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Les  Édomites
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Sommaire   

Origine

Localisation

Société et commerce

L'histoire

L'archéologie

Bibliographie

 

 

 

 

 

Le Wadi Zered, la frontière entre Moab et Édom.

 

  Origine

 

   Édom (ou en Hébreu : אֱדוֹם  'Ĕdôm "rouge ou roux", en Syriaque : ܐ ܕ ܘ ܡ , en Grec : 'lδουμαία Idoumaía, en Latin : Idumæa ou Idumea) est un nom donné à Ésaü dans la Bible Hébraïque, ainsi qu'à la nation, aujourd'hui disparu, qui en est descendante. La région possédant beaucoup de grès rouge, aurait donné lieu au nom d'"Édom"? Une autre variante de l'origine de ce nom viendrait Ésaü, premier-né des jumeaux d' Isaac et Rebecca, qui naît recouvert d'une toison rouge. Enfin selon une autre étymologie, Esaü aurait reçu ce surnom après avoir vendu son droit d'aînesse contre un plat de lentilles rouge. Chez les Assyriens les Édomites son nommés Udumi et ils sont parfois appelés Iduméens dans les textes Gréco-romains.

 

 

Localisation

 

   Ce serait l'actuelle terre d'Israël. Les Édomites parlaient une langue sémitique. Ils étaient un groupe tribal vivant dans le désert du Néguev et la vallée d'Arabah, ce qui est maintenant le Sud de la Mer Morte et la Jordanie voisine. Ils vont occuper une région comprise du Sud de la mer Morte jusqu'aux abords du golfe d'Aqaba. Les spécialistes s'accordent à penser que les Édomites viennent occuper le site plus au Sud de Pétra dès le Ier millénaire. Cependant on sait peu de choses sur leur occupation de Pétra. Ils vont aussi occuper les hauteurs d'Umm el Biyara où l'on a retrouvé des vestiges de maisons et de citernes datant du VIIe siècle av.J.C. La nation d'Édom est connue pour avoir existée dès le IXe siècle avant notre ère, la Bible date son existence de plusieurs siècles avant. Cependant de récentes preuves archéologiques indiquent des traces des Édomites dès le XIIIe siècle av.J.C, mais la question reste controversée. La nation a cessé d'exister comme un État avec les guerres Judéo-romaines. Ce sera un ennemi historique d'Israël avec Moab et Ammon. Plusieurs passages de l'Ancien Testament attestent d'une haine tenace entre les deux peuples (II Rois, II Chroniques, Psaumes CXXXVII, Abdias, Jérémie).

 

 

 

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Tombes Édomites à l'entrée de Pétra

Société, commerce

 

   La liste des Rois d'Édom mentionnée dans la Genèse laisse supposer qu'il s'agit plus d'une confédération de Princes régnant chacun sur leur cité que d'une lignée de monarques à part entière. On sait peu de choses sur les Édomites, mais ils ont laissé le souvenir d'un peuple non belliqueux, connu pour sa sagesse, dont les principales activités étaient la fabrication de textiles et de céramiques de qualité. Ils possédaient aussi une certaine maîtrise dans le travail des métaux. Le Royaume d'Édom a tiré une grande partie de ses moyens de subsistance des caravanes commerciales entre l'Égypte, le Levant, la Mésopotamie, l'Arabie et le long de la Route de l'encens. Il est également attesté que les routes maritimes d'échanges, aussi loin que l'Inde, partaient du port d'Ezion-Geber.

 

   Les Édomites exportaient aussi  probablement du sel et du baume de balsamea (Arbres ou arbustes originaires de la région de la mer Morte) utilisé pour le parfum et l'encens des temples dans le monde antique. Le monument le plus connu laissé par ce peuple est la forteresse de Sela. Le mot Hébreu "Sela ou Selah" signifie "la Roche" et désigne dans la Bible (II Rois, XIV,7; Isaïe, XVI,1) la forteresse Édomite que les historiens ont longtemps identifié au site de Pétra où de Bosra (ou Bostra, au Sud de la Syrie, capitale de la région du Hauran). Les spécialistes sont désormais unanime pou situer Sela plus au Nord, à environ 10 km au Sud de Tafila. La nature de la religion Édomite est en grande partie inconnue. Comme ses proches parents les autres royaumes Sémites du Levant, ils ont adoré des Dieux tels que : El, un Baal local, Kaus (ou Qaush ou Kaush ou Qaus ou QoS ou Kos) et Asherah.

 

 

 

L'histoire.......

 

   Les Édomites ou Iduméens sont des descendants d'Ésaü frère jumeau de Jacob, le petit-fils d'Abraham. Jacob est devenu le père des Israélites après Dieu (Genèse 35:10) et rebaptisé "Israël". Ainsi Ésaü sera le fondateur de la nation d'Israël. Vers 1300 av.J.C, ils s’établissent au Sud de la mer Morte. Des documents Égyptiens de la fin du XIIIe et début du XIIe siècle mentionnent leur existence. Il semble qu'ils soient liés aux Shasous (ou Shasus, bédouins localisés d'abord en Transjordanie, qui sont ensuite cités en la Palestine du Sud) et Shutu, pillards nomades mentionnés dans les sources Égyptiennes. Une lettre d'un scribe Égyptien de la XIXe dynastie retrouvée dans une forteresse du Wadi Tumilat (Delta du Nil), datant du règne du Pharaon Mérenptah (ou Mineptah, 1213-1203), rapporte la circulation de nomades "Shasous, tribu d'Édom".

Byblos Sidon Tyr Ascalon  (Ashkelon) Gaza Samarie Royaume d'Israël Jericho Jerusalem Royaume de Juda Petra Nabata Royaume du Moab (les Moabites) Ammon Les Araméens Les Assyriens Damas Royaume de Damas L'Assyrie Royaume de Damas Le royaume d'Ammon, Les Ammonites Royaume d'Israël Tyr Les Araméens Royaume du Moab, les moabites Royaume de Juda Les Philistins Les Nabatéens Royaume d'Edom, les Edomites Petra Rabbath-Ammon  (ou Amman ou Philadelphia) Nabatu  (Les Nabatéens) Be'er Sheva  (ou Beer Sheva) Acre  (ou Akko  ou  Ptolémaïs) Nabatu  ( Les Nabatéens) Dibon Dor  (ou Dora) Baalbek Ashdod  (ou Asdod) Jaffa Pella

 

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   Le pays d'origine des Édomites, selon le Tanakh (Bible Hébraïque), s'étend de la péninsule du Sinaï jusqu'à la ville de Kadesh-Barnea (Sud de l'antique Israël). Vers le Sud, il atteint Eilat (Sur la mer Rouge, golfe d'Aqaba), qui a été le port d'Édom. Au Nord le territoire d'Édom touchait celui de Moab et de Juda. La frontière entre Moab et Édom est le Wadi Zered. L'ancienne capitale d'Édom est Bozrah (ou Botsra ou Botzrah, en Hébreu : בצרה) dans le Sud de l'actuelle Jordanie, au Sud-est de la mer Morte. La royauté d'Édom, au moins au début, n'était pas héréditaire.

 

   Les Chroniques mentionnent à la fois un Roi et un Chefs. Lorsque le Roi d'Édom refuse de permettre aux enfants d'Israël de traverser ses terres sur le chemin de Canaan, il va créer le premier conflit entre les deux nations, cependant il n'attaque pas les Israélites, mais il va se préparer à résister à une agression de leur part. Dans les sources antiques de la région et le Tanakh, rien n'est enregistré sur les Édomites jusqu'à leur défaite devant le Roi Hébreux Saül (1030-1010) à la fin de son règne. Son successeur le Roi David (1010-970) et son général et neveu Joab vont eux aussi vaincre les Édomites dans "la vallée de sel", probablement près de la mer Morte. Un Prince Édomite, nommé Hadad, réussit à s'échapper et se réfugie en Égypte. Après la mort de David, Hadad essaie de revenir et fomente une rébellion contre les Israélites, mais il échoue en Syrie. À partir de cette époque le royaume d'Édom va rester un vassal d'Israël et les Édomites vont devenir un ennemi constant.

 

   David avait placé à la tête du gouvernement Édomite un Gouverneur (ou préfet) Israélite et cette forme de gouvernement semble avoir continué sous le règne de son 2ème fils et successeur Salomon (970-931). Après le schisme des Hébreux, lorsque le pays est divisé en en deux royaumes, Israël et Juda, Édom devient dépendant du Royaume de Juda et va rester longtemps vassal de leurs Rois. Au temps d'un de ceux-ci, Josaphat (ou Jehoshaphat, 870-845), le Tanakh mentionne un Roi d'Édom, mais celui-ci était probablement un Israélite nommé par le Roi de Juda. Il indique également que les habitants du Mont Seir envahissent la Judée, aidés par le royaume de Moab et d'Ammon et que les envahisseurs se tournent ensuite les uns contre les autres et sont tous détruits par Josaphat dans la vallée qui porte son nom. Édom va cependant continuer sa lutte pour sa libération. Vers 845, coalisés avec d'autres tribus arabes, les Édomites pillent le palais de Jérusalem et se révoltent contre le Roi de Juda suivant, Joram (ou Jehoram, 851-843), mais lui aussi va les mater.

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Tombes Édomites sur la route de Pétra.

 

  Un peu plus tard le Roi de Juda Amasias (ou Amaziah, 802-776) attaque les Édomites. Le mot Hébreu "Sela ou Selah" signifie "la Roche" et désigne la forteresse Édomite qui a longtemps été identifié à la ville de Pétra. Amasias s'empare de cette forteresse. Il y fait 10 000 prisonniers, que ses hommes jettent vivants du sommet de la montagne. Cependant la saisie de Sela par Amasias ne lui donnera jamais complètement la maîtrise d'Édom. À cette époque, Sela sera le principal bastion des Édomites et Eilat et Ezion-Geber ses ports maritimes. Vers 735, ils se libérèrent de la tutelle Israélienne, mais pour retomber sous celle des Assyriens, nouvel Empire fort de la région.

 

   Édom est mentionné dans les inscriptions cunéiformes Assyriennes sous la forme "Udumi" ou "Udumu". Trois de ses Rois sont connus, par les mêmes sources: Kaus-Malaka contemporain de l'Empereur Téglath-Phalasar III (745-727). Son nom signifie "[le Dieu] Kaus est Roi" ou "Kaus règne". Le deuxième est Malik-Rammu contemporain de Sennachérib (705-681) et le troisième, Kaus-Gabri, contemporain d'Assarhaddon (ou Esarhaddon, 681-669). Les Édomites vont rester vassaux des Assyriens jusqu'à leur chute devant l’invasion des Néo-Babyloniens de Nabopolassar (626-605). En 586, les Édomites participent à l'invasion de Jérusalem et au massacre des Juifs, menés par le Roi Babylonien Nabuchodonosor II (ou Nabou-Koudour-Ousour ou Nebuchadrezzar, 605-562). Les Judéens étant emmenés en exil à Babylone, les Édomites sont autorisés par les Babyloniens à s'installer dans la région d'Hébron et abandonnent leur ancien territoire, dont site de Pétra au profit des Nabatéens.

 

Poterie Édomite trouvée à

En Hazeva - Israël

  

   Pour cette raison, les prophètes ont dénoncé violemment Édom. Bien que les Édomites contrôlent les terres à l'Est et au Sud de la Mer Morte, leur peuple est méprisé par les Israélites. D'après la Torah, la congrégation ne pouvait pas recevoir les descendants d'un mariage entre Israélite et Édomite jusqu'à la quatrième génération. Cette loi a été un sujet de controverse entre Shimon ben Yohai, qui dit qu'elle ne s'appliquait qu'aux descendants mâles et d'autres Talmudistes, qui prétendent que les descendants de sexe féminin sont également exclus. Le royaume ne gardera pas longtemps sa liberté d'action, vers 550 il est réduit à l'état de province par les Babyloniens, mais il va prospérer, dans ce pays où il est nouvellement installé et qui est appelé par les Grecs et les Romains "Idumæa" ou "Idumea" (Iduméen), pendant plus de quatre siècles. Au cours de la révolte des Maccabées (ou Macchabées), vers 165 av.J.C, contre le royaume des Séleucides, Macchabée Judas (Grand Prêtre des Juifs, 165-160) aurait combattu et se réfère à un général Séleucide nommé Gorgias (gor'-ji-as) au service du Roi Séleucide Antiochos IV Épiphane (175-164), comme "Gouverneur d'Idumæa". 

 

Une tablette cunéiforme de l'enregistrement d'un contrat entre deux Araméens et un Édomite -

Quas-Shama.

  

   On ne sait pas encore aujourd'hui si ce Gorgias était un Grec ou un Édomite Hellénisé. Certains chercheurs soutiennent que la référence à Idumæa par Macchabée Judas est une erreur car il n'a conquis leur territoire que très peu de temps, aux environs de 163. Après les conquêtes Hasmonéenne (ou Asmonéennes) du Roi de Juda Jean Hyrcan I (134-104), les Édomites/Iduméens sont soumis et convertis au Judaïsme par le nouveau pouvoir, semble-t-il sous la contrainte. Ils sont ensuite incorporés à la nation Juive et la conversion semble avoir été finalement sincère.

 

   Strabon (Géographe Grec, v.63 av.J.C-v.23 ap.J.C) écrit à l'époque du Christ, que les Iduméens, qu'il considère comme des Nabatéens d'origine, constituent la majorité de la population occidentale de la Judée où ils se confondent avec les Judéens et adoptent leurs coutumes. Ils reprennent le pouvoir officiellement avec Antipater I (Tétrarque de Judée de 47-43), Édomite d'origine et fondent une dynastie, celle des Hérodiens qui va gouverner la région jusqu’en 92 ap.J.C, fin du règne d'Hérode Agrippa II (Roi des Juifs de Judée, 54-92).

 

   Lors du règne d'Hérode le Grand (Tétrarque de Judée 41-40, Roi de Judée 40-37 et Roi d'Israël 37-4) est désignée par lui une série de gouverneurs Iduméens, parmi lesquels figuraient : Son frère Joseph ben Antipater et son beau-frère Costobarus. Pendant la Première guerre Judéo-romaine (66-70 ap.J.C), avant le siège de Jérusalem par l'Empereur Romain, 20 000 Iduméens, sous la direction de Jean, Siméon, Phinées et Jacob, se seraient joints aux Juifs pour combattre les Romains, en faveur des Zélotes (Groupement religieux dans le Judaïsme) qui étaient assiégés dans le Temple. Après cette date, les textes ne marquent plus de différences entre Juifs et Iduméens, qui ne sont plus mentionnés dans l'histoire, bien que la région géographique d'"Idumea" existe toujours à l'époque de Saint-Jérôme (En latin Eusebius Sophronius Hieronymus, en Grec : Ευσέβιος Σωφρόνιος Ιερώνυμος, également connu sous le nom de Jérôme Stridonensis, 347-420) qui était un apologiste Chrétien, surtout connu pour la traduction de la Vulgate, une très populaire édition latine de la Bible. 

 

 

Archéologie

 

   Les fouilles archéologiques dans le Sud de la Jordanie ont permis de découvrir des dizaines de sites datant du VIe et VIIe siècle av.J.C qui sont aujourd'hui attribués par les spécialistes aux Édomites. Comme la ville moderne de Buseirah qui est généralement identifiée avec la Bozrah (ou Botsra ou Botzrah, en Hébreu : בצרה) biblique, dans le Sud de l'actuelle Jordanie, au Sud-est de la mer Morte. Celle-ci était probablement la capitale Édomite. Toutefois, la plupart des sites Édomites sont des petits villages, des fermes ou semi-sites. Ils sont généralement associés aux Édomites grâce aux poteries et céramiques  trouvées qui étaient fabriquées dans le Sud de la Jordanie et le Néguev.

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     Vue du site de Bozrah

 

   Depuis plus d'un siècle, des archéologues spécialisés dans le Moyen-Orient maintiennent qu'il n'y a aucune preuve d'un état organisé de la société Édomite avant les années 800 ou 700 av.J.C on a même d'abord cru qu'Édom n'existait pas du tout. Cette théorie était avancée car les seuls éléments de preuves provenaient de la Bible et leur manque de fiabilité ne pouvait être considéré comme une source historique. Cependant, récemment, le projet archéologique et les fouilles comme celles de l'UCSD (University of California, San Diego), 2004-2004, faites à Khirbat an-Nahas et sur une partie de la région de Jabal Hamrat Fidan en Jordanie, ont apporté un nouvel éclairage sur l'histoire d'Édom.

 

   On a découvert des objets et des éléments de preuve d'un État et d'une société organisés dès le Xe siècle av.J.C, bien que dans une certaine mesure, le fait que ces sites reflètent tout l'État Édomite, soit encore débattu. Thomas E. Lévy, entre autres chercheurs, a conclu lors de ses recherches sur le site Édomite de An-Nahas, que la société Édomite était urbanisée et sophistiqués dès le XIe siècle av.J.C (La date de la première monarchie Israélite, selon la Bible), et avait même ses propres œuvres en cuivre. Des essais au Radiocarbone sur le site ont confirmé que ses zones industrielles dataient des XIe et Xe siècle avant notre ère.

 

 

Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur le Royaume voir les ouvrages de :

 

Jason C.Dykehouse et Joel S.Burnett :

- An historical reconstruction of Edomite treaty betrayal in the sixth century B.C.E. based on Biblical, epigraphic, and archaeological data, Baylor University, Department of Religion, 2008.

Robert Gordis :

- Edom, Israel and Amos : An unrecognized source for Edomite history, Dropsie University, Philadelphia, 1979.

Charles-François Jean :

- Au pays d'Edom et de Moab dans la haute antiquité : L'agriculture et l'industrie, L'ethnographie 45, 1947-1950.

Richard John Hawes :

- Judah and the Edomites : an investigation into Edomite activity in the Negev at the end of Iron II, University of Sheffield, Department of Biblical Studies, 2009/2010.

Max Van Berchem :

- Aux pays de Moab et d'Edom, Paris, 1909.

Charlotte M.Whiting :

- Complexity and diversity in the late Iron Age Southern Levant : The investigations of 'Edomite' archaeology and scholarly discourse, Archaeopress, Oxford, 2007.

Neal D.Williams :

- A catalogue and bibliography of Moabite, Ammonite, and Edomite inscriptions, Dallas Theological Seminary, Dallas, 1980.

 

 

 

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