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Pour plus de détails voir aussi : les Hébreux - Royaumes d'Israël, de Juda - les Hasmonéens - la Judée, les Hérodiens - Jérusalem - Sichem |
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Origine, localisation
Samarie (ou Samaria ou Samartie, en Hébreu : שמרון Shomron ou Šomзron, en Grec : Σαμάρεια, en arabe : سامريون Sāmariyyūn ou ألسامرة as-Samarah) et la région Samarie, qui est également connue sous le nom de جبال نابلس, Jibal Naplouse, est un terme utilisé pour les zones montagneuses du tiers septentrional de la Cisjordanie, dont la ville principale est Naplouse. Son nom Samarie découle de l'ancienne ville du même nom. De nos jours, le terme de Samarie est utilisé par le service des statistiques officiel de l'État d'Israël et par des personnes parlant Hébreu ou attachées à Israël pour insister sur la relation d'Israël à cette région ou pour se référer plus spécifiquement à la Cisjordanie dans le terme "Judée-Samarie" (yéhoudâ we-shomrôn). La ville de Samarie, se situe dans la région du centre de la Palestine, entre la Galilée au Nord et la Judée au Sud. Elle est la capitale du royaume d’Israël à partir de 880 av.J.C. L'étymologie du mot vient peut-être de Shamar, qui signifie "à regarder", "sens" où "quelque chose comme", mais, selon le premier livre des Rois (16:24), le nom est dérivé d'un individu (ou du clan) Shemer, dont le Roi d'Israël Omri (884-873) acheta les terres. La région de Samarie, est délimitée au Nord par la vallée du Jezréel, à l'Est par le Jourdain, à l'Ouest par la plaine de Sharon et le mont Carmel et au Sud par les montagnes de Jérusalem. Dans les temps bibliques, la Samarie couvrait de la Mer Méditerranée à la vallée du Jourdain, y compris la plaine de Sharon et le mont Carmel. Les collines de Samarie ne sont pas très élevés, atteignant rarement une hauteur de plus de 800 mètres.
Les Samaritains
Les Samaritains (ou Shamerim "les observateurs" ou "ceux qui gardent", en Hébreu : Shomronim שומרונים "de Shomron") sont quelques fois appelés "Israélites-Samaritains" et sont également connu sous le nom de Cuthim. C'est un peuple peu nombreux apparenté aux Juifs et vivant dans la région de Samarie. Ils se sont installés là après le début de l'exil des Israélites du royaume d'Israël par les Assyriens. Lorsque l’Empereur d’Assyrie Sargon II (722-705) envahit le Nord du royaume d'Israël en 722 av.J.C et qu'il prend Samarie en 721, une partie de la population Juive est déportée en partie en Médie et remplacée par des colons d’origine étrangère venus de Babylonie ou de Syrie et convertis à une religion Hébraïco-païenne.
Sargon II revendique dans ses annales qu'il a déporté 27 290 habitants de la capitale du royaume d'Israël. Cela ne semble cependant pas être la totalité de la population. Les Samaritains vont dominer cette région jusqu'au VIe siècle. Les nouveaux habitants vénéraient leurs propres Dieux, mais lorsque la zone où ils étaient installés, à faible densité de population, devint dangereuse, infestée de bêtes sauvages, ils firent appel à l’Empereur d’Assyrie pour qu'il autorise le Grand Prêtres Israelite à les instruire sur la manière d'adorer le "Dieu de ce pays". Le résultat en est une religion syncrétique, dont les groupes adoraient le Dieu Hébreu, mais ils ont aussi servi leurs propres Dieux, conformément aux coutumes des nations d'où ils avaient été importés.
Ils ne se considèrent pas comme des Juifs, mais beaucoup des Samaritains se prétendent être les descendants des Israélites du Royaume du Nord qui ont échappé à la déportation et l'exil. À l'inverse, les Juifs orthodoxes les considèrent comme des descendants des populations étrangères, les colons Assyriens ou Babyloniens de l'antiquité, ayant adopté une version illégitime de la religion Hébraïque et à ce titre refusent de les considérer comme Juifs ou même comme des descendants des anciens Israélites. Toutefois il faut noter qu'ils sont reconnus comme Juifs par l'État d'Israël. On appelle parfois leur religion le Samaritanisme. Les Samaritains offrent le paradoxe d'être à la fois une des plus petites populations du monde (Ils sont 712, en 2007) et une des plus anciennes dotées d'une histoire écrite, puisque leur existence est attestée dès 721 en Samarie. Le Samaritanisme est une religion étroitement liée au Judaïsme. Leur religion est basée sur le Pentateuque, comme le Judaïsme et beaucoup de Juifs acceptent qu'ils en soient une branche. Cependant, contrairement à celui-ci, ils refusent la centralité religieuse de Jérusalem. Bien qu'ils soient apparus avant le développement du Judaïsme rabbinique et que cette différence ne soit donc pas à l'origine de leur divergence, ils n'ont pas de Rabbins et n'acceptent pas le Talmud du Judaïsme orthodoxe. Les Samaritains refusent également les livres de la Bible Hébraïque postérieurs au Pentateuque (Livres des Prophètes et Livres Hagiographes). Le Samaritanisme se base principalement sur l'utilisation de la Torah en tant que son livre saint. Ils construisent leur temple sur le Mont Garizim, mais celui-ci sera détruit par le Roi Hasmonéen Jean Hyrcan I (134-104). Ce dernier a à son actif d'avoir réglé par la force les différents religieux entre les Juifs et les s. Il conquiert Sichem, l'une des plus importantes villes de la Samarie et détruit le 21 Kislev (Décembre) 120, le temple sur le Mont Garizim (bien que leurs descendants vont continuer leur culte parmi ses ruines).
Ce geste va malheureusement servir à approfondir la déjà historique haine et la rivalité entre les deux communautés. Les Samaritains affirmeront toujours être les purs descendant des 10 tribus habitant le royaume de Samarie et rejetterons toute accusation de paganisme. La parabole dite du "Bon Samaritain" est celle dont se sert Jésus de Nazareth, selon l'Évangile de Luc, pour illustrer sa définition du "prochain". La parabole du Bon Samaritain met en scène un voyageur Samaritain, que les Juifs tiennent pour impie, qui se montre capable de compassion envers un inconnu grièvement blessé alors qu'à l'inverse, un Prêtre et un Lévite sont passés avant lui sans s'arrêter.
L'histoire....... |
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Le royaume d'Israël (En Hébreu : ממלכת ישראל, Yisrael Yisrael) est un des deux royaumes qui se forment dans le Nord du pays, dans l'ancien État connu lui aussi sous le nom de Royaume d'Israël, à la suite du schisme dans le peuple Hébreu, à la mort de Salomon en 931 av.J.C. Alors que dans le Sud se forme le Royaume de Juda, dont le premier Roi sera Roboam (ou Rehoboam, 931-914) et qui choisit Jérusalem pour capitale. Selon la Bible hébraïque, le royaume d'Israël apparaît pour la première fois après la mort du Roi Saül (1030-1010 ou 1047-1007), lorsque la tribu de Juda élève David (1010-970 ou 967) Roi pour régner sur eux. Selon le Second Livre de Samuel (5:6 et 7), ses capitales vont être dans l'ordre Sichem, Tirza (ou Tirzah ou Thirsa) et Samarie.
Samarie (Shomron) est littéralement "une tour de garde". Au cœur des montagnes d'Israël, à quelques kilomètres au Nord-ouest de Sichem, se dresse la "colline de Shomron", une montagne isolée, un grand "mamelon". Il s'agit d'une colline de forme oblongue, raide et difficilement accessible par ses côtés. Cependant sur son plateau se cultive olives et vins qui font sa réputation. Le Roi d'Israël Omri (884-873) achète cette colline à son propriétaire Shemer pour deux talents d'argent et s'appuie sur son large sommet pour la construction de sa ville à laquelle il donne le nom de Shomron.
Il décide aussi qu'elle sera la nouvelle capitale de son royaume au lieu de Tirza (ou Tirzah ou Thirsa) (1 Rois 16:24). À ce titre, la cité va bénéficier de nombreux avantages. Omri va y séjourner au cours des six dernières années de son règne. À la suite de l'échec d'une guerre contre les Araméens de Damas, Omri semble avoir été tenus d'accorder aux Syriens le droit de "rendre les rues en Samarie", c'est-à-dire, probablement l'autorisation pour les marchands Araméens d'exercer leur commerce dans la capitale Israélite.
Samarie sera la seule grande ville d'Israël, créé par un souverain. Toutes les autres avaient déjà été consacrées par la tradition patriarcale ou étaient des possessions précédentes. Samarie est seule le choix d'Omri qui y construit son palais. Son lien particulier avec la cité en tant que son fondateur est prouvé par la dénomination Beth-Khumri ("Maison du palais d'Omri") sur des inscriptions Assyriennes. Samarie va faire l'objet de nombreux sièges. Le premier, peu de temps après sa création, se déroule lors du règne du Roi d'Israël suivant, Achab (ou Ahab, 873-852). Sa biographie raconte qu'il eut recours au vrai Dieu lorsqu'il se vit assiégé dans la capitale par le Roi de Damas Hadad VI (ou Hadadézer ou Ben-Hadad II, 880-842).
Avec le secours divin, il aurait vaincu plusieurs fois les armées de Damas notamment en 858 et 857. Selon le Tanakh, Achab avec 7000 soldats est vainqueur du Roi Hadad VI et de ses trente-deux Rois, qui étaient venu mettre le siège devant Samarie. (Premier Livre des Rois 20:1-21). L'année suivante il obtient une victoire décisive sur lui à Aphek, probablement dans la plaine de Sharon à Antipatris (Livre des Rois 1, 20).
Lors du règne de Joram (ou Jehoram, 851-842), Hadad VI persiste et fait de nouveau le siège de Samarie. Mais juste au moment où le succès semble être à sa portée, il doit soudainement rompre le siège, alarmé par des mystérieux bruits de chars et de chevaux d'une grande armée. Il s'enfuit en laissant sont camp avec l'ensemble de son contenu derrière lui. Puis Samarie et le Royaume vont devenir les vassaux du nouvel envahisseur qu'est l'Assyrie. À la mort de l'Empereur d’Assyrie Téglath-Phalasar III en 727, la situation va s'aggraver. Le Roi d'Israël Osée (ou Osie ou Hoshea, 732-722) cesse de payer le tribut aux Assyriens. Le nouvel Empereur Salmanasar V (727-722) fait alors campagne contre Osée pour le forcer à présenter et rendre hommage (17:3). Osée, pour gagner du temps, promet à Salmanasar V d'être son serviteur et qu'il lui paiera le tribu réclamé, dans l'attente d'un soutien du Roi d'Égypte, alors en plein conflit internes. L'Empereur d'Assyrie sentant le piège met le siège devant Samarie qui est prise au bout de trois ans, en 722 et Osée est capturé.
Certains chercheurs expliquent que Salmanasar V a convoqué Osée à sa cour pour demander une justification au manque d'hommage, qui a abouti à l'emprisonnement du Roi d'Israël et à l'envoi de l'armée Assyrienne dans ses terres. Cependant Salmanasar V meurt peu de temps après que la ville soit tombée et l'armée Assyrienne est rappelée pour assurer la succession de Sargon II (722-705). La terre d'Israël, qui a résisté aux Assyriens pendant trois années, se révolte de nouveau.
En 722, Sargon II revient avec son armée et détruit le Royaume d'Israël et sa capitale. Il ne s'en relèvera pas et devient une province Assyrienne. La province pacifiée, il déporte les citoyens d'Israël au-delà de l'Euphrate, dont le restant de la cour et les artisans capables de travailler le métal, soit près de 30 000 personnes (27 290 d'après l'inscription de Sargon II) (Deuxième Livre des Rois 18:9-12; 17:3).
La population est exilée en partie en Médie et inversement des populations de l'Empire Assyrien sont déplacées vers Samarie : Des gens de Babylone, Cuthah, Avva et en particulier ceux d'Hamath (ou Hama, une ville sur les rives de l'Oronte dans le centre de la Syrie) dont la révolte de son Roi Ilu-bi'di, a été écrasée par Sargon II (2 Rois 17:6, 24). Cette population va former les Samaritains, également connu sous le nom de Cuthim. Le fragment d'une stèle, avec une inscription Assyrienne attribuée à Sargon II, a été trouvée sur la pente orientale de l'Acropole de Samarie ce qui témoigne de sa présence dans la cité.
La ville, avec la région des hauts plateaux voisins, est ensuite dirigée par un gouverneur Assyrien. Il n'y a que de maigres vestiges de cette période et de celle qui succède, lorsque les Assyriens vont succomber devant les Néo-Babyloniens du Roi de Babylone Nabuchodonosor II (605-562). C'est seulement lors de la période suivante, lors de la conquête de l'Empire néo-Babylonien par le Roi Perse Achéménide Cyrus II (559-529), que la ville va reprendre de l'importance. Les tensions entre la famille régnante et le Gouverneur de Jérusalem, Néhémie sont documentées dans la Bible (Esdras 4:10, Néhémie 2:1-8).
Comme toute la région, Samarie est libérée des Perses par le Roi Macédonien Alexandre le Grand (336-323). Puis, à la mort de ce dernier, son Empire est partagé entre ces différents généraux qui se constituent en royaumes. Samarie échoit au Roi Séleucide Séleucos I Nikâtor (305-280) et des milliers de soldats vont y établir garnison a la suite d'une révolte des Samaritains. Trois tours rondes, de 13 m de diamètre, datant de cette période ont été fouillés (Les deux premières ont été attribuées à la période Israélite) ainsi que des murs de fortification avec des tours carrées.
Puis le Roi d'Égypte Ptolémée I Sôter (305-282) s'en empare et la ville change une nouvelle fois de mains. Elle reste sous domination Égyptienne jusqu'à la bataille du Pannion, en 198, qui est remportée par le Roi Séleucide Antiochos III Mégas (223-187) contre Ptolémée V Epiphane (196-180) qui reprend la Judée et la ville. Le Roi Séleucide Antiochos IV Épiphane (175-164) tente d'helléniser complètement la Judée et dédie le temple de Jérusalem à Zeus. Cet acte provoque la révolte de son Grand Prêtre Mattathias Maccabée (167-166) et de ses cinq fils, qui aboutit à l'établissement de leur dynastie sur la terre d'Israël.
Le dernier fils Simon Maccabée (142-135), après une longue guerre, obtient en 142/141, du Roi Séleucide Démétrios II Nikatôr (145-138 et 129-125) la reconnaissance de l'indépendance Juive. Jérusalem devient la capitale du royaume indépendant Hasmonéen. Son Premier Roi l'Hasmonéen Jean Hyrcan I (134-104) débute alors des campagnes pour agrandir son royaume. Il conquiert de nombreuses villes aux Séleucides dont une partie de Samarie. Il a également à son actif d'avoir réglé par la force des différents religieux entre les Juifs et les Samaritains. Il conquiert Sichem, l'une des plus importantes villes de la Samarie et détruit le 21 Kislev (Décembre) 120, le temple Samaritain sur le Mont Garizim (Bien que leurs descendants vont continuer leur culte parmi ses ruines). Ce geste va malheureusement servir à approfondir la déjà historique haine et la rivalité entre les deux communautés.
Les Samaritains, qui tiennent toujours leur ville fortifiée de Samarie, restent hostiles envers les Juifs. Pour cette raison Jean Hyrcan I décide de renouveler ses attaques contre eux. Il a marche contre Samarie, à la tête d'une grande armée, mais sa présence à Jérusalem est requise, il quitte alors le siège de la ville qu'il laisse à ses deux fils, Aristobule I et Antigone. La guerre se prolonge de façon inattendue par l'ingérence du Roi Séleucide, Antiochos VIII Gryphos (125-114). Le Roi d'Égypte Ptolémée IX Sôter II Lathiros (116-107 et 89-81), en septembre/octobre 107 est détrôné et chassé du pays par son frère, jusque là Roi de Chypre, Ptolémée X Alexandre I Philométor (107-88). Il cherche alors à se constituer un royaume en Judée, mais vaincu par Aristobule I, il appel à l'aide les Syriens. En 106, malgré cet appui, Aristobule I et Antigone vont non seulement conquérir l'ensemble de la plaine de Jezréel, en particulier l'importante ville de Bethshan (ou Beth-Shan ou Beit Shéan), mais aussi, quelques mois plus tard, le 25 Novembre, ils prennent la ville de Samarie et son fort.
Ils détruisent la cité et s’efforcent d’effacer jusqu’à la dernière trace de l’existence d’une ville fortifiée sur la colline. Les Hasmonéens vont garder la cité jusqu'à leur déclin. À la mort de son Roi Alexandre I Jannée (103-76), ses fils Hyrcan II et Aristobule II vont se batailler le pouvoir. Ils vont chacun demander à Rome d'intervenir en leur nom. Les Romains vont accepter, mais en 63 les troupes de Pompée (106-48) entrent en Judée, elles prennent Jérusalem et la royauté est abolie. L'Empire Hasmonéen est démembré et la Judée est réduite à un petit État-client de Rome mais toujours avec une certaine indépendance. La même année Samarie est annexée à la province Romaine de Syrie. Puis les Romains installent comme Régent de Judée le chef Édomite (ou Iduméen), Antipater I (47-43 av.J.C).
Pour services rendus, ils accordent le titre de "Roi des Juifs" à son fils Hérode le Grand (Tétrarque de Judée 41-40, Roi de Judée 40-37, Roi d'Israël 37-4 av.J.C) et lui attribue de nombreuse villes dont Samarie en 30 av.J.C. Hérode reconstruit et embellit la cité et en 27 av.J.C, il lui donne le nom de Samaria Sebastê. Il fait édifier l'Augusteum, qui est constitué : D'un temple construit sur l'ancien palais d'Omri au sommet de l'acropole.
Également une porte de la ville, la rue à colonnades, un théâtre sur la côte Nord-est de l'acropole, un autre temple sur une terrasse au Nord de l'Acropole et un stade au Nord-est dans la vallée. La ville est protégée par une muraille de 4 km de long, avec des tours aux portes Ouest et Nord. La cité est une nouvelle fois reconstruite, mais sans grands changements majeurs au IIe siècle de notre ère par l'Empereur Romain Septime Sévère (193-211), lorsqu'il y installe une colonie de vétérans. |
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Le site archéologique
Le site a été fouillé par deux expéditions archéologiques. La première fut la Harvard Expédition, initialement dirigée par Gottlieb Schumacher en 1908, puis par George Andrew Reisner en 1909 et 1910, avec l'aide de David Gordon Lyon et de l'architecte Clarence Stanley Fisher (Voir Harvard excavations at Samaria, 1908-1910, Harvard Semitic series, Harvard university Press, 1924). La deuxième expédition est connue sous le nom de "Joint Expedition", un consortium de cinq établissements et est réalisée par John Winter Crowfoot entre 1931 et 1935, avec l'aide de Mary Kathleen Kenyon, Eliezer Sukenik, des principales institutions de l'Ecole Britannique d'archéologie de Jérusalem, la Palestine Exploration Fund et l'Université Hébraïque. |
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Dans les années 1960 des fouilles à petite échelle, réalisées par Fawzi Zayadine ont été menées au nom du Département des antiquités de la Jordanie. La ville est bâtie au sommet d'une colline rocheuse et aujourd'hui le site est utilisé comme terre agricole, par les villageois voisins. Cela signifie que la plupart des zones excavées doivent être remblayées et retournent à un usage agricole. Ces deux points entravent nettement les fouilles et les analyses. Seule l'acropole de la Samarie a été largement excavée.
Le palais, situé sur une colline haute, n'a été fouillée que par la Harvard Expédition et fut attesté par eux comme le Palais du Roi Omri (884-873) (bâtiment désigné : période I). Juste en dessous du palais deux tombes dans la roche, ont été attribuées aux Rois Omri et Achab (ou Ahab, 873-852). À l'Ouest du palais se trouve quelques rares vestiges de bâtiments datant de cette époque. Toujours à cette époque, l'Acropole a été étendu sur tout ses côtés par l'ajout d'un gigantesque mur d'enceinte, construit dans le style casemate, le nouvel espace rectangulaire de l'acropole mesure 90 m du Nord au Sud et 180 m d'Ouest en Est |
Autre vue de l'Augusteum |
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Cette phase (bâtiment Période II) de construction est traditionnellement attribuée à Achab. Dans le Palais Omride se trouvaient des tombeaux royaux (Qui sont encore accessibles aujourd'hui via les chambres souterraines) et il y avait un bâtiment administratif où ont été récupéré 63 Ostraca qui nous fournissent une foule de données concernant la fourniture d'huile et de vin, et peuvent éventuellement être attribués à la période de Jéroboam II (790-750). Au Nord du palais a été mise au jour une cache riche de vestiges Phéniciens en ivoire, ils étaient mélangés à des débris. Au Nord-est et au-dessous de l'Acropole, un certain nombre de tombes (mausolées), contenant des sarcophages, datant de l'âge de fer ont été exhumées sur le site du village moderne et les champs adjacents. Leurs emplacements délimitent probablement la limite de la ville dans cette direction. Une petite église (Basilique), fondée au Ve siècle ap.J.C, a été mise au jour sur le versant Sud de l'Acropole. Un monastère y a été ajouté à une date ultérieure. |
Sceau portant le nom de Jéroboam II |
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Photos issues de Holyland-pictures.com - Samaria/sebastya retouchées pour ce site | ||
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Autre vue des ruines du site bordant les champs |
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Autre vue de la rue à colonnade |
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Vestiges d'une tour de l'époque Hellénistique |
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Ruines d'une église Byzantine |
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Entrée de l'église Byzantine |
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Pour
d'autres détails sur la ville voir les ouvrages de :
Roger S.Boraas et Bob Becking :
- The fall of Samaria : An historical and archaeological study, E.J.Brill, Leiden, New York, 1992.
Amédée Brunot :
- La Samarie, Bayard-Presse, Paris, 1976.
John W.Crowfoot, Kathleen Mary Kenyon et Eleazar Sekenik :
- The buildings at Samaria (Samaria-Sebaste 1), Palestine Exploration Fund, London, 1942.
- The objects from Samaria (Samaria-Sebaste 3), Palestine Exploration Fund, London, 1957.
Jan Dušek :
- Les manuscrits Araméens du Ouâdi Daliyeh et la Samarie vers 450-332 av.J.C., E.J.Brill, Leiden, Boston, 2007.
René Dussaud :
- Samarie au temps D'achab, Librairie Paul Geuthner, Paris, 1926.
Norma Franklin :
- The tombs of the Kings of Israel, pp. 1–11. Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins 119, 2003.
- Samaria : From the bedrock to the Omride palace, pp. 189–202, Levant 36, 2004.
Mordechai Gichon et H.Zeev :
- Judée et Samarie, Carta, Jérusalem, 1974.
Jean-Daniel Macchi :
- Les Samaritains : histoire d'une légende, Israël et la province de Samarie,
Labor et Fides, Genève, 1994.
André Parrot :
- Samarie, capitale du royaume d'Israël, Delachaux & Niestlé, Neuchâtel, 1955.
Maria Teresa Petrozzi :
- La Samarie, Franciscan Printing Press, Jérusalem, 1981.
George Andrew Reisner et Clarence Stanley Fisher :
- Harvard excavations at Samaria, Harvard University Press, Cambridge, 1908-1910.
Ron E.Tappy :
- The archaeology of Israelite Samaria : Vol. I, early iron age through the ninth century BCE,
Harvard Semitic Studies 44, Scholars Press, Atlanta, 1992.
- The archaeology of Israelite Samaria : Vol. II, The eighth century BCE, Harvard semitic studies 50,
Eisenbrauns, Winona Lake, 2001.
- The provenance of the unpublished ivories from Samaria, pp. 637–56, I will speak the riddles of ancient times,
Archaeological and Historical Studies in Honor of Amihai Mazar on the Occasion of his Sixtieth Birthday,
Eisenbrauns, Winona Lake, 2006.
- The final years of Israelite Samaria : Toward a dialogue between texts and archaeology, pp. 258–79,
Up to the gates of Ekron : Essays on the archaeology and history of the eastern Mediterranean in
honor of Seymour Gitin,
The W.F.Albright Institute of Archaeological Research and the Israel Exploration Society, Jérusalem, 2007.
Fawzi Zayadine :
- Samaria-Sebaste : Clearance and excavations (October 1965-June 1967), pp. 77–80, Annual of the
department of antiquities
of Jordan 12, Janvier 1966.
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Pour plus de détails voir aussi : les Hébreux - Royaumes d'Israël, de Juda - les Hasmonéens - la Judée, les Hérodiens - Jérusalem - Sichem |
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