Les Mèdes et les Perses d'Anshan

Les Achéménides 

549  à  331

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Pour plus de détails voir aussi : La civilisation Achéménides, Persépolis  - Pasargades,

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Liste des Rois Perses Achéménides  

Rois Achéménides

 

 

 

 

 

   Artaxerxès II  Mnémon (En Perse : Artaxšaçrā ou Ardaschīr ou Ŗtachschaçā, en Grec Αρταξέρξης "Qui a de la mémoire", 404-359), Manéthon l’appelle Artaxerxês II, est né vers 450 et il est le fils de Darius II et de la Reine Parysatis. Le début de son règne est marqué par l’échec d’une expédition en Égypte (Selon Isocrate, 436–338, un des dix orateurs attiques) et la perte d’une partie de Chypre au profit du Roi de Salamine (de Chypre), Évagoras I  (410-374)

 

Généalogie de la Dynastie Perse Achéménide

qui réussit provisoirement à faire l'unité de l'île, puis la perte de la Phénicie et de la Syrie. Avec l'aide de sa mère, son frère Cyrus le Jeune, qui est depuis 407 le Satrape de Cappadoce, de Lydie et Phrygie, se révolte contre Artaxerxès II pour prendre le pouvoir. Il est appuyé par une armée de près de 30 000 hommes dont 10 000 mercenaires Grecs, mais en octobre (ou septembre) 401, à Counaxa (ou Cunaxa ou Kounaxa), Artaxerxès II le bat et le tue. Artaxerxès II va s’imposer comme arbitre entre Athènes et Sparte.

 

          Sicle du règne d'Artaxerxès II

   Au début afin de freiner les intentions des Spartiates, il subventionne leurs ennemis : En particulier les Athéniens, les Thébains et les Corinthiens. Ces subventions vont contribuer à engager les Spartiates dans un conflit connu sous le nom de Guerre de Corinthe. En  386,  Artaxerxès II  trahi  ses

Artaxerxès II ou Darius III.

alliés et passe un arrangement avec Sparte, la "Paix d'Antalcidas" ou "paix du Roi", qui assure à la Perse le contrôle des cités Grecques d'Asie mineure, tout en donnant à Sparte la domination sur le continent Grec. En 365, il doit affronter une révolte de tous les Satrapes d'Asie mineure pourtant déjà largement autonomes comme le Roi Mausole en Carie. C'est le début du déclin de l'Empire Perses Achéménides.

 

 

   En Égypte, à partir de 404, Amyrthée reprend le soulèvement contre les Perses et va progressivement les chasser du pays. Cette libération est mentionnée simplement sur les papyri en démotique du musée de Brooklyn retraçant les chroniques Araméennes de la communauté Juive d'Éléphantine. Sur ces papyri Artaxerxès II est identifié comme Roi d'Égypte jusqu'en septembre 400. Ils démontrent également qu'entre 404 et 400 (Voire 398) la Haute Égypte est restée sous le commandement des Perses, alors que les forces d'Amyrthée dominaient le Delta.

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              Le tombeau d'Artaxerxès II à Persépolis       

    La fin du règne d'Artaxerxès II se passe dans le chaos puisque l'aîné de ses fils, Darius, est exécuté après un complot contre lui. Le nouveau Prince Héritier devient Ariaspes qui était très populaire auprès de la cour. Cependant les conspirateurs, qui comprenaient Artaxerxès III, le troisième fils du Roi et l'un des commandants de la garde royale nommé Tiribazus, accusent Ariaspes de trahison ce qui pousse ce dernier au suicide. Les espoirs du Roi s'oriente alors sur son quatrième fils, Arsame qui est lui aussi assassiné.

  

   Quand à Tissapherne, il épouse une des filles d'Artaxerxès II et s'attaque ensuite aux villes d'Ionie. Il entre en guerre avec Sparte mais il est battu, sur les bords du Pactole en 395 par le Roi Agésilas II (398-360). C'est le prétexte qu'attendait la Reine Parysatis pour venger son fils Cyrus le Jeune. Elle accuse Tissapherne de trahison et il est exécuté à Colosses, en Phrygie, en 395. Artaxerxès au cours de son long règne fut aussi un grand constructeur. Beaucoup de richesses ont été consacrés à des projets de construction.

   Vernissé représentant des gardes Royaux -

  Palais d'Artaxerxès II - Persépolis

 

 

   Il a restauré le palais de Darius I, à Suse et aussi des fortifications, dont une imposante redoute, à l'angle Sud de l'enceinte et a donné au palais d'Ecbatane une nouvelle Apadana (Salle d'audience) et des sculptures. Il ne semble pas avoir beaucoup construit à Persépolis à part son tombeau et son palais. Artaxerxès II serait mort à l'âge de 90 ans.

                 Les sources sont très diverses quant à ses épouses. Certaines en donne 350 avec 115 fils ce qui parait complètement démesuré. Parmi celle-ci il y aurait eu une femme Grecque de Phocée nommé Aspasie (ou Aspasia, pas la même que la concubine de Périclès). Il aurait aussi aimé un jeune eunuque du nom de Tiridate, qui est décédé très jeune. Sa mort aurait causé un énorme chagrin à Artaxerxès II qui aurait imposé un deuil dans tout l'Empire en sa mémoire.

 

   À aujourd'hui il lui est attesté deux épouses.

Amastris (ou Amestris), sa sœur, avec qui il a peut-être deux fils :

  - Darius et Arsame.

Stateira, fille d'Hydarnes III d'Arménie, qui lui donne cinq enfants :

Trois filles :

- Rodogune qui est née en 420 et morte en 401, qui épouse Aroandes I (ou Orontes) le Satrape d'Arménie (401-344) et de Mysie (360) à qui elle donnera trois enfants, Aroandes II (ou Orontes) Roi d'Arménie, Abhaya I Roi de Pancanada (Le Pendjab occidental) et Abhisara Roi de Taxila.

- Apama qui est née en 415 qui meurt en 390.

- Sisygambis (ou Sisygambes) qui épouse Arsamès et qui sera la mère d'Oxathrès et de Darius III, elle meurt en 323.

Deux fils :

- Artaxerxès III Ochos qui sera Roi en Perse à partir de 358 et Pharaon en 342.

- Ocha qui meurt vers 338.

   

   Artaxerxès III Okhos (En Perse : Ŗtachschaçā, 358-338), Manéthon l’appelle Ôchus et lui compte deux ans de règne (Africanus), serait le quatrième fils d'Artaxerxès II et de la Reine Stateira, il prend le pouvoir après des lutes internes. Un de ses frères est exécuté après un complot contre leur père, un autre se serait suicidé et il fait assassiner ses autres frères pour assurer sa place comme grand Roi. Il ré instaure son autorité sur tout l’Empire et il restaure provisoirement la puissance des Perses Achéménides.

 

Généalogie de la Dynastie Perse Achéménide

 

   De 358 à 350, il part avec ses armées à la conquête de la Syrie / Palestine et il finira par soumettre les grands ports de Phénicie (Sidon) où les Satrapes s'étaient instaurés en Principautés quasi-indépendantes. En 355, Artaxerxès III contraint Athènes à conclure une paix qui exigeait à la ville de quitter l'Asie Mineure et de reconnaître l'indépendance des cités qu'elle dirigeait. Il ordonne ensuite le renvoi de tous les mercenaires Grecs de l'armée d'Asie Mineure.

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Sicle du règne d'Artaxerxès II

 

  Nombre d'entre eux retournent alors à Athènes et à Sparte. Sauf Artabaze de Lydie qui demande de l'aide à Athènes dans sa rébellion contre le Roi Perse. La ville lui envoie des troupes avec à leurs têtes les deux mercenaires Grecs Mentor et Memnon de Rhodes (v.380-333). Ils sont rejoint par Oronte de Mysie qui unie ses forces aux leurs. Après une première défaite, en 354, Artaxerxès III reprend le dessus en 353 et il défait la coalition. Oronte est gracié par le Roi, qui chasse Mentor et Memnon, tandis qu'Artabaze s'enfuie en Macédoine à la cour de Philippe II (359-336).

 

   En 351, Artaxerxès III porte ses attaques vers l'Égypte du Pharaon Nectanébo II (360-342). Artaxerxès III marche sur l'Égypte et engage Nectanébo II. Après une année de lutte contre le Pharaon, une épidémie de peste se déclare dans son armée. Il est contraint de se retirer et de retarder son entreprise Égyptienne. Immédiatement, Artaxerxès III ordonne qu'une nouvelle armée soit assemblés à Sidon, mais la population de cette ville Phénicienne n'est pas en mesure de faire face au grand nombre d'étrangers et son Roi Tennès (ou Tabrit, ?-346/345) se révolte.

 

   Nectanébo II envoie 4 000 mercenaires, commandés par Mentor de Rhodes, aider les Sidoniens contre leur suzerain Perse et la révolte s'étend en gagnant Chypre où elle est dirigée par Pnytagoras (351-332), le neveu du Roi Chypriote Évagoras II (353-351). La même année, Artaxerxès III ordonne au souverain de Carie Halicarnasse Idrieos (ou Idrieus, 351-343) de lever une armée et la flotte à la reconquête de Chypre. Les Satrapes de Cilicie et de Syrie, Mazæos (ou Mazaeus) et Belesys (ou Belysis), sont eux chargés de contenir la rébellion de Sidon. Toutefois, ils sont repoussés par Mentor et il est possible que la révolte se soit propagée en Judée à Samarie et dans le Sud.

  

   En 346/345, Artaxerxès III excédé prend personnellement les choses en main et reprend Sidon, dans laquelle il fait de nombreux prisonniers, dont Mentor. Conscient de la disproportion des forces ce dernier change de camp. En 343, Idrieos, avec une armée de 8 000 mercenaires et 40 navires que dirigeait le commandant Athénien Phocion et Évagoras II débarquent à Chypre et mettent le siège devant Salamine. Mais ils échouent et Évagoras II doit abandonner définitivement Chypre. Pour le dédommager, Artaxerxès III lui attribuera le gouvernement de Sidon.

 

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Artaxerxès III sur son Char -

 British Museum

 Le tombeau d'Artaxerxès III à Persépolis

    

   Après cette défaite Artaxerxès III décide                                        de commander en personne la contre-attaque. Il lève une armée de 330 000 hommes, dont 300 000 fantassins, 30 000 cavaliers, 300 trirèmes et 500 navires de transport. Les Phéniciens, à qui Sparte et Athènes avaient refusé leur l'aide ne peuvent aligner qu'une petite armée composée d'un millier d'Hoplites Thébains sous les ordres de Lacratès, 3 000 Argives sous les ordres de Nicostratès et 6 000 Ioniens et Doriens des villes Grecques de l'Asie Mineure à cela venaient s'ajouter quelques mercenaire Grecs d'Égypte.

 

   Devant la puissance qui allait s'abattre sur lui Tennès tente d'acheter sa propre grâce en remettant une centaine des principaux citoyens de Sidon entre les mains du Roi de Perse, puis il le charge des défenses de sa ville. Mais Sidon est brulée (Soit par Artaxerxès III soit par les citoyens même de la ville) et 40 000 personnes meurent dans l'incendie. Malgré sa trahison, Tennès est mis à mort par Artaxerxès III qui reprend possession de ses anciens territoires. Après cet épisode le Roi Perse reprend son désir d'invasion de l'Égypte. En 343, lors d'une nouvelle campagne, Artaxerxès III aligne plus de 330 000 hommes dont 4 000 commandés par Mentor de Rhodes, qui depuis 346/345 après la chute de Sidon combattait pour Artaxerxès III.

  

   Il attaque sur trois fronts et place à la tête de chacun un Perse et un Grec. Les commandants Grecs étaient Lacratès de Thèbes, Mentor de Rhodes, et Nicostratès d'Argos et les Perses étaient Rhossacès, Aristazanes et Bagoas, le chef des eunuques. Le Pharaon Nectanébo II obtient de l'aide de Chypre et de la Phénicie et fait face avec une armée de 100 000 hommes dont 20 000 étaient des mercenaires Grecs. Il occupe différentes branches du Nil avec des navires.

  

   Le caractère du pays traversé par de nombreux canaux et beaucoup de villes fortifiées lui permet un premier succès où il réussie à repousser les Perses. Artaxerxès III ne s'avoue pas vaincu et ses nouvelles offensives vont avoir raison des Égyptiens et de leurs alliées. Il prend Péluse, qui protégeait l'entrée du Delta, puis il prend Bubastis. Nectanébo II est obligé de fuir à Memphis, pensant être protégé par des garnisons qu'il laissait dans des villages. Il s'agissait de troupes mixtes, en partie Grecque et en partie Égyptienne, entre lesquelles les jalousies et les suspicions ont été facilement exploitées par les dirigeants Perses. Ces derniers s'avancent rapidement sur Memphis qui tombe et Nectanébo II doit fuir le pays vers la Nubie.

 

   Les Perses finissent alors tranquillement l'invasion et l'Égypte redevient une satrapie. À ce moment, en 342, Artaxerxès III se proclame Pharaon et commence un règne de terreur. Onze ans d’oppression vont suivre,  beaucoup de  documents qui nous sont parvenus indiquent que les violations des temples et les massacres étaient communs. La religion est persécutée et livres sacrés sont volés. La Perse acquis une quantité importante de richesse grâce à ces pillages. Avant de retourner en Perse, il nomme Pherendarès comme Satrape de l'Égypte.

 

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Deux servants portant nourriture et boisson - Règne d'Artaxerxès III - Persépolis

          

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Fragment de bas-relief d'Égypte,
montrant un Roi Achéménide,
Probablement  Artaxerxès III -

Musée Allard Pierson -Amsterdam

 

   Bien qu'il n'y avait plus de révoltes dans l'Empire Perse lui-même Artaxerxès III était inquiet de la monté en puissance de la Macédoine. En 341/340, il dépêche une armée pour aider le Roi Thrace, Cersobleptes I (ou Kersobleptes, 359-341), à maintenir son indépendance et porter assistance à Périnthe et Byzance assiégées par le Roi de Macédoine Philippe II et il fait alliance avec Athènes. Artaxerxès III meurt pendant l'été de 338, empoisonné par l’eunuque Bagoas (Son ministre ou général ?), mais ce fait est contredit par les textes cunéiformes. Pour son activité de bâtisseur, il existe des preuves de nouvelles constructions à Persépolis. Vers la fin de sa vie Artaxerxès III y érige un nouveau palais et construit son propre tombeau.

 

   Il a deux épouses : Une fille de son frère Ocha avec qui il n'a pas d'enfant connu, puis Atossa qui lui donne un fils, Arsès (Oarsès ou Artaxerxès IV) qui lui succède et une fille au nom de Parysatis.

    Il n'y a pas de titulature Égyptienne pour ce Roi.

   

   Artaxerxès IV / Arsès (En Perse Artaxšacā ou Aršaka ou Aršāma ou Arxes ou Oarses, 338-336), Manéthon l’appelle Arsês et lui compte trois ans de règne (Africanus) est le plus jeune fils d'Artaxerxès III Okhos et de la Reine Atossa. Il n'est connu dans les sources Grecques que sous le nom d'Arsès, ce qui semble être son vrai

 

Généalogie de la Dynastie Perse Achéménide

nom, mais des documents retrouvés à Samarie signalent qu'il avait pris le nom royal d'Artaxerxès IV. Il est porté sur le trône par l'eunuque Bagoas, le puissant Ministre (ou général) de Perse, après l'assassinat de son père et la plupart de sa famille. Il n'est pas prouvé aujourd'hui qu'Arsès n'ait rien à voir dans ce meurtre. Bagoas, qui cherchait à garder sa fonction, voyait en remplaçant Artaxerxès III par son fils, plus facile à contrôler, le moyen d'avoir tous les pouvoirs. Arsès / Bagoas n’ont pas un contrôle total de l'Égypte, un indigène, Khababach s’étant fait reconnaître comme Pharaon en Haute Égypte.

  Celui-ci est soutenu par une grande partie du peuple opprimée du pays, mais il n'a jamais été semble t-il au delà de son propre nome. L'autre souci important pour les Perses pendant le court règne de ce Roi fantoche, sont les hostilités sur les frontières occidentales avec la Macédoine de Philippe II (359-336) d'abord, puis de son fils d'Alexandre le Grand (336-323). Arsès, n'a jamais vraiment gouverné durant les deux années de son règne, alors que Bagoas agit comme s'il était sur le trône. Finalement, mécontent de cet état de chose et peut-être influencé par les nobles de la cour royale, qui généralement méprisaient Bagoas, Arsès planifie le meurtre de Bagoas. Mais le ministre, qui à vent de l'attentat, prend les devants et réussit à empoisonner Arsès. Il porte ensuite sur le trône un cousin d'Arsès, Darius III Codoman.  

Il n'y a pas de titulature Égyptienne pour ce Roi.

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Sicle (ou Shekel) d'Artaxerxès IV

 

   Darius III  Codoman (En Perse : Dāriūš, داریوش  ou Dārayavahusch ou Dārayavausch, 335-330), Manéthon l’appelle Darius et lui compte quatre ans de règne (Africanus) est le fils d'Arsamès (ou Astamès) d'Ostanes et de Sisygambis (ou Sisygambes) la fille d'Artaxerxès II (404-359). Après que l'ambitieux Ministre Bagoas est assassiné Artaxerxès III Okhos en 338,  puis son fils Arsès en 336,  il chercha à installer un nouveau  monarque sur le trône qui serait plus facile à contrôler. Il

 

Généalogie de la Dynastie Perse Achéménide

choisit alors Codoman, un parent éloigné de la maison royale, qui s'était distingué au combat lors d'une guerre contre les Cadusii (Un peuple vivant dans le Nord-ouest de l'Iran) et, selon Plutarque (Philosophe, biographe et moraliste Grec, 46-v.125, "La vie d'Alexandre 18.7-8"), avait servi comme un messager royal. Codoman prend le nom de règne de Darius III et semble appuyé par une grande partie de l'aristocratie et de l'armée et rapidement il démontre son indépendance à l'égard de son assassin bienfaiteur.

 

   Selon Diodore de Sicile (Historien et chroniqueur Grec, v.90-v.30 - Bibliothèque Historique, Livre XVII.5.6) Bagoas tente alors d'empoisonner Darius III, mais Darius est averti et contraint Bagoas à boire le poison lui-même. Selon Plutarque, une tradition en vigueur chez les Macédoniens, prétendrait que Darius III aurait été l'un des esclaves de Bagoas. Darius III, bien qu'auparavant Satrape d'Arménie, a encore peu d'expérience politique et le nouveau Roi se retrouve à régner dans un empire instable, dont de vastes territoires sont dirigés par des Satrapes jaloux et habitées par sujets mécontents et rebelles, comme Khababach en Égypte où en Phénicie qui après de rudes combats sera intégrée dans la 5e satrapie.   

 

   En 336, le Roi de Macédoine Philippe II (359-336) est autorisé par la Ligue de Corinthe, dont il est le Chef, pour lancer une guerre sacrée afin de se venger des Perses qui ont profané et brûlé les temples Athéniens lors de la Seconde Guerre Médique (480-479). Il envoie une force d'avant garde en Asie Mineure sous le commandement de ses Généraux Parménion et Attalos pour libérer les Grecs vivant sous l'oppression des Perses.

 

La bataille d'Issos par Jan Brueghel l'Ancien (1568-1625) - Musée du Louvre

 

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Darius III à la bataille de Gaugamèles

   Alors qu'ils avaient déjà pris les villes Grecques d'Asie Mineure depuis la cité de Troie jusqu'au fleuve Méandre, Philippe II est assassiné et sa campagne est suspendue. Le Roi Perse n'est pas sauvé pour autant car il va devoir lutter contre le successeur de Philippe II, son fils Alexandre le Grand (336-323). Au printemps 334, Alexandre, confirmé comme chef de la Ligue de Corinthe, traverse l'Hellespont à la tête d’une immense armée de près de 35 000 fantassins et 5 000 cavaliers et débarque en Troade. Darius III, n'intervient pas durant la traversée. Son armée, menée par Memnon de Rhodes,  elle, forte  de 20  000 cavaliers et 18 000 fantassins, tente d'arrêter les Macédoniens sur les rives du Granique au mois de mai 334. Cette bataille se solde par la victoire écrasante des Macédoniens sur les Satrapes d'Asie Mineure. Les Perses prennent la fuite. L'armée Macédonienne affronte de nouveau les Perses concentrées dans la plaine d'Issos (Entre les monts Taurus et la mer) le 1 novembre 333.

   Cette fois Darius III dirige lui-même son armée. Alexandre écrase de nouveau Darius III,  malgré  les efforts de ce dernier pour résister à l'assaut de la cavalerie lourde Macédonienne. Darius III s'enfuit au-delà de l'Euphrate, laissant son char et ses attributs royaux (Son arc, son bouclier et son manteau) et aussi laissant en otage sa mère, sa femme et ses filles capturées par Alexandre, ainsi qu'un immense butin. Darius III ne peut empêcher Alexandre de conquérir la Phénicie et l'Égypte, dont il prend possession sans combattre et où il est accueilli comme un libérateur par le peuple, heureux de s’être débarrassé de l’oppression des Perses.

 

   Le Roi Perse pendant ce temps reforme une nouvelle armée en intégrant cette fois-ci un grand nombre de contingents des satrapies orientales (Dont quelques éléphants de guerre). Il prend soin aussi de choisir un terrain favorable à son innombrable cavalerie et à ses chars à faux. Alexandre se remet en marche en mai/juin 331 vers la Mésopotamie où il franchit en Juillet l'Euphrate sur un pont de bateaux, puis le Tigre en septembre sans rencontrer de résistance. Puis, il apprend que l'armée des Perses, de presque un million d’hommes selon certaines sources et 250 000 selon d'autres, l'attend à Gaugamèles (près d'Arbèles). L'affrontement intervient au matin du 01 octobre 331.

 

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La tente, le trône et les magnifiques meubles de Darius III récupérés par Alexandre  après sa victoire à
Gaugamèles

    Les troupes Perses ont un front qui s'étire sur près de 4 km et les Grecs sont au minimum quatre fois moins nombreux, mais malgré cela, grâce à une stratégie encore jamais utilisée sur un champ de bataille, les Perses vont encore une fois connaître la défaite. Ce succès ouvre la route de Babylone à Alexandre. La cité se rend suite à des négociations (Après trois semaines de bataille) fin octobre 331. Alexandre y séjourne un mois, tandis que Darius III, a pris la fuite à Ecbatane et tente de réunir une nouvelle armée royale dans les hautes satrapies de Parthie. Alexandre prend la direction de Suse, laquelle se rend à son tour en janvier 330, puis il franchit l'Araxe et parvient dans la ville la plus symbolique du pouvoir Perse, Persépolis qu’il fait incendier.

 

   En juillet 330, Darius III, toujours en fuite et de plus en plus seul, est poignardé par ses officiers, Nabarzane et Bessus, le Satrape de Bactriane qui se proclame Roi sous le nom d'Artaxerxès V le même mois. Alexandre fait enterrer Darius III dans la nécropole royale Persépolis avec tous les honneurs du à son rang. Le tombeau du Roi ne sera jamais terminé, il est aujourd'hui en cours de restauration. Le Roi Macédonien se considère en effet comme son légitime successeur.

 

  Darius III épouse Stateira I, fille de Pharnacès, qui lui donne trois enfants.

Deux filles :

Stateira II (ou Barsine) qui épousera en février 324, Alexandre le Grand, celui-ci prenant de ce fait logiquement la suite de Darius III dans les chroniques impériales Perses. Elle est probablement née en 340 ou début 339.

Drypteis qui épousera Héphaestion un général d'Alexandre. Elle est probablement née en 338 ou début 337.

Un fils :

Ochus né en 339/338.

   

 

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