propose au Satrape Artaphernès de prendre Naxos et de là, les Cyclades et l'Eubée. L'expédition est approuvée par Darius I, mais des dissensions dans le commandement la font échouer. Pour éviter les représailles de Darius I, Aristagoras se rebelle et en 499 déclare l'Ionie indépendante et impose l'isonomie.

DariusI I

   

          Les cités demandent de l'aide aux Grecs du continent, mais seules Athènes, qui envoie 25 navires et Érétrie                          acceptent. La première attaque des coalisés a lieu la même année contre Sardes, qui est incendiée, mais l'acropole reste imprenable. En 498, les Athéniens sont battus à Éphèse et ils retirent leur soutien. Cependant, le soulèvement se propage dans toute la région, de Byzance à la Carie et à Chypre. Après quelques premiers succès contre l'armée Perse, le rapport de force s'inverse. En 494, les Ioniens, sans défense sont écrasée sur mer à la bataille de Ladé près de Milet et sévèrement châtiée. Milet et Éphèse sont mises à sac et leurs habitants sont déportés en Mésopotamie et les cités retombent aux mains des Perses l'une après l'autre. En 493, Darius I envoie son gendre Mardonios en Asie Mineure, d'où il intègre la Macédoine à l'Empire, ainsi que les Bryges et Thasos.

 

  En 492, Darius I décide de sanctionner Athènes pour son soutient à la révolte en Ionie. En 491, il débute une campagne, dont le premier objectif semble être la capture des îles de la mer Égée : Naxos tombe en 490, puis Délos, Karystos et l'Eubée. La domination Perse sur la mer Égée est ainsi complète. Puis il exige la soumission des cités Grecques. Certaines vont obéir mais pas Athènes qui affronte seule Darius I, celui-ci perd se premier conflit à la bataille de Marathon en 490 et doit battre en retraite. (Voir carte Guerres Médiques et carte des batailles).

 

   En 486, mécontents des impôts trop lourds qu'ils avaient à payer, les paysans Égyptiens se révoltent à leur tour, mais Darius meurt avant de pouvoir mater la rébellion. Sous son règne deux villes deviennent capitales : Suse l’hiver et Ecbatane en été. En Égypte l’art se poursuit dans la tradition Saïte.  Une statue monumentale de Darius en pied sculptée dans le pays, a été exhumé dans un palais à Suse.

               Relief représentant Darius I - Palais de Persépolis                           

 

 

  Pour plus de détails voir : La Bataille de Marathon

  

 

L'Empire  Achéménide  sous  Darius I

 

Ephèse Tarse Cilicie Sardes La Lydie Gordion et la Phrygie La Bthynie La Cappadoce Sinope Rhodes Chypre Erévan et l'Arménie Alep Damas Syrie et Palestine Tyr Jérusalem Gaza Egypte Thèbes Memphis Saïs L'Elam Suse Anshan Ecbatane Les Parthes La Perse Persépolis Pasargades L'Assyrie Ninive Babylone La Babylonie des Chaldéens Mari Hyrcanie Samarcande Sogdiane Bactres Bactriane Les Perses d'Anshan Carie Ibérie La Thrace La Macédoine Athènes Sparte La Crète L'Arachosie L'Arie Les Mèdes Le Gandhâra Megiddo

 

 

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   Cette statue commémorait la conquête de l'Égypte par la Perse. Darius I est aussi un grand bâtisseur, il entreprend la construction d'un monument destiné à sa gloire, un immense bas-relief sur la falaise de Béhistoun. On le voit écrasant Gaumata et le bas-relief est encadré d'un texte traduit en trois langues, Perse, Élamite et Babylonien qui donne toutes les justifications sur la légitimité de Darius, comme sa lignée et le soutien reçu d'Ahura Mazda. En Égypte, il termine le canal de jonction entre le bras Oriental du Nil et la mer Rouge, commencé sous le Pharaon Néchao II (610-595, XXVIe dynastie). De grandes stèles dans les trois langues : Égyptien, Perse et Babylonien sont érigées le long de la voie d'eau.

   Toujours en Égypte il agrandit le Serapeum, restaure des temples, il érige et décore le temple d'Amon-Rê à Hibis (Oasis de Kharga) et celui de Nekheb (El Kab) est reconstruit et il laisse des constructions à Memphis, dans Fayoum, à El Kab et à Saïs. Il débute d'importants travaux de construction à Suse : Des nouvelles fortifications, un palais, des terrasses, une porte monumentale etc…, les chantiers s'étendaient sur 70 hectares. Il construit une nouvelle capitale, Parsa ou Persépolis en Grec, sur le model de Suse. Les palais sont construits sur une immense terrasse fortifiée de 125 000 m².

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Darique or sous Darius I

 

   Il est convenu de dater du règne de Darius I : Le Trésor, un palais qui lui est attribué, le grand escalier Sud qui sera remplacé par l'escalier Ouest sous Xerxès I et le Triptylon.  Il se fait construire un palais à Babylone et il fait un don important à Jérusalem pour la reconstruction du temple. Enfin l'immense réseau de routes royales, débuté sous Cyrus II (558-528) est encore agrandi afin de mieux relier entre elles les satrapies. Il est considéré comme un Roi juste et équitable qui a imposé beaucoup de réformes économiques, politiques et sociales.  Darius I meurt de maladie, en novembre 486 et est inhumé dans un tombeau rupestre à Naqsh-e-Rostan à environ 4/5 km au Nord-ouest de Persépolis.

 

   On lui connaît au moins huit épouses.

Artystonè une fille de Cyrus II et de la Princesse d'Égypte Neithiyti, qui est la fille du Pharaon Apriès (589-570), qui lui donne trois enfants :

     - Arsamès

     - Gobryas (mort vers 480) qui épouse Rhadasname.

     - Artazostre (ou Artozastra) qui épouse de Mardonios (ou Mardonius).

    
Atossa, la veuve de Cambyse II, une autre fille de Cyrus II et de la Princesse d'Égypte Neithiyti, qui lui donne quatre enfants :

Quatre fils :

     - Xerxès I qui lui succède.

     - Achéménès (ou Achaemenès) qu'il nomme Satrape d'Égypte en 481 et qui meurt en 462.

     - Masistès qu'il nomme Satrape de Bactriane et qui meurt en 465.

     - Hystaspès.

Deux filles :

     - Candravarna qui épouse Maurya I de Taxila.
     - Mandane, parfois identifiée à Sandauce
 

Parmys, une petite-fille de Cyrus II, fille de Bardiya qui lui donne un fils, Ariomardos (ou Ariomadus).

 

Phaidimè (ou Phaedymia) fille du Prince Otanès II, l'un des sept conspirateurs qui tuent le Roi Perse usurpateur Gaumata (ou Gaumāta) en 522 et qui laisse la place à Darius I. On ne lui en connait pas d'enfant.

 

Phratagounè (ou Phratagune) qui lui donne deux enfants : Abrocome (ou Abrocomès) et Hypherantès.

 

Une de ses petites-filles, la fille de Gobryas et Rhadasname, qui lui donne deux enfants : Artobarzanès et Ariabignès qui meurt à la bataille de Salamine.

 

Deux autres épouses dont on ne connaît pas le nom avec qui il aura :

Cinq fils : Ariamenès, Arsamenès (ou Arsamès), Istin (ou Ištin), Pandusassa (ou Pandušašša), Sandauce.

Trois filles : dont on ne connait pas les noms qui épousent Artoce (ou Artocès), Daurisez (ou Daurises) et Himeas

(et peut-être d'autres enfants ?).

 

  Pour sa titulature Pharaonique voir : La XXVIIe dynastie Égyptienne.

 

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