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Vers 1800 av.J.C, la Syrie et la Palestine comptent plusieurs royaumes Amorrites, dont Byblos et Ougarit, mais le plus étendu est le Yamkhad (ou Yam-Khad) qui avait pour capitale Alep (ou Aleppo ou Beroea, déjà nommée Ḥalab à cette période), s'étendait lors de son apogée du Mont Taurus à l'Euphrate et la Syrie du Nord. On pense qu'il exista de vers 2000 à vers 1595. Ses Rois, Iarim-Lim I à III (ou Yarim-Lim), Niqmepa (ou Niqmepuh ou Niqmepa, v.1430) etc… gouvernaient par l’intermédiaire de vassaux tel que les Rois d'Alakhtum (Alalah) quand il n'étaient pas eux mêmes Roi de cette ville.
Les Rois du Yamkhad dominent aussi les riches cités d'Emar et Ougarit. Leurs grands rivaux sont les souverains du royaume de Qatna, situé au Sud du Yamkhad. L'antique d'Alep se situait au même endroit que la ville actuelle du même nom. De ce fait il a été impossible aux archéologues d'atteindre des niveaux de fouilles datant de cette période. Les seuls renseignements sur l'histoire de ce royaume nous parviennent donc de sources extérieures. Pour la plupart de la cité de Mari, pour la période qui va de 1810 à vers 1760 et d'Alalah pour les décennies qui suivent. Le royaume du Yamkhad est cité dans ces sources comme l'un des plus puissants du Proche-Orient, même sans doute le plus puissant. Alep est l'une des plus anciennes villes habitées de Mésopotamie. |
Vue des ruines d'Alep |
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Des tablettes cunéiformes mentionnent un centre urbain datant de 5000 ans. La Yamkhad est conquis une première fois par les Hittites en 1619, puis en 1595 ou Alep est prise. Il passera successivement sous le contrôle des Mitanniens, des Hourrites, aux mains des Assyriens en 738, des Perses Achéménides, des Rois Séleucides, des Romains en 65 av.J.C, des Byzantins, puis des arabes. |
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L'histoire....... |
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Sumu-Epukh (ou Sumu-Epeh, ? -1781) est le premier Roi attesté du royaume. Il est l'un des plus puissants Rois de son époque. Il apparaît dans les sources de la ville de Mari, où le Roi local Yahdum-Lim (1820-1798 ou 1815-1796) rejette son alliance au profit de celle qu'il passe avec la cité d'Eshnunna. Sumu-Epukh, soutient alors une révolte de nomades dans le royaume de Mari, qui est finalement matée. Il combat contre le Roi de Qatna, Ishkhi-Addu. Mari passe par la suite sous le contrôle du Roi Amorrite d'Ekallāté (ou Ekallatum) et Empereur d'Assyrie Shamshi-Adad I (ou Samsi-Addu, 1814-1775). Celui-ci choisit de s'allier avec le Roi du Qatna. Le Yamkhad se retrouva alors prit entre ces deux adversaires. Une guerre éclata, qui ne vit aucun vainqueur. Sumu-Epukh mourut peu après.
Iarim-Lim I (ou Yarim-Lim, 1780-1765) son fils, lui succède. Quand Shamshi-Adad I meurt en 1775, son royaume s'effondre et Iarim-Lim I, soutient une grande révolte contre les deux fils de Shamshi-Adad I qui va lui permettre de récupérer Alalah. Il aide notamment Zimri-Lim (1775-1761) à prendre le pouvoir à Mari et gagne ainsi un fidèle allié, à qui il donne sa fille Shiptu (ou Shibtu) en mariage.
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Cliquez sur un nom de ville ou de région
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En 1765 monte sur le trône du Yamkhad, Hammourabi I (1765-v.1755), fils de Iarim-Lim I. Comme les archives de Mari, qui sont notre seule source de connaissance de l'histoire du Yamkhad, s'arrêtent peu après sa montée sur le trône, on est encore à aujourd'hui très peu renseigné sur les évènements qui se sont produits sous son règne. Il semble qu'il n'ait pas cherché à porter secours à son beau-frère (?) Zimri-Lim quand, en 1762, celui-ci se fait attaquer par le Roi de Babylone Hammourabi (1793-1750), qui prend et détruit Mari en 1759. Ceci n'a pas nuit aux intérêts du Yamkhad, puisqu'on sait par les archives de Shekhna (Tell Leilan), postérieures à cet évènement, que le Roi d'Alep étend son autorité jusque dans la région du Khābūr (ou Habur), qui appartenait auparavant au Roi de Mari. |
À sa mort, ses deux fils Abbân, puis Iarim-Lim II (ou Yarim-Lim) lui succèdent. L'aîné, Abbân (ou Abba ou Abba'el, v.1755- ?), a un nom en écriture cunéiforme qui a longtemps posé un problème d'interprétation aux historiens. Les spécialistes ont depuis opté pour une lecture phonétique de son nom. Ce Roi Abbân apparaît dans les archives de Mari, parmi les personnes participant au voyage du Roi Zimri-Lim (1775-1761) à Ougarit. On sait qu'il est monté sur le trône d'Alep et du Yamkhad, par un texte retrouvé à Alalah, dans lequel il dit avoir donné en apanage le royaume d'Alalah à son frère Iarim-Lim II. On sait également que son royaume s'étendait à l'Est au-delà de l'Euphrate, dans l'ancien royaume de Mari. Le Yamkhad est, pendant son règne, toujours un des royaumes les plus puissants du Proche-Orient. |
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Iarim-Lim II (ou Yarim-Lim, v.1720), son frère, lui succède. Pour lui comme pour les Rois suivants, leurs noms nous sont avérés seulement par les archives administratives d'Alep, mais les faits historiques entourant leur règne sont mal connus. On sait par les archives de Shekhna (ou Shubat-Enlil ou Tell Leilan) qu'Alep étend sa domination sur les Rois de la région du Triangle du Khābūr, dont ceux des villes de Nagar et Urkesh. Il est possible que le Qatna et Karkemish aient été soumis à leur tour. Cette domination semble durer près d'un siècle puisqu'en 1619, les Hittites attaquent le Yamkhad. En 1595, Alep est prise par le Roi Moursil I (1620-1590) qui avait avant ravagé le pays, ce qui met fin au grand royaume du Yamkhad. Il se sert de la ville comme base de lancement pour sa campagne militaire de grande envergure contre la Mésopotamie. |
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Vue des fouilles le long de la citadelle |
Moursil I marche le long de l'Euphrate, surprend et pille Babylone et y fonde la IIe dynastie de Babylone. C'est la fin de la domination Amorrite sur le Proche-Orient. Après ces succès, les Hittites ne réussissent pas à garder le contrôle de la Syrie. Dès lors Alep va poursuivre son histoire seule. Elle devient une grande étape pour les caravanes entre la Syrie et la Mésopotamie. Dans la période très mal connue qui va de 1595 à 1450, un nouveau royaume s'affirme. À cette dernière date on sait que le Roi d'Alep et d'Alalah, Idrimi (v.1490-v.1450), porte allégeance au souverain du Mitanni, sûrement Parattarna (ou Barattarna v.1480-v.1450), évoqué dans des textes comme suzerain des villes d'Alalah et de Nuzi, mais quelques spécialistes pensent qu'il peut s'agir de son fils Parsashatar (v.1450-v.1440).
Qui qu'il fût, Idrimi est remplacé à Alep par un Prince Mitannien. La cité n'occupera plus une place importante avant longtemps. Vers 1000 la ville devient la plate-forme tournante du marché du savon dans le monde, position qu'elle garde jusqu'aux temps modernes. En 738, elle est rattachée à l'Assyrie sous le nom de Halman. Elle est conquise en 333, par Alexandre le Grand (336-323) et passe ensuite possession des Rois Séleucides. Philippe I Épiphane Philadelphe (95-83) et son frère jumeau Antiochos XI Philadelphe Épiphane (95-93/92) en font la capitale de leur partie de royaume de Syrie et la rebaptisent Beroia (ou Bérée ou Beroea). Puis elle est occupée par les Romains en 65 av.J.C qui la garderont jusqu'à l'époque Byzantine ou elle leur sera quelques fois disputées par les Sassanides. Enfin, elle est conquise par les arabes en 637. |
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Pour
d'autres détails sur le Royaume et la ville voir les ouvrages de :
Eileen Eddy Darrah :
- Ancient Aleppo, the great kingdom of Yamkhad and its king, Yarimlim : The textual evidence,
San Jose State University, 1981.
Charles Leonard Woolley :
- A forgotten kingdom, being a record of the results obtained from the excavation of two mounds,
Atchana and Al Mina, in the Turkish Hatay, Penguin Books, Baltimore, 1953.
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L'Amourrou (ou Amurru, Liban aujourd'hui) est au départ une région dans le centre de la Syrie, qui va devenir une petite entité politique et un royaume reconnu sous le nom d'Amourrou (ou Amurru). Cette étendue géographique se situait exactement dans le Nord de la Palestine. Elle avait pour capitale Hazor et elle comprenait aussi le désert voisin Syrien. Une des principales autres villes était Ebla, qui va suivre sa propre destiné au sein de la région et devenir un royaume. L'Amourrou s'est beaucoup développée au cours de la période Amarnienne de l'Égypte sur le territoire qui s'étend entre Tripoli sur la côte Libanaise et du Moyen-Oronte à la région de l'Ouest de la Syrie. Des découvertes récentes suggèrent que la capitale de la vie politique a changé souvent au fil du temps. Les premiers membres de la nation d'Amourrou (ou Amurru ou Amorrites) étaient une tribu Sémitique en Syrie, même si elle est probablement venue d'Arabie.
Les peuples de l'Amourrou ont été intégrés avec les Hourrites. À la suite des rares fouilles et recherches très peu de sources écrites primaires ont été récupérés de la région de l'Amourrou. Contrairement à d'autres centres politiques de Syrie du Nord comme Ougarit, par exemple, l'histoire de l'Amourrou a dû être reconstruite à partir d'un large éventail d'indications de documents d'autres États, principalement l'Égypte de la période Amarnienne, le Hatti (les Hittites) et Ougarit. En effet, les seules sources primaires qui ont survécues sont les lettres envoyé par les souverains du royaume au Pharaon Égyptien à Amarna (Lettres de Tell el-Amarna). Parmi ces lettres il y a un certain nombre de textes sur des traités avec l'Empire Hittite. Il est à espérer que, l'expansion progressive des fouilles sur des sites à l'intérieur de l'ancienne Amourrou, tels que Tell Kazel, permettra de mettre rapidement à jour d'autres sources historiques.
Les premières lettres d'Amourrou sont écrites au temps d'Abdi-Ashirta (ou Abdi-Aširta, v.1385-1344) et dans les premiers jours du règne de son fils Azirou (ou Aziru, v.1344-v.1315). Elles proviennent de deux sites géographiquement proches de la zone montagneuse, à l'Est de Tripoli du Liban et de la ville d'Ardata. Les lettres EA 60 et EA 157 originaires de cette dernière, sont composées de divers fragments de schiste et d'argile ferrugineux. Cela semble valider la notion que, dans les débuts de son histoire l'Amourrou est un petit pays montagneux situé sur les deux rives de Nahr el-Kebir, sur les pentes du Mont Liban et est habité par des agriculteurs et des groupes pastoraux. À ce jour, aucun site de la fin de l'Âge du Bronze a été enregistré dans la région.
L'histoire.......
Les Rois d'Amourrou ne sont connus qu'à partir de la fin du XIVe siècle, pendant la période Égyptienne que l'on nomme période Amarnienne (XVIIIe dynastie), période allant jusqu'à la disparition du royaume d'Amourrou. Le premier dirigeant dont nous avons des traces est Abdi-Ashirta (ou Abdi-Aširta, v.1385-1344). Beaucoup de spécialistes pensent qu'il n'était qu'un Prince dans la plaine côtière de la Syrie. Il était un ennemi juré du Roi de Byblos, Rib-Addi (ou Rib Hadda ou Ribaddi ou Rib-Addu, v.1345-v.1335) allié et vassal de l'Égypte. Il sera enlevé et assassiné par les troupes Égyptiennes sur l'ordre du Pharaon Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) dont les avertissements n'avaient pas réussi à arrêter ses complots. Ce dernier avait répondu favorablement à son allié de Byblos, Rib-Addi qui sollicitait son aide suite aux attaques incessantes d'Abdi-Ashirta. Il est parmi les dirigeants étrangers mentionnés dans les Lettres de Tell el-Amarna. Il est possible que la capitale de l'Amourrou au cours des dernières années d'Abdi-Ashirta et les premières années d'Azirou est été Ardata.
Azirou (ou Aziru, v.1344-v.1315) son fils aîné lui succède. C'est un Prince d'Amourrou dans la plaine côtière de la Syrie. Azirou va s'avérer tout aussi peu scrupuleux que son prédécesseur. Il est mentionné dans les Lettres de Tell el-Amarna. Il est certainement le plus important souverain de la région. À peine au pouvoir, avec ses frères il commence une campagne visant à rétablir l'autorité de leur père sur la région d'Amourrou. À cet égard, Azirou en sera le principal bénéficiaire. Tout en étant un vassal de l'Égypte, il essaye d'étendre son royaume vers la côte méditerranéenne et prend la ville de Sumur (Simyrra). Il prend ensuite le contrôle des ports Phéniciens et de la région de Damas. Il passe un traité avec le Roi Niqmaddou II (ou Niqmadu, v.1360-v.1340 ou 1353-1318) d'Ougarit dans lequel celui-ci lui demande sa protection militaire, en lui versant une contribution. Il passe aussi alliance avec le Roi de Kadesh Etakkama (ou Aitakama, v.1355-1312) qui va le trahir et rejoindre le camps des Hittites.
Ses conquêtes vont inquiéter ses proches voisins en particulier le Roi de Byblos, Rib-Addi (ou Rib Hadda ou Ribaddi ou Rib-Addu, v.1345-v.1335) à l'origine de la mort de son père. Rib-Addi avait quitté sa ville de Byblos pour quatre mois pour conclure un traité avec le Roi de Beyrouth, Ammunira, mais quand il veut rentrer chez lui, il apprend que son frère Ilirabih l'avait détrôné. Il cherche temporairement refuge auprès d'Ammunira sans succès et lance un appel au secours au Pharaon Amenhotep IV pour qu'il le rétablisse sur le trône. C'est Azirou qui est chargé de cette mission par le Pharaon, mais il trahi l'expédition et livre Rib-Addi entre les mains des dirigeants de Sidon où il trouve presque certainement la mort.
Quelques sources disent qu'Azirou aurait massacré Rib-Addi. Azirou étend de ce fait encore son royaume en se proclamant Roi de Damas et de Byblos (v.1335). L'événement de sa trahison est mentionné dans la lettre de Tell el-Amarna (EA 162) d'Amenhotep IV à Azirou, dans laquelle le Pharaon exige qu'Azirou vienne en Égypte pour expliquer ses actes. Azirou une fois dans le pays est arrêté pendant au moins un an avant d'être libéré pour faire face à l'avancée des Hittites, qui ont déjà conquis la ville d'Amki, ce qui constituait une menace pour l'Amourrou (Lettre EA 170). Une fois dans son royaume Azirou prend contacts avec l'Empereur Hittite Souppilouliouma I (ou Suppiluliuma, 1382-1342). Il change alors son allégeance et restera fidèle aux Hittites jusqu'à sa mort, dont on ignore la date exacte. À partir de cette époque l'Amourrou restera fermement Hittite jusqu'au règne des Pharaons Seti I (1294-1279) et Ramsès II (1279-1213, XIXe dynastie). Suivent deux Rois dont on ne sait presque rien Ari-Teshub (ou Ari-Teššup ou Ari-Teshup, v.1315-1313) et Tuppi-Teshub (ou Tuppi-Teššup ou Tuppi-Teshup, 1313-v.1280) peut-être des frères d'Azirou. Le souverain suivant dont on a une bonne connaissance est Benteshina.
Benteshina (ou Bentešina ou Pendishena, v.1280-v.1274, puis de v.1260-v.1230) est le fils de Tuppi-Teshub. À son arrivée au pouvoir est pris entre les zones d'influences Hittites et Égyptiennes, dont les royaumes sont alors dirigés respectivement par Mouwatalli (ou Muwatallish ou Moutallou, 1310-1269) et Ramsès II (1279-1213, XIXe dynastie). Il choisit finalement de se rallier au second, alors que depuis Azirou l'Amourrou était vassal des Hittites. Il rompt de ce fait le traité passé par son prédécesseur avec les Hittites. Benteshina apportera un soutien décisif au Pharaon Ramsès II lors de la bataille de Kadesh (ou Qadesh) en 1274. Ses renforts vont permettre à ce dernier de se dégager de l'armée Hittite qui était entrain de l'écraser puis de leur faire battre en retraite.
Cependant du fait de ce recul des Égyptiens, Benteshina se retrouve isolé et abandonné aux Hittites. Ils le capturent sans problème et donnent son royaume à un homme de leur confiance, Shapili (ou Šapili, v.1274-v.1260) qui est nommé Roi d'Amourrou. En dehors de sa nomination par Mouwatalli on ne sait rien à propos de cet individu, ni quoi que ce soit au sujet de sa possible relation avec la maison royale d'Amourrou. Le récit de la nomination de Shapili est brièvement décrit dans le traité de Shaushga-Muwa et dans des textes parallèles.
Shapili a probablement disparu de la scène politique Amourrite avec la nouvelle désignation de Benteshina au trône d'Amourrou par son nouveau protecteur l'Empereur des Hittites Hattousili III (ou Hattushili, 1264-1234). Benteshina à la suite de son éviction trahit les Égyptiens et rentra dans l'entourage de celui-ci, le frère de Mouwatalli qui l'avait détrôné et il le suivait dans ses campagnes. Quand Hattousili III renversa son neveu Ourhitechoud (ou Urhi-Teshub ou Urhi-Teššup ou Moursil III ou Mursili, 1269-1264) et monta sur le trône Hittite, Hattousili III récompensa Benteshina pour sa fidélité en lui restituant la couronne d'Amourrou. Ce dernier restant un vassal obéissant. L'accord fut scellé par un traité et un accord réciproque de mariage entre les maisons royales du Hatti et d'Amourrou. Benteshina donna une de ses filles en mariage à un autre vassal des Hittites, le Roi d'Ougarit Ammistamrou II (v.1260-v.1230). Cependant celui-ci divorça de la fille de Benteshina. Elle aurait apparemment effectué une "faute" à son encontre, dont la nature exacte nous est inconnue. Il la répudia et la renvoya chez elle, avant d'exiger son retour, sans doute pour l'exécuter.
Shaushga-Muwa (ou Šaušgamuwa ou Shaushgamuwa, v.1230-v.1210) le fils de Benteshina lui succède. Il refuse dans un premier temps de livrer sa sœur au Roi d'Ougarit. Interviennent alors le souverain de Karkemish Ini-Teshub et celui des Hittites Tudhaliya IV (ou Touthalija ou Duhalijas, 1234-1220), dont il est à la fois neveu et le beau-frère, qui le forcent à livrer la jeune femme. Celle-ci est probablement exécutée plus tard par Ammistamrou II. Dès son arrivée au pouvoir, les relations entre Shaushga-Muwa et sa famille du Hatti étaient régies par un traité. À la même époque Tudhaliya IV signe la paix avec l'Assyrie, mais celle-ci rompt le traité et attaque la rive Ouest de l'Euphrate, qui appartenait aux Hittites.
Dans les conditions du traité, Shaushga-Muwa était contraint de lever une armée et une unité de chars pour aider Tudhaliya IV dans la guerre contre la montée en puissance de l'Assyrie et contre la révolte de l'Arzawa et l'Ahhiyawa. En 1230, avec son aide, Tudhaliya IV contre-attaque, mais ils sont écrasés à la bataille de Nihriya. Tudhaliya IV change alors de tactique, avec l'aide de ses vassaux, l'Amourrou, Karkemish, Ougarit etc..., il impose aux Assyriens un blocus économique maritime. Shaushga-Muwa est chargé d'empêcher les marchands Amorrites de se rendre en Assyrie et à l'inverse d'arrêter les marchands Assyriens avant et de les envoyer à Tudhaliya IV. Il existe aussi des indications que Shaushga-Muwa devait empêcher les navires d'Ahhiyawa de prendre de contact avec le souverain d'Assyrie. Le blocus s'avère très payant car les Assyriens se voient obligés de signer un traité de paix et redonnent aux Hittites les territoires conquis. Shaushga-Muwa est le dernier Roi d'Amourrou dont nous ayons une trace. Le royaume à sans aucun doute suivit l'histoire de la région après la chute des Hittites vers 1200 et l'invasion des Peuples de la mer. |
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Pour
d'autres détails sur le Royaume voir les ouvrages de :
Jean-Marie Durand et Dominique Charpin :
- Amurru 2, Mari, Ebla et les Hourrites : Dix ans de travaux, Deuxième partie,
Editions Recherche sur les civilisations, impr. Paris, 2001.
Yuval Goren, Israel Finkelstein et Nadav Nabaman :
- The expansion of the kingdom of Amurru according to the petrographic investigation of the Amarna
tablets, pp. 1-11,
BASOR 329,
Baltimore, Février 2003.
Horst Klengel :
- Aziru von Amurru und seine Rolle in der Geschichte der Amarnazeit, pp. 57-83,
MIO 10, 1964.
- Syria 3000 to 300 B.C.: A Handbook of Political History, Akademie Verlag, Berlin, 1992.
Christophe Nicolle :
- Amurru 3 :Nomades et sédentaires dans le Proche-Orient ancien, Compte rendu de la XLVIe rencontre
Assyriologique internationale ( Paris, Juillet 2000), Editions Recherche sur les Civilisations Association pour
la diffusion de la pensée française (ADPF) - CULTURESFRANCE, 2004.
Robert R.Stieglitz :
- The city of Amurru, pp. 45-48,
JNES 50,
N°1, The University of Chicago Press, Janvier, Chicago, 1991.
Omar Zuhdi :
- Benteshina and the Norn Division, pp.141-142,
JSSEA 8, Tonroto, 1977/1978.
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