Les Phéniciens, les Cananéens

Les Villes Araméennes

Damas

Les Hébreux, Juda et Israël

 

Accueil Syrie/Palestine Accueil du Site Imprimer la page Plan général du site

Nous avons besoin de vous

 Pour plus de détails voir aussi :   Les Araméens

 

 

Sommaire

 

Étymologie

Localisation

L'histoire

Archéologie

Bibliographie

 

 

 

   

 

 

Étymologie

 

   Damas est également connue sous le nom de : En Latin : Damascus ou Damaskus, en arabe : دمشق Dimashq ou دمشق الشام  Dimashq-Ash-Shām ou الشام Ash-Shām ou Ach-Cham. Les habitants s'appellent les Damascènes. Ash-Shām est un terme arabe pour désigner le Nord et la Syrie. En particulier la Grande Syrie historique est appelé Bilād Ash-Shām  بلاد الشام, "les terres du Nord"  en arabe ou "terre de Shem (fils de Noé)". L'étymologie de l'ancien nom "Damas" est incertaine, mais le nom est supposé être pré-Sémitique. Il est attesté que : Dimašqa ou Dimasqu en Akkadien, Damaskou T-ms-kw en Égyptien, Dammaśq  דמשק en Araméen ancien et Dammeśeq  דמשק  en Hébreu biblique sont une seule et même ville, Damas. L'orthographe en Akkadien, dans les lettres d'Amarna de l'époque du Pharaon Amenhotep IV 1353/52-1338) est la plus ancienne attestation.

Cliquez pour agrandir l'image

 

Une des portes de la ville

 

 

Localisation

 

  Damas est une des plus ancienne cité de Palestine et une des plus anciennes villes habitées en permanence dans le monde. Ce fut une cité-État Araméenne et la capitale de la province d'Ube (ou Upe), puis du royaume de Syrie. Damas se trouve à environ 80 km de la mer Méditerranée à l'intérieur des terres, abritée par les montagnes de l'Anti-Liban (Chaîne de montagnes parallèle à la chaîne du Mont Liban, dont elle est séparée par la vallée de la Bekaa. Elle est située sur un plateau de 680 m au-dessus du niveau de la mer. La vieille ville de Damas, entourée par des murs est située sur la rive Sud de la rivière Barada. Au Sud-est, Nord et Nord-est, elle est entourée de banlieues dont l'histoire remonte au Moyen-âge : Midan au Sud-ouest, Imara  et Sarouja au Nord et au Nord-ouest. 

 

   Ces districts se situaient initialement sur les routes menant hors de la ville, près des tombes des personnalités religieuses. La cité, centrée sur son oasis aux portes du désert, la région Ghouta (الغوطة  al-ġūtä ou Ghûta, désigne les terres cultivées qui entourent la ville), est arrosée par la rivière Barada qui vient de l'Anti-Liban pour se perdre dans un marécage à l'Est de la ville. Autrefois entourée d'une "ceinture verte" de cultures irriguées, Damas va connaître un essor particulier. Elle ne va pas cessé de s'accroître, de façon anarchique par endroits, aux dépends de sa Ghouta. Damas, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, est la plus grande ville de Syrie.

 

 

L'histoire.......

 

   L'histoire ancienne de Damas nous est surtout révélée par les fouilles à Tell Ramad à la périphérie de la ville qui ont démontré que la cité a été habitée dès entre 6000 et 5000 av.J.C. Ce qui fait que la ville est considérée comme parmi les plus anciennes cités continuellement habitée au monde. Toutefois, Damas n'est pas documentée comme une ville importante jusqu'à l'avènement des Araméens, Sémitiques nomades qui sont arrivés de la Mésopotamie. On sait que ce sont les Araméens qui ont tout d'abord établi le système de distribution d'eau de la ville par la construction de canaux et de tunnels afin de maximiser l'efficacité de la rivière Barada. Le même réseau a été amélioré plus tard par les Romains et les omeyyades et il constitue encore la base du système d'approvisionnement en eau de la vieille ville de Damas aujourd'hui. La citée est mentionnée dans la Bible, dans le livre de la Genèse (14:15; 15:2 à propos d'Éliézer), existant au moment de la Guerre des Rois (Livres des Rois et des Prophètes) "La ville de Damas est d'une grande beauté et toute description, si longue soit-elle, est toujours trop courte pour ses belles qualités".

Cliquez pour agrandir l'image

 

Athéna (Minerve) de Syrie - Époque Romaine - Musée National de Damas

 

   Selon l'historien Juif Flavius Josèphe (ou Titus Flavius Josephus ou Josèphe ben Mattatias, historien Juif,  37-v.100), dans son volume vingt-un, Antiquités des Juifs, Damas a été fondée par Uz, le fils d'Aram lui même fils de Sem. Nicolas de Damas (Syrien Juif Hellénisé du Ier Siècle av.J.C), secrétaire, professeur et ami du Roi Hérode le Grand (Tétrarque de Judée 41-40, Roi de Judée 40-37 et Roi d'Israël 37-4), dans le quatrième livre de son Histoire, dit : "Abraham a régné à Damas, c'est un étranger, qui est venu avec une armée de la terre au-dessus de Babylone, appelée le pays des Chaldéens, mais, après un long moment il s'est retiré de ce pays aussi, avec son peuple et est allé dans le pays alors appelé la terre de Canaan ..."

 

   Aujourd'hui, le nom d'Abraham est encore célèbre dans la région de Damas où un village porte son nom. Damas est désignée comme ayant fait partie de l'ancien royaume des Hyksôs de v.1720 à 1530 av.J.C (Mac Millan, pp. 30-31) qui va conquérir l'Égypte (XVe et XVIe dynastie), puis tombe sous la domination de l'Égypte. Les textes les plus anciens faisant référence à Damas (Sous son nom en Akkadien Dimašqa ou Dimasqu) sont les lettres de Tell el-Amarna, de l'époque du Pharaon Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) échangée avec son Roi Biryawaza (v.1350-v.1335). Dans cette correspondance (EA 250), le Pharaon ordonne à Biryawaza de prendre les armes contre les fils de Labaya, un chef de guerre Cananéen. Le nom Biryawaza est d'origine Indo-européenne.

 

   Puis c'est le royaume d'Amourrou sous son Roi Azirou (ou Aziru, v.1344-v.1315) qui prend le contrôle des ports Phéniciens et de la région de Damas. Au cours du siècle suivant Damas prospère, mais elle va être détruite, vers 1200, comme beaucoup de ses consœurs les cités du littoral face aux invasions des Peuples de la mer. Cependant en 1100 on retrouve des traces de la ville qui nous renseignent sur une cité qui est devenue le centre d'un puissant État Araméen appelé dans la Bible Hébraïque, Aram-Damas (ou Aram-Damascus). Les sources de cet État proviennent exclusivement de textes qui peuvent être divisés en trois catégories : Les annales Assyriennes, les textes Araméens et la Bible Hébraïque. La plus grande partie provenant de l'Assyrie. De plus il est à noter qu'il existe souvent plusieurs copies du même texte. La plupart de ceux-ci sont les annales des Empereurs Assyriens Salmanasar III (ou Shalmaneser ou Salmanazar,  859-824), Adad-Nirâri III (ou Adad-Nerari ou Adad-Nêrârî, 810-782) et Téglath-Phalasar III (ou Tiglath-Pileser, 745-727).

Cliquez pour agrandir l'image

      Assed Allat - Lion de la

     Déesse arabe Allat -

Musée National de Damas

 

   Ils sont à bien des égards une grande source d'information de la force de cet État et nous donnent plusieurs noms de ses dirigeants. Ce qui est une bonne chose pour la compréhension de ce royaume car les inscriptions royales Araméennes sont rares. Seulement une stèle royale d'Aram-Damas a été identifiée. La Bible Hébraïque est plus détaillées sur l'histoire d'Aram-Damas, principalement dans ses relations avec Israël, cependant, ces récits sont datés de beaucoup plus tard. Les Rois d'Aram de Damas étaient impliqués dans de nombreuses guerres dans la région contre les Assyriens et le royaume d'Israël. Le premier dont on ait une trace est Hadad I Ezer ("Hadad est mon sauveur" ou Adar-Ezer ou Adrazar, v.1010-v.1000) le fils de Rohob (v.1020).

 

   Puis suivent Hadad II (ou Rezon, v.1000) et Hadad III (v.960). Ce dernier doit lutter contre le Roi des Hébreux David (1010-970) et doit se réfugier en Égypte. Son fils Hadad IV (ou Tabremon) lui succède, il meurt en 926 en combattant les Assyriens. Son fils Hadad V (ou Ben-Hadad I en Hébreu ou Bar-Hadad I en Araméen , 926-880) arrive au pouvoir dont nous ne savons pas grand chose si ce n'est que vers 900 il attaque le royaume de Juda et prend la haute vallée du Jourdain. Plus tard le nouveau Roi de Juda Abia (ou Asa, 911-870) prend l'or et l'argent du Temple de Jérusalem et l'envoie a Haddad V, en échange de l'annulation de son traité de paix avec le Roi d'Israël Baasha (ou Basha ou Baasa, 908-885). Haddad V accepte et attaque la tribu de Dan et de nombreuses villes importantes de la tribu de Nephthali (ou Neftali). Baasha est forcé de se retirer de Ramah (ou Rama) qu'il occupait dans le royaume de Juda et retourne dans son pays.

 

   On connaît un peu plus l'histoire de son fils, qui lui succède, Hadad VI (ou Hadadezer ou Ben-Hadad II en Hébreu, ou Adad-Idri en Assyrien ou Bar-Hadad II en Araméen ou Adad-Idri en Akkadien, 880-842). En 858 et 857, il est un adversaire acharné du royaume de Juda et du Roi d'Israël Achab (873-852) où par deux fois il est battu. Il signe ra même un traité avec Israël où il devra rendre les villes conquises pour récupérer son trône. En 853, il est à la tête d'une immense coalition de 11 Rois, formée par les royaumes d'Égypte, d'Arwad (ou Aradus ou Arados ou Arvad ou Arpad ou Antioche en Pieria ou île de Ruad), du Roi Ammonite Ba'sa (ou Baasa), du Roi Irhuleni de Hamath (ou Hama, une ville sur les rives de l'Oronte dans le centre de la Syrie), du Roi d’Israël Achab, du Roi de Tyr Baal-Ezer II (ou Badezor ou Badezir ou Balbazer, 863-829) et d'autres États voisins contre l'Empereur d'Assyrie Salmanasar III (ou Shalmaneser ou Salmanazar, 859-824) ne peut faire face, il est arrêté à Qarqar (ou Karkar) lors d'une bataille, la même année. Hadad VI va combattre personnellement Salmanasar III six fois et deux fois de plus avec l'aide d'Irhuleni et peut-être du reste de la coalition. Il est attesté sur l'inscription de la stèle de Tel Dan, probablement en tant que père de l'auteur inconnu. Un nommé Hazaël prend sa succession en l'étouffant dans son sommeil. Certains historiens affirment qu'Hazaël était en réalité son fils.

   Hazaël (En Hébreu "Dieu a vu", 842-796) arrive donc au pouvoir. Il figure dans la Bible ou il est évoqué dans le livre des Rois comme le premier sur 19. C'est au départ un fonctionnaire de justice sous le Roi Adad VI qui lorsqu'il tombe malade envoie Hazaël avec des cadeaux à Élie (ou Elijah, Prophète d'Israël du IXe siècle) le successeur d'Elisha. Elisha révèle à Hazaël qu'Adad VI allait mourir. Le jour après son retour à Damas, Hazaël étouffe le Roi et prend le pouvoir.

 

   Salmanasar III avait été arrêté momentanément par Adad VI cependant, l'Assyrien persévère dans ses tentatives de prendre le royaume d'Israël et la Syrie. D'autres batailles suivent en 849 et 846. En 842, Salmanasar III lance une campagne contre Hazaël et son fils Hadad VII, forçant ce dernier à se réfugier à l'intérieur des murs de sa capitale, mais Salmanasar III ne parvient pas à prendre Damas. 

 

   Vers la fin de son règne, Hazaël conduit les Araméens dans une bataille contre les forces des Rois d'Israël Joas (ou Joash, 804-790) et Amasias (ou Amaziah ou Ahaziah, 802-776) de Juda. Après leur défaite à Ramoth-Gilead il les force à lui payer un tribut. Puis, il repousse deux attaques menées par les Assyriens.

 

Figurine en ivoire

du Roi Hazaël

   Il prend des territoires Israélites à l'Est du Jourdain, la ville des Philistins Gath et cherche à prendre aussi Jérusalem (2 Rois 12:17). Une inscription monumentale en Araméen a été découverte à Tel Dan et est considérée par la plupart des érudits comme ayant été érigée par Hazaël, après avoir vaincu les Rois d'Israël et de Juda.

 

   Les récentes fouilles de Tell es-Safi/Gath ont révélé des preuves du siège et la conquête de Gath par Hazaël. La destruction de la colonie de Tell Zeitah au cours du IXe siècle serait également le résultat d'une campagne d'Hazaël. Joas afin de prévenir l'invasion d'Hazaël essaya de le corrompre en lui versant les trésors du palais et des temples, après quoi Hazaël disparaît des récits de la Bible. L'État d'Aram-Damas aura atteint son apogée sous son règne.

 

   Son fils Hadad VII (ou Ben-Hadad III en Hébreu ou Bar-Hadad III en Araméen, 796-792 ou 766) lui succède. Sa succession est mentionnée dans le livre des Rois II de la Bible Hébraïque (13:3, 24). La de Stèle Zakkur le mentionne comme "Bar Hadad, fils de Hazaël". Il y a de nombreux conflits d'opinions entre les archéologues bibliques quant à la durée de son règne. Lorsqu'il arrive au pouvoir il avait déjà l'entraînement de la guerre puisqu'il commandait les armées sous son père.

   Il avait dû lutter contre l'Empereur d'Assyrie Salmanasar III (ou Salmanazar, 859-824) et s'était réfugié dans sa capitale, mais l'Assyrien n'avait pas réussit à prendre la ville. Au début de son règne Hadad VII lutte contre le Roi d'Israël Joas (ou Joash, 804-790) et envahit le Pays. Dans le même temps il doit faire face à une attaque de l'Empereur d'Assyrie Adad-Nirâri III (ou Adad-Nerari, 810-782) qui tient le siège de Damas et le soumet. Adad-Nirâri III permet alors le rétablissement du royaume d'Israël en échange d'un tribu payé par ce dernier. Hadad VII a un enfant Razin (792 ou 766-733/2) qui lui succède. Celui-ci sera le dernier Roi d'Aram-Damas. Il doit affronté l'Empereur Assyrie Téglath-Phalasar III (ou Tiglath-Pileser, 745-727) qui le capture et détruit la ville en 732 av.J.C, Il rançonne ensuite le royaume de Damas et ravage Israël auquel il impose un très lourd tribut selon l'Ancien Testament. Damas a perdu son indépendance pour des centaines d'années.

Cliquez pour agrandir l'image

 

La Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas -  XVIème siècle -  Musée du Louvre

 

   À partir de 572, après la chute des Assyriens la ville tombe sous la domination de l'Empire des Néo-Babyloniens de Nabuchodonosor II (ou Nabou-Koudour-Ousour ou Nebuchadrezzar, 605-562). Ces derniers vont garder la cité peu de temps puisqu'elle est prise par le Perse Achéménide Cyrus II le Grand (558-528) en 538 après que celui-ci ait construit son Empire, qui s'étendait de la Grèce à l'Indus. Les Achéménides font de Damas la capitale de la province (satrapie) Perse de Syrie. Damas va suivre ensuite l'histoire de la région, elle sera libérée du joug Perse par le Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323).

  

  Après la mort d'Alexandre en 323 et du partage de son Empire, Damas devient le site d'une lutte entre les Séleucides et les Ptolémée d'Égypte. Le contrôle de la ville va souvent changer d'un Empire à l'autre. Le Roi Séleucide Séleucos I Nikâtor (305-280), fait d'Antioche la capitale de son vaste Empire, une décision qui conduit Damas à diminuer d'importance par rapport aux nouvelles villes Séleucides comme Laodicée (ou Lattaquié ou Latakiyah, en Grec: Λαοδικεία ou Laodikeia ou Laodiceia en Latin : Laodicée ad Mare) dans le Nord qui devient la principale ville portuaire de Syrie. En 64 av.J.C., le général Romain Pompée (106-48 av.J.C) annexe la partie Ouest de la Syrie.

Cliquez pour agrandir l'image

 

Boucles d'oreilles provenant  d'une tombe près de Damas -  British Museum

 

   Les Romains occupent Damas et par la suite l'incorporent dans la ligue de dix villes connu sous le nom de la Décapole, car ils la jugent un centre important de culture Gréco-romaine. Selon le Nouveau Testament, c'est sur le chemin de Damas que Saint-Paul a reçu une vision et s'est converti au Christianisme. En l'an 37 ap.J.C, l'Empereur Romain Caligula (37-41) transfère par décret Damas sous le contrôle des Nabatéens. Le Roi Nabatéen Arétas IV (9 av.J.C-40 ap.J.C) décide que sa capitale sera Pétra et délaisse Damas. Toutefois, vers l'an 106, le royaume Nabatéen est conquis par les Romains et Damas redevient Romaine. Damas va devenir une grande métropole au IIe siècle et en 222, l'Empereur Septime Sévère (193-211) y installe une colonie.

 

   Au cours de la Pax Romana, Damas et la province Romaine de Syrie en général connaissent une grande prospérité. L'importance de Damas comme une ville caravanière était évidente avec les routes commerciales du Sud-Arabie, de Palmyre, de Pétra, de la soie et les routes de la Chine qui y convergeaient toutes. Peu de vestiges de l'architecture des Romains a survécu, mais la planification de la vieille ville a eu un effet durable. Les architectes Romains ont réuni les fondations de la ville Araméennes et Grecques et leur fusion couvrait une surface d'environ 1500 m x 750 m, entouré par une muraille. Le mur de la ville comporte sept portes, mais seulement la porte Est (Bab Charqi) reste un vestige Romain visible.

 

   La Damas Romaine se trouve le plus souvent à des profondeurs pouvant aller jusqu'à cinq mètres en dessous de la ville moderne. Le vieux quartier de Bab Tuma a été développé à la fin de l'époque Romaine Byzantine par la communauté Orthodoxe orientale. Selon les Actes des Apôtres, Saint Paul et Saint-Thomas ont vécu dans ce quartier. Des Historiens Catholiques envisagent que de Bab Tuma a pu être aussi le berceau de plusieurs Papes, tels que Jean V et Grégoire III. Damas sera conquise et détruite par les forces arabes en 635/4.

 

 

 

Archéologie

 

   Les fouilles à Damas sont difficiles à réaliser, en raison de l'accroissement continu de la ville. D'autres villes d'Aram-Damas n'ont pas été positivement identifiées à partir des sources textuelles et les fouilles de l'âge de fer autour de Damas sont presque inexistantes. La culture matérielle sur des sites plus au Sud, par exemple Ashtara, Tell er-Rumeith, Tel-Dan, Tell el-Oreme, pour n'en nommer que quelques-uns où à la sortie de la ville Tell Ramad, ne présentent pas de caractéristiques distinctives de la culture matérielle du Nord d'Israël. De ce fait Damas garde une richesse de sites historiques importante datant de différentes périodes de l'histoire de la ville.

 

   Aujourd'hui il est devenu presque impossible de fouiller les ruines de Damas qui se trouvent pour la plupart à près de 2,50 au-dessous du niveau de la ville moderne. La citadelle de Damas est située dans le coin Nord-ouest de la vieille ville. The Street Called Straight (dénommée dans la conversion de saint Paul dans les Actes 9:11), également connu sous le nom de la Via Recta, était la rue principale Est-ouest de la cité sur une longueur de plus de 1500 mètres. Aujourd'hui, elle se compose de la rue de Bab Charqi et le souk Medhat Pacha, un marché couvert. La rue Bab Charqi est rempli de petites boutiques et conduit à l'ancien quartier Chrétien de Bab Tuma. La vieille ville de Damas est entourée de remparts sur les côtés Nord et Est et une partie de la rive Sud. Il ya sept portes de la ville existantes, dont les plus anciennes remontent à l'époque Romaine.

 

 

Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur la ville voir les ouvrages de :

 

Jean-Louis Burckhardt :

- Travels in Syria, Damas and the holy land, African Association, Londres, (Posthume) 1822.

Ross Burns :

- Damascus : A History, Routledge, London, New York, 2005-2007.

Gérard Degeorge :

- Damascus, Flammarion, Paris, 2004 - En Allemand, Damaskus / 1 Von den Ursprüngen bis zu den Mamelucken, Turia & Kant, Vienne, 2006.

Cläre Müller-Härtel :

- Damaskus, Haag-Drugulin, Leipzig, 1933.

Nadav Na'aman :

- Canaan in the second millennium B.C.E, Eisenbrauns, Winona Lake, 2005.

Wayne Thomas Pitard :

- Damas antique : Une étude historique de l'Etat syrien ville depuis les premiers temps jusqu'à sa chute aux Assyriens en 732 av.J.C, Eisenbrauns, Winona Lake, 1995.

 

 

Pour d'autres détails voir aussi :  Les Araméens  

                   

 

HAUT de PAGE
Les Phéniciens, les Cananéens   Copyright © Antikforever.com Les Hébreux, Juda et Israël