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Pour plus de détails voir aussi : Les Perses d'Anshan - Anshan - Ecbatane |
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Les Mèdes sont un ancien peuple Iranien qui a constitué un royaume dans la portion Nord-ouest de l'Iran actuel avec pour capitale Ecbatane (Hangmatana). Voisin des Perses, avec lesquels ils ont souvent été confondus, la Médie couvrait à peut près les régions de nos jours du Kurdistan, l'Hamedan, Téhéran, l'Azerbaïdjan, l'Ispahan et Zanjān. Cette zone est appelée Médie par les historiens du nom Grec : Médée Μηδία (En Persan Māda) et par les Assyriens les Mèdes étaient connus sous le nom de Mādāyu. Ils sont entrés dans cette région avec la première vague de tribus Iraniennes, à la fin du IIe millénaire, à l'effondrement de l'âge de bronze.
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La principale explication à la genèse des Mèdes, est qu'ils ont émigré des steppes eurasiennes au Sud du Zagros peut-être en réaction aux attaques répétées de l’Ourartou et des Assyriens. La Médie est issue de l’union de diverses tribus, d’abords nomades, qui se fixent au VIIe siècle av.J.C. Les Mèdes sont considérés par quelques spécialistes comme les ancêtres des Kurdes moderne. Ils appuient leur hypothèse sur des inscriptions Assyriennes, Ourartéennes, Mannéennes et d'autres voisins des Mèdes qui, lorsqu'ils se réfèrent aux Mèdes, les nomment Kuti ou Kutu. Cette dénomination étant alors considérée comme une variante dans l'Antiquité de l'ancien nom kurde.
Hérodote (Historien Grec, 484-v.425, I. 101), énumère les noms de six tribus Mèdes que Deioclès (ou Deioces, 728-675) a réunie en une seule nation : Les Busae, les Paretaceni, les Struchates, les Arizanti, les Budii et les Magi (Magus). Il mentionne aussi que les Mèdes ont exactement la même manière de se vêtir que les Perses, avec la robe. Enfin il faut noter que Médée est la sorcière Colchide-Thrace de Jason et les Argonautes, dans le mythe Grec. Vers 650, les Mèdes étendent leur autorité jusqu’aux Perses du Fars, puis s’attaquèrent aux cités Assyriennes. |
Représentation de Nobles Mèdes |
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Au VIe siècle, après avoir avec les Chaldéens (Néo-Babyloniens) vaincu l'Empire Assyrien, les Mèdes vont établir leur propre empire, qui s'étendra de la rive Sud de la mer Noire et la province d'Aran (l'actuelle République de l'Azerbaïdjan) vers le Nord à l'Asie centrale, l'Afghanistan et le Pakistan. Cet empire rivalisait avec le royaume de Lydie et Babylone. Les Mèdes sont crédités de la fondation du plus grand Empire Iranien. Le Roi Cyrus II le Grand (558-528) a établi un empire unifiant Iraniens, Mèdes et Perses, souvent appelé l'Empire Perse Achéménide, en battant son grand-père, le Roi des Mèdes Astyage (584-549). |
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L'histoire....... |
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Dans la réalité l'origine et l'histoire des Mèdes reste assez obscur car nous possédons presque aucune information contemporaine et pas un seul monument ou inscription des Mèdes eux-mêmes. L'histoire de Ctésias de Cnide (Médecin Grec d'Artaxerxès II, historien de la Perse et de l'Inde, mort v.398) qui donne une liste de neuf Rois, commençant par Arbacès qui aurait détruit Ninive dans Années 880 av.J.C, copiée plus tard par de nombreux auteurs, n'a aucune valeur historique. Quelques-uns de ses noms peuvent être dérivés des traditions locales. Flavius Josèphe (ou Titus Flavius Josephus ou Josèphe ben Mattatias, historien Juif, 37-v.100) rapporte l'origine des Mèdes (OT Heb. Madai) au personnage biblique, Madai, fils de Japheth. Hérodote dit que les Mèdes se prétendaient des Aryens. Dans la Mythologie, selon le Livre des Jubilés (10:35-36), Madai avait épousé une fille de Shem et préféraient vivre parmi les descendants de Shem. Il a supplié ses beaux-frères, Élam, Ashur et Arphaxad, jusqu'à ce que finalement il reçoive d'eux, la terre qui a été nommé la Médie. |
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Bas-relief représentant des Mèdes apportant des chevaux en tribut à Sargon II - Musée du Louvre |
Les Mèdes, "Peuple de la Mada", apparaissent dans l'histoire en 836/835. Des premières mentions montrent que le conquérant Assyrien Salmanasar III (ou Shalmaneser ou Salmanazar, 859-824) a reçu à cette date l'hommage de "Amadai" dans le cadre des guerres contre les tribus du Zagros occidental. Il aurait soumis alors 36 "Rois" Mèdes, qu'ils faut plutôt considérer comme des chefs de tribus. Ses successeurs ont entrepris plusieurs expéditions contre les Mèdes "Madai". À ce stade, les Mèdes étaient généralement mentionnés avec une autre tribu des steppes, les Scythes, qui semblent avoir été le groupe dominant.
Ils étaient divisés en plusieurs districts et villes et il apparaît qu'ils avaient déjà adopté la religion Zoroastre. En 815, Shamshi-Adad V (ou Samsi-Addu, 824-810) prend la ville Mède de Sagbitu, dont il bat le chef Khanesiruka. Adad-Nirâri III (ou Adad-Nerari, 810-782) les combat à six reprises. Téglath-Phalasar III (ou Tiglath-Pileser, 745-727) va déporter 65 000 personnes du Zagros. Sargon II (722-705), notamment au cours de sa huitième campagne, en 715 et 713 les soumet jusqu'à "l'extrême montagne Bikni", c'est-à-dire l'Elbrouz (Demavend) ou le mont Alwand (Sa localisation est encore débattue) et les frontières du désert. |
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Sennachérib (705-681) fait la guerre avec le Roi d'Ellipi, un royaume situé aux alentours du Luristan et affronte quelques groupes mèdes. Les Mèdes sont souvent combattus en même temps que d'autres peuples comme les Manéens et les Perses de la région du lac d'Ourmia. En dépit des mutineries répétées par les premiers chefs contre le joug Assyrien, les Mèdes ont collaboré avec l'Assyrie sous les successeurs de Sennachérib, Assarhaddon (681-669) et Assurbanipal (669-631 ou 669-626) chaque fois que ces souverains ont marché avec leur armées. Les Assyriens étaient bien implantés en territoire Mède (Zagros). Ils avaient créé trois provinces pour appuyer leur contrôle sur la région du Zagros occidental : Le Parshuash, le Kisheshin (ou Kār-Ninurta), et Kharkhar (ou Harhar ou Kār-Sharrukēn). |
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Le VIIe siècle va voir la Médie s'organiser en entités politiques plus puissantes, comme le prouvent les sites archéologiques. Assarhaddon mène en 676 une expédition dans le Zagros, qui le mène au royaume du Patusharri, au pied du mont Bikni où résident ceux qu'il appelle les "Mèdes lointains". Deux ans plus tard, trois Rois Mèdes lui demandent une aide militaire : Uppis de Partakka, Zanasama de Partakka et Ramateia d'Urukazabarra. Assurbanipal mène aussi une campagne en pays Mède. Néanmoins, tout semble indiquer que les Assyriens ont perdu le contrôle sur ces provinces. Ce vide politique laisse la place à l'élaboration d'un royaume Mède, qui n'est cependant jamais mentionné dans les sources Assyriennes. Si le récit d'Hérodote peut être digne de confiance, la dynastie Mède tire son origine d'un chef Mède du Zagros :
Deioclès (ou Daiukku ou Daioukkou ou Deioces ou Déjocès ou Deiokes ou Diyako, 728-675) est un Prince Mède qui va jouer un rôle important dans l’unification des Mèdes. Il est probablement le fils de Kyaxares, Prince des Mèdes et en 715 il a été, avec ses parents, déportés par Sargon II à Hamath (ou Hama, ville sur les rives de l'Oronte dans le centre de la Syrie). Un Roitelet nommé Daiukku semble avoir été un gouverneur de Mannae soumis à Sargon II, avant son exil. Il ne s'agit peut-être pas du Roi Mède désigné par Hérodote, vu que les faits mentionnés ne se situent pas en pays Mède. À partir de 701, Deioclès unifie les tribus de Médie et devient leur Roi. Deioclès construit un palais dans la capitale, Ecbatane (Hangmatana), maintenant connue sous le nom de Hamadān. Le récit de son ascension au pouvoir est racontée dans un livre de l'Histoire d'Hérodote, mais rien de tout cela n'est indiqué dans les sources historiques de l'époque, ni par l'archéologie. Les niveaux Mèdes d'Ecbatane n'ayant pas été fouillés. Quelques spécialistes pensent que Deioclès est un personnage légendaire et que l'histoire d'Hérodote relève du mythe. |
Deioclès |
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Phraortès I (ou Fravarti ou Fravartiš ou Fravartish ou Khshathrita, 675-633) son fils lui succède. Après avoir organisé la résistance contre l’Assyrie, il doit subir la domination des Scythes, après la défaite que ceux-ci lui infligèrent en 653. Puis afin de trouver de nouveaux appuis, il passe un traité avec l'Empereur Assyrien Assarhaddon pour combattre l'Élam et il aurait soumis les Perses. D'autres sources avancent qu'il serait mort en combattant un souverain Assyrien, identifié à Assarhaddon. Là encore les faits ne sont pas plus attestés que ceux pour son père. Son fils lui succède, mais selon Hérodote, le début de son règne est été précédé d'une invasion des Scythes et de leur domination sur la Médie pendant 28 ans (653-625). |
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Mède apportant une offrande Palais de Xerxès - Persépolis |
Cyaxare (En Perse Uvaxšaθra ou Ouvakhshatra ou Oumakishtar ou Kayxosrew, en Grec Κυαξαρης, 633-584) la même année que sa prise de pouvoir semble aussi entrer en conflit avec un royaume à l'Ouest connu sous le nom de Mannae, alliée à l'Assyrie. Toujours en 633, il met le siège devant Ninive, mais il doit faire demi-tour car les Scythes se faisaient de nouveau menaçant. Il est battu par les cavaliers Scythes de Madyès au Nord du lac d'Ourmia et il est contraint de se soumettre. En 626, il reprend le dessus et il fait face à l’invasion des Scythes et d'autres tribus venus de la rive Nord de la mer Noire qui avaient envahi l'Arménie et l'Asie Mineure. En 616, il assimile à son empire naissant l'État de Mannae battu. En 615, il fait assassiner Madyès lors d'un banquet, se libérant ainsi de la domination des Scythes. Il reconstitue son armée et en 612, il se tourne vers l'Empire Assyrien. Il passe alors alliance avec le Roi de Babylone Nabopolassar (626-605), il prend Nimrud, puis en août il prend et détruit Ninive.
En 609, les deux alliés soumettent les derniers résistants Assyriens à Harran (Carrhes), mettant fin ainsi à l’Empire Assyrien. Après la victoire et le partage de cet empire, le Roi Mède règne sur une grande partie de l'Iran, l'Assyrie et le Nord de la Mésopotamie, l'Arménie et la Cappadoce. Puis il poursuit ses conquêtes vers l'Ouest et s'attaque à l'Ourartou, s'emparant de la capitale Tushpa. En 590, il cherche à envahir la Lydie, qui était en pleine expansion. À l’issue de cinq ans de guerre sporadique (Selon Hérodote), le 28 mai 585 (ou 601 ou 597), après une bataille décisive sur le Halys, qui se termine les deux camps effrayés par une éclipse, Cyaxare conclu un traité de paix avec le Roi de Lydie Alyatte II (610-561). Par ce traité de paix, qui est scellé par le mariage d'Aryenis, la fille d'Alyatte II avec le fils de Cyaxare Astyage, le Halys est établi comme frontière avec la Lydie. Cyaxare donne en mariage une de ses filles, Amytis I au Roi de Babylone Nabuchodonosor II (605-562) pour affermir l'alliance avec les Chaldéens. Il a aussi réorganisé et modernisé l'armée Mède. |
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Cliquez sur les noms de villes ou régions
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Astyage (En Perse ایشتوویگو Ištovigu, en Akkadien Ištumegu, en Grec Arshtivaïga "Celui qui brandit la lance", 584-549) a son nom orthographié par Hérodote (Historien Grec, 484-v.425) : Astyage, par Ctésias de Cnide : Astyigas, par Diodore de Sicile (Historien et chroniqueur Grec, v.90-v.30) : Aspadas. Il succède à son père quelques mois après la bataille de Pteria qui avait mis fin à cinq années de guerre entre la Lydie et les Mèdes. selon Hérodote, il aurait épousé Aryenis, une Princesse Lydienne, la fille du Roi Alyatte II, afin de sceller le traité entre les deux empires. Il a une fille, Mandane qui épouse le Roi des Perses d'Anshan Cambyse I (600-559) et qui sera la mère de Cyrus II le Grand (558-528) qui le renversera en 549. Ce dernier épousera selon Ctésias de Cnide (Médecin Grec d'Artaxerxès II, historien de la Perse et de l'Inde, mort v.398) et Xénophon (Philosophe, historien et maître de guerre Grec, v.430-v.355) une autre des filles d'Astyage, Amytis II.
Cependant l'historien Christian Settipani, affirme que Cyrus II serait né d'une autre mère. Le règne d'Astyage est à noter pour sa stabilité et pour sa croissance et du fait de ses alliances par une relative paix. En Médie, la religion fondée sur le Zoroastrisme ce répand dans tout l'empire. Dans le même temps, son beau-frère le nouveau Roi de Lydie, Crésus (ou Kroisos, 561-547), supervisait une explosion de la pensée laïque dans l'Ouest du pays, à travers les philosophes qui fréquentaient son royaume comme : Thales, Solon, Esope... Et son autre beau-frère le Roi de Babylone Nabuchodonosor II (605-562) faisait de sa ville la plus grande métropole du monde antique.
Après près de trente-deux années de stabilité, en 553, le Roi des Perses d'Anshan, son petit fils Cyrus II le Grand se révolte contre la tutelle des Mèdes et déclare la guerre à Astyage. Après trois années de combats, lors de la bataille de Pasargades en 550, les soldats de l'armée d'Astyage se mutinent et se rendent à l'ennemi. Astyage est vaincu et Cyrus II prend et pille la capitale Ecbatane. Astyage sera le dernier Roi des Mèdes, Cyrus II se proclamant "Roi des Mèdes et des Perses" qui furent de ce fait désormais liés. |
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Tête d'archer Mèdes |
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Les sources anciennes conviennent qu'Astyage a été traité avec clémence après sa capture, mais elles diffèrent dans les détails. Hérodote dit qu'il a été emprisonné pour le reste de sa vie, alors que, selon Ctésias de Cnide, il est fait gouverneur d'une région de Parthie et est plus tard assassiné par un adversaire politique, Oebaras. Les circonstances réelles de la mort d'Astyage ne sont toujours pas à aujourd'hui connues. |
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Soldats Mède et Perse |
La chute d'Astyage nous est renseigné par des sources Babyloniennes, notamment la Chronique de Nabonide et des auteurs Grecs, comme Hérodote et Ctésias de Cnide, qui en présentent différentes versions dans le déroulement des faits, même s'il est souvent mis en avant que la victoire est uniquement du au fait qu'Astyage perd le soutien des nobles et à la trahison d'une partie de l'armée Mède. Dans les sources Grecques la mutinerie est fomentée par Harpage (ou Harpagus), un dignitaire Mède.
Celui-ci avait été chargé par Astyage, de tuer son petit-fils Cyrus II. Harpage désobéit et se contenta d'abandonner l'enfant dans un bois où il fut sauvé et élevé par un berger. Quand des années plus tard Cyrus II se fit reconnaître à Astyage, celui-ci, pour se venger de son vassal, fit égorger le fils d'Harpage et servit ses membres à son père lors d'un festin. Harpage afin de pouvoir se venger aida Cyrus II pour son accession au trône. D'après Hérodote, Harpage communiqua son plan à Cyrus II en cachant un message dans le ventre d'un lièvre qu'il lui fit porter par l'un de ses serviteurs. Il lui proposa de soulever les Perses d'Anshan tandis que lui trahirait Astyage.
Il y a surement dans cette histoire beaucoup d'imagination de la part des auteurs de l'époque, déjà du fait du châtiment qu'Astyage fait subir à Harpage. Il n'ya pas de vérification que de tels châtiments étaient infligés à l'époque. La Chronique de Nabonide ne se réfère qu'à une mutinerie sur le champ de bataille comme étant la cause du renversement d'Astyage et ne mentionne pas Harpage. Toutefois, comme Harpage était bien le commandant de l'armée d'Astyage lors de la bataille de Pasargades et comme sa famille obtiendra des postes élevés dans l'empire de Cyrus II après la guerre, il est possible qu'il avait quelque chose à voir avec la mutinerie contre Astyage.
L'après Astyage |
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Une fois Astyage renversé, Cyrus II marche sur la Lydie, avec Harpage à ses côtés et attaque son Roi Crésus. En 547, Harpage est de bon conseil dans la bataille qui est gagné par Cyrus II qui prend possession de l'Empire Lydien. Vers 544, il en confit le gouvernement à Harpage. Les conquêtes de Cyrus II continuent avec Babylone, qu'il prend quelques années plus tard, à l'automne 539, constituant le puissant Empire des Achéménides. La Médie devient une satrapie, mais la place des Mèdes dans cette nouvelle construction politique n'est pas désavantageuse pour eux, car ils occupent un rang égal à celui des Perses et plusieurs d'entre eux sont nommés un poste important dans l'administration de l'empire ou dans l'armée. Certains usages et cérémonies de la cour des Mèdes sont repris par le nouveau souverain qui fait d'Ecbatane sa résidence d'été. |
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En 522/521 une révolte Mède éclate pourtant, après que Darius I (522/21-486) soit monté sur le trône par la force après l'assassinat de l'usurpateur Bardiya. Un Mède un certain Phraortès (II, ou Fravartish), qui prétend être un descendant de Cyaxare, tente de rétablir le royaume Mède.
Il forme une nouvelle armée Mède appuyée notamment par des Hyrcaniens (Région du Sud-est de la Mer Caspienne, ancienne province Mède), mais il est défait par un général Perses, il est capturé et exécuté à Ecbatane. Une autre grande rébellion des Mèdes survient en 409, sous le règne de Darius II (423-404), qui est racontée par Xénophon (Philosophe, historien et maître de guerre Grec, v.430-v.355 - Les Helléniques 2, 19), mais elle est de courte durée et est rapidement matée.
Le pays Mède reste calme durant le reste de l'Empire Achéménide, à part une tribus du Nord, les Cadusii, qui resteront toujours rebelles et qui justifieront l'envoi de plusieurs expéditions de la part des Rois Achéménides. Le Roi de Macédoine, Alexandre le Grand (336-323) s’empare de la Médie au cours de l'été 330. |
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Un Mède dans un rituel religieux |
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En 328, il nome Satrape du Nord un ancien général de Darius III (335-330), appelé Atropatès (Atrupat). Ce dernier dirigeait le contingent Mède de l'armée Perse à la bataille de Gaugamèles et s'était rallié par la suite à Alexandre. Sa fille se marie, en 324, à Perdiccas (Régent de Macédoine, 323-321).
À la mort d'Alexandre le Grand la Médie est divisée en deux régions, la petite et la grande Médie. La petite Médie du Nord, n'est que de moindre importance pour les Diadoques d'Alexandre, ils la laissent à Atropatès. Elle devient la Médie Atropatène (Futur Azerbaïdjan) qu'il parvient à rendre autonome du pouvoir Séleucide.
La capitale de ce royaume se trouvait à Gazaca (Identifiée au site de Laylan) découvert sur la rivière Araz par les archéologues, en avril 2005. En 220, après plusieurs décennies d'indépendance, malgré une armée forte (Surtout la cavalerie) le Roi Artabanzanes devra conclure un traité de vassalité avec le Roi Séleucide Antiochos III Mégas (215-187). La Médie du Sud, avec Ecbatane, est alors une région stratégique car elle contrôle les routes entre les parties occidentales et orientales de l'empire. |
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Dans le partage elle est donnée au Macédonien Peithon (ou Pithon). Après avoir été un temps dominée par Antigonos I Monophtalmos ("Le borgne", 306-301) elle est par la suite, vers 310, la possession du Roi Séleucide Séleucos I Nikatôr (305-280). Plusieurs villes nouvelles y sont fondées par les souverains Séleucides et l'ancienne Rhagae est renommée Europa. En 220, un Satrape local, Molon, se révolte contre le Roi Séleucide Antiochos III Mégas qui le défait. Entre 163 et 160, c'est un autre Satrape, Timarque, qui se révolte contre Démétrios I Sôter (162-150) et réussit à prendre le pouvoir en Babylonie, avant d'être finalement lui aussi soumis. Vers 150, la révolte du Roi Parthe Arsacide Mithridate I (Arsace VI - 171-138) va faire perdre les deux Médie aux Séleucides. |
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Par la suite la Médie est conquise par le Roi d'Arménie Tigrane II (95-54). Après plusieurs décennies de luttes, le pouvoir des Rois Arsacides est finalement assuré en Médie, en dépit de nouvelles attaques de la part de Scythes et Tokhariens (Habitants du bassin du Tarim, actuelle province du Xinjiang au Turkestan oriental). Les Parthes vont réorganiser la région administrativement et la ville de Rhagae (Europa) est renommée Arsacia. Par la suite les Romains tentèrent des conquêtes, mais n’eurent jamais d'emprise sur ces régions qui en 224 ap.J.C passeront sous la tutelle du Roi Perse Sassanide Ardachêr I (ou Ardashir, 224-241) qui détrône le dernier Roi Parthe. À cette époque, la plus ancienne des tribus Aryennes de l'Iran a perdu son caractère et a fusionné en un seul peuple, les Iraniens. La relance du Zoroastrisme, les déportations partout dans le monde par les Sassanides, achèvent les derniers Mèdes. |
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La langue et l'écriture
La langue est encore aujourd'hui un grand sujet de débat entre les spécialistes. Aucune certitude n'existe sur elle, si ce n'est qu'il s'agit d'une langue Iranienne. Dans une certaine mesure le Mède aurait été la langue officielle Iranienne dans l'Ouest de l'Iran ou se côtoyaient le Gilaki, le Mazandarani, le Kurde, le Parthe, le Zazaki et le Baloutchi. Le problème vient de l'absence de textes retrouvés dans cette langue ou même de mots, toponymes, anthroponymes clairement identifiés comme venant de la langue Mède. Elle est seulement attestée par des inscriptions en Perse ancien et on ne sait rien de sa grammaire. Jusqu'à présent, une seule inscription datant de la période pré-Achéménide sur une plaque de bronze, a été découverte sur le territoire de Mède. Différentes théories sur le sujet s'affrontent : |
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● Une première idée est que cette langue serait différente du Perse ancien avec ses propres caractéristiques. Cette distinction ethnolinguistique se manifeste principalement dans les sources étrangères, par exemple au IXe siècle les sources Assyriennes. Les partisans de cette théorie s'appuient sur certains passages d'auteurs Grecs. Par exemple Hérodote (Historien Grec, 484-v.425) mentionne le mot spaka "chien", toujours présent dans les langues Iraniennes actuelles telles que le Kurde et le Talysh, comme différent du même mot en Perse.
● Certains chercheurs sont enclins à penser que le soi-disant vieux Perse cunéiforme était en fait du Mède cunéiforme, qui plus tard a été emprunté par les Perses. Dans l'utilisation de phonologie comparée des noms, il a été identifier certains mots Perses comme étant des emprunts au Mède, surtout pour le vocabulaire politique, religieux, géographique, etc.. Roland Kent note plusieurs vieux mots Perses qui semblent être des emprunts auprès du Mède, par exemple : xšayaθia "Roi", taxma "courageux", paridaiza, "paradis", vazraka "grande". |
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Tributaire Mède - v.700 - Musée du Louvre |
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● La recherche moderne suggèrent même que l'Élamite linéaire, créé par Puzzur-Inshushinak (En Élamite Kutik- Inshushinak, v.2250-v.2210) qui avait rétablit la langue de son pays et crée cette nouvelle écriture basée sur cette langue et qui n'a toujours pas été déchiffré, aurait été écrit dans la langue des Mèdes.
● Il est aussi proposé de voir dans la langue Mède une langue ancêtre du Kurde.
● Une autre idée objecte qu'en l'absence de sources indiquant clairement une quelconque différence entre le Perse et le Mède on peut juste se contenter d'y voir deux langues très proches, appartenant à une même langue dont ils seraient des dialectes. On peut donc dans ce cas considérer qu'il n'existait pas de langue Mède ou Perse à proprement parler, mais une langue commune aux deux peuples. |
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Pour plus de détails voir aussi : Les Perses d'Anshan - Anshan - Ecbatane |