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Buste trouvé à Byblos |
Byblos (En Grec : Βύβλος Byblos ou Biblos, en arabe Jbeil جبيل, dans les textes cunéiformes : Goubla ou Gubla, dans l'Ancien Testament ou Gebal) est une ancienne cité de Phénicie. Byblos est le nom Grec de la ville de Gebal. Ils la nomment ainsi parce que c'est grâce à Gebal (ou Gubla) que les papyri Égyptiens, bublos Bύβλος, sont importés en Grèce. Elle a également portée le nom de Gibelet (ou Giblet) pendant les Croisades. En arabe le mot ''Jbeil'' veut dire "montagne", mais le nom de la ville pourrait aussi signifier "puits de Dieu". |
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Elle se situe aujourd'hui sur le site de la ville moderne de Jbeil (Gubayl ou Joubayl, un nom descendant directement des Cananéens), dans le gouvernorat du Mont-Liban (Actuelle Liban), sur la côte Méditerranéenne, à environ 40 kilomètres au Nord de Beyrouth.
Elle aurait été fondée vers 5000 av.J.C. Dès le IVe millénaire Byblos est un centre commercial actif, trafiquant surtout avec l’Égypte avec laquelle elle exporte du bois du Liban. Ce rapprochement de l’Égypte a un effet durable sur l’art et la culture de Byblos, elle devient un centre religieux important où l‘on pratique le culte d’Osiris. |
Vue du site du pied du fort |
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Elle fait aussi commerce de textile et de vêtement avec la Mésopotamie, notamment avec la ville de Mari et également avec les Minoens de Crête. Les souverains Amorrites de Byblos se font enterrer dans des tombeaux avec des objets Égyptiens (Tombeau d’Ahiram, Roi au XIe siècle). Elle est mentionnée dans la Bible, se référant à la nationalité des bâtisseurs du Temple de Salomon (970-931). |
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Elle est un site archéologique intéressant pour les archéologues en raison des couches successives de débris résultant de siècles d'habitation humaine. Des preuves archéologiques de Byblos, qui remontent à environ 1200 av.J.C, montrent l'existence d'une écriture alphabétique Phénicienne de vingt-deux caractères. Un exemple important de cette écriture (Et le plus ancien trouvé à ce jours) se trouve sur le sarcophage du Roi Ahiram.
L'utilisation de l'alphabet s'est propagé par les Phéniciens par l'intermédiaire de leur commerce maritime dans les parties de l'Afrique du Nord et en Europe. L'un des plus importants monuments de cette période est le temple de Resheph, un Dieu Cananéen de la guerre, mais il sera détruit à l'époque du Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323). Byblos se caractérise aujourd'hui par son antique port de pêche, son site Romain et son château datant des croisés.
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Théâtre Romain - Byblos |
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L'histoire....... |
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Piliers du temple de Baalat Gebal |
Byblos aurait été occupée au cours de la période néolithique, vers 5000 av.J.C. Les traces les plus anciennes d'une occupation humaine sur le site sont celles d'un village de pêcheurs. De cette époque on trouve les restes de certains bâtiments sur le site. Selon l'écrivain Philon de Byblos (ou Philo ou Herennius, 64-141), citant Sanchuniathon, la ville avait la réputation d'être la plus ancienne cité du monde habité, idée aujourd'hui encore soutenue par de nombreux spécialistes. Elle aurait été fondée par Cronus, comme la première ville en Phénicie. Elle serait également le lieu où le Dieu Égyptien Thot aurait inventé l'écriture. Cependant, à aujourd'hui, il n'y a pas de preuve concrète qu'elle soit vraiment la plus ancienne ville du monde.
Lors du IIIe millénaire la cité-État de Byblos est colonisée par les Phéniciens et devient un centre religieux important. Les premiers signes d'une ville peuvent être observés, avec les restes de constructions de maisons de taille unique. Son temple de Baalat Gebal devient célèbre dans le monde antique. C'est la période où cette civilisation Phénicienne va commencer à se développer. Des archéologues Égyptiens y ont retrouvé des objets datant de la IVe dynastie (2575/3-2465) d'Égypte. |
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Byblos, à partir de cette période devient de plus en plus importante et riche et semble avoir été une alliée des Égyptiens pendant de nombreux siècle. Jusqu’au IIe millénaire elle demeure la première ville de Phénicie grâce à un port actif qui exporte les bois du Liban vers l'Égypte et importe du papyrus Égyptien pour le revendre à travers toute la Méditerranée. En 2150, les Amorrites envahissent la ville et mettent un terme provisoire à sa prospérité. Vers 1725, l'occupation des Amorrites s'achève avec l'invasion d'un autre peuple, les Hyksôs. Par la suite Byblos est évincée par Tyr, mais garde ses bonnes relations avec l'Égypte.
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Rib-Addi (ou Rib Hadda ou Ribaddi ou Rib-Addu, v.1345-v.1335) est un des premiers souverains dont on est une trace. Il est vassal et sous protectorat de l'Empire Égyptien. À cette époque, Byblos va être menacée par le Roi d’Amourrou Abdi-Ashirta (v.1385-v.1344), puis par son fils Azirou (ou Aziru, v.1344-v.1315). Rib-Addi avait quitté sa ville de Byblos pour quatre mois pour conclure un traité avec le Roi de Beyrouth, Ammunira, avec qui il avait un différent, mais quand il veut rentrer chez lui, il apprend que son frère Rapih-Ili (ou Ilirabih, v.1335) l'avait détrôné. |
Cruche en terre cuite de Byblos - 1600-1200 - Musée du Louvre |
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Vue due de Byblos |
Il cherche temporairement refuge auprès d'Ammunira, sans succès. Rib-Addi demande alors des troupes au Pharaon Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) pour qu'il le rétablisse sur le trône. On a la preuve de ces faits grâce aux lettres de Tell el-Amarna, correspondance de Byblos avec l'Égypte, qui comprennent une soixantaine de tablettes/lettres de Rib-Addi et de Rapih-Ili (ou Ilirabih) qui ont survécu. Toutefois, certaines d'entre elles ont été envoyées en double afin de s'assurer qu'elles parvenaient bien au destinataire. |
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C'est le Roi d’Amourrou Azirou qui est chargé, par le Pharaon, de la mission de restaurer Rib-Adid, mais il trahi l'expédition et livre Rib-Addi qui avait été la cause de la mort de son père entre les mains des dirigeants de Sidon où il trouve presque certainement la mort vers la fin du règne d'Amenhotep IV. |
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Quelques sources disent qu'Azirou aurait massacré Rib-Addi. Azirou étend de ce fait son royaume en se proclamant Roi de Damas et de Byblos (v.1335). L'événement de sa trahison est mentionné dans la lettre d'Amarna (EA 162) d'Amenhotep IV à Azirou, dans laquelle le Pharaon exige que celui-ci vienne en Égypte pour expliquer ses actes. Azirou une fois dans le pays est arrêté pendant au moins un an avant d'être libérée pour faire face à l'avancée des Hittites, qui ont déjà conquis la ville d'Amki, ce qui constituait une menace pour l'Amourrou (Lettre EA 170), puis pour les possessions Égyptiennes. |
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Rib-Addi comptait beaucoup sur l'Égypte pour résoudre ses problèmes. Ses lettres ont souvent pris la forme de plaintes ou de demande de moyens d'action auprès du Pharaon. Dans une (EA 105) il supplie le Pharaon d'intervenir dans un différend avec Beyrouth, dont le dirigeant Ammunira a confisqué deux navires marchands de Byblos (Ce sera l'objet de son départ de ville pour signer un accord avec Ammunira). Dans une autre lettre (EA 122), Rib-Addi se plaint d'une attaque par le commissaire Égyptien Pihuri (ou Pahuri), qui a tué un certain nombre d'habitant de Byblos. Dans celle EA 81, il indique qu'un assassin envoyé par le Roi d’Amourrou Abdi-Ashirta avait tenté de le tuer.
Il demande au Pharaon de lui envoyer des archers pour assurer sa sécurité. Dans une autre lettre plus poignante (EA 75), il écrit "Les peuples de Ammiya ont tué leur seigneur et j'ai peur.....comme un oiseau dans un piège je suis donc ici à Gubla (c'est-à-dire: Byblos)". Dans la lettre EA 89, Rib-Addi signale un coup d'état dans le pays voisin de Tyr où le souverain de la ville, ses compagnons, ses parents et toute sa famille ont été tués. Il indique qu'il pense que sa sœur et ses filles, qu'il avait envoyé à Tyr pour les tenir à l'écart des attaques du Roi d’Amourrou Azirou, sont aussi parmi les victimes. Dans la EA 75, il détaille l'évolution de la situation politique autour de Byblos. |
Médaillon royal incrusté de pierres précieuses - Musée de Beyrouth |
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Stèle du Roi Yehawmelek - v.650 |
Après l'invasion des Hittites la cité va suivre l'histoire de la région. Vers 1200, Byblos va être détruite comme beaucoup de cités du littoral face aux invasions des Peuples de la mer. Les Empires qui avaient dominé la région, notamment les Égyptiens et les Hittites, se retrouvent très affaiblis ou détruits et dans le vide du pouvoir qui en résulte un certain nombre de villes Phéniciennes créent elles-mêmes d'importantes puissances maritimes. Dès que l’invasion des Peuples de la mer affranchit les Phéniciens de la tutelle Égyptienne, ils établissent de nombreux comptoirs et colonies sur le pourtour de la Méditerranée. Byblos va rapidement devenir le principal centre Phénicien qui va dominer la Méditerranée et les routes maritimes. Cette hégémonie va durer près de deux cent ans jusqu'à v.1000 av.J.C. C'est à cette époque que la première inscription en alphabet Phénicien a été constatée, sur le sarcophage du Roi de Byblos Ahiram (ou Ahirom, v.1000).
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Les inscriptions sur son tombeau sont les plus anciens textes Phéniciens connus. L’invention de l’alphabet et sa mise au point, facilitent partout leurs opérations commerciales. Il a un enfant Ithobaal (v.980) qui lui succède. Des nouveaux venus, les Hébreux menés par leur Roi David (1010-970) se rendent maître du pays de Canaan. Dans le même temps à Tyr l'arrivée au pouvoir du Roi Hiram I le Grand (978-944) va changer la donne de la région. La cité sous son règne (associée à Sidon) va supplanter toutes celles du littoral dont Byblos et imposer une longue hégémonie et une très grande prospérité. Hiram I s'associe au Roi des Hébreux Salomon (970-931) a qui il fournit du bois de cèdre et des artisans pour la construction du temple de Jérusalem. |
Autre vue du site |
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Il mène aussi une campagne victorieuse contre la ville d'Acre (ou Akko ou Akka ou Ptolémaïs). Juste après sous la conduite du Roi de Tyr Ithobaal I (ou Ethbaal ou Ittobaal, 896-863) les Phéniciens vont même s'implanter dans le Nord, jusqu'à Beyrouth et sur une partie de Chypre. Cependant, ils se heurtent sur les côtes d’Asie Mineure, aux Grecs, qui les évincent de Rhodes. Ils cherchent alors en Méditerranée d’autres débouchés (Malte, l'Afrique, la Sardaigne, les côtes Espagnoles, etc...).
Plus tard, en 738, lors de la période Assyrienne, le Roi de Byblos Shipitbaal (ou Sibittibaal, v.750-738), fils d’Elibaal, est contraint de devenir le vassal de l'Empereur Téglath-Phalasar III (745-727), ce dernier ayant envahit une partie de la région. En 701 lorsqu'un autre Empereur Assyrien, Sennachérib (705-681) prend toute la Phénicie c'est le Roi Urumiki qui voit sa ville conquise. La cité fera également l'objet d'attaque de la part des Empereurs Assarhaddon (ou Esarhaddon, 681-669) et Assurbanipal (ou Assur-Banapliou ou Assourbanipal, 669-631 ou 669-626) sous les Rois Milkiasaph (v.670) et Yehawmelek (ou Yehaumilk, v.650). |
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Après la chute des Assyriens lors de l'invasion par les Perses Achéménides (549-331), Byblos devient le quatrième en importance des quatre royaumes Phéniciens vassaux établis par les Perses, les trois premiers étant de Sidon, Tyr et Arwad (ou Arado ou Arados ou Arvad ou Arpad ou Arphad ou Antioche en Pieria). Byblos devient ensuite une ville Hellénistique après le passage du Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323) qui la libère du joug Perse. Par les monnaies frappées à cette époque on retrouve la trace d'un commerce important avec d'autres villes de la Méditerranée.
Au cours de la période Gréco-romaine, la ville et le temple de Resheph sont reconstruits, et, bien que plus petite que ses voisines tels que Tyr et de Sidon, elle devient un centre important pour le culte d'Adonis. Au IIIe siècle, un petit mais impressionnant théâtre est construit. Avec la montée du Christianisme, un siège d'évêque est créé à Byblos et la ville connait une nouvelle et rapide croissance. Bien que Persique une colonie est connue pour s'être établie dans la région à la suite de la conquête musulmane de 636, mais il ya peu de preuves archéologiques de cette période. |
Monnaie Phénicienne |
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Sidon |
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Sidon (ou Saïda, en Phénicien Sydwn ou Saidoon, en Grec : Σιδώνα, en Hébreu : צידון, en arabe : صيدا Saydā) est une ville de Phénicie sur la Méditerranée, elle fut bâtie en partie sur une île. Elle est aussi appelée Sagette ou Sayette durant les Croisades (Nom donné par les Francs) et Sidon dans la Bible. Elle est la troisième plus grande ville du Liban. Elle est située dans le gouvernorat du Sud du Liban, à environ 40 km au Nord de Tyr et à 40 km au Sud de la capitale Beyrouth. Son nom signifie "pêcherie". La ville était construite sur un promontoire s'avançant dans la mer. Ce fut le plus grand port de la Phénicie sous son Roi Zimrida, au XVIIIe siècle. |
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Vers 1200, elle fut prise par les Philistins et ce fut Tyr qui passa au premier plan. Elle possède une longue et riche histoire et traversa les siècles avec des destinées diverses au contact des différents peuples qui la contrôlèrent comme : Les Phéniciens, les Assyriens qui la ruinèrent en 677, les Perses Achéménides, les Macédoniens, les Séleucides, les Romains et plus tard les Croisés, les arabes, les ottomans, les Français etc... Les Rois Eshmounazar II (ou Eshmun'azar ou Eshmunazar אשמנעזר) dont le tombeau a été découvert en 1855 et Tabnit y furent enterrés.
C'est aujourd'hui une ville de 200 000 habitants, principalement des musulmans sunnites, chiites, Gréco-catholique et maronite. La cité offre aujourd'hui une multitude de vestiges à visiter comme : Le Château de la mer, le Château de la terre (Château de Louis IX Saint-Louis, 1228-1270), le temple d'Eshmoun dont l'édification remonte au VIIe siècle av.J.C, la médina (La ville médiévale), la colline de Murex, le musée du savon, le Khân el-Franj "La maison des Français" (Ancien consulat de France) etc... Homère (Poète Grec de la fin du VIIIe siècle av.J.C) a salué l'habileté des artisans de la ville dans la production de verre et la fabrication de teinture pourpre.
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Vue du site de Sidon |
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L'histoire....... |
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Sidon est habitée dès 4000 av.J.C et peut-être, selon certains spécialistes, dès l'époque néolithique soit entre 6000 et 4000. Elle a été une des plus importantes villes Phéniciennes et bien sur une des plus anciennes. De son port et d'autres de la côte, un grand empire commercial Méditerranéen a été créé. Selon la légende elle aurait été fondée par le fils de Canaan (Personnage de la Genèse dans la Bible), petit-fils de Noé. |
Statue du Roi Eshmounazar I |
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Château de St Louis |
Sidon a été la capitale du royaume des Cananéens aux environs du XVe siècle. Cependant il a été également proposé qu'une partie de la ville ait été fondée par la ville de Tyr. Ce qui est sur c'est qu'au fil des années il y eut une concurrence entre les deux cités, chacune prétendant être la "ville mère" de Phénicie.
Sidon, Tyr et Byblos, une autre rivale, vont développer le commerce maritime et Sidon va être l'un des plus importants ports de la Méditerranée orientale aux environs du XIIIe siècle, avant sa dévastation probable par les Peuples de la mer. La fabrication de verre de Sidon est la plus importante entreprise de l'ère Phénicienne. Elle a été menée sur une vaste échelle et sa production de teinture pourpre a été presque aussi importante. |
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Sidon va perdre de sa puissance lors de l'hégémonie de Tyr aux environs du IXe siècle. Elle est ensuite soumise aux puissances du Proche-Orient et a de nombreux conquérants, le premier étant l'Assyrie. |
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Abdi-Milkutti (v.690-677) est un grand Roi de Sidon qui va passer son règne en lutte contre l'Assyrie. Il fomente une rébellion contre ces derniers, mais l'Empereur Assyrien d'Assyrie Assarhaddon (ou Esarhaddon, 681-669) assiège la ville, qui après trois ans, en 677, est finalement prise, détruite et reconstruite sous le nom de Kar-Assur-Aha-Iddina, "Le port d'Assarhaddon". Le Roi Sidonien est décapité. Une partie du butin récupéré est donné par Assarhaddon à la ville de Tyr pour sa loyauté envers les Assyriens. Dans ses annales l'Empereur d'Assyrie décrit comment il a conquis Sidon :
"Détruits et jetés dans la mer, ses remparts et de ses fondements." "Abdi-Milkutti essaie de s'enfuir sur la mer en bateau, mais il est sorti de la mer comme un poisson par l'Empereur Assyrien qui coupe sa tête" "De l'or, de l'argent, des pierres précieuses, des peaux d'éléphant, de l'ivoire, de l'érables et du buis,....sont envoyés en Assyrie." Assarhaddon aurait aussi emporté la Reine et ses enfants ainsi que ses courtisans. La victoire contre Sidon est représentée sur la stèle d'Assarhaddon à Zenjirli (Sam'al). |
Le Château de la mer - Sidon |
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Verre soufflé - Ier Siècle av.J.C- Sidon |
Sur cette stèle Abdi-Milkutti est représenté comme le plus grand des captifs agenouillés devant le souverain Assyrien avec une corde nouée autour de son cou. Après la chute des Assyriens la ville est reconstruite par les nouveaux maître de la région les Babyloniens (ou Chaldéens, 609-539) qui l'occupent. Ils se la disputent avec les Égyptiens de la XXVIe dynastie Saïte (664-525) qui prennent possession de la cité un moment. Puis ces deux puissances sont balayées par les Perses Achéménides qui vers 540 prendront la ville et en resteront maître près deux siècles. Lors des Guerres Médiques (499-479), Sidon fournit des contingents navals lors de la Bataille de Salamine (29/9/480). |
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Un des Rois les plus connu de cette domination Perse est Eshmounazar II (ou Eshmun'azar ou Eshmunazar אשמנעזר) dont le tombeau, qui est maintenant au Louvre, a été découvert en 1855 dans un site près de Saïda. Sur ce dernier une inscription en Phénicien sur son couvercle indique qu'il était un Roi des Sidoniens, probablement au Ve siècle av.J.C et que sa mère était une Prêtresse de la Déesse Ashtart.
Dans cette inscription Eshmounazar II et le Dieux Ba'al Saïda (ou Baal) "Seigneur de Sidon" sont cités comme chef des Dieux Sidoniens. Ashtart est intitulée Ashtart-Shem-ba'al "Ashtart le nom du Seigneur", un titre également trouvée dans un texte Ougaritique. À l'instar d'autres cité-États Phéniciennes, Sidon à souffert d'une succession de conquérants. |
Monnaie représentant Artaxerxès III sur un char, suivi par le Roi de Sidon - British Museum |
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En 351,
le Roi
Perse
Artaxerxès III
Okhos (358-338) envoie une armée pour attaquer l'Égypte,
mais il est vaincu par les mercenaires
Grecs du
Pharaon,
Nectanébo II
(360-342). Immédiatement,
Artaxerxès III ordonne qu'une nouvelle armée soit assemblées à Sidon, mais la
population de la ville n'est pas en mesure de faire face au grand nombre
d'étrangers et son
Roi Tennès (Tabrit en
Phénicien, ? -
346/345)
se révolte.
Nectanébo II
envoie 4 000 mercenaires, commandés par
Artaxerxès III ordonne alors au souverain d'Halicarnasse Idrieos (ou Idrieus ou Hidrieus, 351-343) de lever une armée et la flotte à la reconquête de Chypre. Les Satrapes de Cilicie et de Syrie, Mazæos (ou Mazaeus) et Belesys (ou Belysis), sont eux chargés de contenir la rébellion de Sidon. Toutefois, ils sont repoussés par Mentor et il est possible que la révolte se soit propagée en Judée à Samarie et dans le Sud. En 346/345, Artaxerxès III excédé prend personnellement les choses en main et reprend Sidon, dans laquelle il fait de nombreux prisonniers, dont Mentor. Conscient de la disproportion des forces ce dernier change de camp. Dans l'intervalle, Idrieos, avec une armée de 8 000 mercenaires et 40 navires que dirigeait le commandant Athénien Phocion et Évagoras II débarquent à Chypre et mettent le siège devant Salamine. |
Vestige du temple Phénicien d'Eshmoun - Sidon |
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Cependant ils échouent et Évagoras II doit abandonner définitivement Chypre. Pour le dédommager, Artaxerxès III lui attribuera le gouvernement de Sidon. Tennès, qui lui aussi s'était rangé du côté Perse, est tué par les habitants de la ville qui incendient la cité. Un peu plus tard, en 333, affaiblie par toutes ces guerres, Sidon se rend sans lutte au Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323). Après la mort de celui-ci et la division de son Empire, la cité jouit d'une relative liberté et organise même des jeux et des concours afin de définir les plus grands athlètes de la région. Puis elle va devenir la possession des Séleucides qui se la disputeront avec les Égyptiens de la dynastie des Ptolémée (306-30). Dans la nécropole de Sidon on a découvert d'important vestige de cette époque comme le sarcophage Alexandre, le tombeau Lycien etc., qui sont aujourd'hui exposés au musée archéologique d'Istanbul.
La région va de plus en plus s'helléniser, bien que Tyr devienne autonome en 126 av.J.C et Sidon en 111. De 82 à 69 av.J.C la Syrie et la Phénicie, dont les grandes villes comme Sidon, sont prises par le Roi d'Arménie Tigrane II (95-54) qui étant son royaume jusqu'à Acre (ou Akko ou Ptolémaïs). Après sa défaite face au Romain Lucullus le 6 Octobre 69, qui s'empare de la capitale Arménienne Tigranocerta qu'il saccage, puis en 65 devant Pompée, en 64 la Phénicie est incorporée à la province Romaine de Syrie. Lorsque Sidon va tomber sous la domination Romaine, elle va continuer de frapper ses propres monnaies en pièces d'argent. Les Romains vont construire un théâtre et d'autres grands monuments de la ville. Sous le règne de l'Empereur Élagabal (ou Héliogabale Sextus Varius, 218-222 ap.J.C) une colonie Romaine est créée et reçoit le nom de : Colonia Aurélia Pia Saïda. En 551 ap.J.C, au cours de la période Byzantine, Sidon va subir un violent séisme qui détruit la plupart des villes de Phénicie. Sidon continuera quand même d'exister de façon modeste jusqu'a sa prise par les arabes en 636/637. |