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Pour plus de détails voir aussi : les Hébreux - Royaume de Juda - les Hasmonéens |
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Le royaume d'Israël (En Hébreu : יִשְׂרָאֵל Yisra'el ou ממלכת ישראל Medīnat Yisrā'el, en arabe إِسْرَائِيلُ Isrā'īl) est un des deux royaumes qui se forment dans le Nord du pays, dans l'ancien État connu lui aussi sous le nom de Royaume d'Israël, à la suite du schisme dans le peuple Hébreu, à la mort de Salomon en 931 av.J.C. Il est constitué de dix des douze tribus et compta dix-neuf Rois qui vont se succéder à sa tête. Dans le Sud se rassemblent les deux autres tribus pour former le Royaume de Juda, dont le premier Roi sera Roboam (ou Rehoboam, 931-914). Le Royaume de Juda, ou royaume du Sud, existera comme un État indépendant de 931 jusqu'à environ 586 av.J.C lorsqu'il sera conquis par le Roi de Babylone Nabuchodonosor II (605-562) qui prend Jérusalem, le 29-07-586 et qui déporte la population. (Israël est aussi l'autre Nom de Jacob). Selon la Bible hébraïque, le royaume d'Israël apparaît pour la première fois après la mort du Roi Saül (1030-1010 ou 1047-1007), lorsque la tribu de Juda élève David (1010-970 ou 967) Roi pour régner sur eux. Selon le Second Livre de Samuel (5:6 et 7), ses capitales ont été dans l'ordre Sichem, Tirza (ou Tirzah ou Thirsa) et Samarie (ou Shomron). Les historiens font souvent référence à l'antique Israël en la nommant Royaume du Nord pour la différencier du Royaume de Juda qui est lui au Sud. Les Écritures Hébraïques, l'ont parfois appelé après la séparation la "Maison de Joseph" afin de la distinguer principalement de la "Maison de Juda". Ci dessous la carte des différentes puissances de la région vers 830.
Le royaume d'Israël va exister à partir de 931 et sera détruit en 722 par l'Empereur Assyrien Salmanasar V (ou Salmanazar, 727-722) après avoir assiégé trois ans son Roi Osée (732-722) dans sa capitale Samarie. Celui-ci ne payait plus le tribut et essayait d'obtenir l'appui de l'Égypte pour retrouver l'indépendance.
Les versions Bibliques et historiques se recoupent un peu à partir du Xe siècle avec ses deux royaumes d'Israël et de Juda. Avec toutefois une différence importante, soulignée par Thomas Römer et Dominique Jaillard, c'est que la Bible Hébraïque confesse un Dieu unique, donc un monothéisme face au polythéisme de ses voisins, alors que les royaumes d'Israël et de Juda sont polythéistes comme leurs voisins.
Il faut noter aussi qu'il est très difficile d'établir une datation exacte du règne des Rois d'Israël. Aujourd'hui encore les spécialistes ne sont pas d'accord.
L'histoire.......
Après la mort du Roi Salomon, en 931 av.J.C, fils du Roi David (1010-970 ou 967), les dix tribus du Nord de l'ancien royaume d'Israël, qui exista de vers 1050 à vers 930, se révoltèrent contre la lignée de David. Elles refusaient d'accepter Roboam (ou Rehoboam, 931-914), le fils de Salomon, pour souverain. Celui-ci était devenu rapidement impopulaire en rejetant les demandes d'allégements fiscaux. En 931, l'assemblée des tribus choisit comme Roi (Livre des Rois 1,12:2-3) Jéroboam I (931-909). C'est à l'époque un haut fonctionnaire exilé en Égypte, qui n'est pas un membre de la famille du Roi David. La nation exige que la cérémonie de couronnement se tienne à Sichem (Actuelle Naplouse), un bastion résolument du Nord.
Jéroboam I (ou Yarobh`h ou Hieroboam dans la Septante, en Hébreu : ירבעם בן-נבט מלך ישראל, Yerav’am ben Nevat, 931-909 ou 931-910 E.R.Thiele ou 922-901 William Foxwell Albright) est donc considéré comme le fondateur et premier Roi d’Israël. Son nom signifie "Les gens soutiennent" ou "Il plaide la cause du peuple" ou "Son peuple est nombreux" ou "Il augmente le peuple". Il est le fils de Nebot (ou Nabat) de Zereda et de Zéruah (Qui devint plus tard veuve et pourrait avoir été lépreuse comme indique son nom traduit) et encore tout jeune il est promu par le Roi Salomon (970-931) surintendant en chef de la "burnden", c'est-à-dire les groupes de travailleurs forcés. Influencé par les paroles du prophète Ahijah, il commence à former des complots en vue de devenir Roi des dix tribus, mais ceux-ci ayant été découvert, il fuit en Égypte (Livre des Rois 1, 11:29-40) où il reste une longue période sous la protection du Pharaon Sheshonq I (945-924).
À la mort de Salomon, après l’avènement de Roboam (ou Rehoboam, 931-914), Jéroboam profite du mécontentement pour se faire reconnaître Roi par les dix tribus du Nord, provoquant le schisme politique des Hébreux. La conduite despotique de Roboam favorisa largement la promotion de Jéroboam I qui est proclamé "Roi d'Israël" (Livre des Rois 1, 12:1-20).
Il choisit la ville de Sichem come capitale, qu'il reconstruit et fortifie. Il fait ériger à Dan et Bethel, les deux extrémités de son royaume, des "veaux d'or", qu'il fait mettre en place en tant que symboles de Dieu, enjoignant à la population de ne plus se monter au culte à Jérusalem, mais d'apporter leurs offrandes aux sanctuaires qu'il venait d'ériger. Par ces actes, il est distingué comme l'homme "qui a fait tomber Israël dans le péché". Cette politique sera suivie par tous les Rois d'Israël. Selon le Premier livre des Rois son règne a été une constante guerre avec la maison de Juda. Il meurt peu après l'arrivée sur le trône de Juda d'Abijam (914-911, Livre des Rois 1, 14:1-18) et c'est son fils Nadab qui lui succède.
Nadab
(ou
Nadad, en
Hébreu :
נדב בן-ירבעם מלך ישראל,
Nadav ben Yerav’am, 909-908 ou 910-909 E.R.Thiele ou 901-900
William Foxwell Albright),
2e Roi d'Israël,
arrive donc au pouvoir et selon le Livre de Josué, tout de suite il engage son
armée dans le siège de Gibbethon (ou
Gebbethon), une ville au
Sud de Dan (19:44). Il se livre à tous les
excès et une conspiration éclate alors dans l'armée. Après un
règne de seulement deux ans, il est assassiné par un de ses généraux,
Baasha (Livre des Rois 1 - 15:25-28). Avec lui toute sa maison est massacrée et cette grande famille
Éphraïmite disparaît (1 Rois 15:29).
Parce qu'Omri n'a pas été un fervente adepte de Dieu, l'auteur du Livre des Rois va minimiser ses réalisations. La Bible affiche une attitude négative envers le Roi Omri et elle sera suivie plus tard par la tradition rabbinique. L'écrivain reconnaît cependant qu'Omri construit sa nouvelle capitale, Samarie, sur une colline. Israël Finkelstein et son élève Norma Franklin ont identifié la conception et la construction monumentale de Samarie à celle de villes comme Jezréel, Megiddo et Hazor. Il a un enfant Achab qui lui succède, à qui il laisse un royaume d'Israël assez sûr, commence donc une nouvelle dynastie (parfois appelé Omrides).
Son nom est mentionné sur une stèle érigée par le Roi de Moab Mesa (ou Mesha le Dibonite, 850-840), qui enregistre sa victoire sur un fils d'Omri, mais il omet le nom du fils. Thomas L. Thompson interprète la stèle de Mesa en suggérant que le nom Omri est un éponyme pour le légendaire fondateur du royaume plutôt qu'un personnage historique, cependant la plupart des archéologues rejettent cette interprétation et voit Omri comme historique. Certains spécialistes place ce Roi comme le fondateur du Royaume d'Israël. L'éphémère dynastie fondée par Omri constitue un nouveau chapitre dans l'histoire du Royaume du Nord d'Israël. Elle met fin à près de cinquante années de guerre civile sur le trône. Il y a la paix avec le royaume de Juda et même la coopération entre les deux rivaux. Les relations avec les voisins de Sidon (ou Saïda), au Nord sont renforcés par des mariages négociés entre les deux cours royales. Cet état de paix avec deux puissants voisins permet au Royaume d'Israël d'étendre son influence et son contrôle politique, même en Transjordanie. Tous ces facteurs combinés font la prospérité économique du royaume. D'autre part, la paix avec Sidon abouti également à la pénétration des idées religieuses Phénicienne dans le royaume d'Israël.
C'est dans ce contexte qu'
Achab
(ou Ahab ou Ach'av, en
Hébreu : אחאב
בן-עמרי מלך ישראל, Ah’av ben ’Omri, 873-852
ou 874-853 E.R.Thiele ou 869-850
William Foxwell Albright)
arrive au pouvoir. Il est le 7e Roi
d’Israël,
son nom
signifie "Frère
du père". Au cours de son règne il va
être tour à tour l’allier et l'ennemi du Roi de
Juda
Josaphat (ou
Jehoshaphat, 870-845). Le royaume de
Moab, qu'avait
conquis son père, va rester tributaire. Il renforce
les contacts diplomatiques avec le Roi de
Tyr
Ithobaal I (ou
Ethbaal,
896-863)
dont il épouse la fille,
Jézabel.
Dans les affaires étrangères, cette période de
paix va être troublée par l'expansion du Royaume d'Aram (Damas),
Israël se retrouve bientôt confronté à la guerre dans le Nord-est.
Plus menaçante, toutefois, est l'ascension de l'Assyrie,
qui commence à s'étendre vers l'Ouest de la
Mésopotamie. Des
inscriptions
Assyriennes, nous apprenons qu'en
853, à la Bataille de
Qarqar
(ou Karkar),
Achab se joint
à une grande coalition de 11 Rois formée par les royaumes :
d'Égypte,
d'Arwad (ou Aradus ou Arados ou
Arvad ou Arpad ou Antioche en Pieria),
d'Hamath (ou
Hama, sur les rives de l'Oronte
dans le centre de la
Syrie),
ville qui avec son Roi Ilu-bi'di tiendra la révolte douze ans face à
l'Empereur d'Assyrie
suivant
Sargon II
(722-705),
mais sera écrasée et sa population sera déplacée par l'Assyrien
à
Samarie;
du Roi
Ammonite
Ba'sa (ou Baasa),
du Roi de
Tyr
Baal-Ezer II (ou Badezor ou
Badezir ou Balbazer, 863-829)
et d'autres États voisins, sous la direction
du Roi
Hadad VI (ou
Hadadézer ou Ben-Hadad II,
880-842)
de
Damas,
contre l'Empereur d'Assyrie
Salmanasar III (859-824), dont ils stoppent l'expansion
pour une dizaine d'années. Achab fournit le plus grand contingent de chars de la
coalition. On dénombre pas moins de 2 000 chars, 700 cavaliers et 10 000 soldats.
Ce qui semble
exagéré comme chiffres qui devaient comprendre les contingents d'autres nations
dont
Byblos,
qui envoie
aussi des troupes.
Achab est aussi réputé pour son
impiété. À l'instigation de sa femme
Jézabel, il élève un temple
au Dieu
Phénicien Baal,
persécute cruellement les prophètes, notamment Élie et fait périr Naboth, un
habitant de Jezréel, pour s'emparer de sa vigne située près du palais. Sa
biographie raconte qu'il n'eut recours au vrai Dieu que lorsqu'il se vit assiégé
dans Samarie
par
Hadad VI.
Avec le secours divin, il aurait vaincu plusieurs fois les armées de
Damas,
notamment en 858 et 857.
Selon le Tanakh, Achab, avec 7000 soldats, est vainqueur du Roi
Hadad VI
et de ses trente-deux Rois, qui étaient venu mettre le siège devant
Samarie.
L'année suivante il obtient une
victoire décisive sur lui à Aphek, probablement dans la plaine de Sharon à
Antipatris (Livre des Rois 1, 20). Il fait même prisonnier lui-même
Hadad VI,
mais il l'aurait rétablit dans son royaume en échange de la signature d'un
traité par lequel
Hadad VI
rendait les villes prises à Israël (15:20, 2 Rois 13:25). Trois ans plus tard,
la guerre éclate à nouveau entre les deux Rois à l'Est du Jourdain, Achab périt
dans un combat, percé d'une flèche. Selon la légende, les chiens léchèrent le sang de ses
blessures, comme cela avait été prédit.
Jézabel
lui donne trois enfants :
Athalie qui va être Reine de
Juda (841-835), afin de sceller une alliance, elle épouse
Joram le futur Roi de
Juda, Achazia (ou Ochozias ou Ahaziah) et Joram qui lui succèdent.
La Bible fait d'Athalie la
fille d'Omri.
Jézabel
sera assassinée par le Roi Jéhu,
il la fera défenestrer par ses eunuques.
Cependant le commerce avec cette ville ne sera pas poursuivi (2
Chr. 20:35-37).
Josaphat va à son tour aider le Roi
d'Israël, cette fois dans
une guerre contre les Moabites
révoltés,
que les Hébreux vont gagner. La Bible (Livres des Rois) évoque que, suite à l'encerclement militaire des
Moabites, ceux-ci auraient eu recours à un sacrifice humain.
Le Roi
Moab
Mesa
(ou Mesha le Dibonite, 850-840) aurait
sacrifié son propre fils sous les murs de sa capitale, Dibon (Dhiban en
Jordanie) et aurait ainsi obtenu la clémence du Roi d'Israël.
L'acte d'offrir son fils en sacrifice humain remplit
Josaphat d'horreur et il se
retira dans ses propres terres (2 Rois 3:4-27). Cette manifestation est inscrite
sur la stèle
de
Mesa, une
inscription écrite dans la langue
Moabite. La mort prématurée
d'Achazia est due à la maladie. Juste avant de mourir il aurait cherché conseil
auprès de l'oracle de Baal-Zebub à Ekron. Pour cette acte impie et déloyal, le
prophète Élie la dénoncé à trois reprises et prédit sa mort.
Tandis qu'il est récupéré à Jezréel, son général
Jéhu (843-814)
incite à la révolte.
Lorsqu'Ochozias
vient pour rendre visite à son oncle, il est pris dans la révolution de palais
où
Jéhu prend le pouvoir et met à
mort Joram. L'auteur de l'inscription sur la Stèle de Tel Dan, trouvée au cours
de fouilles archéologiques du site de Lakhish (ou Lachish) en 1993/1994, a
affirmé avoir tué les deux Rois:
Ochozias
et Joram,
l'auteur le plus probable de ce monument est
Hazaël. Bien que l'inscription soit un témoignage contemporain de cette
époque, les Rois de cette période ont tendance à se vanter et à faire des
déclarations exagérées. Aujourd'hui il n'est toujours pas clair si c'est
Jéhu qui a tué les
deux Rois (Comme la Bible le rapporte) ou
Hazaël (Comme la Stèle de Tel Dan le rapporte).
Quoi qu'il en soit, Jéhu qui est maintenant
maître de Jezréel, écrit aux commandant des troupes dans la capitale
Samarie
et commande à tous les Princes royaux du royaume de se soumettre.
Soixante-dix chefs vont se présenter à lui, et lui offrir leur abnégation. Peu
de temps après, Jéhu fera abattre quarante-deux personnes liées à la dynastie
Omrides (10:14). Une fois le contrôle de
Samarie
assuré, il convoque tous les adorateurs de Baal de la capitale et les tue. Puis,
selon le Deuxième Livre des Rois, il fait détruire tous les temples dédiés à ce
Dieu (10:27).
Si ces faits sont exactes, et à
aujourd'hui rien ne vient affirmer avec certitude le contraire, cela
expliquerait pourquoi on voit Jéhu rendre hommage à l'Empereur
d'Assyrie
Salmanasar III (859-824)
sur son obélisque noir (où son nom apparaît comme mIa-ú-a mar mHu-um-ri-i "fils de Jéhu Omri"),
actuellement au British Museum et
devenir son vassal. Sûrement très affaibli le souverain aurait préféré se soumettre à l'Assyrien
plutôt que de le combattre, ce qui semble judicieux de sa part. Dans les sources en dehors de la Bible Hébraïque, Jéhu
apparaît seulement dans les documents
Assyriens.
Son fils Joachaz va lui succéder.
Joachaz
(ou Jehoahaz, en
Hébreu : יהואחז
בן-יהוא מלך ישראל,
Yeho’ahaz ben Yehu,
814 à 804
ou 814-798 E.R.Thiele ou 815-801
William Foxwell Albright)
est le 11e
Roi d’Israël. Un sceau datant de la
fin du VIIe siècle a été trouvé avec l'inscription
"[appartenant] à Joachaz,
le fils du Roi". Le second Livre des Rois déclare qu'il est resté
fidèle à Yahvé, mais son peuple a suivi les
pratiques religieuses de la maison de Jéroboam, qui comprenait l'adoration cultuelle d'un pôle à
Samarie.
Sous son règne, Israël est envahit par le Roi de
Damas
Hazaël (842-796).
L'Araméen
est vainqueur, il laisse dans le pays
une armée de 50 cavaliers, 10 chars et 10000 fantassins
et Joachaz devient son vassal. (2
Rois 13:1-9). Son fils
Joas lui succède.
Prisonniers Israélites expulsés
d'Israël
par un soldat Assyrien
Joas
(ou Joash ou Jehoash, en
Hébreu :
יואש בן-יואחז מלך ישראל,
Yeho’ash ben Yeho’ahaz,
804 à 790
ou 798-782 E.R.Thiele ou 801-786
William Foxwell Albright)
est le 12e
Roi d’Israël. Lorsqu'il monte sur le trône le royaume que lui a laissé son père
Joachaz est au plus bas, il doit subir la tutelle du Roi de
Damas. Dans un premier temps il
va employer ses efforts pour se débarrasser de cette tutelle. Puis il s'attaque
au royaume de
Juda et déclare la guerre à
son Roi Amasias (ou
Amaziah ou Ahaziah, 802-776). Il le repousse jusqu'à Beth-Shémesh, à la
frontière de Dan et de la
Philistie et progresse sur
Jérusalem.
Joas s'empare de la ville
et fait prisonnier Amasias.
Celui-ci
ne retrouve sa liberté qu'en livrant les trésors du temple, qui sont emportés à
Samarie.
Selon le Deuxième Livre des Rois (13:12, 14:8-14)
et le Deuxième Livre des Chroniques (25:14-24),
il emporte le trésor du temple
et du palais
et fait abattre une partie de murailles de la ville,
Juda devient alors vassal
d'Israël. Cependant, Joas décède peu de
temps après et est enterré à
Samarie
(2 Rois 13:13). Au cours de son règne, il tolère le culte du veau d'or, mais
semble avoir eut un caractère à une dévotion sincère à l'adoration de Dieu. Il
s'occupe du prophète Elisée et on le voit pleurer à son chevet lorsque celui-ci
est en train de mourir. Son fils Jéroboam II lui succède.
Jéroboam II (En
Hébreu :ירבעם בן-יואש מלך
ישראל, Yerav’am ben Yeho’ash,
790-750 ou
782-753 E.R.Thiele ou 786-746 William Foxwell Albright)
est le 13e Roi
d’Israël. Son règne va être une période de prospérité et d'expansion
territorial. Les provinces perdues d'Ammon
et de Moab sont
reprises au royaume de
Damas. Le Roi
renouvelle l'alliance avec les
Phéniciens, en particulier celle avec le Roi de
Tyr.
Pendant ce temps, le royaume de
Juda
toujours sous la domination de
Samarie,
connaît la paix et l'expansion démographique.
En 1910,
George Andrew Reisner a trouvé soixante-trois tessons
de poterie inscrits lors des travaux d'excavation du palais royal à
Samarie,
qui ont été plus tard datés du règne de Jéroboam II. ils mentionnent les années
de règne des Rois allant du neuvième jusqu'au sien. Ces Ostraca contiennent des
informations précieuses sur la langue, la religion et le système administratif
de la période.
Les preuves archéologiques confirment
le récit biblique du règne de Jéroboam II comme le plus prospère qu'Israël n'ait
jamais connu. À la fin de son règne la population sur le royaume est plus dense
que dans tout le reste du levant, avec une peuplade d'environ 350 000 personnes.
Les
expéditions commerciales via la mer Rouge reprennent.
Cette prospérité est construite sur le commerce de l'huile d'olive, du vin et
peut-être des chevaux, avec en particulier l'Égypte
et l'Assyrie.
La
prospérité, par contre, s'accompagne d'un écart important entre l'élite sociale
et les paysans pauvres et les Prophètes critiquent l'action du Roi.
Ce règne est la période des prophètes: Osée, Joël et Amos, qui ont tous
condamné le matérialisme et l'égoïsme de l'élite Israélite.
Son fils Zacharie lui succède. La
succession de Jéroboam II va être le théâtre de luttes et d'assassinats pour le
pouvoir.
C'est le nom de la ville dans le
texte Massorétique, mais les commentateurs et traducteurs modernes préfèrent la
lecture Tappuah. Il fait mettre tous ses habitants à mort et traite les femmes
enceintes de manière horrible en leur faisant arracher les enfants à naître de
l'utérus (15:16). Le prophète Osée (VII, 1-XIII, 15) décrit l'ivresse de cette
débauche. Le règne de ce militaire aventurier est important du fait qu'il va
être le témoin impuissant de l'ascension de l'Empire d'Assyrie.
L'Empereur
Téglath-Phalasar III
(ou
Tiglath-Pileser,
745-727) envahit Israël. Cependant
il quitte rapidement le pays car Ménahem lui verse un énorme tribut de 1 000
talents d'argent en contrepartie (2 Rois 15:19). La somme avait été réunie en
prélevant 50 shekels à chaque "personne de moyens" (15:19-21) ce qui va rendre
le Roi très impopulaire. On trouve la trace de cet hommage dans les annales de
l'Empereur
Assyrien. Dans les textes bibliques on ne trouve pas le nom de
Téglath-Phalasar III, mais celui de Phul qui lui a été rattaché par les
historiens. À aujourd'hui rien ne vient contredire le fait que Ménahem semble mort de mort naturelle,
après un règne d'une dizaine
d'années. Il laisse le trône à son fils Pékahiya (ou Pekahiah) pour un règne
éphémère.
Il y a un certain mystère quant à l'identité de ce Roi d'Égypte. Certains spécialistes ont fait valoir que la demande d'aide d'Osée à l'Égypte se réfère à la ville de Saïs ce qui laisserai penser que le souverain est Tefnakht I (727-716), Roi de la XXIVe dynastie. Toutefois il faut noter que la ville principale de l'Égypte à ce moment-là est Tanis, ce qui donne à penser que la proposition de l'égyptologue Kenneth Anderson Kitchen, est correcte et qu'il s'agirait du Roi Osorkon IV (730-715) de la XXIIe dynastie. L'Empereur d'Assyrie sentant le piège met le siège devant la capitale Samarie qui est prise au bout de trois ans, en 722 et Osée est capturé.
Certains chercheurs expliquent que Salmanasar V a convoqué Osée à sa cour pour demander une justification au manque d'hommage, qui a abouti à l'emprisonnement du Roi d'Israël et à l'envoi de l'armée Assyrienne dans ses terres. Cependant Salmanasar V meurt peu de temps après que la ville soit tombée et l'armée Assyrienne est rappelée pour assurer la succession de Sargon II (722-705). La terre d'Israël, qui a résisté aux Assyriens pendant trois années, se révolte de nouveau. Sargon II revient avec son armée et détruit le Royaume d'Israël qui devient une province Assyrienne. La province pacifiée, il déporte les citoyens d'Israël au-delà de l'Euphrate, dont le restant de la cour et les artisans capables de travailler le métal, soit près de 30 000 personnes (27 290 d'après l'inscription de Sargon II).
Inversement des populations de l'Empire Assyrien sont déplacées vers Samarie : Des gens de Babylone, Cuthah, Avva et en particulier ceux d'Hamath (ou Hama, une ville sur les rives de l'Oronte dans le centre de la Syrie) dont la révolte de son Roi Ilu-bi'di, a été écrasée par Sargon II (2 Rois 17:6, 24). Celui-ci avait aussi profité de la confusion lors de la succession de Salmanasar V pour constituer, sous l'égide des Égyptiens de la XXVe dynastie, une coalition contre l'Assyrie. L'auteur des Livres des Rois indique que : "La destruction du pays est arrivée parce que les enfants d'Israël ont péché contre le Seigneur" (2 Rois 17:7-24) et non pas en raison d'une erreur de calcul politique d'Osée. Ce qui est arrivé à Osée après son emprisonnement et quand et où il est décédé, est à aujourd'hui toujours inconnu. |
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Pour
d'autres détails sur le Royaume voir les ouvrages de :
William Foxwell Albright :
- Archaeology and the Religion of Israel, Johns Hopkins Press, Baltimore, 1942-1968.
- New light from Egypt on the chronology and history of Israel and Judah, pp. 4–11,
BASOR 130, Baltimore, 1953.
- The Bible in the ancient near east, Festschrift for Albright, edited by G.Ernest Wright,
Garden City, Doubleday, 1965.
Jacob Ashkenasi :
- Le peuple juif et ses contacts avec le monde méditerranéen : De la chute du royaume d'Israël (720 av.J.C.)
à la destruction du second temple (70 ap.J.C.), Edisud, Aix-en-Provence, 2005.
Louis Cheminant :
- Le royaume d'Israël, 933-722 av.J.C., Éditions du Cerf, Paris, 1947.
Laura Faye Dix Marshall :
- A history of the ancient kings of the divided kingdom of Israel, University of Toledo, Thesis (M.A.), 1964.
Gershon Galil :
- The chronology of the kings of Israel and Judah, E.J.Brill, Leiden, New York, 1996.
Gershon Galil et Andrew G Vaughn :
- Review of the chronology of the Kings of Israel and Judah, pp. 74-76,
BASOR 318,
Baltimore, Mai 2000.
Caroline C Graveson et Stafford Allen Warner :
- Lessons on the Kingdom of Israel, Headley Brothers, london, 1913.
Baruch Halpern :
- Levitic participation in the reform cult of Jeroboam I, pp. 31-42, Journal of Biblical Literature 95,
N°1, Mars 1976.
Victor Harold Matthews :
- A brief history of ancient Israel, Westminster John Knox Press, Louisville, 2002.
James Maxwell Miller et John H Hayes :
- A history of ancient Israel and Judah, Westminster John Knox Press, Louisville, 2006.
André Parrot :
- Samarie, capitale du royaume d'Israël, Delachaux & Niestlé, Neuchâtel, 1955.
Charles Edward Sell :
- The kingdom of Israel, S.P.C.K. Depository, Madras, 1925.
Edwin R.Thiele et André Lemaire :
- Review of the mysterious numbers of the Hebrew Kings, pp. 54-56,
JNES 47, N°1,
Chicago, Janvier 1988.
Edwin R.Thiele :
- The chronology of the Kings of Judah and Israel, pp. 137-186,
JNES 3, N°3,
Chicago, Juillet 1944.
- The mysterious numbers of the Hebrew kings :
A reconstruction of the chronology of the kingdoms of Israel and Judah, University of Chicago Press, Chicago, 1951.
- Coregencies and overlapping reigns among the Hebrew Kings, pp. 174-200,
Journal of Biblical Literature 93, N°2, Juin 1974.
- A chronology of the Hebrew kings, Zondervan Pub. House, Grand Rapids, 1977.
Wesley Irwin Toews :
- Monarchy and religious institution in Israel under Jeroboam I, Scholars Press, Atlanta, 1993.
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Pour plus de détails voir aussi : les Hébreux - Royaume de Juda - les Hasmonéens |
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