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Pour plus de détails voir aussi : Baalbek - Byblos - Dor - Tripoli du Liban |
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Vue du site d'Ougarit (Ras Shamra) |
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Localisation, origine
Ougarit (ou Ugarit, en arabe : رأس شمرة Ras Shamra) se trouve sur le site de l'actuelle Ras Shamra, initialement nommée Ras ech-Chamra "la colline du fenouil", près de Lattaquié dans l'actuelle Syrie. C'est une ancienne cité portuaire cosmopolite de Phénicie sur la côte méditerranéenne Syrienne. Ougarit est un important port de commerce qui, comme Byblos subit l’influence Égyptienne au IIe millénaire. Elle maintient aussi des liens diplomatiques avec Chypre (ou Alasia ou Alashiya), qui sont documentés dans les archives récupérées sur le site et corroborés par de la poterie Mycénienne Chypriote qui s'y trouvait. L'apogée de la citée se situe entre 1450 et 1200 av.J.C. La ville tire l’essentiel de sa richesse du commerce du cuivre Chypriote et des métaux travaillés et de l'exportation, en outre, de la pourpre tirée d’un coquillage, du sel et des céréales. Les archives d’Ougarit comportent des textes en plusieurs langues, certains rédigés dans une écriture cunéiforme alphabétique. La société Ougaritique est d'après les textes divisée en deux groupes : Les "hommes du Roi" et les "fils d'Ougarit".
Les premiers sont les membres de l'administration palatiale, dépendant du souverain. Ils exercent un métier en relation avec le palais. Ce sont les administrateurs, les artisans et les marchands. Le second groupe est composé essentiellement de ruraux, vivant dans des communautés villageoises et travaillant pour leur propre compte sur des champs leur appartenant. À côté du groupe des hommes libres, il existait aussi une classe servile, sans doute assez limitée en nombre. |
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L'histoire....... |
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Bien que le site semble avoir été habité plus tôt, l'Ougarit néolithique était déjà suffisamment importante pour être fortifiée avec un mur au début de 6000 av.J.C. Les premiers contacts Ougaritiques avec l’Égypte et la première date exacte de la civilisation Ougaritique, provient d'une perle cornaline identifiée avec le Moyen-Empire Égyptien et son Roi Sésostris I (ou Senoueseret, XIIe dynastie, 1962-1928). |
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Autre vue du site |
Une stèle et une statuette du Roi Égyptien Sésostris III (ou Senoueseret, 1878-1843) et Amenemhat III (ou Aménémès, 1843-1797) ont également été trouvés. Toutefois, il est difficile de savoir à quel moment exact ces monuments ou objets sont arrivés à Ougarit. La prospérité de la cité commence à la fin du XIXe siècle pendant une période de paix entre le Mitanni et l’Égypte, dont elle est officiellement vassale, bien qu’elle reconnaisse aussi l’autorité des Hittites. Elle entretien aussi des relations avec le monde Égéen des Mycéniens.
La première trace écrite mentionnant la ville vient de la ville voisine de Ebla et date de vers 1800 av.J.C. De la même époque la cité est mentionnée dans les archives de Mari. Ougarit est alors vassale du puissant royaume du Yamkhad (Alep) et le Roi de Mari, Zimri-Lim (1775-1761 / 1760) allié du Roi d'Alep Hammourabi I (1765-v.175), y effectue un voyage.
Ougarit repasse ensuite dans la sphère d'influence de l’Égypte, qui va profondément influencer son art. À son apogée, entre 1450 et 1200, Ougarit va rester en contact permanant avec l’Égypte et Chypre (ou Alashiya). |
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Le premier Roi attesté est Niqmaddou I (ou Niqmadu, v.1450), on ne connaît, encore aujourd'hui, que très peu de chose de son règne. Il est suivi sur le trône par Yaqurum I (v.1400), puis Ibiranou I (ou Ibiranu, v.1370). Notre connaissance de l'histoire d'Ougarit n'est bonne qu'à partir du milieu du XIVe siècle. Le royaume est alors dirigé par Ammistamrou I (?-1354) qui est un vassal de l’Égypte. |
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Niqmaddou II (ou Niqmadu, v.1360-v.1340 ou 1353-1318 ou 1349-1315) lui succède. Les premières années de son règne sont documentées par un traité conclu avec le Roi d'Amourrou Azirou (ou Aziru, v.1344-v.1315), dans lequel il demande sa protection militaire, en lui versant une contribution. Alors qu'il est vassal du Pharaon Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) au début de son règne, il se soumet a l'Empereur des Hittites Souppilouliouma I (ou Suppiluliuma, 1382-1342), lorsque celui-ci entame sa première campagne en Syrie du Nord et conclut un traité de vassalité avec son nouveau suzerain.
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Stèle de Baal (Ba'al) - Musée du Louvre |
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Plat en argent représentant une scène de chasse - XIX s. - Musée du Louvre |
Lorsque les Rois
Ituraddu d'Alalah
(ou Alalakh ou Alakhtum ou
Mukish ou Tell Açana) et
Addu-Nirari du
Les dates exactes de son règne sont encore très discutées, son fils lui succède. Ar-Halba (ou Arhalba, v.1340-v.1315 ou 1317-1314 ou 1315-1313), contrairement à son père, choisit de se rallier à une révolte fomentée par le Roi de Kadesh (ou Qadesh) contre leur suzerain respectif, l'Empereur des Hittites Moursil II (ou Mursil ou Mursili, 1341-1310), deuxième fils de Souppilouliouma I. Cette rébellion va être très vite matée, ils sont battus par les Hittites. Devant la déroute, une révolte se produit à Ougarit et Ar-Halba est renversé par son frère Niqmepa (v.1315-v.1260 ou 1313-1251 ou 1312-1260). |
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Tablette en Ougaritique |
Celui-ci monte sur le trône et se soumet aux Hittites. Moursil II lui fait alors signer un traité de paix très astreignant, qui nous est parvenu, contenant les clauses de la mise en vassalité du royaume d'Ougarit. Ce dernier met la cité sous la tutelle des Rois de Karkemish, ceux-ci étant issus depuis Piyassilis, troisième fils de Souppilouliouma I à la dynastie Hittite, qui vont se charger de contrôler et de faire appliquer les directives venant du pouvoir central Hittite à Hattousa. De plus le royaume d'Ougarit se voit retirer de son autorité deux petits royaumes vassaux, le Siyannou (ou Siyannu) et l'Oushtanou (ou Ushtanu) qui passent aussi sous le contrôle de Karkemish. À partit du règne de Niqmepa, Ougarit devient un fidèle vassal des Hittites. Son fils lui succède.
Ammistamrou II (ou Ammistamru ou Ammittamru, v.1260-v.1230 ou 1250-1210) va avoir un règne paisible sur le plan politique. Ougarit est vassale des Hittites et il doit se soumettre aux pouvoir des Rois de Karkemish. Dans le traité signé par son père Ougarit n'est pas obliger de fournir une aide militaire aux Hittites, mais ces derniers le taxent d'un tribut. Le règne d'Ammistamrou II est abondamment documenté par des tablettes cunéiformes retrouvées à Ougarit, écrites en Akkadien ou en Ougaritique, qui nous renseignent sur le fonctionnement de l'administration du royaume, ses activités économiques et diplomatiques. |
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Statuette représentant un souverain Ougarite tenant une sorte de masse d'arme. |
On y trouve notamment une grande affaire politique qui marque le règne d'Ammistamrou II. Il s'agit de son divorce avec la fille du Roi d'Amourrou (ou Amurru) Benteshina (ou Bentešina ou Pendishena, v.1280-v.1250). Celle-ci a apparemment effectué une "faute" à son encontre, dont la nature exacte nous est inconnue.
Il la répudie et la renvoie chez elle, avant d'exiger son retour, sans doute pour l'exécuter. Le nouveau Roi d'Amourrou (ou Amurru), Shaushga-Muwa, le frère de la fautive, refuse dans un premier temps de livrer sa sœur. Interviennent alors le souverain de Karkemish Ini-Teshub et celui des Hittites Tudhaliya IV (ou Touthalija ou Duhalijas, 1234-1220), dont il est à la fois neveu et le beau-frère, qui le forcent à livrer la jeune femme. Celle-ci est sans doute exécutée plus tard par Ammistamru II. Il va soutenir les Hittites dans un conflit contre l’Égypte de Ramsès II (1279-1213).
Son fils lui succède. Ibiranou (v.1230-v.1220 ou 1230-1210 ou 1209-1200) monte sur le trône et récupère un royaume solide mais vassal d'un Empire Hittite sur le déclin qui doit faire face à l'invasion des Peuples de la mer. Niqmaddou III (ou Niqmadu, 1220-1215 ou 1199-1192) lui succède dont il est peut-être le fils. Puis Hammourabi (ou Ammurapi ou Hammurapi, 1215-1180 ou 1191-1182) arrive sur le trône. Il sera le dernier Roi d'Ougarit. C'était un contemporain du dernier Empereur Hittite Souppilouliouma II (ou Suppiluliuma, 1200-1170). |
Bas relief en ivoire représentant la Déesse Athirat - Musée du Louvre |
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Il a écrit une lettre (RS 18,147) en réponse à un plaidoyer en faveur d'une aide du Roi de Chypre (ou Alashiya) qui a été préservée. C'est de cette époque que datent la plupart des sources épigraphiques retrouvées à Ras-Shamra. Hammourabi dans son courrier met en lumière la situation désespérée d'Ougarit face aux attaques des Peuples de la mer : |
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"Mon père, voici, les ennemis qui nous ont été expédiés, mes villes (?) ont été brûlées et ils ont fait des mauvaises choses dans mon pays. Est-ce que mon père sait que toutes mes troupes et mes chars (?) sont dans le pays de Hatti et tous mes navires sont dans le pays de Lukka ... Ainsi, mon pays est abandonné à lui-même. Mon père vous le savez, les sept navires de l'ennemi qui sont venu ici nous ont infligés beaucoup de dommages...".
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Pot en terre cuite peint retrouvé à Ras Shamra - Musée du Louvre |
Dans le même temps les textes Hittites nous indiquent que leur pays du Hatti doit subir une période de grande famine, accompagnée de forts mouvements de population qui vont complètement miner l'Empire jusqu'a amener sa disparition. Selon les textes Égyptiens, la destruction du Hatti serait due aux Peuples de la mer, qui ravagent toute la région, mais il est peu probable que ceux-ci se soient avancés aussi loin à l'intérieur des terres. Il est plus vraisemblablement que ce sont d'autres tribus ennemies qui ont profité de l'affaiblissement de l'Empire pour abattre définitivement les Hittites et leurs vassaux.
Ce qui est sur c'est qu'Hattousa et les principales villes Hittites sont détruites et ne se relèveront jamais. Ougarit fera parti de ces nombreux États du Proche-Orient qui ont été détruits ou abandonnés au cours de l'effondrement. La ville sera prise, pillée et détruite et plus habitée après. Une tablette cunéiforme trouvée en 1986 montre qu'Ougarit a été détruite après la mort du Pharaon Mérenptah (ou Mineptah, 1213-1203).
Il est généralement aussi admis qu'Ougarit était déjà détruite lors de la 8e année du règne de Ramsès III (1184-1153) soit en 1176. Qu'Ougarit fut détruite avant ou après la capitale Hittite Hattousa, généralement donné en 1190, est toujours débattue. La destruction est suivie par une interruption de règne. |
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Économie et commerce
Ougarit tirait l’essentiel de sa richesse, du commerce du cuivre Chypriote et des métaux travaillés provenant d'Anatolie qui transitaient par son port et de l'exportation en outre de la pourpre tirée d’un coquillage, du sel, des céréales, de l'huile d'olive, du vin et des matières textiles. Cependant l'activité principale était l'agriculture. Le territoire du royaume était un très bon terroir agricole, propice à la culture de : Céréales, d'oliviers et de vigne. Les champs pouvaient appartenir au palais ou être la possession de particuliers.
La cité dispose d'une position géographique privilégiée pour le commerce maritime, car il s'agit du seul port du littoral Nord de la Syrie, entre Byblos et la Cilicie. De ce fait, c'est le seul débouché maritime possible pour toute la région du Moyen Euphrate. À côté de cela un commerce terrestre actif existait aussi le long du littoral méditerranéen, mais aussi vers l'intérieur des terres. Les marchands (mkr) faisaient partie de la catégorie des "hommes du Roi", qui accomplissaient un service pour le compte du palais en échange d'une rétribution en ration ou un champ de subsistance.
Mais rien ne les empêchait de faire des affaires pour leur propre compte à côté. Les marchands avaient également une activité financière et effectuaient des prêts. Ils étaient organisés en firmes familiales, disposant de plusieurs intermédiaires dans d'autres places commerciales. À l'inverse, des marchands étrangers s'installaient à Ougarit, ville très attractive pour l'exercice du commerce à longue distance. |
Figurine d'une femme nue à coiffure Syro-phénicienne - Ras Shamra |
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La religion
La religion Ougaritique est centrée sur le chef des Dieux El ou Ilu, le "père de l'humanité", "le créateur de la création". El a été décrit comme un Dieu âgé avec des cheveux blancs, assis sur un trône. La Cour d'El ou Ilu a été dénommé Ihm ou Élohim. Les plus importants des Grands Dieux était : Hadad, le Roi des cieux, Athirat (ou Asherah, de l'Hébreu : אשרה) était le Déesse mère, Yam était le Dieu de la mer, le Dieu du chaos primordial, des tempêtes et de la destruction massive et Mot était le Dieu de la mort.
D'autres Dieux ont été adorés à Ougarit comme : Dagon, Dieu des céréales et de l'agriculture, de la fécondité du blé, Tirosh, Resheph (ou Reshef en Hébreu : ršp רשף) divinité de la peste, de la guerre et de la guérison, Horon, Kothar-wa-Khasis (ou Kothar-et-Khasis, en Hébreu : כושר וחסיס "habile et intelligent" ou "habile avec les mains") est le Dieu des artisans, des ingénieur, des architectes et inventeurs, Shahar le Dieu de l'aube, il est le frère jumeau et de Shalim le Dieu homologue de la tombée de la nuit du crépuscule.
Les textes universitaires Ougaritiques ont fourni une foule de documents sur la religion des Cananéens et ses liens avec celle des Israélites. La religion d'Ougarit et la religion de l'antique Israël ne sont pas les mêmes, mais il y avait certains chevauchements frappant. Par exemple, le nom de l'ultime autorité divine à Ougarit a été El, un des noms du Dieu d'Israël (par exemple, Gen 33:20), mais un autre Dieu est important sur la terre d'El, comme son vizir au nom de Baal (ou Ba'al). À Ougarit Baal était connu par plusieurs titres : "Roi des Dieux", "le Très-Haut", "Prince Baal" et "le Coureur sur les nuages."
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Voir pour plus de détails : La religion Ougaritique - Wikipédia |
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Le site archéologique |
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Le site d'Ougarit a été oublié jusqu'en 1928 lorsqu'un paysan alaouite ouvrit accidentellement une ancienne tombe alors qu'il labourait son champ près du site voisin de Minet el-Beida, l'ancienne Mahadu, le port d'Ougarit. La zone couvrait la Nécropole d'Ougarit située dans les environs du port de Minet el-Beida. Les fouilles ont révélé une ville importante qui prend sa place aux côtés des cités d'Ur et Éridou, comme un des berceaux de la culture urbaine. Elle possède une préhistoire remontant à 6000 av.J.C, peut-être parce qu'elle était à la fois un port et se trouvait au début des routes commerciales de l'Euphrate et du Tigre. |
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La plupart des fouilles d'Ougarit ont été entreprises par les archéologues Claude Schaeffer et R.Dussaud du Musée préhistorique et gallo-romain de Strasbourg. Ils mirent au jour les ruines d'Ougarit, sur le tell le plus important de la région de Lattaquié, Ras Shamra. Elles se poursuivent depuis, dirigées par des équipes d'archéologues Français jusqu'aux années 1970, puis une équipe Franco-syrienne qui a étendu les recherches dans tout l'arrière-pays d'Ougarit. Elles ont permis de découvrir un palais royal de 90 chambres disposées autour de huit cours closes, de nombreux logements privés, dont deux bibliothèques privées (Une appartenant à un diplomate nommé Rapanu) qui contenait des textes diplomatiques, juridiques, économiques, administratifs, scolaires, littéraires et religieux. |
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Sur la colline où la ville a été construite deux principaux temples ont été découverts : Un dédié au Dieu Baal (ou Ba'al) le "Roi" et un dédié à Dagon, le Dieu de l'agriculture. Les fouilles ont aussi permis de découvrir sur le site plusieurs dépôts de tablettes d'argile en écriture cunéiforme, qui constituaient une bibliothèque du palais, un temple bibliothèque apparemment unique dans le monde à l'époque, deux bibliothèques privées datant de la dernière phase d'Ougarit, autour de 1200 av.J.C. Les tablettes trouvées dans cette cité cosmopolite sont rédigées en quatre langues : Sumérien, Hourrite, Akkadien, la langue de la diplomatie de cette époque au Proche-Orient et Ougaritique. Au cours de fouilles en 1958, une autre bibliothèque de tablettes a été découverte. Cependant beaucoup ont été vendues au marché noir et n'ont pas été immédiatement récupérées.
Les "tablettes de Ras Shamra" sont maintenant gardées à l'Institut de l'Antiquité et du Christianisme (Claremont School of Theology, Claremont en Californie). Elles ont été publiées par Loren R. Fisher en 1971. En 1973, une archive contenant près de 120 tablettes a été découverte au cours de fouilles de sauvetage, en 1994, plus de 300 autres tablettes ont été découvertes sur ce site dans un grand immeuble en pierre de taille, couvrant les dernières années de l'existence de la ville à l'âge de bronze. La plus importante littérature récupérée à Ougarit est sans doute le cycle de Baal (ou Ba'al), décrivant la base de la religion et le culte Cananéen. De nombreux objets provenant de divers endroits du monde méditerranéen (Égypte, Chypre, Grèce Mycénienne) ont été mis au jour lors des fouilles de Ras Shamra et Minet el Beida.
Alphabet et littérature |
Statue de la Déesse Athirat (ou Asherah) |
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Alphabet
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Ce dernier est né à la date à laquelle il a été adopté par de langue Grecque qui a modifiée certains de ses signes pour représenter des voyelles, de ce fait à leur tour, les populations en Italie ont adopté et modifié les signes. Par rapport à la difficulté de l'écriture cunéiforme Akkadien, comme les Lettres de Tell el-Amarna de vers 1300, la souplesse d'un alphabet a ouvert un horizon pour l'alphabétisation de tous types de personnes.
En revanche, le syllabaire (appelé linéaire B) utilisé en Grèce sur les sites des palais Mycéniens à peu près à la même période, était tellement lourd que l'alphabétisation a été largement limitée à des fonctions de spécialistes. |
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Tablette d'un texte mythologique Ougaritique. |
Littérature
La découverte des archives Ougaritique a été d'une grande importance pour compléter les études bibliques. Ces archives, pour la première fois, ont fourni une description détaillée des croyances religieuses Cananéennes au cours de la période précédant le règne des Israélites. Ces textes révèlent des parallèles avec la littérature biblique Hébraïque, en particulier dans les domaines de l'imagerie divine et poétique. La poésie Ougaritique a de nombreux éléments communs avec ceux découvert par la suite de la poésie en Hébreu. Les découvertes à Ougarit ont conduit à une nouvelle évaluation de l'Ancien Testament comme littérature.
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Pour
d'autres détails sur la ville voir les ouvrages de :
Daniel Arnaud, Jean Pierre Adam et Olivier Callot :
- Le royaume d'Ougarit, Bayard-Presse, paris, 1987.
André Caquot et M.Sznycer :
- Textes ougaritiques, t. 1, Mythes et légendes, Le Cerf, LAPO, 1974.
André Caquot , Jean-Marie de Tarragon et Jean Louis Cunchillos :
- Textes ougaritiques, t. 2, Textes religieux et rituels, correspondance, Le Cerf, LAPO, 1989.
Jacqueline Gachet-Bizollon :
- Les ivoires d'Ougarit et l'art des ivoiriers du Levant au Bronze Récent,
Éditions Recherche sur les civilisations, Paris, 2007.
Geneviève Galliano :
- Le royaume d'Ougarit : Aux origines de l'alphabet, Catalogue de
l'exposition du Musée des Beaux-arts de Lyon, Janvier 2004.
- Ougarit : aux origines de l'alphabet, Editions Faton, Dijon, 2004.
John Gray :
- The Krt text in the literature of Ras Shamra, Documenta et monumenta Orientis antiqui 5, E. J. Brill, Leiden, 1955.
Edmond Jacob :
- Ras Shamra-Ugarit et l'Ancien Testament, Cahiers d'Archéologie Biblique, 12,
Neufchâtel, Editions Delachaux & Niestlé, 1960.
Sophie Marchegay et Marguerite Yon :
- Les tombes d'Ougarit : Architecture, localisation et relation avec l'habitat,
Université́ Lumière, Archéologie du Proche-Orient, Lyon 2, 1999-2003.
Mark S.Smith :
- Untold Stories : The Bible and ugaritic studies in the Twentieth Century,
Hendrickson Publishers, Août 2001.
Charles Virolleaud :
- Les inscriptions cunéiformes de Ras Shamra (Ougarit), pp 304-310, Syria 10, 1929.
Wilfred G.E. Watson :
- Handbook of Ugaritic studies, HdO 39, E.J.Brill, 1999.
Marguerite Yon :
- La cité d'Ougarit sur le tell de Ras Shamra, (Translation of La cité
d'Ugarit sur le Tell de Ras Shamra 1979), ERC, 1997 et 2005.
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