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Princesse de Bactriane - Statuette votive de divinité féminine- XIXe siècle - Musée du Louvre |
Dès le VIIe/VIe siècle, vont apparaitre les grandes villes fortifiées. Ses richesses vont très vite attirer la convoitise d'autres peuples et elle sera conquise au VIe siècle par les Perses Achéménides, puis par le Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323) lorsque celui-ci se rendra maître de l'Empire Perses. |
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À sa mort, après le partage de son Empire, la Bactriane tombera sous la coupe des Rois Séleucides. L’indépendance lui sera accordée lorsque le Satrape Diodote I, vers 256 y fonde le royaume de Bactriane qui est appelé "Empire Grec de la Bactriane" ou "royaume Gréco-bactrien". Celui-ci sera dirigé par les descendants des Grecs qui s'étaient installés là après la conquête d'Alexandre et dont, de ce fait, la culture sera largement influencée par la Grèce. Le royaume Gréco-bactrien a été le plus oriental de la zone du monde hellénistique, couvrant la Bactriane, la Sogdiane et l'Asie centrale de 250 à v.130/125 av.J.C.
L'expansion de ce royaume dans le Nord de l'Inde à partir de 180 a créé le royaume Indo-grec, qui devait durer jusqu'à environ 10 ap.J.C. Le Roi Parthe, Mithridate I (171-138) va mettre un terme à la puissance des Gréco-bactriens et envahit une grande partie de leur royaume. Il est ensuite suivi par les Scythes, l’Empire Indo-scythe des Kouchans (du Ier av.J.C au IIIe siècle ap.J.C) semble avoir prit Bactres pour capitale. |
Plaque représentant une figure dite : "Aphrodite de Bactriane" - Musée Guimet |
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Puis la région passera aux mains des Perses Sassanides (224-637). Durant leur domination, la Bactriane prend le nom de Tokharistan. Elle sera ravagée par les Huns au Ve siècle, puis par les Turcs au VIe siècle. La Bactriane disparaîtra complètement avec l'invasion arabe au VIIIe siècle. La langue de Bactriane était le Bactrien, un dialecte Indo-iranien et la religion principale, avant l'arrivée de l'islam, a été le Zoroastrisme. |
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L'histoire....... |
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La plupart des dates sur les Rois Gréco-bactrien sont données à titre indicatif et basées essentiellement sur l'analyse numismatique et très peu de sources classiques. La liste des Rois et leurs des dates de règne à partir de Démétrios I est dérivée de la plus récente et la plus vaste analyse sur le sujet, par Osmund Bopearachchi (Monnaies Gréco-Bactriennes et Indo-Grecques, catalogue, 1991). |
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Statue hermaïque en calcaire trouvée à Aï Khanoum - IIe siècle av.J.C- Musée Guimet |
Habitée dès l'Age du Bronze (v.3000-v.1200), la Bactriane est une région célèbre dans l'Antiquité en raison de ses richesses minérales et de sa prospérité agricole. Elle faisait figure de terre paradisiaque aux ressources inépuisables, ce qui a permis l'accumulation d'énormes quantités de richesses par la plupart des populations nomades, d'où l'insistance des grands conquérants à chercher à s'en emparer. La première proto-civilisation urbaine, dans la région, se pose au cours du IIe millénaire. À partir du début du premier millénaire, après une longue période de déclin, la région redevient florissante et semble s'unifiée. |
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On découvre à travers les textes sacrés de l'Avesta qu'entre le IXe et le VIe siècle, un État indépendant s'était constitué autour de Bactres-Zariaspa "La cité à l'étendard dressé" où Zoroastre trouva refuge. Un Roi (ou Prince), Vishtapa (v.700-v.630) est attesté, il aurait soutenu et aidé Zarathoustra à propager sa doctrine dans toute la Perse. L'époque dite "bactrienne", qui correspond à la période de l'âge du fer jusque vers 550,est encore mal connue.
Cependant, le contrôle des routes commerciales, très lucratif, attire l'intérêts des étrangers. Au VIe siècle avant JC, la région va se retrouver sous l'autorité des Perses Achéménides, après que Cyrus II le Grand (558-528) ait construit son Empire, qui s'étendait de la Grèce à l'Indus. La Bactriane devient alors la douzième satrapie, réunie à la Margiane et la Sogdiane. Cette satrapie prend le nom de Bakhtrishde (ou Baktrish) qui deviendra Bactriane et qui apparaît pour la première fois dans les inscriptions royales Perses dans un document commercial de cette époque. |
Déesse fluviale en ivoire - Begram - Ier siècle av.J.C- Musée Guimet |
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Durant les Guerres Médiques (499-479), les Bactriens fournissent un important contingent aux Perses. En 462, une révolte de la Bactriane est écrasée par Artaxerxès I (465-424). La Bactriane va être difficilement conquise, de 329 à 327 par le Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323) et va plus tard être l'objet de rébellions. Ces conquêtes d'Alexandre ont marqué la fin de l'indépendance de la Bactriane. La région n'est que brièvement mentionnée par les premiers géographes et historiens Grecs, mais elle va occuper une place importante dans les récits des campagnes d’Alexandre. |
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Plus tard de nombreux historiens et géographes de l'époque hellénistique et de l'Empire Romain vont la décrire en parlant de "Ses mille cités". Peu après la bataille de Gaugamèles (01/10/331), en juillet 330, Bessus le Satrape de Bactriane assassine le dernier Roi Perse Achéménide Darius III (335-330) et prend le titre de Roi de Perse sous le nom d'Artaxerxès V et se réfugie en Bactriane. Alexandre poursuit l'usurpateur et le livre à un frère de Darius III, qui le fait périr dans les plus cruels tortures. Artabaze (330- ?) est alors nommé à la tête de la Bactriane et de la Sogdiane. À la mort d'Alexandre, lors du partage de son Empire, la région devient, vers 304, l'héritage des Séleucides. Ceux-ci ne vont pas la garder longtemps sous leur contrôle. |
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En 256/255 (ou 250), Diodote I (ou Diodotus ou Théodote ou Theodotos : "cadeau divin", adaptation de Diodotos : "cadeau de Zeus", 256-238 ou 234), Satrape et gouverneur militaire de la Bactriane, de la Sogdiane et de la Margiane profite que Roi Séleucide Antiochos II Théos (261-246) est entrain de livrer bataille contre l'Égypte de Ptolémée II Philadelphe (282-246) pour se libérer de la tutelle Séleucide et proclamer l'indépendance de la région. Peu de temps après, en 247, le Satrape Andragoras de la Parthie voisine, allié de Diodote I, fait de même et se proclame lui aussi Roi. Mais il est rapidement éliminé par Arsace I (250-247), le Chef des nomades (Dahan) de la tribu des Parni. Celui-ci se rend indépendant aussi des Séleucides avec l'aide d'une autre tribu, les Aparniens et s'autoproclame Roi, ce qui conduit à la montée de l'Empire Parthe Arsacide. |
Monnaie de Diodote I - Cabinet des Médailles |
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Les Gréco-bactriens se retrouvent alors coupés de contact direct avec le monde Grec. Le commerce avec eux se retrouve très réduit, tandis que le commerce avec l'Égypte se développe. Le nouveau royaume de Bactriane, fortement urbanisé, est considéré comme un des plus riches de l'Orient et va commencer son expansion territoriale à l'Est et l'Ouest. À sa mort Diodote I est remplacé sur le trône par son fils Diodote II (ou Diodotus, 238-223).
Dès son arrivée au pouvoir Diodote II passe alliance avec le Roi Parthe Arsace I et l'aide dans sa lutte contre le Roi Séleucide Séleucos II Kallinikos (246-225). En 232/231 l'armée de Séleucos II s'avance jusqu'au fleuve Jaxartes, mais ayant subi de lourdes pertes, le Roi Séleucide fait la paix avec Arsace I qui reconnait sa suzeraineté. Selon Polybe (Général, homme d'État et historien Grec, v.205-126 av.J.C - Livre XI, 34, 2), autour de 230 ou 223, Diodote II est tué par un usurpateur, Euthydème I Satrape de Sogdiane qui prend également le pouvoir en Bactriane. |
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Euthydème I (ou Euthydmus ou Euthydemos, 223-200 ou 195) est un Grec de Magnésie selon Polybe (Général, homme d'État et historien Grec, v.205-126 av.J.C), qui commence sa propre dynastie dite dynastie Euthydèmide. Euthydème I étend son royaume à partir de la Sogdiane, dont il était l'ancien Satrape, allant au-delà de la ville d'Alexandrie Eskhaté, fondée par Alexandre le Grand, en Ferghana (ou Fergana, en Ouzbékistan). Il reprend ainsi aux Mauryas qui dirigeaient l’Inde, les anciennes satrapies Achéménides situées au Sud de l’Hindū-Kūsh. On sait peu de choses de son règne jusqu'en 208 ou il est attaqué par le Roi Séleucide Antiochos III Mégas (223-187) qui envahit la Bactriane. Bien qu'il commande une armée de 10 000 cavaliers, Euthydème I perd la bataille sur la rivière Hari (Arios ou Areios en Grec) en Arie et doit se retirer. |
Tétradrachme d'Euthydème I |
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Il résiste ensuite avec succès à trois ans de siège dans sa ville fortifiée de Bactres ce qui contraint Antiochos III a finalement le reconnaître comme dirigeant. Afin de sceller une alliance, en 206, Antiochos III offre une de ses filles en mariage au fils Euthydème I, Démétrios I. Il est aussi dit par les auteurs antiques qu'Euthydème I négocie la paix avec Antiochos III en lui prouvant qu'il pouvait être une protection, grâce à ses défenses, contre l'invasion éventuelle de l'Asie centrale par les nomades. Après le départ de l'armée Séleucide, le royaume de Bactriane semble s'être encore élargi. À l'Ouest, il semble avoir contrôlé la partie du Nord-est de l'Iran qui appartenait avant aux Parthes, ceux-ci ayant été pour un temps défait par Antiochos III. |
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Au Nord, Euthydème I, déjà en possession de la région du Ferghana, conduit des expéditions dans le Kashgar (ou Kachgar ou Kashi ou Turkestan Chinois) et sur Ürümqi (Aujourd'hui la capitale de la région autonome du Xinjiang, au Nord-ouest de la Chine) ce qui conduit aux premiers contacts entre la Chine et l'Occident.
Strabon (Géographe Grec, v.63 av.J.C-v.23 ap.J.C) écrit : "Ils (les bactriens) ont étendu leur empire, même en ce qui concerne le pays des Seres (chinois) et la Phryni" (Strabon - Livre XI.XI.I [10]). Ces faits seraient confirmés par la découverte au Nord du Tien Shan, à la porte de la Chine, de plusieurs statuettes représentant des soldats Grecs. Elles sont aujourd'hui exposées au musée du Xinjiang à Ürümqi. La numismatie suggère également que certains échanges de technologies ont eu lieu à ces occasions.
Les Gréco-bactriens ont été les premiers à utiliser le cupronickel (Alliage de cuivre et de nickel) pour leur monnaie qui était une technologie, connue par les Chinois de cette époque sous le nom de "cuivre blanc" (Certaines armes des Royaumes combattants étaient en cuivre et nickel). L'exportation des métaux Chinois, en particulier le fer, est attesté autour de cette période. La mort d'Euthydème I a été estimée entre 200 et 195 et les dernières années de son règne ont sans doute vu le début de l'invasion de l'Inde. Son fils Démétrios I lui succède. Il existe de nombreuses pièces de monnaie d'Euthydème I le représentant à différents âges de sa vie, jeune, d'âge moyen et vieux.. |
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Cliquez sur les noms de villes ou régions |
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Démétrios I (ou Démétrius, en Grec : ΔΗΜΗΤΡΙΟΣ, v.200-v.180), le fils de Euthydème I, lui succède. Il serait né autour de 222. La première partie du règne de Démétrios I va être importante pour l'extension de la Bactriane. Autour de 185 environ, Démétrios I commence à récupérer l'Arachosie et l'Arie, déjà habitées par de nombreux Grecs. Ces deux régions étaient régies par les Mauryas depuis la libération du territoire par Chandragupta (321-298) mais étaient restés libres après que l'Empire Maurya ait été renversé par la dynastie Sunga. Le Sud de l'Afghanistan est aussi absorbé en 180. Puis Démétrios I envahit et conquiert entièrement le Gandhâra et le Pendjab. À partir de cette date, partant de sa base au Gandhâra, il commence l'invasion de l'Inde, Les historiens divergent sur les motivations de cette invasion. Certains suggèrent que l'invasion de l'Inde a pour but de montrer le soutien de la Bactriane à l'Empire allié Maurya et ainsi protéger la foi Bouddhiste. |
Tétradrachme en argent de Démétrios I |
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Autre principal type de pièce de Démétrios I. |
Démétrios I aurait atteint la capitale impériale Pataliputra en Inde orientale (Aujourd'hui Patna). Toutefois, pour certains spécialistes, ces campagnes sont à attribuer à Ménandre I, le premier Roi Indo-grec (v.165-v.155) Démétrios I n'aurait probablement seulement envahit que les régions du Pakistan. Le débat reste ouvert. Il est généralement admis, par contre, que qu'il a assujetti Taxila (où beaucoup de ses pièces de monnaie ont été trouvées dans le site archéologique de Sirkap). L'invasion a été achevé en 175, s'établie alors dans le Nord-ouest de l'Inde ce que l'on appelle le royaume Indo-grec, qui va durer près de deux siècles, jusque vers 10 ap.J.C, tandis que les Sungas restent autour du Gange et de l'inde centrale et orientale. Cette période a également été une période de grand syncrétisme culturel, illustré par le développement du Gréco-bouddhisme. |
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N'ayant jamais été vaincu dans les batailles Démétrios I a été qualifié à titre posthume "Aniketos" (L'Invincible) sur les pièces de monnaie. La fin de son règne est marquée par une terrible guerre de prétendants. À la mort du Roi, pour une raison inconnue vers 180, les territoires de l'Empire sont séparés en parties occidentale et orientale gouvernées par plusieurs co-Rois et Rois successeurs :
Euthydème II (v.180-v.171), probablement un fils de Démétrios I, règne sur la Bactriane. Il devient Roi vers 180, soit après la mort de son père, soit comme co-Roi avec lui. Ses pièces de monnaie l'associent étroitement avec le Roi Agathoclès, mais leur relation reste incertaine. Euthydème II est représenté comme un très jeune garçon sur ses pièces, ce qui laisse supposer qu'il soit mort très jeune. |
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Pantaléon (v.190-v.180) peut-être un frère de Démétrios I qui règne sur l'Arachosie et le Gandhâra, mais il n'est peut-être tout simplement qu'un contemporain de Démétrios I. C'est un des plus énigmatique Roi Gréco-bactrien. Il est un des premiers Roi Grec à avoir sa monnaie gravée en pièces Indiennes, ce qui donne à penser qu'il avait sa base en Arachosie et au Gandhâra et voulait le soutien de la population. La quantité limitée de ses pièces de monnaie indique un court règne. Il semble qu'il ait été remplacé par son (Probable) frère Agathoclès I, par qui il a été commémoré sur des pièces de monnaie. Certaines de ses pièces (Ainsi que celles d'Agathoclès I et Euthydème et II) ont une caractéristique surprenante, elle sont faites en cupronickel (Alliage de cuivre et de nickel), une technologie qui ne sera pas développé dans l'Ouest avant le XVIIIe siècle, mais qui était connu par les Chinois de l'époque. |
Monnaie en cupronickel de Pantaléon |
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Monnaie en Nickel d'Agathoclès I |
Agathoclès I (v.180-v.170) est un frère possible de Démétrios I qui règne sur les Paropamisades. Les Paropamisades sont une région de l'Hindū-Kūsh centrée sur Kaboul et Bagram. Il était contemporain ou un successeur du Roi Pantaléon. Il semble avoir été attaqué et tué par l'usurpateur Eucratides I, qui a pris le contrôle des territoires Gréco-bactriens. On sait peu de choses sur lui, à l'exception de sa monnaie très abondante. Certains spécialistes, à l'étude de celle-ci, avancent l'idée qu'il aurait pu être un usurpateur ou plus probablement un membre d'une branche mineure de la dynastie. Toutefois, les similitudes entre sa monnaie et celle de Pantaléon rendent probable qu'Agathoclès est effectivement un rapport avec ce dernier, qui dans ce cas aurait pu être aussi un usurpateur. |
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Antimaque I de Colophon (ou Anthimachus, v.180-v.170 ou 165) est un autre frère de Démétrios I. Il est reconnu comme tel par une grande partie des historiens. Il règne sur une zone couvrant une partie de la Bactriane, la basse vallée du Kaboul et peut-être une partie des régions septentrionales du Pakistan. Une inscription retrouvée sur ce Roi va contre l'idée selon laquelle il est régné avec deux co-Roi du Nord Euthydème II et Démétrios I. Cette inscription donne également une excellente idée quant à la nature de son royaume. Sur sa monnaie, Antimaque I de Colophon s'appelle "Dieu-Roi", ce qui est une première dans le monde hellénistique. Il est battu par l'usurpateur Eucratides I et son royaume est absorbé par ce dernier. |
Monnaie d'Antimaque I de Colophon - Cabinet des médailles |
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Tétradrachme en argent d'Eucratide I |
En Bactriane, apparaît un certain Eucratide I (ou Eucratides ou Eukratides, 171-v.145). Il est selon les sources soit un général ou un fonctionnaire de Démétrios I qui a soulevé une rébellion, soit un allié des Séleucides, cousin du Roi Séleucide Antiochos IV Épiphane (175-164) qui tentait de regagner le territoire de Bactriane. En 171, Eucratide I réussit à renverser la dynastie Euthydèmide en Bactriane et monte sur le trône. Le Roi qu'il détrône était probablement Antimaque I de Colophon. Justin (ou Marcus Junianus Justinus ou Justinus Frontinus, historien Romain du IIIe siècle) explique qu'Eucratide I prend le pouvoir à peu près en même temps que le Roi Parthe Mithridate I (171-138), dont le règne est précisément connu pour avoir commencé en 171, ce qui fait retenir pour l'instant aux spécialistes cette date approximative pour l'adhésion des Eucratides. |
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La numismatie donne à penser qu'Eucratide I était un contemporain du Roi Indo-grec Apollodote I (ou Apollodotus Iv.180-v.160) qui règne sur des territoires plutôt situés à l'Est de l'Hindū-Kūsh. Certaines des pièces de monnaie d'Eucratide I présentent probablement ses parents. Son père y est nommé Hélioclès et sa mère, portant un diadème royal, Laodice (ou Laodicée). Laodice a été un membre de la maison impériale Séleucide. La branche Gréco-indienne des Euthydèmides va quelques temps après venir au secours de leurs cousins de Bactriane.
Un Roi Indo-grec appelé Démétrios, qu'il est difficile d'identifier, mais qui est très probablement Démétrios II (v.175-v.140), serait retourné en Bactriane avec 60 000 hommes pour écarter l'usurpateur, mais apparemment après quatre mois de lutte il aurait |
Drachme en deux langues d'Eucratide I |
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été vaincu et tué lors d'une bataille (Justin XLI, 6). Eucratide I va alors lancer des campagnes dans le Nord-ouest de l'Inde et va statuer sur un vaste territoire, comme l'indique l'abondante frappe de ses pièces de monnaie, dans de nombreux territoires Indiens, en deux langues. |
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Parallèlement (ou peut-être après ses campagnes Indiennes) en occident, Eucratide I est attaqué par le Roi Parthe Mithridate I. Ce dernier ayant peut-être passé alliance avec les partisans des Euthydèmides. Il envahit : Une grande partie de la Bactriane, le territoire à l'Ouest de la rivière Hari (Arios ou Areios en Grec) en Arie, la ville d'Herât (Artacoana) tombe en 167, et les régions de Tapuria et Traxiane, appelées par Strabon (Géographe Grec, v.63 av.J.C-v.23 ap.J.C) "Le pays d'Aspiones et Turiua". Eucratide I après avoir tenté de reprendre la ville de Merv aux Parthes, préfère négocier la paix avec Mithridate I contre tous les territoires perdus.
Toujours Justin écrit : "Les Bactriens, impliqués dans diverses guerres, ont perdu non seulement leur domination, mais aussi leur liberté, épuisés par les guerres contre les Sogdiens, le Arachotes, le Dranges, les Ariens et les Indiens, ils ont finalement été écrasés, par un ennemi plus faible qu'eux, les Parthes." (Justin, XLI, 6 [20]). Eucratide I avait une grande et prestigieuse série de pièces de monnaie, ce qui suggère un règne d'une importance considérable. |
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Statère d'or d'Eucratide I |
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À la fin cependant de son règne, il est également repoussé par le Roi Indo-grec Ménandre I (v.165-v.155 ou v.130), qui réussit à créer un immense territoire unifié sur tout l'Ouest de l'Inde jusqu'à Mathura, voire même plus loin. Justin explique que l'accord d'Eucratide I avec les Parthes ne plaît pas à certains et que sur le chemin du retour de l'Inde, il est assassiné par "son co-Roi", qui serait un de ses propres fils, soit Eucratide II, soit Hélioclès I (Bien qu'il y ait des spéculations sur le fait qu'il se pourrait que ce soit tout simplement son ennemi le fils de Démétrios II).
"Il est tué sur le chemin du retour par son fils, qu'il avait associé à son règne, celui-ci, sans cacher son parricide parce que pour lui il n'a pas tué un père mais un ennemi. Il détestait tant son père qu'il a traîné son corps attaché à son char, il a roulé avec son char sur le sang de son père et a ordonné que le corps soit laissé sans une sépulture" (Justin XLI, 6 [19 ]). Ses successeurs sont ses deux fils, Eucratide II et Hélioclès I, mais le meurtre d'Eucratide I provoque semble t-il une guerre civile entre les membres de la dynastie. |
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Eucratide II (ou Eucratides ou Eukratides, v.145-v.140) semble régner pendant un laps de temps relativement court après l'assassinat de son père, jusqu'à ce qu'il soit détrôné dans la guerre civile dynastique causée par le même meurtre. Au cours des années précédant sa prise de pouvoir, Eucratide II était un co-Régent de son père et sur ses dernières pièces de monnaie il ajoute le titre "Sôter" (Sauveur), ce qui pourrait être une indication qu'il se jugeait comme successeur légitime. En 141, les Gréco-bactriens semblent avoir passé une alliance avec le Roi Séleucide Démétrios II Nikatôr (145-125) dans sa lutte contre le Roi Parthe Mithridate I. Il meurt en combattant les d'Indo-scythe ou Saka. |
Monnaie d'Eucratide II |
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Monnaie de Platon |
Platon (166 ou v.145-v.140) a lui aussi régné pendant un court laps de temps dans le Sud de la Bactriane ou Paropamisades (Région de l'Hindū-Kūsh centrée sur Kaboul et Bagram) pendant la guerre civile. Avant cela il aurait été régent en 166, surement lors d'une campagne d'Eucratide I. Le style des pièces de monnaie de Platon donne à penser qu'il était un parent, très probablement un frère d'Eucratide II et d'Hélioclès I.
Sur ses pièces de monnaie il est représenté comme un homme d'âge moyen. Certaines peuvent éventuellement être interprétées comme appartenant à l'ère du royaume Indo-grec (Qui a commencé vers 180/175). Dans ce cas, Platon aurait pu régner dans cette dynastie vers 140. Cela correspond à la date donnée par Osmund Bopearachchi (Catalogue |
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des Monnaies Gréco-bactriennes et Indo-Grecques, 1991), qui met Platon entre 145-140, ce qui expliquerait qu'aucune de ses pièces n'aient été trouvées dans les ruines d'Aï-Khanoum, une ville de Bactriane qui a été détruite après de longs combats sous le règne des Eucratides. |
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Hélioclès I (v.145-v.130) aura un règne un peu plus long puisqu'il semble se maintenir jusqu'en 130. Au long de la guerre civile le royaume s'est petit à petit effrité. Le Roi Parthe Mithridate I à continué sa progression et à la fin de son règne il occupera les territoires entre l'Indus et l'Hydaspes, cependant son royaume sera affaiblie après sa mort. Les guerres contre les Indo-grecs ont vu la perte de beaucoup de territoires au profit du Roi Indo-grec Ménandre I (v.165-v.155 ou v.130). Dans le même temps, les tribus nomades, dont une connue sous le nom d'Indo-scythe ou Saka, ont envahi la région, tuant Eucratide II et détruisant la ville d'Alexandrie sur l'Oxus en 140. |
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Ils ont aussi commencé à envahir différentes parties de la Parthie. Leur invasion de la Parthie est bien documentée. On y voit qu'ils ont lancé une attaque en direction des villes de Merv, Hecatompyles (ou Hecatompolis) et Ecbatane. Qu'ils ont réussi à vaincre et à tuer le Roi Parthe Phraatès II (138-127), fils de Mithridate I. Ce dernier avait été un moment leur allié et avait ensuite refusé de les payer pour l'acheminement de troupes de mercenaires dans sa lutte contre le Roi Séleucide Antiochos VII Évergète (138-129). La Bactriane se retrouve fortement diminuée après toutes ses guerres au cours du mouvement massif des Scythes. La destruction de la ville Gréco-bactrienne d'Aï-Khanoum, date de vers 140 et leur est régulièrement attribuée. Il semble qu'ils aient pris Bactres pour capitale. |
Tétradrachme en argent d'Hélioclès I |
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Médaillon circulaire en plâtre - Begram - Ier siècle av.J.C- Musée Guimet |
Autour de 130, la Bactriane va subir aussi l'invasion d'une autre tribu, les Yuezhi (ou Tokhariens ou Yueh-Chih). Ceux-ci chassés de leurs terres dans le Turkestan oriental par les Huns, vont aussi profiter des troubles provoqués par la guerre civile qui suit la mort d'Eucratide I et prendre peu à peu le contrôle de tout le royaume de Bactriane. Selon l'ambassadeur et explorateur Zhang Qian de la dynastie Han, ils représentaient une force considérable entre 100 000 et 200 000 guerriers. Les Yuezhi prennent possession dans un premier temps, sans trop de problème, de la Bactriane du Nord.
Il semble qu'ils aient poussé les tribus Scythes à continuer leur route en Inde, d'où ils vont fonder l’Empire Indo-scythe des Kouchans (du Ier av.J.C au IIIe siècle ap.J.C). Hélioclès I abandonne alors la Bactriane, mais ses dernières années de règne ne sont pas bien connues. Ayant quitté le territoire de Bactriane, il est techniquement le dernier Roi Gréco-bactrien, bien que plusieurs de ses descendants, allant au-delà de l'Hindū-Kūsh, forme la partie occidentale du royaume Indo-grec jusqu'en 70 av.J.C. Plusieurs Rois Indo-grecs, y compris Hélioclès II (v.95-v.80), ont frappé des pièces de monnaie qui pourraient être associés à la dynastie Eucratide.
Quelques spécialistes supposent qu'Hélioclès I a été tué au combat, d'autres qu'il a fui et déplacé sa capitale dans la vallée de la Kaboul et ré-établi le siège de son royaume. Le détail des sources Chinoises semble indiquer que l'invasion n'a pas détruit complètement la civilisation de Bactriane. |
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Le commerce semble encore être exercé avec l'Asie à cette époque puisque vers 126, l'ambassadeur et explorateur Zhang Qian de la dynastie Han visite la Bactriane et signale la présence de produits Chinois sur les marchés du Pays. À son retour, Zhang Qian informe l'Empereur Chinois des Han, Wudi (141-87) du niveau de sophistication des civilisations urbaines de Ferghana, de la Bactriane et de la Parthie. Il représente aussi la Bactriane comme un pays qui a été totalement démoralisé et dont le système politique a disparu, bien que son infrastructure urbaine soit restée.
Les Chinois se sont alors intéressés au développement des relations commerciales avec eux. Un certain nombre de Chinois ont été envoyés ensuite en l'Asie centrale, ce qui déclencha le développement de la Route de la soie à partir de la fin du IIe siècle av.J.C. Globalement, les Yuezhi sont restés en Bactriane pendant plus d'un siècle. Ils se sont Hellénisés dans une certaine mesure, comme l'ont suggéré l'adoption de l'alphabet Grec pour écrire leur langue Iranienne et de nombreuses pièces de monnaie, frappées dans le style des Roi Gréco-bactriens, avec le texte en Grec. |
Boucles d'oreille or - Tombes de Tillia , Ier siècle av.J.C-Musée Guimet |
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Les Yuezhi vont quitter la Bactriane pour le Nord de l'Inde où ils vont s'établir en prenant possession du Gandhâra. Après leur départ les Parthes Arsacides vont s'emparer de toutes leurs anciennes conquêtes à l'Ouest et les Scythes restés en Bactriane vont prendre possession du reste et fonder un nouveau royaume de Bactres dont les dimensions vont souvent varier. La région passera ensuite sous la domination des Perses Sassanides (224-637) et sera ravagée par les Huns au Ve siècle, puis par les Turcs au VIe siècle. Durant la domination Sassanides, la Bactriane prend le nom de Tokharistan dérivé de celui que l'on donnait alors aux Kouchans. |
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Les Sites importants |
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De nombreuses fouilles ont été effectuées en Bactriane, surtout en Bactriane du Nord (vallée du Surkhan-Daria) par des équipes Franco-ouzbèques ou Nippo-ouzbèques, en particulier sur le site de l'ancienne Termez. La Bactriane de l'âge du bronze (v.3000-v.1200), contrairement à la Mésopotamie et à l'Indus, n'a, à ce jour, livré aucun document écrit. Toutes les informations que nous possédons reposent exclusivement sur les données qu'ont fourni les diverses recherches archéologiques. Les premières fouilles ont débutées au début des années 1970 par la mission Franco-ouzbèques, dirigée par A.Askarov. Elles ont confirmé que les premières civilisations urbaines du Sourkhan Darya apparaissent à l'âge de bronze sur plusieurs sites, dont ceux dans le Nord de Payon Kourgan, Sapalli-Tepe et Djarkutan qui sont à aujourd'hui les mieux connus. |
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● La forteresse de Payon Kourgan a été construite sur une éminence naturelle à 10 km au Sud-est des Portes de Fer de Derbent et à 5 km au Sud de Bayssun, au croisement des routes caravanières reliant la Sogdiane à la Bactriane du Nord et au Tchaganian. En 1997, des fouilles ont été faites principalement dans la partie Sud du site, sur des constructions proches de l'enceinte. Elles ont fourni d'abondantes découvertes, dont : Des monnaies Kouchanes qui fournissent des éléments de datation, une quinzaine de terres-cuites parmi lesquelles une représentation d'Héraclès et celle d'un guerrier équipé à la mode Grecque. Ont également été découverts des boulets de pierre, des pointes de flèches de type nomade à quatre ailettes, des râpes à grain etc ...
● Le site de Khaytabad qui se situe à 7 km au Nord de la ville contemporaine de Djarkutan, sur la rive droite du Surkhan Darya. La taille du site est de plus de 11 hectares et il a une forme vaguement circulaire. La citadelle carrée de 90 m de côté se trouve dans l'angle Sud ouest de la ville. Elle est séparée du reste de la ville par un profond fossé. La hauteur de la citadelle est de plus de 17 m. La citadelle et la ville étaient fortifiées par un puissant mur flanqué de tours. Autour de la ville il y avait un fossé profond rempli d'eau. Des fouilles ont été commencées en 1976. Des travaux sur la citadelle ont été entrepris, ils sont principalement consacrés à l'exploration de la pente orientale de laquelle une tranchée avait été ouverte en 1995. |
Coupe à motifs géométriques en or - Tepe Fullol - Vers 2100-2000 - Musée Guimet |
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Vue des ruines de Termez |
● Les vestiges de l'ancienne Termez, l'une des capitales de la Bactriane-Tokharistan, se trouvent à 8 km au Nord et à l'Ouest de la ville actuelle de Termez (Province du Sourkhan Darya, Ouzbékistan). Ses ruines s'étendent dans un coude de l'Amou Darya, sur une superficie d'environ 500 ha, ce qui en fait le site archéologique le plus vaste de la région. L'ancienne Termez se compose d'ensembles d'inégale importance. À l'Ouest, deux éminences distantes de 500 m dominent le cours de l'Amou Darya. Au sud, la Citadelle (ou ville haute), forme un rectangle d'Est en Ouest d'environ 400 m x 200 m qui est bordé de puissants remparts. Ceux-ci sont entourés par un large fossé. Au Nord, le Tchingiz-Tepe, qui s'élève à 27 m, est une colline naturelle sur laquelle on trouve encore quelques vestiges de constructions.
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Elle devait peut-être avoir un rôle dans la défense du site. La ville basse (Chahristan) à l'Est de la citadelle et du Tchingiz-Tepe, possède une enceinte encore bien conservée, percée de deux portes. Les faubourgs (Rabat), dont les fortifications ont presque entièrement disparues, occupent une vaste superficie d'où n'émergent que les ruines d'un petit château (Kourgan).
● Aï Khanoum est située au Nord de l’Afghanistan, au confluent des rivières Kokcha et de l’Amou-Daria. Elle a été édifiée entre la fin du IVe siècle et le milieu du IIe siècle. Le site a été fouillé, entre 1965 et 1978, par une mission Française menée par Paul Bernard. Les fouilles ont permis de mettre à jour : Un ensemble palatial monumental de 250 m x 350 m. On y accédait par des propylées alignés sur la rue principale suivis d’une cour carrée de 100 m de côté, bordée de 18 colonnes à chapiteaux corinthiens. Des temples, le temple principal était un bâtiment rectangulaire avec podium à l’architecture typiquement orientale. Il renfermait une statue monumentale représentant Zeus-Oromazdès, divinité mixte du panthéon Irano-grec. |
Vue des ruines de Termez
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Vue des remparts et du gymnase d'Aï Khanoum |
Un théâtre qui comportait 35 rangées de gradins, pouvant accueillir 6000 spectateurs. Un gymnase monumentale accolé au rempart Ouest, il comportait deux cours dont celle du Nord était entourée de colonnes Doriques. Depuis, le site a été massivement pillé par les voleurs, mais dans la trésorerie royale ont a découvert les restes du trésor d’Eucratide I. Les objets d’art trouvés dans les ruines témoignent d’une double tradition, Grecque et Iranienne.
● Begram (ou Alexandrie du Caucase ou Kapiçi "ville de Kapiça") est située à 60 kilomètres au Nord de Kaboul. La cité fut détruite par Cyrus II (558-528), restaurée par Darius I (522/1-486) et reconstruite et fortifiée par Alexandre le Grand (336-323). Elle devient la capitale sous les Rois Gréco-bactriens. La ville était construite sur un plan hippodamien. Elle était protégée par une muraille en briques crues renforcée aux angles par des tours. Elle était surement entourée d’une douve. L'entrée de la cité se faisait par le Sud d’où partait la rue principale qui traversait la ville. |
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Cette rue était bordée de magasins et d’ateliers. Dans le complexe palatial, on a découvert deux salles contiguës de 10m x 6m, murées. Elles ont livré des objets de grand luxe dont : Des récipients Chinois de style Han, des bronzes hellénistiques, des sièges en bois plaqué d’ivoire d’origine Indienne, des verres peints Gréco-romains venant d’Égypte etc.... Ces pièces datent vraisemblablement du IIe siècle ap.J.C.
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Plaquette en ivoire au décor peint d'une scène de Jataka - Begram - Musée Guimet |
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Bactres (ou Bactra, en Perse : بلخ - Balh) est identifiée au site de l'actuelle Balkh dans le Nord Afghanistan. Elle est mentionnée dans l’inscription de Béhistoun de Darius I (522/1-486) sous le nom de Bakhtrish et dans l’Avesta sous l’appellation de Bakhdi. Les arabes l'appelaient Umm Al-Belaad ou Mère des villes en raison de son ancienneté. Elle est située à environ 20 km au Nord-ouest de la capitale provinciale, Mazar-e Charif et environ 74 km au Sud du fleuve Amou-Daria (ou Oxus ou Oxos) et d'un de ses affluents qui coulait autrefois à Balkh. Dès l’Antiquité, la ville doit son importance à sa position de carrefour entre la route terrestre qui relie l’Iran à la Chine et celle qui mène en Inde. Pendant longtemps la ville a été le siège central de la religion Zoroastrienne, le fondateur Zoroastre, serait mort à l'intérieur de ses murs, selon le poète Persan Firdûsî (ou Firdousi) de Shāhnāma. |
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L'histoire....... |
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Bactres est une des plus anciennes villes de Bactriane et elle est considérée comme la première ville dans laquelle les tribus Indo-iraniennes du Nord de l'Amou-Daria se sont installées entre 2000 et 1500. Le changement climatique a conduit depuis l'antiquité à la désertification du pays mais à l'époque la région était très fertile. L'ancienneté et la grandeur du lieu sont reconnues par les populations, qui parle de la ville comme de "la Mère des villes".
La fondation mythique de la cité est attribuée à Keyumars (Premier Shāh du monde selon le poète Firdûsî de Shāhnāma), le Romulus Perse en quelque sorte. Il est certain que dans l'antiquité la cité était la rivale de grandes villes comme Babylone, Ecbatane ou Ninive. Il est une tradition de longue date que l'ancien sanctuaire d'Anahita (ou Aredvi Sura Anahita, divinité de l'eau, de la fertilité, de la guérison et de la sagesse) s'y trouvait dans un temple si riche qu'il aurait été pillé. Quelques chercheurs pensent qu'un certain nombre de dirigeants de l'Antiquité ont été historiquement les dirigeants locaux d'un espace autour de Bactres.
Ils affirment que le Royaume Bahlikâ décrit dans l'ancienne épopée Indienne du Mahābhārata (Une des deux grandes épopées de l'Inde ancienne, l'autre étant le Rāmāyana) est le même que la ville de Balkh, ce qui signifierait que la civilisation de cette région a des liens védiques avec le Nord de l'Inde dès le Ier millénaire. Dans les mémoires de Xuanzang (Moine Bouddhiste Chinois, savant et voyageur, 602-664), nous apprenons qu'au moment de sa visite dans le VIIe siècle, il y avait dans la ville ou dans ses environs, près d'une centaine de couvents Bouddhistes, avec 3000 fidèles et qu'il y avait un grand nombre de stupas et d'autres monuments religieux. Les sources Arméniennes indiquent que le Roi Parthe Arsace I (250-247) y aurait établi sa capitale. Artaxerxès II Mnémon (404-359) y aurait consacré une statue à la Déesse Anahita. |
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Vue de la muraille Hellénistique et Couchane |
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En 329, Bessus le Satrape de Bactriane qui a assassiné le dernier Roi Perse Achéménide Darius III (335-330) se réfugie en Bactriane. Il se fait reconnaître à Bactres et prend le titre de Roi de Perse sous le nom d'Artaxerxès V. Alexandre le Grand (336-323) y installe une puissante garnison et y épouse en 327, Roxane fille du Roi de Sogdiane Oxyarte. C’est à Bactres qu’Alexandre aurait déjoué le complot dit "des Pages". Bactres devient la capitale sous le royaume Gréco-bactrien, puis sous l’Empire des Kouchans. La cité était un haut lieu du Bouddhisme avec le célèbre monastère de Naubahar. Elle sera entièrement détruite par les Mongols. Le site de Balkh est aujourd'hui, pour sa grande majorité, une masse de ruines à une altitude d'environ 365 m. |